Catégorie : Actualité

  • VOYAGE – Le secteur touristique navigue entre dynamisme et vigilance à Mahajanga

    VOYAGE – Le secteur touristique navigue entre dynamisme et vigilance à Mahajanga

    Antananarivo, 6 Janvier, 8h35 – Mahajanga entend rester une destination ouverte et sécurisée malgré les défis sanitaires liés à la variole du singe ou Mpox. La Ville des fleurs avait accueilli le paquebot de luxe “Le Bellot” dimanche, avec ses 180 passagers à son bord.

    Les excursions vers le Cirque Rouge et le Lac Sacré qui étaient déjà programmées ont été maintenues sous un encadrement strict. L’escale qualifiée de réussie par les autorités locales ont permis à la région de démontrer sa capacité à gérer des flux internationaux en période de crise.

    La sécurité sanitaire s’imposant comme gage de qualité de l’expérience client, le ministère du Tourisme et de l’artisanat appelle à la responsabilité collective des opérateurs touristiques. Ceux-ci sont tenus d’appliquer de manière rigoureuse les mesures barrières, dont notamment le contrôle des distances, l’hygiène systématique ou encore le port de masque obligatoire.

    Un protocole de surveillance rigoureux aux différents points d’entrée et de transit du territoire est par ailleurs instauré, indique le ministère des Transports et de la météorologie. Lors de l’émission spéciale consacrée à la riposte du gouvernement à la Mpox, le ministre Juste Crescent Raharisone indique qu’un contrôle renforcé est appliqué à tous les vols en provenance de pays signalés comme foyers de l’épidémie. Le suivi repose sur une analyse systématique des fiches de débarquement. La vigilance est également accrue dans l’ensemble des aéroports gérés par l’Adema, avec une attention particulière pour celui de Mahajanga. Les mesures incluent la prise de température systématique et l’obligation de remplir une déclaration sanitaire.

    Au niveau des ports, des mesures restrictives ont été maintenues. Tout navire accostant doit obligatoirement déclarer ses ports d’escale précédents. L’accès au port est conditionné par la fourniture de cet historique. Une inspection sanitaire est effectuée sur l’ensemble des membres d’équipage afin de détecter d’éventuels symptômes cliniques.

    Pour ce qui est des réseaux de transport terrestre, le contrôle au départ des gares routières est intensifié pour limiter les risques de propagation nationale. Une surveillance spécifique est mise en place au départ de Mahajanga et à la gare routière Maki (Andohatapenaka), où un cas symptomatique avait déjà été identifié. Des points de contrôle sanitaire fixes, tel que celui d’Ankazobe, sont opérationnels pour assurer le filtrage des voyageurs sur les axes routiers principaux.

    Photo : Ministère du Tourisme et de l’artisanat

  • FONCTION PUBLIQUE – Les primes exceptionnelles des agents publics payées sur des “reliquats de trésorerie” de 2025, selon la présidence de la Refondation 

    FONCTION PUBLIQUE – Les primes exceptionnelles des agents publics payées sur des “reliquats de trésorerie” de 2025, selon la présidence de la Refondation 

    Antananarivo, 6 Janvier, 6h45 – L’Etat n’ a pas tout dépensé en 2025 et a décidé de faire profiter les agents publics des crédits qui restaient dans ses caisses. Apportant des précisions sur les primes exceptionnelles de 310 000 ariary octroyées aux fonctionnaires, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina a indiqué que “c’est le reliquat de trésorerie qui a été distribué aux fonctionnaires”, rapporte la présidence dans un communiqué. Le sujet a été abordé lors de la cérémonie hebdomadaire de levée de couleurs au Palais d’État d’Iavoloha lundi.

     

    A en croire le Premier ministre, il a donc pu y avoir ces fonds restants donnés aux fonctionnaires dans les caisses de l’Etat parce que “des efforts ont été faits” dans la collecte des impôts, des taxes et des autres droits de douane. Lors de son émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche, Herintsalama Rajaonarivelo a indiqué que “comparées à l’année 2024, les performances de 2025 ont enregistré une hausse de 5 % des recettes douanières, soit 200 milliards d’ariary”. “Dans le secteur des impôts, l’augmentation a été de 5,8 %, générant 295 milliards d’ariary”, a-t-il encore poursuivi. “Ce sont ces efforts réalisés qui ont permis de payer la prime de 310 000 ariary”, a-t-il alors conclu.

