Catégorie : Actualité

  • FONCTION PUBLIQUE – Une hausse de salaire de 14% en moyenne pour les fonctionnaires, selon le ministère de l’Economie et des finances

    FONCTION PUBLIQUE – Une hausse de salaire de 14% en moyenne pour les fonctionnaires, selon le ministère de l’Economie et des finances

    La hausse de la masse salariale dans le projet de budget de 2026 inclut une prévision de hausse de salaire de 14% en moyenne, selon le ministère de l’Economie et des finances. La hausse globale des dépenses de solde étant de plus de 26%, la hausse des indemnités de craie pour le personnel de l’Education nationale, des indemnités de risque pour le personnel de la Santé publique mais aussi des indemnités de logement pour le personnel civil et militaire est aussi prévue.

  • DIPLOMATIE – Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine arrive à Antananarivo

    DIPLOMATIE – Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine arrive à Antananarivo

    Antananarivo, 7 novembre, 9h00 – L’Union africaine prépare le terrain. Son envoyé spécial, Mohamed Idriss Farah, nommé la semaine dernière, a débarqué à Ivato jeudi. Le déplacement constitue un “prélude à l’arrivée de la délégation du groupe des sages de l’Union Africaine”, indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    “Cette mission s’inscrit dans la volonté de l’Union Africaine d’accompagner Madagascar dans le processus de refondation en cours”, explique le ministère des Affaires étrangères. Elle vise à “consolider le dialogue national et la stabilité institutionnelle”.

    Le Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l’Union africaine (UA) avait recommandé au président de Commission de l’UA de nommer un envoyé spécial “en vue de renforcer les efforts de facilitation, de médiation et de stabilisation dans le pays”, le 13 octobre. Il réclame l’opération visant à “dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau à Madagascar pour discuter avec les parties prenantes concernées en vue de relever les défis auxquels le pays est confronté”.

    Le même CPS avait suspendu “avec effet immédiat” Madagascar de toutes activités de l’UA “jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel”, lors de sa réunion du 15 octobre. Il “exige (…) un retour rapide et total à l’ordre constitutionnel par la mise en place d’un gouvernement de transition civil et l’organisation, dans les meilleurs délais, d’élections libres, équitables, crédibles et transparentes”.

  • JUSTICE – Les deux procureures du Pôle anti-corruption d’Antananarivo suspendues de leurs fonctions

    JUSTICE – Les deux procureures du Pôle anti-corruption d’Antananarivo suspendues de leurs fonctions

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h00 – Des “décisions majeures” annoncées. Le Comité de suivi-évaluation (CSE) des Pôles anti-corruption prend une mesure contre les deux procureures du PAC Antananarivo. Ses membres suspendent Elysée Rasoahanta, chef de Parquet de second degré et Baovola Rahetlah, chef de Parquet de premier degré, selon le communiqué publié jeudi par le ministère de la Justice.

     

    Dans son communiqué, le CSE motive sa décision sur Elysée Rasoahanta par un “manquement manifeste et grave, violant les dispositions exigées par la déontologie des magistrats”. L’initiative a été prise à la suite d’une “déclaration publique de sa part affirmant que l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga ne faisait l’objet d’aucune poursuite judiciaire”. Le même communiqué précise pourtant que “plusieurs plaintes et dénonciations ont été dûment enregistrées au niveau du PAC d’Antananarivo, concernant cet individu”.

     

    Pour le cas de Baovola Rahetlah, le CSE indique qu’avant la décision de suspension, le procureur de premier degré du PAC d’Antananarivo avait déjà donné sa démission. “Ces décisions traduisent la volonté ferme du Comité de Suivi-Évaluation (CSE) de préserver l’intégrité et la crédibilité des institutions judiciaires et de garantir la neutralité absolue des acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption”, souligne-t-il.

     

    La décision du CSE PAC se base sur l’article 31 du décret relatif au fonctionnement des PAC qui prévoit que “en cas de faute grave prévue par règlement intérieur commise par les membres des PAC, le CSE est tenu d’émettre son avis préalable sur une éventuelle suspension de l’intéressé en sa qualité de membre du PAC”. Le CSE est l’organe chargé d’initier le recrutement des magistrats du PAC, mais aussi d’évaluer leurs performances durant leur mandat.

