Antananarivo, 28 Octobre, 21h00 – Probité et sagesse. Maturité et compétences. Redevabilité et transparence. Le Premier ministre de la “Refondation” Herintsalama Rajaonarivelo a transmis à ses ministres les valeurs et les qualités qu’il attend d’eux lors du premier Conseil de gouvernement tenu ce mardi. Pour lui, la nouvelle gouvernance doit incarner l’intégrité et l’excellence, mais elle doit aussi privilégier l’éthique et la performance.
Dans son discours rapporté par un communiqué de Mahazoarivo, le Premier ministre parle d’une “mission sacrée au service de la population”. Il souligne alors la nécessité de “bâtir un Etat juste, efficace et au service du peuple”. Il appelle également les membres du gouvernement à “produire des résultats concrets et visibles, capables de renforcer la confiance entre la population et ses dirigeants”.
Au-delà des réformes qu’exige la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo invite son équipe à faire preuve de “maturité” et à “agir en collectif” pour “relever ensemble la dignité de la Nation”. Il indique que les actions qui seront réalisées devront s’inscrire dans une voie claire de réformes véritables guidée par le respect, la solidarité et la cohésion.
Antananarivo, 28 Octobre, 17h15 – La chanteuse Zily a marqué les esprits lors du World Music Expo (Womex), tenu du 22 au 26 octobre 2025 à Tampere, en Finlande. Représentant à la fois Mayotte et Madagascar, l’artiste a livré, le vendredi soir, une prestation de 45 minutes d’une intensité rare, sur la scène du plus grand salon mondial dédié aux musiques du monde. Sa voix puissante, sa présence scénique et l’authenticité de son univers ont conquis un public composé de professionnels venus des quatre coins du globe.
Au cœur de cette édition, Zily a su captiver l’attention des programmateurs, producteurs et journalistes internationaux grâce à un spectacle vibrant mêlant rythmes traditionnels mahorais et malgaches à des sonorités contemporaines. L’artiste, encore émue après sa performance, confie avoir “fait le job et donné le meilleur de moi-même”.
Son énergie communicative a suscité un véritable engouement. Plusieurs propositions de festivals européens et nord-américains ont suivi sa prestation. Elle a également profité du Womex pour présenter en avant-première son prochain single, « Mamio », dont la sortie officielle est prévue le 19 novembre prochain.
Artiste engagée et figure montante de la scène de l’océan Indien, Zily fusionne avec talent afrobeat, amapiano et pop, tout en rendant hommage à ses racines culturelles de Mayotte et de Madagascar. Révélée par son premier EP « Imani na Amani », elle célèbre dans ses textes l’amour, la paix et la résilience féminine.
Avec plus de 63 millions de vues cumulées sur les plateformes, elle s’impose aujourd’hui comme une ambassadrice incontournable des cultures de l’océan Indien, portant haut les couleurs de Mayotte sur la scène mondiale.
Antananarivo, 28 Octobre, 13h55 – Un ultimatum de performance. Les membres du Gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo fraîchement nommés ce mardi auront un délai maximal de deux mois pour faire leurs preuves dans la mise en œuvre de la politique publique pour la Refondation. Ces résultats devraient être clairement perceptibles, avertit le Président de la “Refondation”, le Colonel Michaël Randrianirina. L’absence de résultats clairs et concrets à l’issue de cette période sera alors interprétée comme un échec. Ce qui entraînera un remaniement au sein du Gouvernement, assure le Chef de l’Eta
Antananarivo, 28 Octobre, 10h35 – L’Etat coupe les vannes. La quasi-totalité des dépenses non essentielles pour le reste de l’année budgétaire 2025 est suspendue. C’est le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo qui avait transmis cette instruction ferme à la ministre de l’Economie et des finances, afin de garantir la priorité aux salaires et aux fonctions vitales de l’Etat.
Ainsi, le Chef du gouvernement donne consigne au Grand argentier de “bloquer” toutes les lignes budgétaires du budget de l’Etat, comme les budgets des ministères ou les fonds spéciaux, ainsi que les budgets des établissements publics. Ce qui fait que plus aucun nouvel engagement ne devrait être autorisé sur ces lignes. Les dépenses vitales et obligatoires ne sont toutefois pas concernées par ce gel.
Dans ces dépenses vitales et obligatoires qui restent autorisées, il y a les salaires des fonctionnaires, les subventions des enseignants FRAM et les indemnités des chefs fokontany. Il y a également les pensions, les indemnités, les bourses ou encore le secours au décès. Les dépenses pour les bois de cuisson et l’alimentation des détenus, des cheptels de l’Etat et des forces armées y sont aussi tenues en compte.
