Catégorie : Actualité

  • ART CONTEMPORAIN – Andri Marcel expose “Fihavanana, mitam-pihavanana” à la Fondation H

    ART CONTEMPORAIN – Andri Marcel expose “Fihavanana, mitam-pihavanana” à la Fondation H

    Antananarivo, 9 Novembre, 7h45 – “Rassembler ce qui est brisé”. A travers une série d’ouvrages qu’il expose depuis samedi à la Fondation H, le plasticien Andri Marcel, vice-lauréat du Prix Paritana 2025, interroge la valeur du fihavanana, cet esprit d’entraide, de solidarité et de réciprocité au cœur de la culture malgache.

     

    Dans son exposition intitulée “Fihavanana, mitam-pihavanana”, l’artiste transforme des sandales usées, des pneus et des boîtes de conserve en mosaïques colorées. Ces objets du quotidien auxquels il redonne vie deviennent alors des symboles de mémoire et de reconstruction. Ces fragments, devenus visages et paysages, composent ainsi un hommage vibrant à la cohésion sociale et au lien communautaire.

     

    Avec « Fihavanana, mitam-pihavanana », dans laquelle il utilise une technique mixte mêlant mosaïque et patchwork, Andri Marcel célèbre la persistance du vivre-ensemble et la force poétique des gestes ordinaires, en donnant aux matériaux modestes la dignité d’une mémoire partagée. Chaque œuvre devient une métaphore du tissu social, rappelant que la société tient par la réunion d’éléments hétérogènes.

     

    Visible jusqu’au 7 décembre, cette exposition s’inscrit dans le prolongement de sa résidence à Antananarivo, au sein du programme Paritana. Architecte de formation et artiste autodidacte, Andri Marcel développe depuis 2010 une pratique de la mosaïque à partir de matières recyclées, à la croisée de la sculpture et de la peinture.

  • Diplomatie – Camille Vital, ambassadeur  de Madagascar à Maurice, limogé

    Diplomatie – Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à Maurice, limogé

    Un Conseil des ministres réalisé en visio-conférence samedi démet Camille Vital, ambassadeur de Madagascar à l’île Maurice, de ses fonctions. Le communiqué en ce sens est publié ce dimanche matin sur la page Facebook de la présidence de la Refondation.

    Samedi, la presse mauricienne a rapporté l’existence d’une lettre, émanant de l’ambassade de Madagascar à Maurice et demandant aux autorités mauriciennes l’évacuation sanitaire à La Réunion de l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, en maille avec la justice mauricienne.

  • SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Un audit à réaliser auprès de la Jirama pour déterminer le sort de Ron Weiss 

    SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Un audit à réaliser auprès de la Jirama pour déterminer le sort de Ron Weiss 

    Antananarivo, 8 Novembre, 20h45 – “Il a été installé à ce poste selon un processus légal, il devrait quitter son poste par cette manière”. C’est à travers cette phrase que Ny Ando Jurice Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures répond aux revendications des employés syndiqués de la Jirama à propos de l’éviction de Ron Weiss du poste de directeur général de la compagnie. Il l’a fait savoir ce samedi devant quelques membres du syndicat de la société d’État à Ampandrianomby.

     

    Le membre du gouvernement de la Refondation évoque ainsi la mise en place d’un audit au sein de la Jirama. “Cet audit sera mené par un cabinet indépendant agréé par l’ordre des experts comptables et financiers de Madagascar. Le sort de Ron Weiss sera fixé par les résultats de cet audit”, indique-t-il aux syndicalistes de la Jirama présents à Ampandrianomby. Ny Ando Jurice Ralitera avance aussi des audits financiers et autres avec l’Inspection générale de l’Etat et la Cour des comptes. Il s’agit, selon lui, d’une instruction présidentielle pour scruter le fonctionnement de la Jirama et les éventuelles défaillances.

     

    La résiliation du contrat de Ron Weiss,la suspension du nouveau statut de la société d’État font partie des griefs des employés syndiqués de la Jirama. Les portes du ministère, selon les dires de Ny Ando Jurice Ralitera, restent toujours ouvertes aux discussions. “On peut s’asseoir toujours sur la table de négociation afin de trouver une issue favorable”, lance-t-il.

