Catégorie : Actualité

  • ÉLECTRICITÉ – Injection attendue de 43,5 MWc d’énergie solaire sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo d’ici à la fin de ce mois de janvier

    ÉLECTRICITÉ – Injection attendue de 43,5 MWc d’énergie solaire sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo d’ici à la fin de ce mois de janvier

    Antananarivo, 7 Janvier, 8h15 – Un bond de puissance attendu sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) à la fin de ce mois de janvier. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, annonce l’injection de 43,5 MWc de productions solaires fournies par les quatre centrales photovoltaïques d’Ambatomirahavavy, Ilafy, Mangatany et Ampangabe récemment mises en place. Ce membre du gouvernement de la Refondation en a fait part, lors d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne nationale, mardi.

    L’opérationnalisation de ces parcs solaires figure parmi les mesures d’urgence prises afin de renforcer la production d’électricité du RIA. La remise en état des centrales thermiques de la Jirama afin qu’elles retrouvent leur capacité nominale a été effectuée parallèlement, indique le ministre Ny Ando Jurice Ralitera.

    La centrale thermique CTA II d’Ambohimanambola qui produit déjà 20 MW devra retrouver sa pleine capacité de 24 MW d’ici à la fin de ce mois de janvier. La réparation de cette infrastructure énergétique bat actuellement son plein. La centrale thermique d’Aksaf fait également l’objet d’une réparation progressive. Son objectif de production est alors de 60 MW, contre 47 MW générés actuellement.

    Pour ce qui est de l’approvisionnement en province, le ministre Ny Ando Jurice Ralitera indique que des travaux de réparation de groupes électrogènes sont activement menés. De plus, l’État a procédé à l’acquisition et à l’importation de nouveaux groupes afin de renforcer durablement la capacité de production électrique nationale, rassure-t-il. Il insiste néanmoins sur le fait que l’efficacité énergétique repose sur toute une chaîne. Celle-ci part de la production à la distribution, en passant par le transport, lance le ministre.

  • NÉCROLOGIE – Décès de l’ancien vice-président de la Ceni Houssene Abdallah

    NÉCROLOGIE – Décès de l’ancien vice-président de la Ceni Houssene Abdallah

    Antananarivo, 7 Janvier, 7h40 – Un grand commis de l’Etat s’en va. L’ancien vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Houssene Abdallah, est décédé mardi. Un de ses proches, l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Marson Moustapha a rendu un hommage appuyé à ce “serviteur de la Nation malgache” mardi dans la soirée.

     

    ⚫Magistrat de premier grade, Houssene Abdallah avait déjà été ministre de la Justice puis ministre de la Pêche et des ressources halieutiques. Il avait également siégé à Tsimbazaza après son élection dans la circonscription du district de Soalala. Il avait ensuite été envoyé par ses pairs députés sur leur quota au sein de la Ceni où il avait été élu vice-président.

     

    ⚫Son décès intervient quelques mois après sa destitution de la Commission électorale nationale indépendante. Selon la requête transmise par la Ceni à la Haute Cour constitutionnelle, Houssene Abdallah avait fait part, depuis mai 2024, de son indisponibilité pour des raisons médicales nécessitant un traitement hors du territoire national. Son poste avait ensuite été déclaré vacant, et l’Assemblée nationale avait procédé à la désignation de son remplaçant, l’administrateur civil Thierry Rakotonarivo, devenu ensuite président de l’organe de gestion des élections.

  • HYDROCARBURES – Plus aucune compagnie ne procède à des prospections pétrolières à Madagascar

    HYDROCARBURES – Plus aucune compagnie ne procède à des prospections pétrolières à Madagascar

    Antananarivo, 6 Janvier, 18h00 – Le secteur amont pétrolier malgache se vide. “Aucune compagnie pétrolière ne procède à des prospections pétrolières en ce moment”, note l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) Madagascar dans son Rapport 2023 publié à la fin de l’année 2025. Celle-ci indique dans ce document que le seul bloc sous contrat est le bloc n°3104 Tsimororo qui est exploité par Madagascar Oil. Et que celui-ci demeure l’unique projet pétrolier rescapé et le seul à avoir atteint le stade de l’exploitation.