Puis il y a les engagements incontournables, notamment pour le remboursement de la dette publique, les dotations au Centres de santé de base (CSB), les transferts pour le secteur de l’Energie ou encore les projets d’investissement dans les secteurs de l’eau et de l’Énergie qui sont financés sur fonds internes.
L’instruction transmise par le Premier ministre souligne par ailleurs le fonctionnement normal pour les budgets des Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Le mandatement et le paiement des dossiers déjà engagés avant cette instruction peuvent être poursuivis, précise ce document. C’est également le cas des financements extérieurs. Les opérations d’exécution budgétaire correspondantes peuvent être poursuivies, indique le Chef du Gouvernement.
Antananarivo, 28 Octobre, 9h30 – Un nouveau septennat pour Paul Biya, 92 ans. Le doyen des dirigeants du monde a été réélu pour la huitième fois avec 53,66% des suffrages, selon les résultats officiels annoncés lundi par le Conseil constitutionnel du Cameroun.
Paul Biya a accédé au pouvoir en 1982. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir verrouillé le système depuis 43 ans. Il a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels en 2008 et a notamment instauré le système de septennat en 1997.
Son principal adversaire, l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary est arrivé deuxième avec 35,19% des votes. Après avoir rompu avec le président Biya en début d’année, il a lancé une campagne qui a drainé les foules et s’est assuré le soutien d’une large coalition regroupant des partis d’opposition et des associations citoyennes.
La tension est montée d’un cran dimanche à Douala, où des manifestations de soutien à l’opposant ont tourné au drame. Le gouverneur de la région du Littoral a confirmé la mort de quatre personnes. Les partisans d’Issa Tchiroma clament, sur la base de son propre décompte, avoir remporté l’élection avec 54,8% des voix face au président sortant.
Nous sommes ici à Mangatany, district d’Arivonimamo, région de l’Itasy, sur le site où est construite une centrale solaire. Selon les informations, ce site est prévu produire de l’électricité d’une puissance de 9,5MWc pour le réseau interconnecté d’Antananarivo quand il sera terminé. Je suis avec Rado Andriamampandry et nous allons avoir une rencontre et un entretien avec le directeur général de la Jirama, Ron Weiss.
Nous sommes ici à Mangatany. Je voudrais vous demander quand est-ce que les premiers mégawatts crête de ce site de Mangatany seront injectés sur le réseau interconnecté d’Antananarivo?
Comme vous pouvez le voir lors de votre visite ici, nous progressons déjà très bien et nous avons déjà installé de nombreux panneaux. Nous avons déjà installé 3,8 mégawatts de panneaux, et au total, nous en aurons 9,5 mégawatts sur ce site. Cela fait partie de notre plan visant à augmenter la production à Antananarivo, et la première mise en service aura lieu d’ici un mois et demi. Dans un mois et demi, nous connecterons les 5 premiers mégawatts, puis nous poursuivrons avec le reste des mégawatts prévus sur ce site.
Où en sont justement les projets de centrales solaires dans le plan que vous avez mis en place pour la Jirama?
Comme vous le savez, la demande en électricité à Antananarivo est bien supérieure à la production sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo. Pendant de nombreuses années, aucune nouvelle infrastructure, aucune nouvelle centrale électrique n’a été construite à Madagascar, notamment à Antananarivo. Andekaleka a été construite il y a 40 ans. De nouvelles unités y ont été ajoutées au fil du temps, mais de nombreuses années se sont déjà écoulées et elles ne couvrent plus les besoins. Pour Antananarivo en particulier, une centrale solaire a été implantée à Ambatolampy mais cela remonte à plusieurs années. L’augmentation des infrastructures produisant de l’énergie fait partie du plan de redressement de la Jirama, et surtout les infrastructures produisant de l’énergie renouvelable pour réduire l’utilisation du gasoil et du fuel.
Ce site a une capacité de 9,5 mégawatts, mais nous prévoyons d’installer dans les meilleurs délais plus de 200 mégawatts de solaire à Antananarivo. Ce site s’inscrit donc dans notre plan à moyen terme pour mettre fin au délestage. Il fait également partie de notre stratégie visant à améliorer la situation financière de la Jirama, en réduisant l’utilisation de carburant et donc le coût de l’électricité grâce aux énergies renouvelables. Et tous les travaux que vous voyez ici sont réalisés par des Malgaches, par le personnel de la Jirama. Pas par des entreprises sous contrat.
