Catégorie : Actualité

  • DESTINATION MADAGASCAR – Le modèle de développement touristique malgache à refonder, selon Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina

    DESTINATION MADAGASCAR – Le modèle de développement touristique malgache à refonder, selon Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina

    Antananarivo, 31 Octobre, 11h15 – Un changement radical de système annoncé. La nouvelle ministre du Tourisme et de l’artisanat, Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina, opte pour la refondation du modèle de développement touristique de Madagascar. Une vision que ce membre du Gouvernement avait partagée lors de sa prise de fonction officielle, mercredi.

    La refondation que la ministre Lucie Vololoniaina a exposée devrait mettre l’accent sur la valorisation des potentialités régionales, l’implication des communautés locales ainsi que la préservation du patrimoine naturel et artisanal de la Grande île. “Une approche décentralisée et participative permettra d’assurer la cohérence entre les orientations nationales et les priorités régionales”, lance-t-elle alors.

    La ministre en charge du Tourisme et de l’artisanat entend, de ce fait, mettre en œuvre des plans d’actions à court et moyen terme. Ils s’articulent autour de trois piliers principaux que sont la gouvernance et le cadre légal, la promotion et l’expérience client, et le soutien aux acteurs et aux investissements.

    “Nous voulons un tourisme et un artisanat qui créent de la richesse, mais aussi de la dignité”, soutient Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy. Elle estime d’ailleurs que ce sont deux secteurs qui valorisent les régions, protègent les ressources et font de chaque malgache à la fois un acteur et un bénéficiaire du développement.

    Le ministère en charge du tourisme et de l’artisanat se dit d’ailleurs déterminé à assurer une gouvernance exemplaire, qui est fondée sur la transparence, la rigueur et la responsabilité. Ce département réaffirme alors ses missions régaliennes, en veillant à la régulation, à la qualité des services et à la protection des acteurs du tourisme et de l’artisanat, rassure la nouvelle ministre.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h15 – Carl Andriamparany aura à passer du plaidoyer à l’action. Cet ancien secrétaire exécutif de la Chambre des mines, figure de proue du combat en faveur du dégel des demandes de permis miniers en souffrance est désormais le nouveau ministre des Mines chargé de ce déblocage. Le sujet avait brièvement été abordé par l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala durant la passation de service entre les deux responsables, mercredi.

    Le passage de témoin entre le ministre sortant et le ministre entrant était plus qu’une simple cérémonie protocolaire. Le sujet des permis miniers était au cœur des attentes de ceux qui ont assisté à l’événement. Les industriels miniers avaient déjà alerté sur la fragilisation du secteur avec le gel des permis bien avant. Ils avaient estimé que ce gel avait stoppé net la dynamique d’exploration, retardé des projets structurants et privé le pays de centaines de millions de dollars d’investissements directs étrangers.

    Le processus de réforme du secteur minier avait été déjà engagé, et est dans sa phase d’application, a soutenu l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala. Sa mise en œuvre avait déjà modestement commencé, notamment par le renouvellement de quelques permis miniers. L’ancien patron de l’administration minière a souligné en passant n’avoir délivré aucun permis d’exploitation. “Nous n’avons pas atteint ce stade, en raison des actions de coordination que nous avons menées avec la Banque mondiale”, a-t-il exposé.

    Herindrainy Rakotomalala a par ailleurs indiqué avoir suivi un plan d’assainissement. “Le ministère va donc maintenant s’engager dans cette phase d’application concrète, et je souhaite plein succès au nouveau ministre dans sa mission pour le développement de la Nation”, a-t-il lancé.

    Interrogé sur le sujet, le nouveau ministre, Carl Andriamparany a expliqué que “la bonne gouvernance est essentielle pour l’amélioration de la gestion, et nous allons commencer par l’appliquer au sein de ce ministère”. Il a indiqué que plusieurs organismes rattachés au ministère des Mines sont gérés par intérim depuis de nombreuses années. “Il est donc impératif de réorganiser les services du ministère afin d’atteindre cet objectif de bonne gouvernance”, a-t-il annoncé.