    Les blocs pétroliers sont ainsi désertés. Une situation qui résulte d’une part de la suspension de la promotion des blocs pétroliers de février 2019 à janvier 2025. Mais il y avait également eu la décision d’annulation de 21 contrats de partage de production et de 21 titres miniers d’hydrocarbures approuvée en mars 2025, rappelle l’Itie Madagascar. Ces annulations, selon cet organe tripartite pour la transparence minière, étaient motivées par plusieurs facteurs, dont l’expiration des permis, le non-respect des obligations légales et l’insuffisance d’expertise sur l’exploitation des ressources.

    Quelques compagnies avaient mené des prospections pétrolières dans la Grande île. Un retrait massif des majors pétrolières avait pourtant été observé, avec des ruptures contractuelles différentes. Des entreprises majeures comme Exxon Mobil en juin 2015 et Tullow Oil en juillet 2016) ont purement et simplement abandonné leurs activités ou leurs blocs. Il y a également l’expiration de contrats de partage de production comme ceux de Madagascar Northern Petroleum et les retraits de contrats ayant concerné des acteurs comme Total Exploration, Niko Ressources, Sterling Energy et EAX/Afren.

    Selon les données de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), Madagascar dispose de cinq bassins sédimentaires, couvrant une superficie totale de 821 377 km2, dont 263 912km2 onshore et 557 456km2 offshore. L’Itie Madagascar indique que la Grande île dispose actuellement de 730 blocs pétroliers libres.

    Le bassin sédimentaire de Morondava abrite par exemple le gisement d’huile lourde de Tsimiroro qui est estimé à 1,7 milliards de barils, le gisement de grès bitumineux de Bemolanga avec une estimation à 2,85 milliards de barils et le gisement de gaz de Mahaboboka qui est estimé à 22 milliards de m3.

  • INVESTISSEMENT – La faiblesse du service public fragilise le climat des affaires à Madagascar selon le rapport Business Ready 2025

    INVESTISSEMENT – La faiblesse du service public fragilise le climat des affaires à Madagascar selon le rapport Business Ready 2025

    Antananarivo, 6 Janvier, 16h45 – Le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale met en avant le déficit des services publics comme l’un des principaux freins à l’environnement des affaires à Madagascar. Les règles existent, mais leur application dépend d’administrations souvent lentes, fragmentées et peu outillées. Ce décalage affecte directement les entreprises, confrontées à des démarches complexes et imprévisibles. Dans un pays à forte croissance démographique, cette faiblesse institutionnelle limite la capacité du secteur privé à fonctionner efficacement et à créer des emplois formels durables à l’échelle nationale actuelle.
     
    Selon le rapport, ce déficit se traduit par des procédures administratives longues dans la création d’entreprises, l’accès au foncier, la fiscalité et les opérations douanières. Une digitalisation incomplète et une faible coordination entre services publics sont aussi soulignées dans le B-Ready 2025. Les entreprises doivent multiplier les interlocuteurs et supporter des délais élevés. Cette situation génère des coûts supplémentaires et une incertitude permanente. Elle pèse davantage sur les petites et moyennes entreprises locales, qui disposent de ressources limitées pour s’adapter à ces contraintes institutionnelles persistantes dans l’économie formelle nationale actuelle observée aujourd’hui.
     
    Selon Business Ready 2025, l’insuffisance des services publics freine aussi la croissance et la création d’emplois formels. L’accès limité aux services d’appui, à l’information économique et à la résolution des litiges réduit les capacités d’investissement. Les entreprises privilégient alors des stratégies à court terme. Cette dynamique contribue à la persistance de l’informalité. Elle limite le rôle du secteur privé dans l’absorption de la main-d’œuvre et dans l’amélioration de la productivité globale nationale actuelle observée à Madagascar, selon les constats du rapport international récent publié officiellement.
     