En parlant justement de la réduction de délestage. Les Malgaches revendiquent la fin du délestage. Pouvez-vous donner un délai pour mettre fin, ou du moins pour réduire au maximum, le délestage? Pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo, mais aussi pour l’ensemble du réseau dans tout Madagascar?
Notre plan est divisé en trois phases : le court terme, le moyen terme et le long terme. À court terme, nous allons faire venir des générateurs fonctionnant au fuel le plus rapidement possible. Nous travaillons avec les nouveaux dirigeants [du pays]. Et une fois qu’elle aura donné son approbation de notre plan, quelques jours plus tard, les générateurs arriveront à Antananarivo. C’est une solution à court terme, juste pour résoudre la crise de délestage que nous connaissons actuellement. Et il y a une autre solution sur laquelle nous travaillons. Nous sommes en négociation avec les grandes usines, comme le Cotona ou la Star etc. Nous travaillons aussi en collaboration avec GEM et SIM. Pendant la saison sèche, lorsque la production est insuffisante, ces usines fonctionneront avec leurs propres générateurs et seront déconnectées du réseau. La semaine prochaine, nous aurons une grande réunion avec de nombreuses entreprises à ce sujet, afin d’avancer sur cette proposition.
À moyen terme, notre solution consiste à installer beaucoup de panneaux solaires et de batteries, comme nous le faisons ici. Nous avons identifié des terrains et nous installons site après site. Et à long terme, notre solution repose sur les grands barrages hydroélectriques comme Ranomafana, Sahofika ou Volobe.
L’une des missions qui vous ont été confiées est de mettre en place le plan de redressement de la Jirama. Cela a été fait et a reçu l’approbation des autorités. Est-ce que ce plan connaîtra des changements avec les nouveaux dirigeants?
Je pense qu’il est trop tôt pour répondre à cette question. Il nous a fallu plus d’un an pour obtenir l’approbation du plan de redressement financier. J’espère que les nouveaux dirigeants approuveront ce plan et ne le modifieront pas. Je pense que c’est un bon plan et nous avons déjà commencé à le mettre en œuvre. Mais ils ont bien sûr le droit de le réexaminer et de donner leur avis et leurs orientations en conséquence. Je pense qu’une fois le gouvernement en place, et en particulier le ministre de l’Énergie, il sera le premier à examiner le plan et à nous donner des orientations sur la marche à suivre.
Il y a certains principes de base qui sont valables pour tous les pays, pas seulement pour Madagascar. Nous devons réduire la consommation de carburant, car le carburant est trop cher. Nous devons installer des centrales solaires avec des batteries de stockage, car c’est une énergie propre et la mise en œuvre est rapide.
Nous devons continuer avec les barrages hydroélectriques qui sont de très bonnes solutions, mais il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats. Cela prend du temps et nous ne pouvons pas attendre leur aboutissement.
Et tous les éléments du plan qui concernent le fonctionnement interne de la Jirama doivent continuer : la réduction des pertes, le remplacement des vieilles machines qui causent de nombreux problèmes dans toutes les régions. Nous achetons actuellement plus de 100 groupes électrogènes pour l’ensemble des régions. Nous espérons que nous serons autorisés à poursuivre le plan de redressement financier tel qu’il a été convenu.
Vous avez parlé des groupes électrogènes mais aussi de la réduction de l’utilisation des carburants. Où en sommes-nous avec le groupe de 105MW pour Ambohimanambola qu’il faut transporter de Toamasina?
Le projet de 105 MW est un projet géré par le ministère de l’Énergie. Le gouvernement m’avait promis que ce projet serait prêt pour cette saison sèche. J’ai insisté à plusieurs reprises pour que la mise en œuvre de ce projet démarre. J’ai parlé avec le président, avec le Premier ministre, avec le ministre et avec l’équipe du ministère. J’ai envoyé des lettres, mais malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, le projet n’a pas encore démarré. Une partie des pièces a pu être transportée de Toamasina vers Antananarivo.
Mon estimation personnelle est qu’il faudra encore du temps pour achever ce projet. Mais je pense qu’il vaut mieux poser la question au ministre de l’Énergie, car c’est lui qui en est responsable. Je voudrais revenir au plan de redressement qui a été approuvé par les autorités. Mais qu’en est-il de l’adhésion de vos collaborateurs? Parce que ce sont eux qui vont le mettre en oeuvre avec vous.