     

    Les membres de la Haute Cour constitutionnelle qui avaient cru pouvoir avoir du reliquat sur leur budget 2025 avaient également espéré s’octroyer des primes exceptionnelles allant jusqu’à 100 millions d’ariary pour le président et d’un montant de 25 millions d’ariary pour les trois nouveaux membres. Mais leur projet n’a pas abouti, les crédits qui restaient dans leur caisse ne suffisant pas pour couvrir l’enveloppe de 615 millions d’ariary qu’ils comptaient se partager. “Les services financiers de la HCC ont dû se rendre compte que l’institution n’avait plus ces fonds dans ses caisses et celle-ci n’a pas transmis au ministère la demande d’engagement”, confie une source auprès du ministère de l’Economie et des finances.

     

    Un document faisant état de primes exceptionnelles pour les membres du staff de la présidence de la Refondation avait également circulé sur les réseaux sociaux en début d’année, mais les responsables de la présidence ont évoqué un faux document. La directrice de cabinet, Onitiana Realy, avait soulevé que “le document n’est pas passé sous [ses] yeux”, et que son époux, Briand Andrianirina qui était mentionné comme conseiller spécial dans le document en question n’a pas fait l’objet d’une nomination quelconque à la présidence.

     

    Photo : Présidence de la Refondation de la République

  • JUSTICE – L’ancien chargé de mission à la présidence de la République Moussa Soalihy placé sous contrôle judiciaire

    JUSTICE – L’ancien chargé de mission à la présidence de la République Moussa Soalihy placé sous contrôle judiciaire

    Antananarivo, 5 Janvier, 20h45 – Moussa Soalihy, ancien chargé de mission à la présidence de la République, peut rentrer chez lui. Il devra néanmoins pointer périodiquement auprès du ministère public en attendant son procès. Selon des sources judiciaires, ce proche du président évincé Andry Rajoelina a été libéré mais est placé sous contrôle judiciaire après avoir comparu devant le parquet ce lundi. Il est, entre autres, inculpé de déstabilisation et d’incitation à la haine, poursuit notre source.

     

    Moussa Soalihy avait été arrêté le 22 décembre 2025. Son domicile avait également été perquisitionné. Outre ses fonctions auprès de la présidence de la République sous le régime Rajoelina, il s’est surtout fait connaître sur les réseaux sociaux pour ses prises de position et ses commentaires relatifs à la vie politique du pays. Après le départ d’Andry Rajoelina, il fait partie des partisans du chef d’Etat évincé à avoir continué à s’exprimer.

     

    Photo : Page Facebook Soalihy Moussa

  • ÉPIDÉMIE – Le gouvernement rapporte 76 cas suspects de variole du singe dans sept régions, dont six cas confirmés

    ÉPIDÉMIE – Le gouvernement rapporte 76 cas suspects de variole du singe dans sept régions, dont six cas confirmés

    Antananarivo, 5 Janvier, 19h45 – Les suspicions de variole du singe s’étendent. Les derniers chiffres publiés ce lundi par le gouvernement font état de 76 cas suspects signalés dans sept régions du pays. Outre le Boeny, les régions d’Analamanga, d’Atsimo Andrefana, d’Analamanga, de Diana, de Vakinankaratra, et d’Itasy sont également concernées, rapporte la ministre de la Santé publique Monira Magnana au cours d’une émission spéciale avec plusieurs ministres sur les chaînes audiovisuelles publiques. Les cas confirmés sont au nombre de six, et cinq d’entre eux sont signalés à Mahajanga. Le dernier cas confirmé a été recensé à Antsirabe, poursuit encore la ministre.

    A en croire la ministre, les patients confirmés positifs sont placés en isolement, et les autorités mènent des recherches actives des cas contacts pour prévenir que la maladie ne s’éparpille. Des barrages sanitaires sont également mis en place à l’entrée de certaines agglomérations comme c’est le cas au niveau d’Ambalavao sur la route nationale RN7, mais aussi à Ankazobe sur la RN4. Des notes ministérielles ont été émises auprès des établissements scolaires et universitaires pour l’application des gestes barrière, comme le port de masque, le lavage des mains, la préservation d’une distance d’un mètre. L’objectif est de réduire les risques de contamination qui se font principalement par contact direct entre humains.