    Le rapport indique que la réponse ne repose pas uniquement sur de nouvelles lois, mais sur le renforcement des capacités administratives. La modernisation des services publics, la simplification des procédures et le développement du numérique sont identifiés comme des leviers. À Madagascar, ces orientations visent à rendre les règles applicables. Elles doivent améliorer la relation entre l’administration et les entreprises, afin de soutenir l’activité économique et l’intégration progressive de la population active future nationale dans un contexte démographique en évolution continue selon les données disponibles.
  • INTEMPÉRIES – La Commune urbaine d’Antananarivo appelle à l’évacuation des habitations à risque

    INTEMPÉRIES – La Commune urbaine d’Antananarivo appelle à l’évacuation des habitations à risque

    Antananarivo, 6 Janvier, 17h15 – La Capitale vit actuellement au rythme de la saison des pluies. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), afin de protéger la population contre les risques d’accidents, encourage vivement toutes les familles résidant dans des maisons anciennes à évacuer sans condition.

    Ces maisons anciennes sont considérées par les techniciens comme des habitations vulnérables, présentant un risque élevé d’effondrement. Pour la CUA, “il est impératif de ne plus occuper ces habitations vulnérables pour le moment et de rejoindre des lieux plus sûrs afin de préserver les vies humaines”.

    Selon le bilan provisoire du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), communiqué lundi en fin d’après-midi, deux personnes ont perdu la vie à Antananarivo à la suite de l’écroulement de maisons, tandis que quatre autres ont été blessées.

  • NÉCROLOGIE – Le groupe Ärsenik orphelin avec le décès de son fondateur, Calbo

    NÉCROLOGIE – Le groupe Ärsenik orphelin avec le décès de son fondateur, Calbo

    Antananarivo, 6 Janvier, 8h15 – Le monde du rap français est en deuil depuis l’annonce du décès, le 4 janvier 2026, de Calbony M’Bani, dit Calbo, membre fondateur du duo emblématique Ärsenik. La famille du rappeur a confirmé la nouvelle dans un communiqué publié sur la page officielle du groupe sur Facebook, invitant à la bienveillance et au respect à l’égard de ses proches en ces moments douloureux. La nouvelle a bouleversé les fans inconditionnels, les artistes et les officiels.

    Les hommages ont afflué dès l’annonce de la disparition, exprimant douleur, admiration et reconnaissance pour l’artiste. Sur le réseau social X, le rappeur Rohff évoque “la perte d’un grand monsieur du rap et d’un grand frère de la vie”, saluant à la fois l’homme et l’artiste. Kery James rappelle sur son compte Instagram qu’à “chaque fois que je le croisais, il ne me donnait que de l’amour”. Médine, lui, adresse un “repose en paix” à Calbo sur les réseaux. Ces paroles traduisent l’affection et le respect que lui portaient ses pairs, tant humainement qu’artistiquement.

    Mais les hommages ne se sont pas limités au monde du rap. L’influence de Calbo a été évoqué par la ministre
    française de la Culture, Rachida Dati, dans un communiqué officiel publié après le triste décès. Elle y affirme en parlant du défunt artiste que “sa voix grave et sa plume aiguisée ont profondément marqué l’histoire de la musique française”. Pour la ministre, Calbo incarnait “une certaine idée du rap : celle d’un art engagé, lucide et sans concession”

    Ärsenik est né au début des années 1990 à Villiers-le-Bel, des frères terribles du rap Français Lino et Calbo. Rapidement, le groupe a imposé une nouvelle manière d’écrire du rap, fondée sur une exigence d’écriture, de densité et de conscience rarement atteinte jusqu’alors dans le hip-hop français. Leur premier album « Quelques gouttes suffisent… », sorti en 1998, est considéré comme un classique du genre, porté par des textes riches, engagés et techniques avec des titres comme « Boxe avec les mots » ou « Une affaire de famille. Cette approche, mettant l’accent sur la maîtrise du verbe, l’introspection et les réalités sociales, a durablement influencé plusieurs générations d’artistes, dont Booba, qui a lui-même revendiqué l’importance du texte et de la narration dans le rap français, marquant ainsi une transition vers des styles plus personnels et réfléchis.