     

    La Jirama était en difficulté financière depuis quelques années. L’ancien régime a fait appel en mai 2024 au service de Ron Weiss, un ingénieur israélien qui a déjà fait ses preuves dans le redressement de la compagnie d’électricité au Rwanda. Dans une interview accordée récemment à www.2424.mg, le directeur général de la Jirama annonce avoir renégocié la plupart des contrats des prestataires de la Jirama. “Nous avons signé, ou re-signé, de nouveaux contrats plus favorables à la Jirama. Ce n’est pas encore terminé, nous continuons ce travail. Mais nous avons déjà révisé plus de 50 % des contrats”, a-t-il confié.

     

    Dans son plan de redressement validé au niveau de l’exécutif en mai 2025, Ron Weiss prévoit un équilibre opérationnel en 2029. Pour l’atteindre, il compte réduire les coûts avec la mise en place de centrales solaires ou encore des barrages hydroélectriques. Le directeur général de la Jirama est connu surtout pour son engagement personnel dans la lutte contre la corruption.“Si je découvre un cas de favoritisme, de corruption ou de pot-de-vin, j’agis immédiatement et de manière très sévère”, avait-il lancé dans cette interview.

  • DIPLOMATIE – Les “médiateurs” africains en mission de reconnaissance de la situation sur le terrain de Madagascar

    DIPLOMATIE – Les “médiateurs” africains en mission de reconnaissance de la situation sur le terrain de Madagascar

    Antananarivo, 8 Novembre, 19h30 – Une semaine de mission pour apprécier la situation sur le terrain. Les émissaires de l’Union africaine sont à Madagascar du 6 au 12 novembre pour évaluer la situation politique de la Grande île puis examiner les conditions d’un éventuel appui au processus de refondation qui y est engagé.

     

    Sous la conduite de l’ancien président burundais Domitien Ndayizeye, membre du Conseil des sages, et de Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de la Commission de l’Union africaine, la mission a démarré ses rencontres avec les principaux responsables de l’Exécutif malgache. Ils ont été reçus par le président de la Refondation de la République, le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères. La mission devrait se poursuivre avec des échanges avec les autres acteurs politiques et sociaux du pays.

     

    Lors de l’audience à Mahazoarivo, le Premier ministre a qualifié d’“injuste” les sanctions de l’Union africaine qui avait suspendu Madagascar de ses instances et de ses activités. Il a dénoncé des sanctions “qui touchent avant tout la population en limitant l’accès à l’aide au développement et en restreignant encore davantage la dignité à laquelle les Malgaches aspirent légitimement”.

     

    « Le peuple malgache s’est levé pour réclamer un peu de dignité, ses droits fondamentaux et une gouvernance responsable. Sa voix doit être entendue », a-t-il notamment souligné. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa va jusqu’à parler d’une précipitation de l’Union africaine dans sa prise de décision, en marge de la rencontre des émissaires africains avec le président de la République et la Haut conseil de la Refondation.

     

    Selon les communiqués des autorités malgaches, les représentants de l’UA, de leur côté, ont souligné que leur démarche vise à promouvoir un dialogue inclusif, conformément à leur mandat et aux principes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Dans ses précédents communiqués, l’Union africaine a insisté sur l’importance d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel avec la constitution d’un gouvernement civil et de l’organisation d’élections dans les meilleurs délais.

  • ENVIRONNEMENT – Quatre personnes arrêtées pour trafic illicite de tortues protégées à Tsihombe

    ENVIRONNEMENT – Quatre personnes arrêtées pour trafic illicite de tortues protégées à Tsihombe

    Antananarivo, 8 Novembre, 15h30 – Coup de filet dans une affaire présumée de trafic de tortues. Quatre individus soupçonnés d’implication dans un réseau de trafic illicite de tortues ont été arrêtés dans le Sud de Madagascar. Selon les informations partagées par le ministère de l’Environnement et du développement durable, ces arrestations font suite à la découverte de 26 tortues saisies dans le fokontany d’Ambaliandro, commune de Nikoly, district de Tsihombe, grâce à des informations communiquées par des citoyens.

