Catégorie : Actualité

  • MANIFESTATIONS – Le Pape Leon XIV se dit “attristé” par les “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”

    MANIFESTATIONS – Le Pape Leon XIV se dit “attristé” par les “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”

    Antananarivo, 1er Octobre, 14h15 – La situation à Madagascar évoquée par le Pape Léon XIV au Vatican. Lors de l’audience générale de ce mercredi, le souverain pontife a fait part de sa tristesse face aux “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”. Regrettant que les événements aient “fait plusieurs morts et une centaine de blessés”, il appelle à “prier pour que toute forme de violence soit toujours évitée et que la recherche constante de la paix sociale soit favorisée par la promotion de la justice et du bien commun”.

    Dans un communiqué publié lundi, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme rapporte 22 décès liés aux manifestations ainsi qu’aux pillages et émeutes qui ont eu lieu en marge du mouvement de la jeunesse. Ce chiffre a été démenti par le ministère des Affaires étrangères qui n’a pas pour autant donné un bilan chiffré officiel.

  • COMMERCE – Expiration officielle de l’Agoa depuis minuit aux Etats-Unis, Madagascar et les pays éligibles espèrent un sursis

    COMMERCE – Expiration officielle de l’Agoa depuis minuit aux Etats-Unis, Madagascar et les pays éligibles espèrent un sursis

    Antananarivo, 1er Octobre, 13h55 – La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) a officiellement expiré le 30 septembre. Aucune législation de renouvellement n’a été adoptée avant son échéance. Madagascar, comme les autres bénéficiaires de ce programme de préférences commerciales doivent donc temporairement faire face aux droits de douane standard américain. Et jusqu’à ce que le Congrès américain légifère sur un éventuel sursis de l’Agoa à rattacher à une loi budgétaire d’urgence.

    Des sources qui suivent de près ce dossier, en particulier pour Madagascar, font en effet part de l’existence de signes encourageants indiquant que l’Agoa pourrait être renouvelée plus tôt que tard. Des projets de loi seraient en cours de préparation pour son renouvellement de manière rétroactive.

    Sans l’Agoa, des taxes douanières sont désormais appliquées aux produits malgaches qui entrent aux Etats-Unis, en attendant l’adoption du budget interne de ce pays. Déjà, il y a à considérer la taxe NPF ou le droit de douane standard, avec des taux qui changent par produit. Auxquels s’ajoute le droit additionnel au droit de douane qui est fixé à 15% pour Madagascar.

    Pour le cas des produits textiles et habillement par exemple, sur lesquels Madagascar est le plus impacté, le tarif appliqué dans une décision douanière américaine est de 14,9% pour un tissu tissé en polyester. Il est de 12,1% ad valorem pour une robe en coton tricoté et de 10,3% pour un tissu à 100% coton dans un cas de ruling. Aussi, pour ces trois articles en provenance de Madagascar, les taux atteindront respectivement à 29,9%, à 26,1% et à 27,1%.

    Pour la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), l’expiration de l’Agoa engendrera un impact cumulé pour les économies éligibles. Des droits de douane propres à chaque pays et à chaque secteur s’appliqueraient donc, en plus des taux de la Nation la plus favorisée, au lieu du traitement préférentiel actuel.

    Cette hausse soudaine des droits de douane pourrait perturber les relations commerciales de longue date et désavantager gravement les exportateurs africains, en particulier dans les secteurs hautement protégés comme le textile et l’habillement, où l’Agoa a jusqu’à présent fourni un accès essentiel au marché. La Cnuced prend l’exemple du Kenya qui verrait ses droits de douane moyens pondérés par les échanges américains presque tripler, passant de 10 % à 28 %. Pour Madagascar, il doublerait pour atteindre 23 %.

    Aussi, la Cnuced soutient alors que la compétitivité des exportations de l’Afrique sur le marché américain pourrait rapidement s’éroder à un moment où la concurrence pour d’autres marchés d’exportation s’intensifie à l’échelle mondiale, sans le renouvellement de l’Agoa. C’est pourquoi la Cnuced insiste sur l’importance d’accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui pourrait contribuer à atténuer cette situation ; bien que ce réajustement serait difficile et nécessiterait beaucoup de temps, lance-t-elle.

  • BASKETBALL 3X3 – La Team Nosy Be en lice pour le World Tour Shenzen

    BASKETBALL 3X3 – La Team Nosy Be en lice pour le World Tour Shenzen

    Antananarivo, 1er Octobre, 10h30 – Une équipe malgache sera en lice à Shenzhen pour le circuit mondial de basket-ball 3×3. Il s’agit de la Team Nosy Be, composée de Fiary Rakotonirina, Marco Rakotovao, Hasina Rasolonandrianina et Kanto Damie Arimanana.