  • FOOTBALL – L’Égypte et le Nigeria qualifiés pour les quarts de finale de la CAN 2025

    FOOTBALL – L’Égypte et le Nigeria qualifiés pour les quarts de finale de la CAN 2025

    Antananarivo, 6 Janvier, 15h05 – L’Égypte et le Nigeria se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations CAN 2025, lundi, à l’issue des huitièmes de finale disputés au Maroc. Les Pharaons ont éliminé les Guépards du Bénin après prolongation (3-1), tandis que les Super Eagles ont largement dominé les Mambas du Mozambique (4-0).

    À Agadir, la sélection égyptienne a dû attendre les prolongations pour venir à bout d’une équipe béninoise accrocheuse. Marwan Attia a ouvert le score à la 69e minute d’une reprise à l’entrée de la surface, avant que Jodel Dossou n’égalise pour le Bénin à la 82e minute, profitant d’une erreur du gardien Mohamed El-Shenawy. En prolongation, Yasser Ibrahim a redonné l’avantage aux Pharaons à la 97e minute d’une tête lobée, puis Mohamed Salah a scellé la qualification dans le temps additionnel (120e+3).

    Lors du match de la même la journée à Fès, le Nigeria a nettement dominé le Mozambique. Ademola Lookman a ouvert le score à la 20e minute, avant que Victor Osimhen ne double la mise cinq minutes plus tard. L’attaquant nigérian a inscrit un second but en seconde période, portant le score à 3-0. Akor Adams a parachevé le succès des Super Eagles à la 75e minute sur un contre mené par Moses Simon. Auteur d’un but et de deux passes décisives, Lookman s’est illustré comme l’un des joueurs clés de la rencontre.

    Qualifiés sans difficulté, le Nigéria retrouvera en quarts de finale le vainqueur du duel entre l’Algérie et la République démocratique du Congo. De son côté, le Mozambique quitte la compétition, tandis que l’Égypte poursuit son parcours après une rencontre plus disputée que prévu et rencontrera en finale le vainqueur de la rencontre entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

    Photo : Egypt National Team

  • SANTÉ – Le gouvernement renforce la surveillance sanitaire aux points d’entrée de Madagascar face à la variole du singe

    SANTÉ – Le gouvernement renforce la surveillance sanitaire aux points d’entrée de Madagascar face à la variole du singe

    Antananarivo, 6 Janvier, 14h25 – Un contrôle sanitaire strict sera mis en place. Six jours après l’officialisation de la présence de la variole du singe à Madagascar, le gouvernement annonce une série de mesures visant à limiter la propagation de la maladie. Lors d’une émission spéciale diffusée lundi soir sur la télévision nationale, Juste Crescent Raharisone, ministre des Transports et de la météorologie, annonce le renforcement de la surveillance sanitaire sur l’ensemble des vols en provenance des zones à risque.
     
    Selon le membre du gouvernement, tous les vols arrivant à l’aéroport international d’Ivato en provenance de pays où des cas de Mpox ont été détectés “font l’objet d’une surveillance étroite grâce à l’utilisation de caméras thermiques”. Il précise que “des mesures immédiates sont prises dès qu’un cas suspect est identifié”.
     
    Le ministre des Transports indique également que des informations relatives à la maladie sont diffusées à travers des vidéos et des affiches afin de sensibiliser les voyageurs et le personnel aéroportuaire aux précautions à prendre. Les fiches de débarquement font l’objet d’un contrôle rigoureux, permettant d’identifier les lieux de séjour des passagers et d’évaluer d’éventuels risques.
     
    S’agissant des transports maritimes, Juste Crescent Raharisone souligne que chaque navire accostant dans les ports malgaches doit obligatoirement fournir la liste complète de ses ports d’escale précédents. À défaut de cette information, l’accès au port est refusé. Tous les membres d’équipage sont également soumis à des contrôles, notamment en ce qui concerne leur état de santé.
  • PERSPECTIVES – Les Ankoay 5X5 de retour en compétition en février pour la qualification au Mondial 2027

    PERSPECTIVES – Les Ankoay 5X5 de retour en compétition en février pour la qualification au Mondial 2027

    Antananarivo, 6 Janvier, 14h15 – Après une année presque sans pause, le calendrier s’annonce encore très chargé pour la Fédération malgache de basketball en 2026. En attendant le programme officiel de cette instance dirigeante, dès février, les Ankoay hommes seront de retour en compétition.
     