Ce n’est pas un plan politique. C’est un plan purement technique. Les employés bénéficieront des résultats de ce plan, car la Jirama se trouvera dans une bien meilleure situation. Dans le plan, nous ne touchons pas à leurs avantages. Nous ne licencions aucun employé. Et d’après mon expérience au Rwanda, une fois que l’entreprise a été redressée, nous pouvons améliorer les conditions des employés. Donc, je pense que les employés devraient être satisfaits et soutenir ce plan.
Est-ce que nous pouvons espérer un équilibre financier rapide avec ce plan?
C’est l’un des principaux objectifs du plan. Nous voulons atteindre un équilibre opérationnel. Nous voulons réduire nos coûts. Et le plan aborde différents aspects relatifs à la réduction des coûts. Nous voulons aussi augmenter nos revenus. Par exemple, en réduisant les pertes que nous subissons entre la production et la distribution. Mais le plan ne concerne pas uniquement l’équilibre opérationnel. Il vise aussi à apurer les dettes passées, les grosses dettes que nous devons sur le marché.
Avez-vous une estimation de l’atteinte de cet équilibre opérationnel?
Le plan s’étale sur cinq ans. En réalité, nous avons commencé en 2024, avant même son approbation officielle. Nous atteindrons l’équilibre complet en 2029. Mais cela ne veut pas dire que nous allons souffrir jusqu’en 2029. Nous constatons déjà des améliorations dans plusieurs domaines.
D’abord, la plupart des fournisseurs de la Jirama, pas les producteurs indépendants (IPP), pas les fournisseurs de carburant, pas les grands fournisseurs, mais tous les autres fournisseurs sont désormais payés à temps. Ce n’était pas le cas auparavant.
Pour les IPP et les fournisseurs de carburant, comme cela représente des montants très importants, nous sommes encore en discussion avec le gouvernement. Mais tous les autres fournisseurs, les prestataires en nettoyage, en sécurité, ou en matériel, etc. sont désormais payés à temps. Et le montant total des arriérés les concernant est passé de 120 milliards d’ariary à 77 milliards, et nous continuerons à réduire jusqu’à solder complètement ces dettes.
Et parlant des dettes. Le sujet des contrats passés par la Jirama est une question récurrente. Est-ce que tous les contrats de la Jirama avec les autres entreprises, ses fournisseurs, que ce soit en matière de production d’électricité, de fourniture de carburants sont équitables? Est-ce que des faveurs sont accordées à certains prestataires?
Nous avons déjà renégocié de nombreux contrats. Et nous avons signé, ou re-signé, de nouveaux contrats plus favorables à la Jirama. Ce n’est pas encore terminé, nous continuons ce travail. Mais nous avons déjà révisé plus de 50 % des contrats. Et concernant la deuxième question, je veux être très clair. Tant que je serai directeur général, la Jirama ne favorisera aucun entrepreneur ou fournisseur. Tout sera fait par appels d’offres, ou selon des accords parfaitement équitables. Les conditions seront les mêmes pour tous les fournisseurs. Et cela ne s’applique pas qu’à mon niveau. C’est une instruction que j’ai donnée même aux niveaux hiérarchiques inférieurs de la Jirama. Et si je découvre un cas de favoritisme, de corruption ou de pot-de-vin, j’agis immédiatement et de manière très sévère. La Jirama n’est pas encore totalement assainie, je dois être honnête. Je reçois encore des plaintes de citoyens disant que des employés leur demandent de l’argent pour un branchement ou pour d’autres services. Mais nous ne le tolérons pas, et nous intervenons dès que nous avons des renseignement. C’est la même chose pour tout vol d’argent, de carburant ou d’électricité.
Quels sont les avantages que nous avons obtenus après ces renégociations? Le prix du kilowattheure a baissé de combien? Autrement dit, quelles sont les économies réalisées grâce à la renégociation de ces contrats ?
Oui, nous avons toutes les données à ce sujet. En fait, cela fait partie de notre plan de redressement financier. Il y a un chapitre consacré à la renégociation des contrats. Nous avons une présentation complète qui montre, contrat par contrat, les prix avant et après négociation. Et les économies réalisées grâce à ces renégociations font partie du plan de réduction de nos coûts.
