Catégorie : Actualité

  • CINEMA – Zaho Zany, Grand Prix du meilleur film long métrage à la troisième édition de Ant’Sary Doc Mada

    CINEMA – Zaho Zany, Grand Prix du meilleur film long métrage à la troisième édition de Ant’Sary Doc Mada

    Antananarivo, 10 Novembre, 11h30 – Récompenses. La troisième édition du Festival international de cinéma Ant’Sary Doc Mada rend son verdict. Le Grand Prix du Meilleur Film Long Métrage est revenu à « Zaho Zany », de Maéva Ranaivojaona et Georg Tiller, un documentaire poétique sur la mémoire et l’identité malgaches. Ce prix majeur a été décerné lors du festival qui s’est tenu du 7 au 9 novembre 2025 à Antananarivo. Organisé par Asa Sary-Cinéastes de Madagascar et AyeAye Dev, l’événement a célébré le cinéma documentaire sous toutes ses formes, offrant une vitrine aux voix émergentes du continent et aux récits ancrés dans la réalité sociale.

    Quant au palmarès 2025 du Ravinala Awards de ce festival, il met en lumière la diversité et la vitalité du documentaire africain. Mbula de Pamphile Oudiane remporte le Best Picture Long Métrage, tandis que Black Woman and Sex de Khunou Godisamang s’impose dans la catégorie Best Sound Long Métrage. Côté courts-métrages, Le Prix du rêve d’Olivia Solène Gamélé Gove décroche le Meilleur Film, et Manandona, an Untamed Path de Hélène Manandraisoa et Julienne Norohasimbola reçoit le Prix du Public. Le festival a également distingué le jeune réalisateur Ramaniraka Rajaonary Manantsoa pour Little Garden, salué par un Prix d’encouragement.

    Soutenu par l’Institut Français de Madagascar, le ministère de la Communication et de la Culture, TV5Monde, les Cinéastes de La Réunion et plusieurs partenaires culturels, l’événement s’est imposé comme un rendez-vous majeur du cinéma documentaire dans l’océan Indien. Durant trois jours, projections, discussions et rencontres professionnelles ont mis en lumière un cinéma engagé, audacieux et ancré dans la réalité des peuples, confirmant la place d’Antananarivo comme carrefour incontournable du film documentaire africain.

  • FINANCEMENT – L’Etat évoque un besoin de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026

    FINANCEMENT – L’Etat évoque un besoin de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026

    Antananarivo, 10 Novembre, 10h20 – Un fonds colossal à lever. L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026. Pour mobiliser cette somme, il indique miser massivement sur les bailleurs multilatéraux, auprès desquels les autorités attendent 52,9 % du total ainsi que sur le développement accéléré de son marché intérieur. Ce Plan annuel de financement (PAF) est détaillé dans le Document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026.

    La Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT) 2026-2028 prévoit déjà une répartition des sources de financement et des méthodes de levée de fonds. Pour atteindre ces objectifs, les emprunts extérieurs et intérieurs représenteront respectivement 67,5% et 32,5% du financement total, selon ce qui y est exposé.

    Le montant total du financement extérieur attendu s’élève à 5 839,35 milliards d’ariary et l’Etat indique que des bailleurs de fonds sont déjà identifiés. A l’instar des partenaires multilatéraux telles que l’Association internationale de développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européen d’investissement (BEI) , lesquelles financeront plus de la moitié du financement total (52,9%).

    Une part de 8,2% proviendront des créditeurs bilatéraux. L’État prévoit ainsi de couvrir une grande partie de son besoin de financement par des prêts concessionnels et semi-concessionnels extérieurs. Une infime partie de ce besoin devra être couverte par les banques commerciales qui octroient des prêts non concessionnels.

    Les autorités attendent par ailleurs la rétrocession des fonds issus des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité de la résilience et de durabilité (FRD) par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), pour un montant total de 542 milliards d’ariary.

    Pour ce qui est du financement intérieur, l’Etat entend s’appuyer sur le développement de son marché intérieur des titres publics. Son plan annuel de financement prévoit un tirage de 2 811,84 milliards d’ariary.

  • CARBURANT – La retaxation à la TVA à 20% du pétrole lampant avancée pour 2026

    CARBURANT – La retaxation à la TVA à 20% du pétrole lampant avancée pour 2026

    Antananarivo, 10 Novembre, 8h55 – Le pétrole lampant pourrait être frappé à nouveau d’une Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20%. C’est une des nouvelles dispositions prévues dans le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. L’Etat indique miser sur cette mesure applicable à ce carburant afin de “élargir l’assiette fiscale et harmoniser son régime avec celui des autres produits pétroliers”.

