Catégorie : Actualité
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BASKETBALL 5×5 – Prochain rendez-vous en février 2026 pour les Ankoay Hommes aux éliminatoires à la Coupe du monde 2027
Antananarivo, 11 Décembre, 15h15 – Les Ankoay Hommes refouleront le parquet en février 2026. La sélection masculine de basketball 5×5 donne rendez-vous à ses supporteurs du 26 février au 1er mars pour les éliminatoires de la Fiba World Cup 2027 pour la zone Afrique qui se tiendront au Sénégal.L’équipe nationale malgache est en lice dans le groupe B. La Grande Île affrontera le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo. La dernière apparition de la sélection 5×5 remonte à l’Afrobasket qui a eu lieu en Angola au mois d’août.La sélection 3×3, elle, vient de remporter l’Africa Cup 2025, et de précieux points pour la course à la qualification aux Jeux Olympiques de 2028. -

DIPLOMATIE – Hitoshi Tojima, le nouvel ambassadeur du Japon, arrive à Antananarivo
Antananarivo, 11 Décembre, 12h45 – Le pays du Soleil levant a son nouveau représentant diplomatique résident à Madagascar. “C’est avec un profond honneur et une grande émotion que je foule pour la première fois le sol de Madagascar en tant que nouvel Ambassadeur du Japon auprès de votre magnifique pays”, écrit Hitoshi Tojima sur Facebook pour annoncer son arrivée dans la Grande Île.
Le diplomate japonais indique vouloir œuvrer et s’engager “avec humilité et détermination, afin de renforcer encore davantage les liens d’amitié et de coopération qui unissent le Japon à Madagascar”. A l’en croire, le soutien à la population, la sécurité de leur ressortissant ainsi que la promotion d’un développement durable, inclusif et respectueux de l’environnement constitueront le cœur de son action.
Concernant la situation politique à Madagascar, il rapporte que “le Japon souhaite soutenir de manière concrète et continue les efforts déployés tant par le gouvernement de transition que par l’ensemble du peuple malgache pour accompagner la réalisation de cette noble aspiration. Il indique également son souhait de travailler main dans la main avec le peuple malgache, afin d’explorer de nouvelles voies de collaboration et de contribuer ensemble à la construction d’un avenir prospère et harmonieux.
Hitoshi Tojima succède à Abe Koji qui vient de quitter Madagascar, il y a quelques jours après avoir effectué un mandat de quatre ans. Pour l’ancien ambassadeur, il a beaucoup travaillé avec le gouvernement dans cadre de coopération menée principalement par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) qui s’articule autour de plusieurs axes stratégiques visant le développement économique et social de la Grande Île.
Il y a la coopération dans le développement des infrastructures économiques, comme l’extension et la modernisation du port de Toamasina, le projet Tatom (projet de développement de l’axe économique Antananarivo-Toamasina), le projet de gestion des déchets solides pour la commune urbaine d’Antananarivo (Gesda), l’agriculture, le développement rural et sécurité alimentaire comme le Papriz, le secteur social et le développement humain ou encore la coopération économique et investissement.
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FOOTBALL – Le Clinique Zanatany de Sofia domine le COSPN et caracole en tête de la poule des As du championnat D2
Antananarivo, 11 Décembre, 12h35 – La première journée de la poule des As du championnat de Madagascar de deuxième division de football s’est déroulée ce mercredi à Antananarivo. Elle a été marquée par la domination sans contestation du club Clinique Zanatany de Sofia face au Club omnisports de la Police nationale (COSPN). La formation de Sofia a battu celle d’Analamanga sur le large score de 5 à 2. Cette première victoire propulse déjà Clinique Zanatany en tête du classement.
Dans l’autre rencontre, opposant le TGBC d’Atsinanana à Antimo Record, les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge. Ce résultat place les deux formations aux deuxième et troisième places.
Pour la deuxième journée, prévue vendredi, Clinique Zanatany affrontera le TGBC. Une victoire de l’équipe de Sofia pourrait déjà dessiner le futur champion de D2, si le match entre le COSPN et Antimo Record se solde par un nul.