  • JUSTICE – L’Irmar évoque “de nombreuses irrégularités dans le dossier Marie Michelle Sahondrarimalala”

    JUSTICE – L’Irmar évoque “de nombreuses irrégularités dans le dossier Marie Michelle Sahondrarimalala”

    Antananarivo, 5 Janvier, 16h55 – La plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) dénonce le traitement du cas de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala, actuellement sous enquête au niveau de la police. Philobert Milavonjy, chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, évoque de nombreuses irrégularités au cours d’une rencontre avec la presse ce lundi.

    Le septième vice-président de la Chambre basse estime que certaines dispositions légales relatives aux différents statuts de l’élue qui, en plus d’être un député en exercice, est aussi ancienne ministre et magistrate de premier grade, “ne sont pas respectées”. Lors d’un point de presse à Tsimbazaza, l’élu d’Ambovombe souligne que l’intéressée devait bénéficier de divers immunités ou privilèges de juridiction.

    “S’agissant d’une ancienne ministre, c’est la Haute Cour de justice (HCJ) qui devrait être saisie, à condition qu’il existe des documents de poursuite clairs émanant du Procureur général près la Cour suprême (PGCS) », précise-t-il alors. Il affirme cependant ne pas encore savoir si la convocation de l’élue de Fianarantsoa par la police concerne des faits liés à ses fonctions ministérielles ou à d’autres affaires.

    Le septième vice-président, indique également ne pas avoir été au courant de la réunion du Bureau permanent qui avait levé l’inviolabilité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala. “Je fais partie de ceux qui n’ont rien entendu, rien appris et qui n’ont pas assisté à la réunion ayant conduit à la décision de lever cette immunité”, insiste Philobert Milavonjy, répondant aux déclarations de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, sur la levée de l’immunité parlementaire.

    Enfin, il rappelle qu’en sa qualité de magistrate de premier grade, l’ancienne ministre devrait bénéficier d’un traitement spécifique en termes de poursuite. “Seul le Procureur général près la Cour suprême peut désigner un magistrat de même rang pour engager des poursuites à son encontre”, soulève-t-il, déplorant que ce soit la police économique qui s’en charge”.

    Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko, de son côté, insiste sur le fait que “toutes les décisions prises sont totalement transparentes et conformes à la Constitution”. Il assure que “la levée de l’immunité de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala a scrupuleusement respecté les lois en vigueur à Madagascar”. Il affirme également avoir reçu “des documents très clairs émanant de la justice”.

    Le président de l’Assemblée nationale précise par ailleurs qu’il “ne s’agit nullement d’une persécution politique”. Il martèle que “personne n’est au-dessus de la loi, qu’il s’agisse d’un député, du président de l’Assemblée, d’un sénateur ou d’un ministre, tout le monde est soumis à la loi”. Il ajoute que malgré la levée de son immunité parlementaire, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale “conserve pleinement le droit de se défendre devant la justice” et demeure innocente jusqu’à décision définitive de la Justice.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • FOOTBALL – Le Maroc et le Cameroun se qualifient en quarts de finale de la CAN 2025 avec le Sénégal et le Mali

    FOOTBALL – Le Maroc et le Cameroun se qualifient en quarts de finale de la CAN 2025 avec le Sénégal et le Mali

    Antananarivo, 5 Janvier, 14h15 – La route se poursuit pour le Maroc et le Cameroun à la Coupe d’Afrique des nations 2025. Ces deux nations se sont qualifiées dimanche pour les quarts de finale du tournoi, rejoignant le Sénégal et le Mali parmi les huit dernières équipes en lice. Les Lions de l’Atlas ont dominé les Taifa Stars de la Tanzanie (1-0), tandis que les Lions indomptables ont écarté les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud (2-1).

    À Rabat, le Cameroun a validé son billet au terme d’un huitième de finale disputé face à l’Afrique du Sud. Après un début de rencontre compliqué, les Camerounais ont ouvert le score par Junior Tchamadeu (35e) avant de faire le break au retour des vestiaires grâce à Christian Kofane (48e). Les Sud-Africains ont réduit l’écart en toute fin de match par Evidence Makgopa (89e), sans parvenir à égaliser. Le Cameroun s’est ainsi qualifié malgré une fin de rencontre sous pression.

    Plus tôt dans la journée, le Maroc, pays hôte, a souffert pour venir à bout d’une Tanzanie accrocheuse. Longtemps tenu en échec, le demi-finaliste du Mondial 2022 a trouvé la solution grâce à Brahim Diaz, buteur à la 63e minute après une erreur du gardien tanzanien Hussein Masalanga. L’attaquant du Real Madrid a inscrit à cette occasion son quatrième but dans la compétition.