     

    L’exonération de TVA sur le pétrole lampant figure dans la liste des dépenses fiscales que l’Etat prévoit d’éliminer en 2026. Bien qu’elle ait été prise au départ pour soutenir le pouvoir d’achat de la population, l’introduction de cette mesure sur la vente et l’importation de ce produit pétrolier avait entrainé des dépenses fiscales depuis la loi des Finances initiale de 2009. Le ministère de l’Economie et des finances rapporte, par exemple, qu’au cours de l’année 2024, le manque à gagner engendré par l’exonération à la vente et à l’importation du pétrole lampant était estimé à 41,24 milliards d’ariary en matière de TVA, soit 1,81 % des dépenses fiscales du pays.

     

    L’Etat prévoit ainsi de supprimer cette dépense. Il explique que l’ajustement du taux de la TVA à 20 % applicable aux pétroles lampants vise à élargir l’assiette fiscale et à harmoniser leur régime avec celui des autres produits pétroliers. Et les autorités annoncent un gain de 49,91 milliards d’ariary avec cette mesure.

     

    Prévue être prise suivant la recommandation du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et celui sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD), cette mesure répond également à des préoccupations de santé publique et environnementales. L’Etat soutient que le pétrole lampant est une source importante d’émissions nocives lorsqu’il est utilisé comme combustible domestique.

     

    Une simulation de l’augmentation des prix en cas de retaxation du pétrole lampant avait alors été effectuée. “Selon ce calcul, une augmentation de 686 ariary serait opérée en cas de taxation en matière de TVA à 20%”, rapporte le ministère de l’Economie et des finances, dans le Document budgétaire annexé à la PLFI 2026.

     

    L’Etat se veut pourtant rassurant. “Si l’on tient compte des différentes sources d’énergie en faveur de l’environnement qui se prolifèrent dans la Grande Île, cette taxation ne devrait pas créer de chocs sociaux significatifs”, expose-t-il. Les autorités soutiennent toutefois que “une stratégie de communication préalable est nécessaire pour un effet indolore auprès des ménages récalcitrants”. Le pétrole lampant étant très utilisé pour l’éclairage dans les foyers ruraux, l’Etat avait déjà lancé depuis quelques années une opération d’octroi de kits solaires aux ménages les plus vulnérables.

  • ÉVÉNEMENT – La septième édition du Forum national des entrepreneurs tournée vers la transformation économique et digitale

    ÉVÉNEMENT – La septième édition du Forum national des entrepreneurs tournée vers la transformation économique et digitale

    Antananarivo, 10 Novembre, 6h15 – Le Forum national des entrepreneurs (FNE) revient pour sa 7ème édition les 14 et 15 novembre 2025 au Pavé Antaninarenina. Sous le thème “Entreprendre autrement : moteur de la transformation économique et digitale”, l’événement mettra en lumière les nouveaux modèles entrepreneuriaux adaptés aux défis actuels. Il réunira des acteurs économiques, des porteurs de projets, ainsi que des experts du numérique et du développement durable.

     

    Véritable plateforme d’échanges et de réflexion, le FNE ambitionne de promouvoir un entrepreneuriat plus inclusif, durable et connecté. Dans un contexte mondial marqué par les mutations technologiques et économiques, cette rencontre vise à encourager les entrepreneurs à innover et à intégrer davantage les outils numériques pour renforcer la performance et la résilience de leurs entreprises.

     

    Le programme débutera le vendredi 14 novembre par la cérémonie d’ouverture officielle et le pitch final du FNE Project Contest. La journée se poursuivra avec une conférence intitulée “Devenez viral sur les réseaux sociaux” et la présentation de success stories autour du thème “Entreprendre autrement”, afin d’inspirer la nouvelle génération d’entrepreneurs.

