Catégorie : Actualité

  • DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    DIALOGUE – L’opposition parlementaire se dit prête pour la concertation nationale “afin de revenir dans la légalité”

    Antananarivo, 4 Novembre, 18h00 – Le groupe parlementaire Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) clarifie sa ligne politique. “Les autorités en place annonce la tenue d’une conférence nationale, dirigée par la Conseil chrétien des Eglises (FFKM). Nous, groupe Irmar dans l’opposition, encourageons dans ce sens et sommes prêts à y participer activement”, assure le député Philobert Milavonjy, nouveau chef de l’opposition parlementaire, mardi à Tsimbazaza.

    Le septième vice-président à l’Assemblée nationale estime que c’est la voie qui devrait permettre de “revenir dans la légalité”, lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. “Cela devrait conduire à un consensus car personne n’a intérêt à ce qu’il y ait des troubles”, poursuit-il.

    Le député élu à Ambovombe persiste à dire l’existence d’un changement “inconstitutionnel” à la tête de l’Etat. “Nous respectons la décision irrévocable de Haute Cour constitutionnelle (HCC) [qui entérine la Présidence de la Refondation de la République] et reconnaissons l’existence des autorités existantes. Mais nous prenons notre responsabilité pour refuser cette manière (…) et pour le retour à l’ordre constitutionnel”, soutient le chef de l’opposition parlementaire.

    Le groupe Irmar avait eu la majorité à l’Assemblée nationale avant le mouvement de rue et le changement à la tête de l’Etat. Plusieurs dizaines députés issus de son rang avaient annoncé leur décision de quitter ce groupe parlementaire. Tout cela après l’épisode de la dissolution de la Chambre basse décidé par Andry Rajoelina, suivie du vote de déchéance contre le Président de la République. Dans la foulée, il y avait eu la décision de la juridiction constitutionnelle de constater la “vacance des postes du président de la République et du président du Sénat” et l’invitation adressée au Colonel Michaël Randrianirina à “exercer les fonctions de Chef de l’Etat”.

  • RECHERCHE – Dr Norosoa Razanazatovo récompensée du prix “Diversité, Equité et Inclusion” à Valence

    RECHERCHE – Dr Norosoa Razanazatovo récompensée du prix “Diversité, Equité et Inclusion” à Valence

    Antananarivo, 4 Novembre, 17h15 – Une Malgache primée sur la scène scientifique mondiale. Le Docteur Norosoa Razanazatovo, chercheure à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), a reçu le prix « Diversité, Équité et Inclusion » (DEI) lors de la 10e édition de la European Scientific Working group on Influenza (ESWI) Conference 2025, organisée à Valence, en Espagne, du 20 au 23 octobre. Cet événement scientifique international a réuni des experts de la santé publique et de la recherche sur les virus respiratoires tels que la grippe, le SARS-CoV-2 et le virus respiratoire syncytial (VRS).

    Durant la conférence, le Dr Norosoa Razanazatovo a présenté un poster intitulé Integrated Respiratory Virus Surveillance in Madagascar: Epidemiological Patterns and Genomic Dynamics of Influenza Viruses, SARS-CoV-2 and RSV (2021–2024). Ses travaux mettent en lumière les résultats de la surveillance épidémiologique menée au sein de l’unité de virologie de l’IPM. Cette recherche vise à mieux comprendre la dynamique des virus respiratoires à Madagascar et à contribuer à l’amélioration des politiques de santé publique.

    Le prix DEI récompense les jeunes chercheurs engagés dans la recherche scientifique tout en promouvant la diversité, l’équité et l’inclusion dans leur domaine. Il salue également le leadership de scientifiques issus de communautés sous-représentées. Selon les organisateurs, cette distinction encourage la création d’un environnement de recherche inclusif et valorise la contribution de nouveaux talents dans la lutte contre les maladies respiratoires à l’échelle mondiale.

  • AFRIQUE – La présidente “élue” de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, prête serment dans un camp militaire

    AFRIQUE – La présidente “élue” de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, prête serment dans un camp militaire

     

    Antananarivo, 4 Novembre, 14h35 – Un nouveau mandat sous le signe d’une profonde crise. Samia Suluhu Hassan a été investie lundi pour un second mandat en tant que présidente de la Tanzanie. La cérémonie, tenue dans un camp militaire, a été fermée au public et retransmise à la télévision d’État. Cette prestation de serment inhabituelle fait suite à une élection où elle a été déclarée vainqueur avec près de 98 % des voix, des chiffres ‘’dignes d’une dictature’’, selon le politologue Dan Paget, cité par France 24. Ses principaux adversaires ont été exclus du scrutin, l’un étant emprisonné et l’autre disqualifié.