    Outre Antananarivo, formé souvent par Livio Ratianarivo, Ely Randriamampionona, Arnol Solondrainy et Anthony Rasolomanana, la Fédération malgache de basketball aligne donc une deuxième équipe en circuit mondial. Les membres de cette nouvelle équipe n’en sont pas à leur première expérience mondiale, puisque Marco, Hasina et Damie avaient déjà joué ensemble chez les Ankoay. Fiary, champion d’Afrique en 2023, connaît également ses coéquipiers.

    Le World Tour FIBA 3×3 de Shenzhen aura lieu le 4 et 5 octobre. La Team Nosy Be sera en compétition face à des équipes en provenance de la Chine, de Serbie, d’Autriche, de France, d’Espagne, de Croatie, d’Australie, de Lituanie.

  • FINANCE – Le stock de la dette publique évalué à 7 206,4 millions de dollars à fin juin 2025

    FINANCE – Le stock de la dette publique évalué à 7 206,4 millions de dollars à fin juin 2025

    Antananarivo, 1er Octobre, 7h15 – Le stock de la dette publique à fin juin 2025 est évalué à 7 206,4 millions de dollars. C’est soit 31 974 milliards d’ariary, comme indiqué par le Trésor public. Il s’agit de l’accumulation de tous les emprunts effectués par l’Etat malgache jusqu’à ce moment précis, rapporte ce département.

    Le rapport entre cette dette publique et le PIB nominal est de 35,3%. Ce qui signifie que la dette équivaut à plus d’un tiers de la richesse totale produite par le pays en un an, si l’on ne compte pas les arriérés. Ajoutés aux arriérés, ce rapport est de 36,4%.

    La dette extérieure, c’est-à-dire l’argent emprunté par l’Etat auprès de prêteurs en dehors de Madagascar constitue sa partie importante. Elle s’élevait à 6 025 millions de dollars, environ 26 732,2 milliards d’ariary, soit 83,6% du total. Son remboursement nécessite donc des devises étrangères, d’où l’importance du taux de change. La perte de valeur de l’ariary face au dollar rend ainsi ce remboursement plus cher avec la monnaie locale.

    La partie restante, c’est-à-dire les 16,4% du total, est constituée de l’encours de la dette intérieure. Il s’agit cette fois-ci de l’argent emprunté par l’État auprès d’acteurs économiques basés à Madagascar, que ce soit des banques locales, des entreprises, voire des citoyens qui achètent des obligations d’État. Cette dette intérieure s’élevait à 5 247,2 milliards d’ariary. Son remboursement se fait en ariary. Ce qui aura de l’impact sur la liquidité et les taux d’intérêt au sein de l’économie nationale.

    Par ailleurs, l’Etat ne s’endette pas seulement directement. Il peut aussi se porter garant pour les emprunts d’autres entités, dont notamment les entreprises publiques ou les projets spécifiques. Le Trésor public fait alors part de 5,4 millions de dollars de dette garantie par l’Etat. Il s’agit donc d’une dette contractée par une autre entité mais que l’Etat s’est engagé à rembourser au cas où celle-ci ne le fait pas. L’Etat avait également offert une garantie sur emprunt de 3,2 millions de dollars.

  • ENGAGEMENT CONTINENTAL – 17 pays africains dans la deuxième cohorte des pays présentant leurs pactes nationaux pour l’énergie

    ENGAGEMENT CONTINENTAL – 17 pays africains dans la deuxième cohorte des pays présentant leurs pactes nationaux pour l’énergie

    Antananarivo, 1er octobre, 6h30 – Ils sont 17 nations africaines à composer la deuxième cohorte des pays à avoir présenté leurs pactes nationaux pour l’énergie. Ils se sont engagés à mettre en œuvre des réformes et des plans d’action en vue d’élargir l’accès à l’électricité dans le cadre de la « Mission 300 ». Il s’agit d’une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale, visant à fournir de l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030.

    On trouve dans cette deuxième cohorte le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cameroun, les Comores, la République du Congo, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie, Sao Tomé-et-Principe, la Sierra Leone et le Togo. Ce qui porte ainsi à vingt-neuf le nombre de pays du continent ayant finalisé leurs pactes.

    Madagascar figure parmi les douze premiers pays à composer la première cohorte, qui avaient dévoilé leurs pactes lors d’un Sommet en janvier 2025 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour donner le coup d’envoi de la Mission 300. Dans son document national, le Gouvernement malgache vise à augmenter la capacité de production d’énergie renouvelable (893 MW), atteindre 80% d’accès à l’électricité et 50% d’accès à des technologies de cuisson propre, d’ici 2030.