     

    Le samedi 15 novembre sera consacré au Speed Business Meeting, à une conférence sur l’adaptation des entreprises à l’économie actuelle, ainsi qu’à divers ateliers sur le digital et l’économie. L’événement se clôturera par l’annonce des résultats du concours et la cérémonie de fermeture officielle. Cette édition entend renforcer la synergie entre innovation, entrepreneuriat et transformation numérique.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Fanirisoa Ernaivo annonce un audit et des enquêtes approfondies auprès du PAC d’Antananarivo

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Fanirisoa Ernaivo annonce un audit et des enquêtes approfondies auprès du PAC d’Antananarivo

    Antananarivo, 9 Novembre, 20h15 – “Je vous le dis : cessez les pratiques anciennes. Au risque de subir pire que ce que les deux magistrates suspendues subissent”. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, prévient le personnel du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Si les agents, magistrats ou personnel administratif, perpétuent ce qu’elle qualifie de “mauvaises pratiques”, les sanctions vont tomber.

     

    Selon Fanirisoa Ernaivo, “des investigations et des audits seront menés très vite au niveau du PAC d’Antananarivo pour déterminer les implications des uns et des autres”. Lors d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique TVM, samedi, elle évoque surtout les éventuelles responsabilités des deux magistrates qui avaient été récemment suspendues de leurs fonctions par le Comité de suivi et d’évaluation des PAC.

     

    A en croire la ministre, la suspension des deux procureures du PAC décidée par le CSE avait surtout été dictée par “l’urgence de leur interdire l’accès au PAC” après que “des dossiers ont été refusés” et que “des preuves ont disparu”. Elle ajoute que les mesures disciplinaires et éventuellement pénales interviendraient si les soupçons étaient confirmés par les audits, inspections et enquêtes à venir. “La prise de mesures se fera graduellement”, précise-t-elle.

     

    Dans son intervention, Fanirisoa Ernaivo reconnaît avoir douté elle-même de l’utilité des PAC. “Mais ce ne sont pas deux personnes qui n’ont pas fait leur travail qui doivent aboutir à la dissolution de cet organe de lutte contre la corruption”, confie-t-elle.

  • FINANCEMENT DES ENTREPRISES – L’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel rediscutée 

    FINANCEMENT DES ENTREPRISES – L’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel rediscutée 

    Antananarivo, 9 Novembre, 13h50 – Le soutien au secteur privé était au cœur des discussions lors de la récente rencontre entre le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé et les membres du Syndicat des industries de Madagascar (SIM). L’application de la Loi sur le développement industriel de Madagascar (LDIM) et l’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel (FNDI) figurent parmi les instruments de soutien discutées entre les deux parties.

     

    L’opérationnalisation du FNDI avait ainsi été remise sur la table des discussions. La version finale des statuts de ce Fonds était déjà établie depuis le mois de novembre 2023. Celui-ci avait été déjà présenté aux marchés des capitaux internationaux, à l’époque. Mais comme présenté lors de cette récente rencontre public-privé, son opérationnalisation se fera par voie de décret d’application.

     

    Comme souligné dans la Loi sur le développement industriel, il sera créé un FNDI, sous la forme d’une société anonyme à participation publique, afin de faciliter le développement économique de Madagascar dans le secteur industriel. Le dispositif de soutien financier porté par la FNDI SA s’adresse aux seules entreprises industrielles agréées. Il aura entre autres à constituer des fonds de garantie pour accompagner le développement de ces entreprises agréées dans le cadre de leur financement bancaire ou encore de favoriser la recherche scientifique et l’innovation technique et technologique dans le secteur industriel. Et ce, sous la forme notamment d’attributions de primes, de subventions, d’aides, d’avances remboursables ou de prêts.

     

    Le SIM a par ailleurs saisi cette rencontre pour insister sur la nécessité de l’établissement de politiques cohérentes avec la stratégie industrielle. Cela passe par l’encouragement et le soutien à la production locale, incluant la garantie d’un approvisionnement énergétique stable et l’examen précoce de la Loi de Finances. Les industriels ont également insisté sur l’importance de la coordination interministérielle pour atteindre les objectifs de développement économique.

     

    Le ministre Andriniaina Rasoarahona a, pour sa part, mis en avant les principes fondamentaux telles que la valorisation de la concertation entre l’État et le secteur privé, la transparence, ainsi que la lutte contre la corruption. “La promotion du secteur privé est une priorité, car il est le levier de la croissance économique malgache et le créateur d’emplois pour nos concitoyens”, a-t-il d’ailleurs souligné.