    Ce processus électoral a été vivement contesté, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La période précédant et suivant le vote a été marquée par des manifestations inédites et une répression violente. Les autorités ont imposé une coupure d’internet à l’échelle nationale, rendant difficile la vérification indépendante des bilans. Tandis que l’opposition évoque 700 décès, des sources diplomatiques faisaient état d’au moins 500 morts. La présidente a attribué les troubles à des « éléments étrangers » venus semer le chaos, et ordonné un retour à la normale.

    Des observateurs de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ont dénoncé l’absence de pluralisme, affirmant que dans de nombreuses régions, les électeurs n’avaient pas pu exprimer leur volonté démocratique. L’Union africaine, pour sa part, a félicité la présidente élue et a “déploré profondément la perte de vies humaines survenue lors des manifestations postélectorales”.

    Arrivée au pouvoir en 2021 après le décès de John Magufuli, Samia Suluhu Hassan avait alors incarné un espoir de renouveau démocratique après la présidence autoritaire de John Magufuli. Première femme à diriger le pays, cette technocrate expérimentée avait promis une ère d’ouverture avec sa doctrine des « 4R » réconciliation, résilience, réformes et reconstruction, et avait initialement assoupli la pression sur les médias et l’opposition. Mais son mode de gouvernance a très vite été pointé du doigt.

    La communauté internationale, dont l’ONU et l’UE, a exprimé son inquiétude face aux violences et aux violations des droits humains. À l’intérieur du pays, la situation a entraîné une perturbation de la vie quotidienne, avec une flambée des prix et la fermeture des écoles.

  • HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE – Six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au parlement en instance

    Antananarivo, 4 Novembre, 11h15 – Des anciens ministres à réintégrer et des nouveaux ministres à remplacer. La Haute cour constitutionnelle (HCC) est saisie d’au moins six dossiers de demande de réintégration et de constatation de vacance de siège au sein des deux Chambres du Parlement depuis quelques jours. Le document rapportant les dossiers en instance fait état de trois saisines effectuées par le président de l’Assemblée nationale, d’une saisine par le président du Sénat et de deux demandes émanant de deux anciennes ministres.

    Au niveau de l’Assemblée nationale, les deux dernières saisines effectuées par le président en exercice concernent la constatation de vacance des sièges de Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony et de Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa, respectivement nommés ministre de la Communication et de la culture et ministre d’Etat en charge de la Refondation.

    Une autre saisine de la HCC avait déjà, par ailleurs, été déposée par le président de l’Assemblée nationale le 17 octobre dernier en vue de réintégrer Volamiranty Donna Mara au sein de la Chambre basse. A l’époque, le gouvernement auquel celle-ci appartenait était encore censé assurer l’expédition des affaires courantes.

    Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Education nationale, et Aurélie Razafinjato, ancienne ministre en charge de la Population, elles, n’ont pas attendu le président de l’Assemblée nationale pour solliciter leur retour à Tsimbazaza. Si l’on en croit le dossier de la HCC, elles ont elles-mêmes déposé leur demande de réintégration le 31 octobre, juste après la passation de services avec leurs successeurs.

    Du côté de la Chambre haute, le président du Sénat a également saisi la HCC pour constater la vacance de siège au niveau de son institution après la nomination de la sénatrice Sidonie Raharinirina au poste de ministre de la Population et des solidarités.

  • COMMERCE – 2 820,1 milliards d’ariary de recettes recouvrées par la Douane pour les trois premiers trimestres de 2025

    COMMERCE – 2 820,1 milliards d’ariary de recettes recouvrées par la Douane pour les trois premiers trimestres de 2025

    Antananarivo, 4 Novembre, 10h35 – La Douane indique avoir perçu 2 820,1 milliards d’ariary de recettes durant les trois premiers trimestres de cette année. Ce qui constitue une plus-value de 3% par rapport aux 2 734,8 milliards d’ariary que l’administration douanière avait recouvrés pour la même période de l’année 2024. Elle en a fait part dans son tableau de bord du mois de septembre.

    La prévision de recettes douanières pour l’ensemble de l’année 2025 était établie dans la loi de finances de 2025 à 4 366 milliards d’ariary. 72% de ces recettes devraient être tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers et 28% par la taxation des importations de produits pétroliers.

    La Douane rapporte par ailleurs 17 272,8 milliards d’ariary d’importations malgaches pour les neuf premiers mois de cette année. Elles sont constituées de 4 594,5 milliards d’ariary de matières premières, de 3 293,7 milliards d’ariary d’équipements, de 2 845,5 milliards d’ariary d’énergie, de 2 536,4 milliards d’ariary d’alimentation et de 4 002,7 milliards d’autres biens, détaille-t-elle.