Antananarivo, 28 Octobre, 6h30 – Démission. La ministre de l’Education nationale sortante, Marie Michelle Sahondrarimalala, annonce mettre elle-même fin à ses fonctions alors que son successeur n’est pas encore nommé. Censée assurer l’expédition des affaires courantes jusqu’à la désignation du prochain ministre, elle indique cependant que “les conditions ne permettent plus d’assurer de manière optimale la gestion et le bon fonctionnement du ministère, ainsi que la conduite efficace des affaires courantes”.
Pour la ministre sortante, cette situation vient du “contexte institutionnel, social et politique actuel” qui ne garantit plus la stabilité et l’efficacité du service public de l’éducation. Elle évoque la suspension de nombreuses activités et du travail au sein du ministère depuis le changement à la direction du pays. Elle espère qu’avec sa décision, les autorités compétentes pourront “prendre en toute légitimité les mesures appropriées” pour pallier les difficultés et pour “permettre la continuité du service public de l’enseignement”.
Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement par Andry Rajoelina le 29 septembre, puis la nomination d’un nouveau Premier ministre, les ministres sortants avaient pour mission d’expédier les affaires courantes. Cette disposition devait être maintenue avec la nomination d’un autre Premier ministre par le président de la Refondation de la République le 20 octobre. Mais depuis le départ en exil d’Andry Rajoelina et la désignation d’un chef d’Etat par intérim, Marie Michelle Sahondrarimalala avait annoncé “ranger au placard talons et costumes pour un moment”. Elle avait alors pris le leadership de la contestation du régime de la Refondation.
Dans sa déclaration publiée lundi, la ministre de l’Education nationale sortante annonce qu’elle demeure “pleinement investie, sous d’autres formes, dans la construction d’une nation malgache forte, digne et prospère”. Élue députée à Fianarantsoa sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar), elle devrait retrouver son siège à Tsimbazaza. En attendant la décision de la Haute cour constitutionnelle en ce sens, elle fait partie de la délégation d’Andry Rajoelina dans les discussions avec les missions internationales et dirige les mouvements de contestation dans les rues. Elle représente également le président déclaré absent par la HCC dans des missions plus nationales.
Antananarivo, 27 Octobre, 19h00 – Service réduit. Faute de personnel suffisant et en l’absence de réponse des autorités après leur précédent avertissement du 24 octobre, les médecins fonctionnaires du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) annoncent que la prise en charge des patients ne se fera plus à 100 %. Selon le Dr Éric Solofoarimanana, chirurgien et représentant des médecins, seuls les cas d’urgence vitale seront désormais traités. Le service minimum déjà en place sera renforcé et le nombre de patients admis, ainsi que ceux bénéficiant d’analyses, d’échographies ou de radiographies, sera réduit.
Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu au sein de l’hôpital. Depuis le 8 octobre, les internes des hôpitaux publics ont instauré un mouvement de “service zéro”, cessant toute activité médicale. Leurs tâches ont été confiées aux infirmiers et aux médecins en poste, dont le nombre reste limité. Ceux-ci peinent pourtant à assurer les consultations, les visites et le suivi des plaintes des patients. Plusieurs médecins ont souligné la surcharge de travail et l’impossibilité de maintenir un niveau de soin optimal sans le renfort des internes et des internes qualifiants.
Face à cette situation, les médecins de l’HJRA appellent les autorités à agir en urgence pour rétablir un fonctionnement normal. Ils alertent sur les conséquences graves pour les patients, notamment les plus vulnérables, qui subissent déjà les retards dans les soins et les difficultés d’accès aux médicaments. Dans leur déclaration, ils réaffirment que leur démarche vise avant tout à trouver une solution durable, bénéfique à la fois pour le personnel médical et pour les malades, afin d’éviter une dégradation supplémentaire du système hospitalier.
Antananarivo, 27 Octobre, 16h15 – Les litchis de Madagascar devraient arriver plus tôt sur les marchés européens pour cette année. Selon une source auprès du ministère de l’Industrialisation et du commerce, les primeurs seront de retour cette année. D’après notre source, les premiers envois par avion sont programmés dès la première ou la deuxième semaine du mois de novembre. “La campagne pour les primeurs débutent 10 jours avant les campagnes par bateau”.
La Primature a communiqué samedi que la campagne pour la filière litchi de cette année sera ouverte entre le 15 et le 20 novembre. Le marché est ouvert à tous les opérateurs malgaches, qu’il s’agisse des grandes sociétés exportatrices ou encore des moyennes entreprises.
L’année dernière les exportateurs ont eu du mal à remplir les bateaux. Pour cette année, la production est bonne. La qualité des fruits dépendra de la pluviométrie des semaines à venir.