    Le rapport de Réconciliation de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar publié vers la fin du mois de décembre 2024, a fait part de 1 415 permis en cours de mouvement. Le fait d’être en mouvement signifie que ces permis ont encore des dossiers en attente de signature au niveau de l’administration minière pour leur renouvellement, leur transformation ou leur transfert.

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  • BRÉSIL – Manifestations des habitants des favelas de Rio de Janeiro après l’opération policière qui a fait plus de 100 morts

    BRÉSIL – Manifestations des habitants des favelas de Rio de Janeiro après l’opération policière qui a fait plus de 100 morts

    « Pourquoi ne tuent-ils que dans les favelas?” C’est la question que se pose une habitante d’une favela de Rio de Janeiro alors qu’elle participait à une manifestation destinée à demander des explications après l’opération policière la plus meurtrière de l’histoire du Brésil. “Aujourd’hui, ce que nous voyons dans la favela, c’est un génocide », martèle-t-elle, commentant l’événement qui a fait au moins 119 morts, sur fond de lutte contre le crime organisé.

    Mardi, un raid policier d’une ampleur inédite a été mené dans deux favelas du nord de Rio de Janeiro, faisant au moins 119 morts selon le bilan officiel. Tôt mercredi, les habitants ont rassemblé les corps sur une place publique pour dénoncer la violence du massacre. Ils décrivent des scènes “dignes d’une guerre”. Ce raid est le plus meurtrier que la ville ait connu, surpassant plus du double le bilan initial.

    Le président brésilien Lula s’est dit “stupéfait” par l’ampleur des violences et par le fait que le gouvernement fédéral n’ait pas été informé au préalable. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme s’était dit “horrifié” par l’opération policière avant même que le bilan n’ait doublé. Les affrontements les plus meurtriers auraient eu lieu sur une colline voisine, où de nombreux corps ont été retrouvés.

    Le gouverneur de Rio, Claudio Castro, a défendu l’opération, la qualifiant de “succès” et présentant les quatre policiers tués comme les “véritables victimes”. Il a justifié l’intervention en qualifiant les gangs de “narcoterroristes”, pointant leur utilisation de drones pour larguer des explosifs sur les forces de l’ordre. Il a également suggéré que “personne ne se promenait tranquillement” dans la zone des affrontements.

    Les opérations policières faisant plus de 20 morts sont “très rares” au Brésil et celles qui se produisent ont principalement lieu à Rio indique Soares, journaliste brésilien à la BBC. Pour le ministre de la Sécurité publique de Rio de Janeiro, Victor Santos, c’est une guerre qui se passe à Rio de Janeiro. “Des décennies d’inaction de toutes les institutions, municipales, étatiques et fédérales, ont permis à la criminalité de prospérer sur notre territoire”, a-t-il déclaré à la presse.

  • PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    Antananarivo, 31 Octobre, 7h20 – La population au cœur des actions. Atou Seck a été clair concernant la priorité de la Banque mondiale dans sa coopération avec Madagascar. Il s’agit de “soutenir les actions qui placent la population au centre du développement”, expose-t-il lors de sa rencontre avec le Premier ministre de la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo, ce jeudi.

     

    Les échanges entre les deux parties ont porté sur les enjeux liés à l’accès aux services essentiels dans les domaines de l’énergie et de l’eau. Ce sont des domaines qui sont non seulement au cœur des attentes de la population de la Grande île mais qui sont également en lien avec les priorités exprimées par le Gouvernement.

     

    Pour le Bureau du Premier ministre, cette rencontre avait aussi permis aux deux personnalités d’aborder en particulier les problèmes majeurs qui empêchent l’accès à ces services essentiels. Les autres secteurs comme l’éducation ou encore la santé y ont été aussi discutés

     

    Les deux parties se sont alors accordées pour poursuivre les discussions la semaine prochaine avec leurs équipes techniques respectives en charge des secteurs mentionnés. Et ce, afin d’identifier des solutions concrètes visant à améliorer la qualité et l’accessibilité de ces services dans le court et moyen termes, au bénéfice direct de population malgache, lance Atou Seck.

  • MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    MINISTÈRE – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sur un nouvel emploi à Washington, selon son secrétaire général 

    Antananarivo, 31 Octobre, 6h15 – Une absence remarquée. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre sortante de l’Economie et des finances, n’était pas présente à la passation de services avec son successeur le Dr Herinjatovo Ramiarison, mercredi. Et pour cause : elle a pris de nouvelles fonctions à Washington, confie Andry Ramanampanoharana, secrétaire général du ministère.

     

    Sans donner plus de détails sur le poste en question, le haut fonctionnaire indique que cela se serait passé avant même la prestation de serment du président de la “Refondation” de la République. Contactée sur le sujet, la ministre sortante n’a pas donné plus d’explications ni sur la date de son départ du pays ni sur les détails de son nouveau poste ni sur la coordination du calendrier institutionnel.

     

    En son absence, c’est donc Andry Ramanampanoharana qui a signé avec le nouveau ministre les documents de passation de service au ministère de l’Economie et des finances, ce jeudi.

  • ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    ADMINISTRATION – Interdiction de sortie du territoire pour Marie Michelle Sahondrarimalala et Rinah Rakotomanga

    Antananarivo, 30 Octobre, 16h55 – Deux figures de l’ancien régime frappées d’une interdiction de sortie du territoire. Il s’agit de Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Éducation nationale, et de Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la Présidence sous Andry Rajoelina.

    La mesure, signée par le ministre de l’Intérieur le 29 octobre 2025, ne précise pas les motifs exacts de cette décision. Mais les documents indiquent qu’elle fait suite à une lettre émanant du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption.

    Interrogé sur le sujet, le commissaire divisionnaire Ravony Jean Victor Tsaramonina, directeur général de la police nationale, confie que plusieurs raisons peuvent justifier une telle restriction. “Une interdiction de sortie du territoire peut découler de considérations administratives, politiques ou sécuritaires”, indique-t-il au téléphone. Il insiste sur le fait qu’une telle mesure ne constitue pas une preuve de culpabilité, mais relève d’une démarche de précaution.

    Lors de la passation de services au ministère de l’Education nationale ce jeudi, Marie Michelle Sahondrarimalala a indiqué qu’elle n’a pas l’intention de quitter le pays. Elle laisse, par ailleurs, entendre que la décision du ministère peut avoir un lien avec les manifestations qu’elle a co-dirigées avec Rinah Rakotomanga la semaine dernière.

  • FISCALITÉ – La Star se plaint des droits d’accise de 850 ariary/litre qui impacte le prix de la bière

    FISCALITÉ – La Star se plaint des droits d’accise de 850 ariary/litre qui impacte le prix de la bière

    Antananarivo, 30 Octobre, 15h25 – Sonnette d’alarme. La société Star se plaint de la hausse des droits d’accise qui frappent la bière. Dans un communiqué publié ce jeudi, elle dénonce une taxe qui est passée de 290 ariary à 850 ariary/litre de 2020 à 2025, soit une hausse de près 193% en cinq ans.

    Cette flambée des taxes a entraîné une hausse du prix de ses produits, les rendant de plus en plus inaccessibles pour une grande partie de la population, déjà affectée par la baisse du pouvoir d’achat. L’entreprise estime que cette situation met en danger un secteur clé de l’économie nationale.

    Selon la Star, ce sont près de 50 000 familles qui dépendent directement ou indirectement de cette filière. Elle indique employer plus de 3 700 personnes en permanence et collabore avec 20 000 producteurs agricoles partenaires. À cela s’ajoutent 350 dépôts de distribution, 25 000 points de vente et 1 100 fournisseurs locaux, dont une majorité de petites et très petites entreprises. Elle craint que la baisse des ventes, provoquée par une fiscalité jugée excessive, menace la viabilité de cet écosystème industriel et commercial.

    Tout en reconnaissant l’importance des recettes fiscales pour l’État, la Star appelle le gouvernement à revoir sa politique de taxation. L’entreprise plaide pour une réduction des droits d’accise afin de restaurer la compétitivité du marché et préserver l’industrie locale. Selon elle, une telle mesure permettrait de soutenir l’emploi, d’encourager les investissements et de favoriser un développement économique durable.

