Catégorie : Actualité

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une seule femme parmi les 12 membres du nouveau bureau permanent de la Chambre basse

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une seule femme parmi les 12 membres du nouveau bureau permanent de la Chambre basse

    Antananarivo, 30 Octobre, 8h45 – Voahanginiaina Raharimanarivo est la seule femme élue membre du bureau permanent de l’Assemblée nationale, mercredi. La député élue dans le district d’Antananarivo Atsimondrano sous les couleurs de la plateforme Firaisankina devient la rapporteure générale adjointe de la Chambre basse. Les principaux postes stratégiques du bureau permanent sont tous occupés par des hommes.

     

    Avec Siteny Randrianasoloniaiko, élu président de l’Assemblée nationale, il y a quinze jours, la direction de la Chambre basse est composée de 11 hommes et d’une seule femme, soit un taux de représentativité de 8%. L’ancien bureau permanent, pour sa part, a été composé de cinq femmes et de sept hommes, si on n’inclut pas le septième vice-président issu de l’opposition, soit un taux de représentativité de 42%.

  • CONSEIL DES MINISTRES – La nomination des hauts responsables des forces de défense et de sécurité régularisée par décret

    CONSEIL DES MINISTRES – La nomination des hauts responsables des forces de défense et de sécurité régularisée par décret

    Antananarivo, 30 Octobre, 7h05 – Confirmation. Le Conseil des ministres de mercredi adopte officiellement les décrets de nomination des principaux responsables des trois corps composant les forces de défense et de sécurité. Jusqu’à l’adoption de ces décrets, le général Demosthene Pikulas a été chef d’Etat-major de fait des Amées, tout comme le général Nonos Mbina Mamelison a été commandant de fait de la Gendarmerie nationale, et le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina directeur général de fait de la Police nationale.

     

    La nomination initiale des trois hauts responsables n’avait pas suivi les procédures requises. Le chef d’Etat-major des armées, Demosthene Pikulas avait été nommé par les hommes du Capsat au lendemain du ralliement des éléments du Capsat au mouvement de la GenZ. Le général Nonos Mbina Mamelison, ancien commandant des Forces d’intervention de la gendarmerie nationale, pour sa part, s’est autoproclamé Faneva aux côtés de ses hommes des FIGN. Les syndicats de la police ont ensuite suivi le mouvement et le ministère de la Sécurité publique a sorti une circulaire nommant le commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina au poste de directeur général de la police.

     

    Après ces nominations, les événements se sont accélérés, et les passations de services avec les commandants nommés par décret ont pu avoir lieu en présence des ministres concernés avant même que le pouvoir ne change de main à la tête de l’Etat.

  • PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Le groupe Firaisankina rafle trois des six sièges de vice-président à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 30 Octobre, 4h15 – La plateforme Firaisankina confirme sa “majorité”. Elle réussit à placer sept de ses membres au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale. En plus de Siteny Randrianasoloniaiko élu président de la Chambre basse il y a deux semaines, la plateforme, initialement d’opposition mais qui se targue d’être désormais majoritaire, obtient trois postes de vice-président, deux postes de questeur et un poste de rapporteur général adjoint.

     

    Trois députés “indépendants” occupent les trois autres sièges de vice-président, tandis que la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) place deux de ses élus en tant que questeur II et rapporteur général.

     

    Les membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale :

    Président : Siteny Randrianasoloniaiko, député élu à Toliara I (Firaisankina)

    Vice-président pour Antananarivo : Razafitsimialona Andriantsivoafetra “Fetra” Ralambozafimbololona, député élu dans le 5ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Vice-président pour Antsiranana : Issa Charles Ibrahim dit “Bora Réglage”, député élu à Antsirananana I (Indépendant)

    Vice-président pour Fianarantsoa : Fanomezantsoa Andrianjanahary, député élu à Manandriana (Indépendant)

    Vice-président pour Mahajanga : Christian Afakandro, député élu à Mahajanga I (Firaisankina)