Photo : FMF
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COMMERCE INTERNATIONAL – Le Congrès américain s’apprête à voter le prolongement de l’Agoa jusqu’en décembre 2028
Antananarivo, 11 Décembre, 11h50 – Échéance critique. Le Congrès américain s’apprête à voter la reconduction de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), dont le programme a expiré en septembre 2025. Le projet de loi de la 119ème session du Congrès, intitulé “Agoa Extension act”, présenté par le député Adrian Smith du Missouri, propose de prolonger la date d’expiration de l’Agoa à décembre 2028, avec une application rétroactive pour les articles couverts.Le processus de vote avait été bloqué plusieurs semaines en raison du shutdown aux États-Unis. Le texte finalisé par la Commission des voies et moyens marque une avancée importante pour un dispositif qui soutient plus d’un million d’emplois en Afrique et des centaines de milliers aux États-Unis.Le point le plus crucial de l’Agoa extension Act présenté par Adrian Smith est la prolongation du traitement en franchise de droits pour les importations africaines initialement du 30 septembre 2025 au 31 décembre 2028. Aussi, le sort de ces relations commerciales dépend de l’adoption de cette extension.L’autre proposition capitale est la clause d’application rétroactive qui est décisive pour les importateurs. Si cette disposition devait être retenue, elle permettrait aux marchandises importées entre l’ancienne date d’expiration (30 septembre 2025) et la nouvelle date de promulgation de la loi d’être liquidées comme si le régime préférentiel était toujours en vigueur.Puis, le projet de loi propose la prolongation des frais d’utilisateurs des douanes (Customs User Fees) jusqu’au 31 décembre 2031. Ce qui est un enjeu financier important. Des rencontres entre législateurs, diplomates africains et acteurs économiques sont par ailleurs prévues à Washington pour discuter de l’avenir de l’Agoa.Pour le député américain, l’Agoa constitue un “outil de partenariat, de diplomatie et de développement économique”. Dans un communiqué publié ce jeudi, il souligne que “promouvoir la stabilité par le biais d’opportunités économiques en Haïti et en Afrique subsaharienne offre des perspectives aux consommateurs américains, crée de nouvelles chaînes d’approvisionnement et encourage ces pays à considérer les États-Unis comme un modèle de liberté politique et économique, plutôt que la Chine communiste”.Photo : Pexels -

MUSIQUE – Le Tsapiky devient patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Antananarivo, 11 Décembre, 9h00 – Un autre genre musical malgache sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Le Tsapiky, genre musical né dans le Sud-Ouest de Madagascar, vient de faire son entrée sur la “Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité”, indique le site web du Comité du patrimoine culturel immatériel. Son inscription s’est faite durant la réunion du Comité qui se tient actuellement en Inde, aux côtés de plusieurs pratiques et biens culturels immatériels de plusieurs pays et autres régions du monde, tels que le Joropo du Venezuela, la Fête de la Vierge de Guadalupe de la Bolivie, le Cuarteto de l’Argentine, le tissage de Sari du Bangladesh, l’art de la miniature de style Behzad d’Afghanistan, le Guruna du Tchad et du Cameroun, ou encore le Mvet Oyeng de la communauté Ekang du Gabon, du Cameroun et du Congo.
Le formulaire d’inscription à la liste des patrimoines culturels de l’humanité a été rempli et envoyé auprès de l’Unesco le 28 mars 2024, suivant les documents officiels fournis par l’Unesco. Le document précise les engagements de l’État à mettre en valeur et protéger ce patrimoine qui devient dès lors un trésor civilisationnel. Une démarche qui élève ainsi les stars du tsapiky, au rang de véritables légendes.
Le Tsapiky, suivant les explications de Julien Mallet, chercheur en musicologie expert en musique malgache, est né à la fin des années 70, par la rencontre de diverses influences musicales notamment venant d’Afrique par le biais des radios et l’industrie du disque à Antananarivo notamment Discomad. Il sera porté par la naissance des orchestres électriques selon cet expert et va conquérir l’île entière. Aujourd’hui, le tsapiky qui se caractérise par un rythme binaire, avec une place centrale pour le soliste à la guitare électrique, est connu de tous les malgaches. Des artistes comme Dedaky, Tiriky ou encore Rasoa Kiniky et plus récemment Liko Kininiky sont devenus des classiques des playlists malgaches.
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TÉLÉCOMMUNICATION – L’État malgache annonce sa participation dans le capital d’AfricaFiber Madagascar
Antananarivo, 10 Décembre, 7h30 – Une prise de participation étatique dans une société de télécommunication. C’est l’une des décisions prises en Conseil des ministres le 8 décembre dernier. Le gouvernement malgache a pris le décret permettant à l’Etat d’entrer dans le capital de la société AfricaFiber Madagascar, selon le rapport de cette réunion de l’Exécutif. Cette participation devrait être de l’ordre d’environ 20%, si l’on en croit le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana.
Créée en 2024, Africafiber Madagascar est une filiale de Yas Madagascar. “L’opérateur a décidé de déléguer à cette nouvelle société la gestion de ses fibres optiques en Afrique et l’Etat suit”, explique Mahefa Andriamampiadana. “En effet, lors du transfert des actifs fibre optique de Yas Madagascar vers AfricaFiber Madagascar, il a été jugé nécessaire que l’État maintienne son niveau de participation dans la nouvelle entité. Cela permet de garantir la protection des droits de l’actionnaire public et une gouvernance transparente et efficace des infrastructures fibre optiques nationales”, explique le membre du gouvernement.