     

    Selon les textes, le CSE est composé du ministre de la Justice, des dirigeants des organes du système anti-corruption, mais aussi d’un représentant de la société civile. Selon le communiqué du ministère de la Justice, la décision de suspension des procureures du PAC d’Antananarivo a été prise à la suite d’une réunion des membres du CSE PAC composé du ministère de la Justice, des chefs de cour à la Cour suprême, du PAC, du Service de renseignement financier (Samifin), du PAC, de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) et du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h15 – Une femme nommée a la tête de Orange Madagascar. L’opérateur télécom annonce la nomination de Aminata Ndiaye Niang au poste de directrice générale. Celle-ci succède à Frédéric Debord. Cette Sénégalaise devient ainsi la première femme à diriger la filiale malgache du groupe Orange.

     

    Sur son compte X, la nouvelle numéro Un de Orange Madagascar exprime sa joie de “rejoindre une équipe dévouée au service de l’inclusion numérique et financière en terre malagasy”, marquant sa volonté de renforcer la contribution d’Orange au développement du numérique à Madagascar.

     

    Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours au sein du groupe Orange, après trois années passées en tant que directrice générale adjointe du Groupe Sonatel et directrice de zone pour Orange Middle East & Africa.

     

    Diplômée de l’École Polytechnique de Paris et de l’École nationale supérieure des télécommunications, elle débute sa carrière chez Accenture, où elle s’est spécialisée dans la conduite du changement. Elle a rejoint le Groupe Orange en 2004 dans le cadre d’un programme dédié aux jeunes talents africains. Au sein de Sonatel, elle gravit rapidement les échelons en occupant plusieurs postes stratégiques.

     

    A titre bénévole, Aminata Ndiaye Niang est présidente de X-Afrique au féminin, une initiative pour soutenir les jeunes filles africaines dans leurs parcours Science & Tech.

     

    Photo : Orange Madagascar

  • PARTENARIAT – Réchauffement diplomatique entre Madagascar et l’Union Européenne 

    PARTENARIAT – Réchauffement diplomatique entre Madagascar et l’Union Européenne 

    Antananarivo, 7 Novembre, 6h00 – Deux réunions en une semaine. Madagascar et l’Union Européenne accélèrent le rythme de travail pour marquer une nouvelle phase opérationnelle de leur partenariat. Les deux récentes rencontres qui ont eu lieu jeudi et la semaine dernière, entre le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et l’ambassadeur Roland Kobia, leur ont permis non seulement d’échanger sur l’évolution de la situation dans la Grande île et mais surtout de discuter des perspectives de coopération entre les deux parties.

     

    D’après le Bureau du Premier ministre, les deux personnalités se seraient convenues d’accélérer la réalisation des projets prioritaires, notamment l’accès à l’eau potable, l’électricité, le développement agricole et la construction d’infrastructures universitaires dans tout le pays. L’Union Européenne y adopte alors une double approche. Celles-ci l’engagent à des actions urgentes pour répondre aux “besoins immédiats de la population” mais aussi à des initiatives structurelles pour le long terme visant à accompagner Madagascar dans “ses nouvelles ambitions”.

     

    Les deux parties ont néanmoins admis que des “conditions” sont “à réunir” pour que ces nouvelles actions soient engagées. Le Palais de Mahazoarivo rapporte que l’Union Européenne aurait déjà fait part “de son intention de dégeler certains financements”. L’Europe aurait également annoncé sa volonté d’appuyer le Gouvernement malgache dans plusieurs domaines, comme l’amélioration de la gouvernance financière, le développement économique et le progrès social.

     

    Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo s’attend à du concret. Il avait donné des instructions pour obtenir rapidement des résultats concernant l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et les pays membres de l’Organisation des États d’Afrique de l’Est et de l’Afrique Australe (AFOA), dont Madagascar fait partie. L’Union Européenne révèle de son côté qu’un accord de principe pour la tenue à court terme d’un Dialogue de Partenariat au titre de l’accord de Samoa a été conclu.