    Vice-président pour Toamasina : Fidèle Razara Pierre, député élu à Ambatondrazaka (Firaisankina)

    Vice-président pour Toliara : Marco Tsaradia, député élu à Ampanihy (Indépendant)

    Questeur I : Tahiry Ny Rina Randriamasinoro, député élu dans le 4ème arrondissement d’Antananarivo (Firaisankina)

    Questeur II : Nirina Fenohery Johnny Rakotoarisoa, député élu à Ambohidratrimo (Irmar)

    Questeur III : Charlot Mamihaja, député élu à Mananjary (Firaisankina)

    Rapporteur général : Hubert Rakotoson, député élu à Mahanoro (Irmar)

    Rapporteur général adjoint : Voahanginiaina Berthine Raharimanarivo, député élu à Antananarivo Atsimondrano (Firaisankina)

  • PÊCHE – La répartition des quotas d’exportation de crabes à définir en urgence, lance le ministre Jaco Chan Kit Waye

    PÊCHE – La répartition des quotas d’exportation de crabes à définir en urgence, lance le ministre Jaco Chan Kit Waye

    Antananarivo, 29 Octobre, 21h00 – Course contre la montre pour sauver les prix et les pêcheurs. Le nouveau ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye, souligne la nécessité de définir en urgence le cadre de répartition des quotas pour l’exportation des crabes à Madagascar. Une mesure jugée critique, dans la mesure où l’ouverture de la campagne pour cette filière est déjà fixée au 15 décembre, expose ce membre du gouvernement lors de sa prise de fonction officielle, ce mercredi.

     

    Le ministre Jaco Chan Kit Waye fait part de l’effondrement du prix local des crabes, particulièrement dans les zones de production comme Mahajanga. Mais cette dévalorisation est encore accentuée par le faible nombre d’opérateurs exportant des crabes vivants, limitant la demande, indique-t-il.

     

    “Il faut donc que cette activité soit ouverte, afin qu’un plus grand nombre d’opérateurs puissent travailler sur l’exportation des crabes vivants”, avance-t-il alors. Cette ouverture du marché contribuera à stimuler la concurrence et permettre aux règles du marché de faire remonter le prix d’achat à la source, poursuit-il. “La règle de la concurrence existe lorsqu’il n’y a pas de monopole, lorsque les opérateurs malgaches peuvent jouir de la liberté d’exporter”, ajoute-t-il.

     

    Jaco Chan Kit Waye fait alors part de l’établissement d’un accord avec les opérateurs dans la filière crabe. Leurs avis concernant la répartition des quotas seront tenus en compte, rassure le ministre en charge de la Pêche. Son département s’engage à remettre en conformité réglementaire toutes les activités liées aux produits de la mer. Cela inclut la professionnalisation des opérateurs, dans la question de la fiscalité ou du rapatriement des devises ainsi que la révision de la taille minimale de capture pour garantir la pérennité de la ressource, avance-t-il.

  • AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    AFFAIRES ÉTRANGÈRES – Christine Razanamahasoa affirme vouloir faire tout son possible pour remédier aux sanctions de l’Union africaine

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h55 – “Nous héritons d’une mission exigeante, mais nous avons le devoir d’agir avec détermination pour rétablir la confiance de nos partenaires”. La nouvelle ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa donne les grandes lignes de sa mission lors de la passation de fonctions avec sa prédécesseure, Rafaravavitafika Rasata, ce mercredi à Anosy.

    Deux semaines après la suspension de Madagascar par l’Union africaine, la nouvelle cheffe de la diplomatie affirme vouloir concentrer ses efforts sur le rétablissement des liens entre le pays et l’organisation continentale. Et pour cela, elle espère que les Malgaches feront preuve de solidarité.

    “Nous devons parler d’une seule voix, renforcer nos alliances et reconstruire des relations solides avec les partenaires régionaux et internationaux mais aussi et surtout faire tout notre possible pour remédier à ces sanctions émises par l’Union africaine”, souligne la nouvelle ministre, invitant les diplomates à s’engager pleinement dans cette démarche.