  • PIÈCE COMPTABLE – Obligation de conservation de facture pendant 10 ans pour les entreprises sous peine de sanction

    PIÈCE COMPTABLE – Obligation de conservation de facture pendant 10 ans pour les entreprises sous peine de sanction

    Antananarivo, 4 Novembre, 8h15 – Le projet de Loi de Finances 2026 introduit une mesure discrète mais à fort impact pour les entreprises. Désormais, toutes entreprises devront conserver leurs factures, qu’elles soient papier ou électronique, pendant dix ans, contre trois ans pour celles relevant de l’Impôt synthétique. L’article 20.01.56.34 prévoit des amendes allant de 100 000 à 2 millions d’ariary par année manquante, selon la taille du contribuable. L’objectif affiché est de renforcer la transparence et la traçabilité comptable, en soutenant la politique de modernisation engagée par la Direction générale des impôts.

     

    Cette nouvelle règle complète la série de réformes fiscales annoncées dans le projet de loi de finances 2026, notamment la généralisation de l’e-facturation et la dématérialisation des paiements. Les autorités veulent ainsi mieux suivre les transactions et limiter les fraudes. Selon le ministère de l’Economie et des finances, cette obligation facilitera les contrôles et garantira la fiabilité des déclarations d’impôts. Les factures conservées deviennent donc un élément clé de la conformité fiscale et un moyen d’éviter tout litige lors d’un contrôle.

     

    Toutefois, la mesure inquiète les petits opérateurs économiques souvent peu outillés pour gérer l’archivage sur une si longue période. Beaucoup redoutent les coûts logistiques et administratifs liés à la conservation des documents. Certains estiment aussi que les sanctions prévues sont disproportionnées par rapport à leurs capacités. Pour les experts comptables, il est urgent que l’État accompagne cette transition, notamment par la sensibilisation et la formation des petites structures au numérique et à la gestion documentaire.

     

    En pratique, cette disposition obligera les entreprises à moderniser leur comptabilité et à adopter des solutions d’archivage électronique plus sécurisées. Elle marque une nouvelle étape vers une administration fiscale plus rigoureuse et digitalisée. Si la loi est adoptée sans modification, la mesure s’appliquera dès le 1er janvier 2026. Les entreprises ont donc quelques semaines pour se préparer à cette exigence légale, sous peine de lourdes amendes et d’un risque accru de redressement fiscal.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    Antananarivo, 4 Novembre, 6h45 – Le Gouvernement donne le cap pour un éventuel redécollage d’Air Madagascar. La revitalisation de cette compagnie avait été au cœur des discussions autour du secteur aérien, au Palais de Mahazoarivo, lundi. Le sujet avait mis autour de la table le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, quelques membres de son gouvernement ainsi que des représentants de la compagnie Madagascar Airlines.

     

    Il avait été souligné, lors de cette rencontre, l’impératif de progresser rapidement dans la finalisation des étapes statutaires et réglementaires d’Air Madagascar, ainsi que de renforcer son adhésion aux normes requises. Les parties prenantes estiment que ces démarches contribueraient à l’obtention de résultats tangibles qui serviront les intérêts de la compagnie et de la Nation entière.

     

    Pour l’heure, le plan de restructuration de la dette d’Air Madagascar est toujours en cours d’approbation par les créanciers. Les dernières estimations des autorités, au mois de juillet, chiffraient cette à environ 100 millions de dollars, dont 60 % sont dus à l’État. Et elles assuraient notamment le Fonds monétaire international (FMI) être attentives au risque budgétaire que pourrait engendrer la restructuration de cette dette d’Air Madagascar.

     

    La situation de Madagascar Airlines avait également été abordée lors de la récente rencontre qui visait à traiter le redressement et la pérennisation du secteur du transport aérien à Madagascar. Les parties se sont penchées sur l’établissement de mesures durables visant à résoudre ses problématiques actuelles de la compagnie. La continuité opérationnelle, le maintien des accords avec les loueurs et les bailleurs de fonds figurent parmi les points qui ont été spécifiquement abordés.

  • DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    DIPLOMATIE – L’Union africaine nomme un envoyé spécial à Madagascar pour intensifier les échanges avec les acteurs locaux

    Antananarivo, 3 Novembre, 19h55 – Un diplomate djiboutien dépêché par l’Union africaine à Madagascar pour faciliter le dialogue inter-malgaches. Mohamed Idriss Farah, actuel conseiller du ministre djiboutien des Affaires étrangères et des relations internationales, est nommé au poste d’envoyé spécial auprès de la République par le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf. Il aura pour mandat de renforcer les échanges avec l’ensemble des parties prenantes de la Grande île “en vue de favoriser un dialogue inclusif”, indique un communiqué publié ce lundi de l’organisation continentale.