     

    Photo : MIDSP

  • “DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE” – Siteny Randrianasoloniaiko discute de « coopération stratégique et énergétique » avec la Russie

    “DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE” – Siteny Randrianasoloniaiko discute de « coopération stratégique et énergétique » avec la Russie

    Antananarivo, 9 Novembre, 15h30 – “En tant que président de l’Assemblée nationale, je réaffirme que Madagascar est pleinement disposé à établir avec la Russie des relations diplomatiques et techniques approfondies, fondées sur le respect mutuel, la coopération et l’intérêt commun”. En voyage en Russie pour le 13ème Forum international du sport, Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse rapporte une réunion de travail avec le vice-ministre russe de l’Energie, Roman Marshavin, avec lequel il a discuté des “moyens de renforcer la coopération stratégique entre Madagascar et la Russie dans le domaine de l’énergie et de l’électricité”.

    A en croire le communiqué de l’Assemblée nationale, la partie russe a mis en avant son expertise et ses “expériences dans la mise en œuvre de projets énergétiques intégrés visant à répondre aux besoins du pays en matière d’énergie”. Le communiqué rapporte les dispositions de Moscou à accompagner Madagascar à travers des investissements dans les infrastructures énergétiques, la formation de techniciens et la mise en œuvre de projets de production et de distribution d’électricité.

    De son côté, Siteny Randrianasoloniaiko a réaffirmé l’intérêt de Madagascar pour l’ouverture d’un dialogue structuré avec la Russie, fondé sur le respect mutuel et la recherche d’avantages réciproques. Il a souligné la volonté malgache d’approfondir une coopération technique et diplomatique plus large dans le secteur de l’énergie. “Cette rencontre représente un signe de renouveau et de renforcement des liens stratégiques entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’électricité et du développement durable”, souligne-t-il sur sa page Facebook.

    Pour ce voyage en Russie dans le cadre du 13ème Forum international du sport, la délégation parlementaire malgache conduite par le président de l’Assemblée nationale, comprend Charlot Mamihaja, troisième questeur et député pro-Siteny élu à Mananjary sous les couleurs de la plateforme Firaisankina, et deux députés élus sous les couleurs de l’Irmar, Tianarivelo Razafimahefa, député élu à Ambatolampy et Bismark Mong Mann, élu à Ihosy.

    Le programme du déplacement partagé par l’Assemblée nationale avait prévu une rencontre avec des parlementaires russes afin de renforcer les relations entre les deux parlements et de promouvoir l’amitié entre Madagascar et la Russie. Une rencontre avec les membres de la diaspora malgache ainsi que les étudiants résidant en Russie était aussi inscrite dans l’agenda de la délégation.

     

    Photo : Assemblée nationale

  • SECTEUR INDUSTRIEL – 172 Zones et entreprises franches pour environ 180 000 emplois rapportées

    SECTEUR INDUSTRIEL – 172 Zones et entreprises franches pour environ 180 000 emplois rapportées

    Antananarivo, 9 Novembre, 8h55 – Un secteur qui pèse. Madagascar compte actuellement 172 Zones et entreprises franches (ZEF), lesquelles emploient environ 180 000 emplois. Et elles jouent un rôle majeur dans l’économie du pays, notamment en tant que source essentielle de devises étrangères. Des contributions que le ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé (MIDSP) ont mises en avant, lors de la rencontre entre le ministre Andrianiaina Rasoarahona et les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), jeudi.

     

    Le secteur public entend alors renforcer ses liens avec le secteur privé afin d’établir des bases solides pour la réforme économique. Le ministère insiste sur l’importance cruciale de la synergie pour atteindre les objectifs de développement économique communs. “Tous les acteurs doivent œuvrer de concert si nous voulons consolider les fondations de la réforme économique. Nous resterons à l’écoute et nous nous tiendrons aux côtés du secteur privé”, lance le ministre Andrianiaina Rasoarahona.

     

    La réforme de la loi régissant les ZEF avait été remise sur la table des discussions lors de cette rencontre. Le GEFP aurait de son côté avancé l’établissement d’une plateforme dédiée, ou d’un Conseil National, pour faciliter les échanges entre les acteurs de l’environnement ZEF.

     

    Photo : MIDSP

  • BIEN ÊTRE – Belly Malala Raveloarijaona publie son premier ouvrage “Manuel L-Fy : La méthode Pilates”

    BIEN ÊTRE – Belly Malala Raveloarijaona publie son premier ouvrage “Manuel L-Fy : La méthode Pilates”

    Antananarivo, 9 Novembre, 10h35 – Un outil pédagogique qui se veut complet. La chorégraphe, danseuse et professeure Belly Malala Raveloarijaona, fondatrice du L-Fy Studio, a publié le 30 octobre 2025 son premier ouvrage intitulé « Manuel L-Fy : La méthode Pilates ».