    Malgré une nette domination territoriale, les Lions de l’Atlas ont peiné à concrétiser leurs occasions face à des Taifa Stars joueurs et bien organisés. La Tanzanie s’est même procuré plusieurs situations dangereuses, notamment en début et en fin de match, sans réussir à tromper Bono.

    Avec ces qualifications, le Maroc et le Cameroun poursuivent leur parcours dans cette CAN 2025 et se retrouveront en quarts de finale pour une affiche très attendue. Ils rejoignent le Sénégal et le Mali, déjà qualifiés, dans un tableau qui s’annonce relevé pour la suite de la compétition. Deux autres matchs sont prévus ce lundi soir entre l’Egypte et le Bénin à 19h, puis entre le Nigeria et la Mozambique à 22h.
    Photo : FECAFOOT

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Reprise des activités de QMM au niveau du site minier de Mandena

    SECTEUR EXTRACTIF – Reprise des activités de QMM au niveau du site minier de Mandena

    Antananarivo, 5 Janvier, 12h45 – Les activités de la société QIT Madagascar minerals (QMM) au niveau du site minier de Mandena, à Tolagnaro, reprennent. La reprise effective ce lundi avait été planifiée par la compagnie et l’administration minière indique en être déjà avisée.

    QMM reprend ainsi ses opérations au niveau du site de Mandena après six semaines de shut-down. Celle-ci avait mis en place un plan de résilience visant à garantir la pérennité de ses activités face à la baisse mondiale du prix de l’ilménite. Cette disposition avait amené cette compagnie à suspendre ses opérations minières à Mandena, et à procéder à la fermeture de son bureau de représentation à Antananarivo, du 1er décembre 2025 au 5 janvier 2026.

    Le déclin du marché ainsi que la surcapacité chez les producteurs de poudres métalliques avaient entraîné une pression sur les prix et une baisse des ventes. Une situation qui avait déjà poussé Rio Tinto Iron and Titanium (RTIT) à prendre la décision de fermer définitivement les opérations de l’usine de poudres métalliques du complexe des minéraux critiques et métallurgiques de Sorel-Tracy au Canada.

  • MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    Antananarivo, 5 Janvier, 8h30 – Une réforme structurelle du modèle économique engagée à Madagascar. La stratégie impose désormais de passer d’un système caractérisé par une concentration excessive du marché aux mains de quelques entités dominantes à un écosystème entrepreneurial diversifié. Le Premier ministre malgache, Herintsalama Rajaonarivelo, parle de l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises (PME). Et c’est une nouvelle orientation que le chef du Gouvernement malgache a exposée lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche après-midi.

    Le basculement d’une économie de rente vers une économie de redistribution de la valeur est le pivot central de la réforme présentée par le Premier ministre. L’enjeu n’est pas de fragiliser les grandes entreprises existantes, assure-t-il. Il s’agit plutôt de libéraliser l’espace économique pour permettre l’émergence d’une relève, rassure-t-il. C’est passer d’un paysage de 50 géants isolés à un écosystème de 5 000 PME malgaches dynamiques, donne-t-il en exemple d’illustration.

    Il est en tout cas impératif, selon le Chef du Gouvernement de la Réfondation, de procéder à une redistribution des opportunités de croissance. Quelques orientations stratégiques visant à accompagner le développement d’un tissu de PME avaient alors avancées. Herintsalama Rajaonarivelo encourage notamment le soutien à l’externalisation et à la sous-traitance. Et ce, en encourageant les grands groupes à accompagner l’émergence de PME partenaires plutôt que de privilégier l’intégration verticale.

    Dans cette optique, le Premier ministre suggère la limitation de la diversification conglomérale. “Nous appelons les grandes structures à cesser la création de filiales hors de leur cœur de métier. Ces segments d’activité doivent être investis par les entrepreneurs locaux que nous soutenons”, a-t-il avancé. Le locataire de Mahazoarivo explique d’ailleurs que le développement du tissu de TPE/PME contribuera à valoriser les diplômés et les chercheurs en facilitant la transformation de leurs projets de développement en entités commerciales viables.