     

    Les personnes arrêtées sont actuellement placées en garde à vue à la gendarmerie de Tsihombe où elles font l’objet d’un interrogatoire approfondi avant leur comparution devant le parquet pour répondre de leurs actes. Le ministère de l’Environnement et du développement durable a tenu à féliciter la population locale pour sa vigilance et sa coopération, tout en réaffirmant son engagement ferme dans la lutte contre le trafic d’espèces protégées.

     

    Photo : MEDD

  • MUSIQUE URBAINE – Kolotsaina Mainty dévoile sa nouvelle compilation “Tsy ho Bado”

    MUSIQUE URBAINE – Kolotsaina Mainty dévoile sa nouvelle compilation “Tsy ho Bado”

    Antananarivo, 8 Novembre, 12h05 – Le label Kolotsaina Mainty s’apprête à frapper fort sur la scène hip-hop malgache. Le lundi 10 novembre 2025, la plateforme kolotsainamainty.com dévoilera en exclusivité la compilation “Tsy ho Bado”, une production collective réunissant 16 titres et une sélection d’artistes issus de différentes générations du rap malgache. Ce projet s’inscrit dans la continuité du cypher “Tsy ho Bado” sorti en décembre 2024, véritable catalyseur du réveil politique et social de la jeunesse.

     

    Contacté, Tovolah, figure centrale du label, précise que “le message qui traverse l’album est celui de l’éducation et de la liberté d’expression.” Il explique que le projet “mixe anciens et nouveaux rappeurs, avec pour ambition de réhabiliter l’esprit des compilations rap, autrefois moteur de solidarité et d’émulation artistique dans le hip-hop mondial. “On veut remettre en avant la culture du collectif, du dire vrai, du rap comme arme de conscience”, ajoute-t-il.

     

    Au-delà de la musique, “Tsy ho Bado” réaffirme la fonction contestataire et politique du rap à Madagascar. Tovolah dénonce “la perte du côté revendicateur du hip-hop”, soulignant que “les artistes ont une responsabilité dans l’endormissement culturel et intellectuel du peuple.” Selon lui, cette compilation veut rallumer le “afo maha-mpiady”, le feu guerrier du peuple malgache, et rappeler que le rap, depuis ses origines, a toujours été un vecteur de conscientisation et de résistance. Un message qui s’adresse non seulement à ceux qui écouteront l’album, selon les dires de Tovolah, mais aussi et surtout aux artistes.

     

    Photo : Kolotsaina Mainty

  • FINANCEMENT – Herinjatovo Ramiarison fait part du rétablissement progressif des relations de Madagascar avec ses partenaires techniques et financiers

    FINANCEMENT – Herinjatovo Ramiarison fait part du rétablissement progressif des relations de Madagascar avec ses partenaires techniques et financiers

    Antananarivo, 8 Novembre, 12h55 – Des relations en cours de normalisation. Les liens de Madagascar avec l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers sont en train de se rétablir progressivement, rassure le ministre de l’Economie et des finances, Hery Ramiarison. “Cette démarche est particulièrement encourageante, puisque nous avons tenu des rencontres avec le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, l’Union Européenne ainsi que d’autres acteurs institutionnels majeurs”, révèle-t-il à la presse vendredi.

     

    L’Etat est actuellement en phase d’attente active, selon ce membre du “Gouvernement de la Refondation”. Et les relations de Madagascar avec ces PTF devraient revenir à la normale à très court terme, pour “permettre la relance des divers projets financés par ces bailleurs”, avance-t-il.

     

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison se veut déjà optimiste. “Nous avons d’ores et déjà procédé à la signature des documents désignant les personnes habilitées à parapher les accords et à suivre les investissements conjoints. Il n’y a aucune inquiétude à avoir : les projets vont être mis en œuvre”, lance-t-il.