     

    Fruit de cinq années de pratique et d’une année de conception, ce manuel auto-édité mêle théorie, anatomie et pratique, pour accompagner instructeurs et pratiquants. Il marque une étape importante dans la diffusion du Pilates à Madagascar, une discipline encore peu connue mais en pleine émergence.

     

    Le livre, structuré en quatre parties, revient d’abord sur les fondements de la méthode créée par Joseph Pilates, avant d’aborder la pratique sur tapis, puis sur les machines, Step Barrel, Ladder Barrel et Reformer. L’ouvrage s’achève sur un chapitre consacré à la pédagogie et au rôle de l’instructeur.

     

    « Le Pilates est une discipline universelle avec ses principes, sa terminologie, ses codes que Joseph Pilates a transmis « , explique l’artiste. Elle parle d’une “synthèse” des lectures, des formations et des expériences qu’elle a acquises. Elle y partage ainsi une vision exigeante et sensible du corps, où le mouvement devient outil de transformation et de conscience.

     

    Danseuse depuis de longues années , connue sous le nom de scène Belly SID, Belly Malala Raveloarijaona a enseigné en France, en Espagne et en Chine avant de revenir à Madagascar en 2018 pour fonder le L-Fy Studio en 2020. Ce lieu est le premier du pays à proposer le Pilates sur machines, introduisant successivement le Step Barrel en 2021, le Ladder Barrel en 2022 et le Reformer en 2024. Sa démarche vise à structurer une pratique professionnelle et à former une nouvelle génération d’instructeurs locaux.

     

    Artiste plurielle, Belly Malala Raveloarijaona a multiplié les expériences. Professeure au Rising Stars China en 2018, lauréate de la bourse DanceWeb 2024 à Vienne, elle a présenté sa création  » Hitady ny Very  » à la Fondation H et signé le court-métrage « Tout arrive à temps » en 2025. Elle déclare que « ce livre est un premier pas, une étape. Vers quelque chose de plus grand je ne sais pas ! Mais j’ai l’ambition de continuer à partager cette passion et de proposer un ouvrage pour le grand public, sur le Pilates sur tapis ». Un engagement artistique et pédagogique qui affirme la place du bien-être dans la culture du mouvement à Madagascar.

  • FINANCEMENT – Madagascar Airlines s’active pour l’obtention d’une seconde tranche de 40 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    FINANCEMENT – Madagascar Airlines s’active pour l’obtention d’une seconde tranche de 40 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    Antananarivo, 9 Novembre, 6h30 – Madagascar Airlines accélère la finalisation des conditions préalables pour l’obtention d’une deuxième tranche d’appui financier, à hauteur de 40 millions de dollars, de la part de la Banque mondiale. 20% de critères restent à satisfaire, et la compagnie aérienne nationale prévoit de finaliser ces dernières étapes d’ici la fin de ce mois de novembre. Cet objectif avait été présenté par Ony Rakotondratsimba, porte-parole de Madagascar Airlines, vendredi.

     

    Ce sujet aurait déjà été abordé lors de la dernière rencontre entre les hauts responsables de Madagascar Airlines et le Premier ministre. L’État aurait alors exprimé son soutien au projet d’obtention de ce financement de la Banque mondiale, qui servira à remettre la compagnie sur la voie de la rentabilité, et l’appuyer dans l’excellence opérationnelle et la qualité du service à la clientèle.

     

    Ce projet de Madagascar Airlines est intégré dans un cadre de suivi rigoureux de gestion de fonds, souligne Ony Rakotondratsimba. “Du fait de l’inclusion de Madagascar Airlines dans ce projet global de la Banque mondiale, des mécanismes de suivi, d’audit et de contrôle sont mis en place à chaque étape”, expose-t-elle. “En conséquence, les étapes et les critères à suivre pour la réalisation de ce financement sont parfaitement clairs et transparents”, assure-t-elle encore.

     

    Cette responsable de Madagascar Airlines rappelle qu’une première tranche de 25 millions de dollars avait déjà été octroyée par la Banque mondiale à la compagnie nationale dans le cadre du projet Pôle intégré de croissance (PIC). Madagascar Airlines est donc désormais en attente de la seconde tranche, qui s’élève à 40 millions de dollars.

     

    Madagascar Airlines prévoit par ailleurs un résultat d’exploitation positif pour l’exercice en cours. Ce qui, d’après cette compagnie, est “une première depuis de nombreuses années dans le transport aérien national”.