    Dans son allocution, la nouvelle ministre souligne que “le mouvement des jeunes qui a conduit à cette situation s’inscrit dans une vague de revendications que l’on observe dans plusieurs pays africains”. Elle insiste sur la nécessité de redonner à Madagascar une place crédible dans le concert des nations. Elle appelle à “une diplomatie active, fondée sur le dialogue, la transparence et la défense des intérêts nationaux”.

  • ELECTRICITÉ – Les agents syndiqués de la Jirama reçus par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    ELECTRICITÉ – Les agents syndiqués de la Jirama reçus par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h25 – Première audience. Le nouveau ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, reçoit les représentants des agents syndiqués de la Jirama, ce mercredi, juste après sa prise de fonctions. A en croire le porte-parole des syndicalistes, plusieurs points avaient été abordés entre les deux parties, et le sort de l’actuel directeur général de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, Ron Weiss, était parmi les sujets évoqués.

    Le porte-parole des agents regroupés au sein du Sendikan’ny mpiasan’ny Jirama rapporte que la rencontre avec le ministre Ny Ando Jurice Ralitera leur avait permis d’insister sur leur revendication du départ de Ron Weiss et de son équipe. Les représentants des employés syndiqués indiquent également avoir saisi l’occasion pour réaffirmer leur opposition au nouveau statut de la Jirama. Ils affirment aussi d’avoir obtenu des réponses favorables lors de cette rencontre.

    Avant la rencontre, le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a fait part à la presse de son intention d’engager une démarche d’écoute visant à identifier les failles systémiques qui nourrissent les revendications syndicales. “Je ne vous répondrai pas immédiatement concernant la décision à prendre. Nous devons écouter toutes les parties prenantes. Nous chercherons un consensus pour pouvoir résoudre le problème”, lance-t-il. Il explique que “le vrai problème n’est pas les personnes, mais le système. Nous allons donc voir comment nous pouvons aplanir les revendications de ces syndicats”, expose-t-il.

  • REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    Antananarivo, 29 Octobre, 11h05 – La voix de la relève se formalise. Le Jeune patronat de Madagascar (JPM) entend mener une vaste consultation de jeunes cadres et entrepreneurs, acteurs économiques, experts techniques, institutions publiques et internationales lors de grandes assises qu’il prévoit d’organiser en novembre. Le JPM entend, durant ces états généraux, formuler d’une part des propositions économiques concrètes pour un climat propice aux affaires d’une part, de présenter les projets structurants initiés par ce groupement de l’autre.

     

    Il sera alors question pour les participants à cet évènement d’identifier les freins concrets rencontrés par les entreprises portées par des jeunes, notamment dans la formalisation de leurs activités, la fiscalité, le financement ou encore l’accès aux marchés. Formuler des propositions réalistes adaptées au contexte local sera également au menu. Celle-ci devra aboutir à l’élaboration d’un document de synthèse qui contiendra les facteurs que ces jeunes estiment indispensables pour un cadre économique favorable à la reconstruction et au développement des jeunes entreprises au pays.

     

    “Il ne s’agit pas d’une voix absolue, mais complémentaires”, lance la présidente du JPM Lilia Randriamifidimanana. Et cette voie sera ainsi issue du terrain et de I’expérience de jeunes entrepreneurs et de cadres dirigeants d’aujourd’hui, avance-t-elle. Mobilisation générale donc du côté de la jeune relève du secteur privé. Une démarche avec laquelle ces jeunes entrepreneurs entendent contribuer de manière structurée à la refondation de Madagascar.

  • Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    Cinq milliards de dollars de fonds et de biens placés à l’étranger à rapatrier, selon Fanirisoa Ernaivo

    La ministre de la Justice ambitionne de rapatrier sur la Grande île jusqu’à cinq milliards de dollars de fonds et de biens mal acquis placés à l’étranger. Lors de sa prise de fonctions ce mercredi, elle indique vouloir remplir cette mission durant les deux mois qui lui sont impartis à la tête du ministère. Elle promet des primes aux agents du ministère de la Justice qui, cette fois-ci, fera rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés dans le rapport Where To Invest in Africa 2025/26

    CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés dans le rapport Where To Invest in Africa 2025/26

    Antananarivo, 29 Octobre, 8h15 – Le rapport Where To Invest in Africa 2025/26 de la Rand Merchant Bank (RMB) positionne Madagascar parmi les pays africains offrant un potentiel d’investissement moyen, mais encore freiné par des défis structurels. Avec un taux de croissance projeté à 3,8 % par le Fonds monétaire international (FMI) pour 2025, l’économie nationale progresse à un rythme modéré, soutenue par les services, l’agriculture d’exportation et le tourisme. Cependant, les lourdeurs administratives, l’insuffisance des infrastructures et la dépendance aux aides extérieures continuent de peser sur l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

    Dans le classement RMB, l’Île Maurice conserve la première place grâce à sa stabilité, sa gouvernance et son environnement fiscal favorable. À l’opposé, des pays comme le Soudan figurent parmi les derniers, fragilisés par l’instabilité politique et la crise économique. Madagascar au 22e rang sur 31 pays analysés, se situe entre ces deux extrêmes, présentant un profil d’investissement à risque modéré mais à fort potentiel dans certains secteurs, notamment l’énergie renouvelable, les mines et les services numériques. Les efforts récents pour moderniser les cadres législatifs et renforcer la transparence suscitent un intérêt croissant, bien que prudent.

    Sur le plan macroéconomique, la stabilité reste fragile. L’inflation, estimée autour de 8 %, et un déficit budgétaire proche de 5 % du PIB témoignent d’un contexte encore tendu. Les autorités misent sur les partenariats public-privé et les réformes énergétiques, à travers des projets comme Volobe et Sahofika, pour renforcer la croissance. La dépréciation du franc et la volatilité des prix mondiaux représentent toutefois des risques persistants. La confiance des investisseurs dépendra de la capacité du pays à garantir une meilleure gouvernance et une exécution rigoureuse des projets publics.

    À moyen terme, Madagascar dispose de leviers de développement significatifs s’ils sont correctement exploités. L’amélioration de l’accès à l’énergie, la digitalisation des services publics et la promotion d’un tourisme durable pourraient accroître la compétitivité du pays dans la région. Si les réformes structurelles se poursuivent et que la stabilité politique est maintenue, la Grande Île pourrait renforcer sa position dans les futurs classements d’attractivité économique en Afrique. Pour l’heure, elle reste un marché prometteur, mais encore à consolider avant de devenir une destination d’investissement pleinement sécurisée.

  • GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    GOUVERNEMENT – Des proches collaborateurs du Premier ministre nommés en premier Conseil des ministres

    Antananarivo, 29 Octobre, 6h55 – Heritiana Joël Razafimanantsoa au secrétariat général du gouvernement. Antsivalahiniriko Eralison Pierrot Ramanantsoa en secrétaire général adjoint du gouvernement. Fenosoa Ratsimanetrimanana à la direction du cabinet civil. Le premier Conseil des ministres de la “Refondation” publie ses premières nominations officielles. Et il s’agit des proches collaborateurs du Premier ministre.

     

    Le nouveau directeur général de l’Administration pénitentiaire a également été désigné au cours de la première réunion hebdomadaire des membres de l’Exécutif au complet. Herinirina Roger Rasamuel remplace à ce poste Sakina Volazara Mohamady, nommée en novembre 2024. Sa première tâche sera de ramener le personnel de l’administration pénitentiaire au travail alors que les réclamations des agents syndiqués ne sont pas satisfaites. Ceux-ci avaient demandé un secrétariat d’Etat au sein du gouvernement, faute de quoi ils refuseraient toute nouvelle entrée dans les prisons.