Il s’agit pour l’État malgache, déjà actionnaire à hauteur de 19,18 % dans Yas Madagascar, de préserver ses intérêts grâce à cette restructuration. Cette décision s’inscrit dans une stratégie visant à optimiser la gestion des projets fibre sur le continent, tout en assurant la continuité de l’implication de l’État malgache, selon les explications obtenues auprès du ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications.
Yas Madagascar dispose d’une vaste infrastructure en fibre optique sur tout le territoire national. Elle couvre une bonne partie de la Grande île, allant de l’Est à l’Ouest, du Sud au Nord.
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SYSTÈMES ALIMENTAIRES – Cinq filières priorisées dans le Plan sectoriel de l’élevage de Madagascar
Antananarivo, 10 Décembre, 19h45 – Volaille, zébu, lait, petits ruminants et porcins. Ce sont les cinq filières qui vont être priorisées avec le Plan directeur du secteur de l’élevage de Madagascar (PDSEM). Ce plan est actuellement soumis à la validation des décideurs publics, représentants régionaux, organisations professionnelles, chercheurs, partenaires techniques et acteurs du secteur privé.
Ces parties prenantes misent sur ces filières, estimant qu’elles peuvent booster le secteur de l’élevage, créer de la valeur ajoutée et contribuer à la croissance économique du pays. A condition toutefois qu’elles bénéficient d’interventions ciblées, note le Dr Abdrahmane Wane, directeur régional de l’International Livestock Research Institute (ILRI) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Selon les analyses du PDSEM, ces investissements pourraient permettre d’avoir une croissance de 17% de la production de viande rouge et de 75% pour la viande blanche. Ils devraient également réduire de manière significative les pertes animales, grâce à l’amélioration des services vétérinaires, ou assurer une meilleure disponibilité en aliments pour bétail et une croissance renforcée des entreprises locales.
Le PDSEM ambitionne ainsi de proposer une vision structurante pour moderniser l’élevage à Madagascar. Les experts du secteur ont donc mis sur la table les actions, les investissements, les réformes réglementaires nécessaires pour remettre ce secteur sur une bonne piste de croissance, indique Stephen D’Alessandro, spécialiste de l’élevage de la Banque mondiale. Celui-ci rassure en passant de l’engagement de cette institution de Bretton Woods dans la mise en œuvre de ce plan sectoriel.
Ce plan directeur avait été élaboré conjointement avec la Lettre de politique sectorielle de l’élevage. Leur contenu principal vise ainsi à définir les types d’actions spécifiques concernant l’alimentation animale, l’amélioration génétique, la valorisation des chaînes de valeur, la santé animale, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques, indique Narindra Rakotoarijaona, directrice générale de l’Agriculture et de l’élevage. “Le PDSEM nous permet de déterminer la direction que prendra le secteur de l’élevage à Madagascar au cours des 15 prochaines années, ainsi que les résultats attendus durant cette période”, lance-t-elle.
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SOCIETE D’ETAT – L’Etat demeure l’autorité suprême pour l’approbation du Plan de redressement de la Jirama, selon le ministre Ny Ando Jurice Ralitera
Antananarivo, 10 Décembre, 20h45 – Une hiérarchie claire quant à l’élaboration et la validation du Plan de redressement de la Jirama. Si plusieurs propositions ont été soumises, la décision finale revient uniquement à l’État. “C’est le Gouvernement, sous l’égide du Président [de la Refondation], qui détient l’autorité suprême pour l’approbation finale du document”, a soutenu avec fermeté le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera. C’était en marge de l’inauguration des panneaux solaires du Samifin, mardi.
Le membre du Gouvernement insiste surtout sur le fait que “le Plan de redressement de la Jirama n’est pas l’œuvre d’une seule personne”. Il évoque diverses propositions, “celle soumise par la Banque Mondiale et celle portée par le directeur général de la compagnie, mais aussi celle émanant du ministère et même du gouvernement central”. Mais comme insisté par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera, “c’est le Gouvernement qui détient l’autorité suprême pour l’approbation finale de ce Plan de Redressement”.
La Jirama dispose déjà depuis le mois de juin 2025 d’un Plan de redressement financier validé par l’Etat, qui vise à soutenir ses efforts de redressement financier et opérationnel. Le document présente différentes actions qui sont censées permettre à la compagnie nationale de faire face à plusieurs défis, tels que la dépendance aux carburants, l’obsolescence des infrastructures existantes d’électricité et d’eau, et les pertes techniques et commerciales.