  • INSTITUTIONS – La HCC décide du maintien de son mandat, et de ceux du Parlement et de la CENI

    INSTITUTIONS – La HCC décide du maintien de son mandat, et de ceux du Parlement et de la CENI

    Antananarivo, 6 novembre, 20h30 – Une clarification sur le mandat des membres des institutions, du moins pour l’instant. La Haute cour constitutionnelle (HCC) confirme la poursuite du mandat des hauts conseillers constitutionnels, des députés et des sénateurs ainsi que des commissaires électoraux au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

    “Les mandats des membres de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Haute Cour constitutionnelle sont consacrés par les articles 69, 80 et 114 de la Constitution”, décide ce jeudi la juridiction constitutionnelle, répondant à la requête formulée par la Ceni et le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED). “Le maintien du mandat des membres de la Haute cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et du Sénat constitue une garantie essentielle de la stabilité et de l’indépendance des institutions constitutionnelles”, argumente-t-elle.

    Les dispositions constitutionnelles visées consacrent un mandat de cinq ans pour les députés, soit jusqu’en juillet 2029. Dans la pratique, le mandat des sénateurs prendra fin avec celle de la session parlementaire en décembre. Pour les hauts conseillers constitutionnels, le mandat de sept ans prendra fin en avril 2028. Les commissaires électoraux terminent leur mandat de six ans au sein de la Ceni en décembre 2027.

    La juridiction constitutionnelle avait indiqué que “les institutions et organes constitutionnels en place continuent d’exercer leurs pouvoirs habituels”, dans sa décision du 14 octobre concernant une requête aux fins de résolution sur une sortie de crise politique. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la « Refondation de la République », s’est aligné sur cette décision après avoir évoqué la dissolution des institutions en place quelques heures avant la publication de ladite décision à Ambohidahy.

    L’officier supérieur avait évoqué l’idée d’une concertation nationale pour discuter de plusieurs sujets concernant les affaires nationales avant sa prestation de serment. Il avait soulevé le cas de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections la veille de sa prestation de serment. “Il y a beaucoup de critiques la concernant la Ceni tout comme la liste électorale (…) Nous devrons voir comment faire avec la Ceni avant de passer aux élections », avait-il proposé.

  • SÉCURITÉ – Jean Victor Tsaramonina veut arriver à une “police familière” et non une “police répressive”

    SÉCURITÉ – Jean Victor Tsaramonina veut arriver à une “police familière” et non une “police répressive”

    Antananarivo, 6 novembre, 19h30 – Une aspiration à un changement de posture. Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale, expose son plan de bataille pour une meilleure efficacité de la police dans sa mission sécuritaire en adéquation avec l’esprit de refondation exprimée par les nouvelles autorités.

    “Il existe une nouvelle posture à adopter : une police familière (…) et non une police répressive”, dévoile le commissaire divisionnaire à la presse jeudi. “Cela ne veut pas dire que la police n’a pas d’autorité. Mais on va mettre en place une police familière”, précise-t-il.

    Jean Victor Tsaramonina évoque un “nouveau format de la police nationale” dans le cadre de la refondation. “Ce sera une police qui tend vers la résolution de problème”, assure-t-il, mettant en avant le sens à donner au principe d’une “police de proximité” se basant sur des mesures préventives et la participation citoyenne pour assurer la sécurité.

    Pour ce faire, le DG de la police soutient “un changement de manière de travailler”. “On va mettre en place une charte d’accueil du public et une collaboration avec la population malgache. Cette dernière devrait être un coproducteur de sécurité”, ajoute-t-il. “Les policiers seront accueillants et vont devenir des agents d’accueil”, poursuit-il.