    Sept mois après l’Afrobasket en Angola, l’équipe nationale masculine malgache participera aux qualifications pour le Mondial Fiba 2027, zone Afrique. Pour le groupe de Madagascar, cette fenêtre se tiendra au Sénégal. La Grande Île défiera la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Sénégal, hôte du tournoi.
     
    La FMBB se prépare déjà pour cette nouvelle sortie internationale des Ankoay. S’il n’y a pas de changement majeur dans l’effectif, la majorité des joueurs malgaches évolue à l’étranger. Une préparation de l’équipe hors de Madagascar est donc envisagée.
     
    Outre le basketball 5×5, les Ankoay 3×3 auront également un calendrier chargé cette année. Entre la quête de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 et les compétitions internationales, tout dépendra de l’Assemblée générale de la Fédération, qui devrait se tenir dès ce début d’année.
  • MONDE – Nicolás Maduro plaide non coupable et se dit “prisonnier de guerre” lors de sa comparution devant un tribunal fédéral à New York

    MONDE – Nicolás Maduro plaide non coupable et se dit “prisonnier de guerre” lors de sa comparution devant un tribunal fédéral à New York

    Antananarivo, 6 Janvier, 9h40 – Le président vénézuélien déchu Nicolás Maduro a comparu lundi devant un tribunal fédéral à New York, où il a plaidé non coupable à plusieurs chefs d’accusation liés au trafic de drogue. Capturé deux jours plus tôt lors d’une opération militaire américaine à Caracas, il a affirmé devant le juge être un “prisonnier de guerre” et a dénoncé un “enlèvement”, tout en réaffirmant qu’il demeurait le président légitime du Venezuela.

    Âgé de 63 ans, Nicolás Maduro s’est exprimé en espagnol à l’aide d’un interprète devant le juge du district sud de Manhattan. Il est inculpé de quatre chefs d’accusation, dont narcoterrorisme, conspiration pour importer de la cocaïne aux États-Unis, possession d’armes de guerre et conspiration en vue de les posséder. Son épouse, Cilia Flores, 69 ans, également poursuivie dans ce dossier, a elle aussi plaidé non coupable. Le couple n’a pas demandé de libération sous caution et reste détenu à New York en attendant une nouvelle audience fixée au 17 mars.

    Les autorités américaines accusent Nicolás Maduro d’avoir mis l’appareil d’État vénézuélien au service d’un vaste réseau de trafic de cocaïne à destination des États-Unis, en lien avec des cartels criminels et des organisations armées. L’acte d’accusation vise également plusieurs proches du régime, dont le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello et le fils du dirigeant déchu, Nicolás Maduro Guerra, qui n’ont pas été arrêtés. Depuis son arrivée aux États-Unis, Nicolás Maduro est incarcéré dans un centre de détention fédéral de Brooklyn.

    Lors de l’audience, son avocat, Barry Pollack, a indiqué qu’il pourrait contester la légalité de l’arrestation et invoquer l’immunité souveraine liée à son ancien statut de chef d’État. Des experts en droit international rappellent toutefois que cette immunité dépend de la reconnaissance du statut de dirigeant par les autorités américaines, lesquelles considèrent l’élection de Nicolás Maduro comme frauduleuse.

    Au Venezuela, la comparution de Nicolás Maduro a provoqué des réactions contrastées. À Caracas, des milliers de partisans ont manifesté pour réclamer sa libération, tandis que la vice-présidente sortante Delcy Rodríguez a prêté serment comme présidente par intérim, dénonçant une « agression illégitime » des États-Unis. Sur le plan international, plusieurs pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par Washington comme une opération de police, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de l’avenir politique et économique du Venezuela.