     

    Selon le document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026, les bailleurs de fonds traditionnels, avec leurs financements concessionnels et semi concessionnels, restent les partenaires privilégiés de Madagascar. Ce document parle notamment des bailleurs multilatéraux tels que la Banque mondiale, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) ou le Fonds international de développement agricole (Fida).

     

    Pour le cas des partenaires bilatéraux, le Japon, la France, l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud y sont cités. Le ministère de l’Economie et des finances explique que ces types de financements sont recommandés pour minimiser les coûts et limiter les risques liés au portefeuille de la dette publique.

  • PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    Antananarivo, 8 Novembre, 11h50 – Tenter une énième réforme ou opter pour la table rase ? Le Gouvernement, en concertation avec les acteurs privés du secteur, a décidé la dissolution du Conseil national de la filière vanille (CNV). Une décision prise lors d’une rencontre entre les deux parties à Mahazoarivo, et qui met donc fin au mandat de cette association créée en 2021 pour la promotion et le développement de la filière vanille à Madagascar.

     

    L’avenir de ce Conseil avait encore été débattu lors de cette réunion. Les deux choix mis en discussion étaient la réforme du CNV visant à le rendre plus transparent et efficace et sa dissolution pure et simple. À l’issue de ces débats, c’est l’option la plus radicale, la dissolution du CNV, qui a été retenue et décidée, comme indiqué par le Bureau du Premier ministre qui avait rapporté la rencontre.

     

    Mais au-delà du cas de ce Conseil, d’autres décisions avaient également été prises. Une meilleure représentativité, un audit du secteur ainsi que la libéralisation des procédures d’exportation ont été jugés primordiaux. C’est pourquoi, les parties prenantes se sont convenues sur la mise en place d’un audit global de la filière, la publication des critères d’attribution des agréments, ainsi que la création d’un guichet unique pour simplifier les démarches administratives. Elles travailleront alors sur un plan d’action commun, symbolisé par ce nouveau départ drastique qui vise à redonner à la vanille malgache son excellence en 12 à 18 mois.

     

    La réunion de concertation a été présidée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, assisté pour l’occasion par des membres du Gouvernement concernés par la filière. Le secteur privé y était représenté par les collèges des planteurs, des collecteurs et des exportateurs. Pour l’administration publique, il s’agit d’une étape importante dans la volonté du gouvernement “de redresser une filière en crise depuis plusieurs années, marquée par la surproduction, la chute des prix et le manque de transparence dans la gestion de certains mécanismes”.

     

    Photo : Primature

  • FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    Antananarivo, 8 Novembre, 7h55 – Madagascar régresse et termine avant-dernier de l’Indice Absa 2025. La Grande île se voit attribuer un score de 36 sur 100 pour marquer ses progrès au cours des 12 derniers mois. Et cette contre-performance la positionne 28ème sur les 29 pays africains intégrés dans ce rapport annuel qui évalue le développement des marchés financiers à travers le continent sous l’angle de la transparence, de l’accessibilité et de l’ouverture.

     

    Produit par l’Official monetary and financial institutions forum (Omfif) avec l’Absa Group Limited, l’Indice Absa des marchés financiers africains mesure la performance des pays sur plus de 40 indicateurs, organisés en six piliers. L’évaluation porte sur la profondeur du marché, l’accès aux devises étrangères, la transparence du marché, l’environnement fiscal et réglementaire, le développement des fonds des pensions, l’environnement macroéconomique et la transparence ainsi que les normes juridiques et la force exécutoire. Les scores globaux de l’indice sont calculés comme une simple moyenne des scores de chaque pilier.

     

    Dans le pilier “profondeur de marché”, Madagascar obtient un score de 15 sur 100. Celui-ci évalue la taille et la liquidité des marchés nationaux d’actions et d’obligations, ainsi que la diversité des actifs cotés et l’existence de caractéristiques standard qui améliorent la profondeur du marché.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “accès aux devises étrangères” est de 77 sur 100. Il examine la capacité des investisseurs internationaux à déployer et à rapatrier facilement des capitaux, ainsi que la capacité de la Banque centrale à gérer la volatilité découlant des flux de capitaux étrangers.