Ron Weiss avait déjà soutenu que “c’est un bon plan, et qu’il a été déjà mis en œuvre”. Il a néanmoins confié ne pas s’opposer au droit des gouvernants actuels de le réexaminer et de donner leur avis et leurs orientations en conséquence. Pareil également pour la Banque mondiale qui se réfère à ce plan déjà adopté au mois de juin. Son spécialiste en énergie, Komenan Koffi, avait expliqué que le gouvernement est toujours libre de réviser le plan s’il n’est pas adapté à sa nouvelle vision. « Une chose est en tout cas sûre, c’est que le plan qui est déjà adopté n’est pas mis suffisamment en œuvre », estime-t-il.
Une étape vient par ailleurs d’être franchie avec la mise en place du Comité de redressement de la Jirama, reprend le ministre Ny Ando Jurice Ralitera. “C’est une étape cruciale qui nous permettra de mettre en œuvre à la fois le plan de redressement et le plan d’assainissement de la Jirama”, explique-t-il. “Ce Comité est conçu pour être multisectoriel et interministériel, afin de garantir l’application de ce Plan. Il sera chargé de l’examiner et de l’appliquer au sein de la Jirama”, expose-t-il.
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SCRUTIN – La Ceni officialise l’annulation des sénatoriales du 11 décembre
Antananarivo, 10 décembre, 19h30 – Le sort du Sénat en pointillés. Pour la forme, Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), confirme la suppression de fait de la tenue de l’élection des membres de la Chambre haute, prévue le 11 décembre, dans une vidéo postée sur la page Facebook de la Ceni ce mercredi.
A entendre le nouveau président de la commission électorale, l’abandon des sénatoriales est dû “aux événements qui se sont déroulés au pays”. Il en est de même des choix des autorités et l’attente de la décision de la population sur l’avenir du Sénat durant la concertation nationale alors que l’idée de la mise en place d’une Constitution pour la Ve République fait son chemin.
La conjugaison de tous ces facteurs provoquera un vide institutionnel au niveau du Sénat. Le mandat des sénateurs prendra fin le 19 janvier 2026. L’annulation du scrutin débouchera sur l’absence de sénateurs pour siéger durant la prochaine session parlementaire au mois de mai 2026.
A entendre Thierry Rakotonarivo, la présidence de la refondation de la République devrait saisir la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour lui demander son avis sur la situation du Sénat. La juridiction constitutionnelle devrait faire part de son avis sur la question selon la Constitution.
Pour Thierry Rakotonarivo, l’absence du Sénat ne portera pas préjudice au fonctionnement du Parlement. Il évoque la jurisprudence de 2019 et l’absence de la chambre haute à l’époque. Selon la jurisprudence, les membres du bureau permanent restent en place pour “vaquer les affaires courantes”, soutient l’administrateur civil.
Selon la Constitution, et en cas d’absence de la Chambre haute, l’Assemblée nationale aura les pleins pouvoirs en matière d’initiative de loi. “Il n’y aura pas d’obstacle pour l’examen et l’adoption des propositions ou des projets de loi même en cas d’absence du Sénat”, remémore-t-il.
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ELECTION – Le chantier de la liste électorale ne devrait pas attendre la fin de la concertation nationale, selon la Ceni
Antananarivo, 10 Décembre, 13h00 – Des travaux urgents à entreprendre sur les listes électorales. “Il sera difficile d’organiser des élections dans les 24 mois si nous ne commençons pas dès maintenant le chantier de la liste électorale”, alerte le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, mardi, en marge de la cérémonie de passation de fonction avec son prédécesseur. “Si nous attendons la fin de la concertation nationale pour ensuite nettoyer et réviser la liste électorale, faisons tous le calcul pour voir si l’organisation des élections sera possible à temps”, poursuit-il, rappelant qu’il faut “au moins six mois pour procéder à une révision ou à une refonte des listes électorales”.
Pour le moment, la Ceni n’a pas encore décidé s’il procèdera à une refonte totale ou partielle, ou encore à la révision annuelle ou spéciale de la liste électorale. Outre le temps, ces quatre options “nécessitent chacune des moyens, dont certaines exigent beaucoup d’argent”, indique Thierry Rakotonarivo. La Ceni ne devrait donc pas attendre la décision de la concertation nationale pour lancer le chantier de la liste électorale.
Le président de l’organe rapporte que le bureau permanent “devra statuer prochainement” et “soumettre des propositions au gouvernement après avoir réellement constaté l’état de la liste électorale”. Le gouvernement prendra, selon lui, la décision finale sur ce qui sera fait, et annoncera les moyens ainsi que le délai pour le réaliser. Mais avant de toucher au registre électoral, le nouveau président indique vouloir procéder à un audit, qui déterminera, selon lui, les défauts à réparer.