    Dans son communiqué, Star rappelle n’avoir jamais bénéficié d’avantages particuliers, mais demande à ce que les industries locales soient protégées pour éviter la disparition d’un acteur majeur de l’économie nationale.

  • FOOTBALL – La demande d’homologation du stade Barea parmi les priorités du nouveau ministre de la Jeunesse et des sports

    FOOTBALL – La demande d’homologation du stade Barea parmi les priorités du nouveau ministre de la Jeunesse et des sports

    Antananarivo, 30 Octobre, 14h30 – Un nouveau dirigeant prend en main le dossier du stade des Barea. La demande d’homologation de cette infrastructure sportive sera une priorité, confie le nouveau ministre de la Jeunesse et des sports, Alain Rasambany, lors de la passation de services avec le ministre sortant Marson Moustapha, à Ankorondrano, ce mercredi.

    “Nous nous efforçons de mettre en place une infrastructure de qualité. Cela inclut la recherche de solutions concernant l’homologation du stade”, souligne le nouveau ministre. A l’entendre, “une équipe spéciale sera mise en place au niveau du ministère, en collaboration avec la fédération, pour étudier les solutions permettant d’avancer sur ce sujet”.

    Alain Rasambany promet de se mettre à fond sur ce dossier. Il précise que son équipe “s’assurera que cela se concrétise dans les plus brefs délais”.

    L’entreprise ayant effectué les travaux de mise aux normes de la pelouse du stade Barea avait indiqué il y a une semaine que la réparation du gazon était faite. Elle avait indiqué que le stade “est prêt” pour l’inspection de la Confédération africaine de football.

  • ADMINISTRATION – Les 23 gouverneurs de région démis de leur fonction par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Les 23 gouverneurs de région démis de leur fonction par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 30 Octobre, 11h30 – Pas de tête à la direction des régions. Le Conseil des ministres de mercredi a décidé l’abrogation des décrets de nomination des gouverneurs des 23 régions. Le communiqué de la réunion de l’Exécutif ne rapporte pas de dispositifs supplémentaires pour régir l’intérim. Au moins huit d’entre elles ont, par ailleurs, déjà été gérées par des intérimaires avant cette abrogation.

    La dénomination de “gouverneur” a été adoptée en 2019, juste après la première élection d’Andry Rajoelina à la présidence de la République. Il s’agit du titre donné depuis cette période aux chefs de région qui sont censés diriger l’organe exécutif au niveau des régions en tant que Collectivités territoriales décentralisées. Faute d’élections des “chefs de région” depuis l’instauration des régions en 2004, les gouverneurs ont toujours été désignés par décret pris en Conseil des ministres.

     

  • COOPERATION – L’Union européenne se dit prête à dialoguer avec le gouvernement de la “Refondation”

    COOPERATION – L’Union européenne se dit prête à dialoguer avec le gouvernement de la “Refondation”

    Antananarivo, 30 Octobre, 7h55 – Ouverture et continuité. La Délégation de l’Union européenne (UE) à Madagascar annonce sa disponibilité à “entamer des échanges” avec les nouveaux membres du gouvernement de la Refondation, récemment nommés. Une ouverture qui marque la volonté de l’UE de continuer la coopération avec Madagascar, mais qui reste conditionnée par le respect des principes de transparence et de bonne gouvernance.

    Dans un communiqué publié ce jeudi, l’Union européenne indique qu’elle “prend acte” de la formation du gouvernement et souligne l’importance des “grands et nécessaires chantiers” qui attendent l’Exécutif. Les discussions à venir devraient s’appuyer sur les “orientations politiques énoncées par le Président de la Refondation, à savoir la bonne gouvernance, l’État de droit, la responsabilité financière et la lutte contre la corruption”.

    Dans la foulée, l’Union européenne affirme également saluer la volonté des autorités malgaches d’instaurer un “dialogue large et inclusif” avec l’ensemble des acteurs nationaux, afin de répondre aux attentes de la population, en particulier de la jeunesse.