    L’État entend donc favoriser l’éclosion d’une nouvelle génération de chefs d’entreprise. Ce qui contribuera à garantir une création d’emplois durable sur l’ensemble du territoire ainsi qu’à stimuler l’innovation par la diversification des acteurs économiques.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    Antananarivo, 5 Janvier, 7h30 – Du jamais vu depuis trois ans et demi. Pour la première fois depuis juillet 2022, le prix du supercarburant auprès des stations-services repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary à Madagascar. Avec une baisse de 200 ariary effective ce lundi 5 janvier, le litre de ce produit s’affiche désormais à 4 970 ariary. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) vient de publier la mise à jour des prix des carburants à Madagascar. Le gasoil et le pétrole lampant augmentent respectivement de 10 ariary et de 30 ariary.

    L’essence avait bien été proposée en dessous des 5 000 ariary au premier semestre de 2022. Le litre de ce produit pétrolier était encore à 4 100 ariary à l’époque. Mais elle a connu une hausse spectaculaire de 44% pour passer à 5 900 ariary au mois de juillet 2022, sous l’effet d’une combinaison de facteurs critiques, à la fois mondiaux et locaux. Il y avait eu la guerre en Ukraine et l’envolée du pétrole brut, la dépréciation de l’ariary face au dollar, la fin d’un gel des prix insoutenable, ainsi que les pressions des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international (FMI).

    Après le choc de 2022, les tarifs à la pompe sont restés figés durant près de deux ans. Ce nouveau gel des prix, amorcé au second semestre 2022, s’est prolongé jusqu’en décembre 2024, maintenant le litre d’essence au prix stable de 5 900 ariary sur toute cette période.

    C’est depuis le mois de janvier 2025 que les prix des carburants à Madagascar ont à nouveau été ajustés mensuellement. Ces ajustements s’inscrivent dans l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu entre l’État malgache et le FMI. Le litre de l’essence avait alors baissé à 5 700 ariary au mois de janvier de 2025, puis à 5 250 ariary au mois de juin de la même année pour atteindre le seuil symbolique de 4 970 ariary le litre en ce mois de janvier 2026.

    Quant aux autres produits blancs, le gasoil connaît une légère révision à la hausse de 10 ariary, s’affichant désormais à 4 670 ariary. Le pétrole lampant suit la même tendance avec une augmentation de 30 ariary, portant son nouveau tarif à 3 520 ariary pour ce début d’année.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    Antananarivo, 5 Janvier, 6h37 – Le Bureau permanent de l’Assemblée nationale donne à la Justice l’autorisation à mener des enquêtes contre la députée élue à Fianarantsoa I, Marie Michelle Sahondrarimalala. Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko annonce dans un communiqué diffusé dimanche “la levée de l’immunité parlementaire de la députée pour permettre à la Justice de faire son travail selon la loi”.

    A entendre le président de l’institution, cette décision fait suite à une requête des autorités judiciaires “d’effectuer une mission d’enquête et d’instruction concernant cette élue, dans le cadre de plusieurs affaires de violation de la loi”. Siteny Randrianasoloniaiko ne précise pas la date de la transmission de la demande formulée par les autorités judiciaires mais indique que c’est le Bureau permanent, qui a examiné la demande et qui a, “après analyse de ses fondements juridiques”, décidé de lever l’inviolabilité parlementaire de l’élue de Fianarantsoa I.

    Selon la Constitution et la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, “aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit”. En dehors des sessions, l’autorisation peut être donnée par le Bureau permanent et elle ne concerne que les arrestations. “Les mesures d’enquête préliminaire peuvent être engagées, à tout moment, même sans levée préalable d’immunité, l’autorisation du Bureau n’étant requise que pour l’arrestation”, précise la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

    Par ailleurs, étant ancienne membre du gouvernement, la députée pourrait, selon la nature des faits qui lui sont reprochés et la période à laquelle ils auraient été commis, relever soit des juridictions de droit commun, soit, le cas échéant, de la Haute Cour de justice, ainsi que le prévoit la Constitution. Dans son communiqué, le président de l’Assemblée nationale ne précise pas la nature des faits pour lesquels les enquêtes sont menées. Il souligne juste que la décision du Bureau permanent “ne constitue en aucun cas un jugement anticipé” et que “la présomption d’innocence demeure de mise jusqu’au prononcé d’une décision définitive”.

    Selon la Constitution, “les membres du gouvernement sont pénalement responsables, devant la Haute Cour de justice, des actes accomplis liés à l’exercice de leurs fonctions des actes qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis”. Ils sont “justiciables des juridictions de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice de leurs fonctions”.

    Marie Michelle Sahondrarimalala fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire, prise le 29 octobre dernier par le ministère de l’Intérieur. Le document mentionne que cette mesure fait suite à une correspondance du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), sans en préciser les motifs.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.