    Jean Victor Tsaramonina apporte une précision sur le communiqué concernant la police de la route. “La police de la route ne sera pas supprimée. Elle sera encore présente dans la rue mais axera plutôt ses interventions dans la prévention”, détaille-t-il, invitant en même temps un changement de mentalité des usagers de la route, par exemple. “Les usagers ne devront plus attendre un contrôle [policier] avant de se conformer à la loi”, souligne-t-il.

    Les changements demandés aux policiers nécessitent un “renforcement de capacité opérationnelle et structurelle”. Le DG de la police se donne deux mois pour y arriver, sollicitant au passage la coopération des citoyens. “Il y aura des ateliers avec les forces vives pour réfléchir sur la manière de gérer ensemble la situation sécuritaire”, lance-t-il.

    Jean Victor Tsaramonina se dit conscient de l’existence d’une certaine forme de résistance à tout changement. Au-delà des programmes de renforcement de capacités, le commissaire divisionnaire n’exclut pas la sanction pour les policiers coupables d’infractions.

  • ELECTIONS – La HCC ouvre la voie à la possibilité d’organiser la présidentielle au-delà du délai prévu par la Constitution

    ELECTIONS – La HCC ouvre la voie à la possibilité d’organiser la présidentielle au-delà du délai prévu par la Constitution

    Antananarivo, 6 Novembre, 18h30 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) se prononce sur le délai de la tenue de la présidentielle. La juridiction constitutionnelle affirme que la course à la magistrature suprême peut être décalée. “Le report du scrutin présidentiel est envisageable”, indique-t-elle dans sa décision rendue jeudi pour répondre à une requête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

    La Cour fixe une condition à cette possibilité de report. Celui-ci est envisageable uniquement dans le cas où il est opéré “sous le contrôle de la HCC”. “Compte tenu des circonstances qui ont généré la vacance de la magistrature suprême de l’Etat, le report du scrutin présidentiel (…) est envisageable sous le contrôle de la Haute Cour de céans”, explique la HCC. L’ajournement doit se faire “sur la base d’une appréciation objective des conditions politiques, sécuritaires, financières et techniques de nature à garantir un scrutin libre, transparent et accepté par tous”, détaille-t-elle.

    Dans les considérants de sa décision du 10 octobre relative à la sortie de crise, la HCC avait rappelé les dispositions constitutionnelles en cas de vacance de poste du président de la République. Elle avait alors formulé une invitation “à l’autorité compétente spécifiée (…) pour organiser les élections dans les soixante (60) jours qui suivent la notification de la présente décision”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la “Refondation de la République”, s’est donné deux ans pour mener ladite “Refondation”.

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    Antananarivo, 6 Novembre, 16h15 – Le déficit commercial de Madagascar qui était encore à 1,278 milliard de dollars au premier semestre de 2025 s’est creusé jusqu’à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de cette année. C’est la situation de la balance commerciale du pays, en se référant aux données rapportées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans son Rapport sur la politique monétaire, publié mercredi.

    Ce creusement est la conséquence d’un double mouvement défavorable. La BFM rapporte une contraction de 10,5% des recettes exportations, passant de 1,980 milliard de dollars pour les neufs premiers mois de 2024 à 1,772 milliard de dollars pour la même période cette année. Les importations de la Grande île ont inversement progressé de 7,1% passant de 3 396,2 millions de dollars en 2024 à 3 636,5 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de cette année. Le pays a dépensé 240,3 millions de dollars de plus pour acheter des biens à l’étranger, durant la période sous revue.

    Pour les exportations, la baisse globale des recettes est principalement due à la chute significative de la valeur des exportations de trois produits phares de la Grande île que sont la vanille, le girofle et le nickel. Ces postes lourds étaient en forte régression. Et bien que les recettes d’exportation tirées de la zone franche et du cobalt aient enregistré une croissance, elles n’ont pas suffi à compenser les pertes des produits cités plus haut.

    Concernant les importations de Madagascar pour ces trois trimestres, trois catégories principales de produits ont tiré la valeur totale des importations vers le haut. L’alimentation a augmenté significativement de 36,6%, propulsé par une envolée spectaculaire des achats de riz. Il y a également la hausse des importations de matières premières essentielles à la production nationale ainsi que des biens de consommation. Les importations d’énergie et d’équipements étaient pour leur part en recul.