     

    Si l’on en croit le communiqué de l’Union africaine, sa “nomination s’inscrit dans le cadre de la feuille de route établie par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine” relative à la situation politique en cours dans la République de Madagascar. Le dialogue qu’il est chargé de soutenir devrait aboutir à “bâtir un consensus” et à “promouvoir une compréhension mutuelle en faveur d’une résolution pacifique de la crise et d’un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel” à Madagascar.

     

    Pour l’Union africaine, le changement de gouvernement à Madagascar s’est fait par des “moyens inconstitutionnels”. Après sa 1306ème session du Conseil de paix et de sécurité, elle a exigé “un retour rapide et total à l’ordre constitutionnel” à travers la mise en place d’un gouvernement de transition civil et l’organisation dans les meilleurs délais d’élections libres, équitables et transparentes”.

  • REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    Antananarivo, 3 Novembre, 16h15 – Forte tension dans le système éducatif. Le collectif des enseignants regroupés au sein du mouvement « Mpanabe manova ifotony » (MMI) indique maintenir un « service zéro », poursuivant de ce fait la suspension des cours auprès de leurs établissements publics respectifs. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, évoquant une insatisfaction générale des revendications qu’ils ont émises au niveau de la ministre de l’Education nationale. Et ils se sont exprimés face à la presse ce lundi.

    Leurs revendications initiales portent notamment sur l’alignement salarial, l’intégration statutaire, l’avancement de carrière, les conditions de retraite et le recrutement. Le MMI indique avoir déjà entrepris toutes les démarches et interventions nécessaires. Des rencontres ont parallèlement eu lieu et un état des lieux détaillé des travaux et propositions avait été déposé auprès des autorités et remis à la ministre de l’Éducation nationale, indique le porte-parole de ce collectif.

    Les enseignants du MMI se disent toutefois profondément insatisfaits des réponses apportées par leur ministre de tutelle. Suite à cette insatisfaction généralisée, ces enseignants ont décrété la poursuite d’un service zéro, en attendant une réponse concrète sous 48 heures.

    Ils exigent alors l’adoption et la signature immédiate d’un protocole d’accord, à l’image de ceux déjà mis en œuvre dans d’autres ministères. Ils réclament également la publication, dans les plus brefs délais, du décret d’application requis, la mise en place urgente d’une Commission de suivi et d’intervention concernant les procédures de recrutement. « Une réponse rapide et satisfaisante à toutes nos revendications afin de garantir la reprise des cours », ont-ils lancé.

    Le Dr Elys Karena Hanitriniaina dit comprendre que « les enseignants font face à des problèmes que nous nous efforçons actuellement de résoudre. Nous nous activons sur tous ces dossiers en ce moment et des solutions sont activement recherchées », rassure-t-elle.

  • RÉGIME FISCAL – Le projet de loi de finances 2026 prévoit de mettre fin à l’impôt synthétique intermittent

    RÉGIME FISCAL – Le projet de loi de finances 2026 prévoit de mettre fin à l’impôt synthétique intermittent

    Antananarivo, 3 Novembre, 11h05 – Il n’y aura plus de retenue à la source sur les honoraires des prestataires occasionnels ou temporaires non immatriculés. Le projet de loi de finances 2026 prévoit de supprimer l’impôt synthétique intermittent (ISI), un dispositif appliqué aux petits contribuables exerçant des activités ponctuelles ou saisonnières. Ce régime permettait à des acteurs comme les vendeurs occasionnels, artisans ou prestataires temporaires qui ne disposent pas d’identification fiscale de payer un impôt forfaitaire simplifié calculé sur leurs recettes.

    Le gouvernement justifie cette réforme par la volonté de simplifier le système fiscal et de réduire les régimes spéciaux souvent sources de confusion et de pertes de recettes. Si le texte passe, toute activité économique, même exercée de manière occasionnelle, devrait être déclarée et imposée selon les règles générales de l’IS. Ce qui impliquerait l’obligation d’immatriculation fiscale des prestataires occassionnels ou temporaires. Cette mesure vise à renforcer la transparence fiscale et à encourager la formalisation des petits opérateurs encore actifs dans l’économie informelle. En unifiant le traitement fiscal, l’État espère améliorer le recouvrement des impôts et rendre le système plus équitable.

    L’exemple d’un musicien se produisant uniquement lors de mariages ou festivals, illustre bien ce changement. Depuis 2017, il relevait du régime intermittent et payait un impôt allégé sur ses prestations ponctuelles. À partir de 2026, il devra s’immatriculer fiscalement et déclarer ses revenus sous le régime classique de l’IS. Pour un revenu annuel de deux millions d’ariary par exemple, ce musicien versera désormais 3 % d’impôt, soit 60 000 ariary. Cette mesure uniformise le traitement fiscal des professionnels, qu’ils travaillent toute l’année ou seulement de façon irrégulière.