     

    Dans le pilier “transparence du marché, environnement fiscal et réglementaire”, le score de Madagascar est de 37 sur 100. Le pays a été évalué sur la transparence des marchés financiers, en mettant l’accent sur les cadres fiscaux et réglementaires, et sur la manière dont les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont intégrés.

     

    Madagascar obtient un score de 10 sur 100 dans le pilier “le développement des fonds des pensions”. C’est le potentiel des investisseurs institutionnels nationaux à stimuler la croissance du marché des capitaux qui y était évalué.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “environnement macroéconomique et la transparence” est de 65 sur 100. Il prenait en compte l’environnement macroéconomique des pays et la transparence des données économiques et des décisions politiques.

     

    Et Madagascar obtient un score de 10 sur 100 pour ce qui est des normes juridiques et force exécutoire. Celui-ci évalue l’alignement des pays de l’AFMI avec les normes juridiques et contractuelles internationales des marchés financiers, en se concentrant sur l’applicabilité des conventions-cadres standard.

     

    D’après l’Omfif, seuls 10 pays ont progressé dans l’indice. 11 autres, dont Madagascar, ont vu leur score chuter et huit sont restés stables.

  • CONVENTION DE PRÊT – La SMGD affirme ne pas se soustraire à ses dettes envers la Cnaps et indique en avoir demandé le rééchelonnement

    CONVENTION DE PRÊT – La SMGD affirme ne pas se soustraire à ses dettes envers la Cnaps et indique en avoir demandé le rééchelonnement

    Antananarivo, 7 Novembre, 8h45 – “La SMGD est totalement de bonne foi et a prouvé, documents à l’appui, qu’elle ne refuse pas de payer ses dettes”. La Société municipale de gestion digitale répond à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) qui brandit la clause de nantissement prévue dans leur convention de prêt pour la prendre sous son contrôle. “La SMGD ne se soustrait pas à ses dettes envers la Cnaps”, indique-t-elle dans un premier communiqué diffusé mercredi. “Mais nous demandons la poursuite des discussions pour résoudre ce différend”, poursuit-elle.

     

    Dans un deuxième communiqué publié sur sa page Facebook en soirée, la SMGD indique avoir déjà sollicité le rééchelonnement de sa dette. “Nous avons demandé à la Cnaps de réduire les mensualités puis d’allonger la durée du remboursement mais cela n’a pas eu de réponse”, raconte-t-elle. Elle rapporte même avoir fait l’objet d’une “sommation de payer immédiate” de l’ensemble de ce qu’elle doit encore à la Cnaps le 21 octobre “alors que le dernier paiement prévu par la convention doit être en 2027”, souligne-t-elle. Elle indique également avoir été assignée devant le tribunal du commerce le 22 octobre.

     

    La SMGD confirme avoir cessé le remboursement depuis avril 2024 en raison de la “décision de la Commune de réaffecter à ses services la collecte des taxes municipales sur les marchés, ce qui avait réduit les recettes de la SMGD”. Or, la SMGD, comme elle le rappelle dans le premier communiqué, est la “société commerciale en charge de la sécurisation des recettes municipales et de la gestion des parking dans la commune d’Antananarivo Renivohitra, conformément à la convention signée par le Conseil municipal en 2021”.

     

    Le prêt conclu entre la Cnaps et la SMGD s’élève à 11 milliards d’ariary et devait être remboursé sur une période de 60 mois avec un taux d’intérêt de 7%. La SMGD confirme avoir versé 5,8 milliards d’ariary sur l’ensemble du montant dû, et la Cnaps parle de 7,187 milliards de dettes qui restent à payer. Mercredi, le directeur général de la Cnaps, Vimbina Rahaingonjatovo, a indiqué avoir procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette. Il souligne également qu’en plus de faire valoir le nantissement, la Cnaps a déjà soumis à une banque une offre de rachat de la créance.