  • Vimbina Rahaingonjatovo :  “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    Vimbina Rahaingonjatovo : “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    La Société municipale de gestion digitale (SMGD) doit encore 7,18 milliards d’ariary à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) sur le prêt de 11 milliards qu’elle a contracté en 2021. Selon le directeur général de la CNaPS, Vimbina Rahaingonjatovo, la SMGD a honoré ses remboursements jusqu’en avril 2024, pour un total de 5,88 milliards d’Ariary. Depuis, les paiements se sont arrêtés. Face à ce défaut et après des relances infructueuses, la CNaPS entend faire jouer la clause de nantissement qui lui permettrait de reprendre 100 % des parts de la SMGD. En parallèle, elle indique avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance, afin de récupérer plus rapidement les fonds. Une procédure judiciaire est en cours, avec une audience prévue pour le 14 novembre. Le point avec Vimbina Rahaingonjatovo.
    Extraits

     

    La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus.

    Février 2021. La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) et la Société municipale de gestion digitale (SMGD) signe un accord contractuel.
    La société appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) en charge de la gestion des parkings dans la Capitale, avait contracté un “prêt” auprès de la Cnaps.
    Le prêt était accordé et la SMGD s’était engagée à le rembourser avec un intérêt de 7%.

    “La question qui s’est ensuite posée est de savoir si la Cnaps avait ou non l’habilitation légale à octroyer un tel prêt. Chacun a ses modalités de gestion. Personnellement, j’estime que les banques sont les entités désignées pour octroyer de prêts, et non l’institution (Cnaps) que je représente. Toutefois, ce n’est pas le scénario qui s’est produit à l’époque. Le capital fut décaissé au profit de la SMGD, qui a ensuite initié les versements de remboursement”, a déclaré  Vimbina Rahaingonjatovo, Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale,

    Un calendrier de remboursement était établi, et la SMGD avait 60 mois pour rembourser ses dettes.
    « Les informations en ma possession indiquent que la SMGD a commencé à effectuer des versements mensuels jusqu’en avril 2024. La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus. Nous sommes conscients des changements survenus au sein de la Commune à cette période, ce qui a entraîné la cessation des paiements. Depuis, la Cnaps a procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette, respectant ainsi toutes les procédures réglementaires. Après vérification des comptes, le solde restant dû à la Cnaps s’élève actuellement à 7,187 milliards d’Ariary », poursuit-il.

    Pour récupérer son dû, la Cnaps entend faire valoir le nantissement qui lui permet de reprendre la SMGD à 100%. Mais son DG indique également avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance.

    “Je vous informe de la stratégie de la Cnaps, car c’est le remboursement de ces fonds que le public attend. Depuis le mois dernier, et compte tenu de la clause de nantissement qui a été mise en place, laquelle stipule que si la SMGD fait défaut, la Cnaps dispose d’un titre légal pour prendre possession de 100% des parts de la SMGD. Ma décision est prise. Je vous annonce que la SMGD a été assignée en justice devant le tribunal. Bien que l’audience ait été initialement prévue pour le 22 octobre, elle a été reportée, avec le contexte ces derniers temps. La SMGD est désormais convoquée pour le 14 novembre. La Cnaps fera usage de son droit à reprendre la SMGD.
    Nous avons déjà analysé les flux de trésorerie de la SMGD. Je tiens à rassurer les retraités qui s’interrogent sur la valeur restante de cet actif. Notre stratégie, une fois que la Cnaps aura pris le contrôle de la société, ce qui se fera dans les règles du fait de l’inscription légale du nantissement, est la suivante : nous avons déjà soumis une offre de rachat de cette créance de 7 milliards des banques. Autrement dit, la banque rachètera ces 7 milliards d’Ariary. Nous aurons plus de détails sur l’évolution de ce processus d’ici le mois de décembre. Nous espérons que les procédures se dérouleront sans anicroche ni difficulté majeure.”, conclut le directeur général de la Cnaps.