    La BAD rappelle que ce pacte national est un document exhaustif qui définit les objectifs fondés sur des données, des mesures politiques et des engagements en matière de ressources pris par les gouvernements africains. Et ce, en vue de réaliser l’objectif global de la Mission 300.

  • PARLEMENT – Les députés Irmar appellent leurs pairs à s’exprimer autrement que dans la rue

    PARLEMENT – Les députés Irmar appellent leurs pairs à s’exprimer autrement que dans la rue

    Antananarivo, 1er Octobre, 8h00 – “Les députés du groupe parlementaire Irmar (Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina) condamnent l’expression d’opinion faite en dehors de ce qui est prévu par les lois et les règlements en vigueur dans le pays”. Les élus de la majorité ont dénoncé lundi soir la participation de certains de leurs pairs aux manifestations de rue, notamment celles qui ne sont pas autorisées. Dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation du député Antoine Randriamampianina Rajerison, ils ont prié tous les députés à s’exprimer dans le cadre du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de la Constitution, et certainement pas dans la rue”.

    Dans leur communiqué, les élus Irmar soulèvent que le principe de l’inviolabilité parlementaire en matière d’opinion n’est applicable que durant les sessions parlementaires. “Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les actions faites et les opinions exprimées en dehors des sessions parlementaires et en dehors de l’exercice des fonctions, que ce soit dans les réunions publiques ou dans les médias, sont régies par le droit commun en vigueur sur le territoire de la République”.

    Lundi, le député Antoine Randriamampianina Rajerison, élu à Arivonimamo avait été arrêté alors qu’il avait participé aux manifestations des étudiants de l’Université d’Antananarivo auxquelles s’est joint le mouvement de la GenZ. Il a été libéré depuis mardi, mais entre-temps, les députés de l’opposition avaient dénoncé cette arrestation et avaient indiqué qu’aucun député ne devrait être arrêté en raison des opinions qu’il émet. Les forces de sécurité, elles, avaient évoqué que le député avait été interpellé suite à des renseignements rapportant la présence d’armes sur certains manifestants. Le général Jimmy Clark Rakotondramanana, sous-chef d’État-major en charge des opérations de l’État-major des armées, avait même confirmé que “des armes ont été retrouvées sur des manifestants civils et élus”.

  • TENSIONS SOCIALES – Les agents syndiqués de la Jirama s’apprêtent à faire grève

    TENSIONS SOCIALES – Les agents syndiqués de la Jirama s’apprêtent à faire grève

    Antananarivo, 30 Septembre, 21h30 – Les agents syndiqués de la Jirama regroupés au sein du “Sendikan’ny mpiasan’ny Jirama” (SMJ) font part de leur intention d’entrer en grève. Ils ont déjà fait appel aux employés de la compagnie nationale d’attendre et de suivre les consignes de leur bureau national à cet effet.

     

    Ce syndicat indique d’ailleurs soutenir les actions du mouvement de la “Gen Z” ainsi que les autres mouvements citoyens. Ces employés de la Jirama soulignent subir les problèmes du pays au même titre que le reste de la population.

     

    Ces membres du SMJ exposent par ailleurs que le problème de délestage est avant tout le résultat d’une mauvaise gouvernance de la Jirama. C’est pourquoi ils exigent le départ de tous les dirigeants et responsables, internes et externes, qui ont mené l’entreprise à la ruine et créé des troubles dans le pays.

     

    Ce syndicat estime alors que la seule solution viable pour redresser la Jirama est que l’État reprenne la totalité de la production d’électricité et d’eau sous le contrôle de la compagnie. C’est pourquoi ils réitèrent leur opposition au nouveau statut de cette société d’Etat.

  • MANIFESTATIONS – Longue marche pour les habitants de la RN1 vers le Centre-ville pour rejoindre le mouvement de la GenZ

    MANIFESTATIONS – Longue marche pour les habitants de la RN1 vers le Centre-ville pour rejoindre le mouvement de la GenZ

    Affrontements intenses dans le Centre-ville vers la fin de l’après-midi ce mardi 30 septembre. Les manifestants provenant de la route nationale RN1 qui avaient cru avoir réussi à investir le Parc d’Ambohijatovo ont été dispersés par les forces de l’ordre à coup de grenades lacrymogènes, et de tirs avec des armes à feu. Partis d’Imerintsiatosika, de Vontovorona, de Fenoarivo ce mardi 30 septembre, ils ont marché sur des dizaines de kilomètres pour rallier le Centre-ville et rejoindre les manifestants du mouvement de la GenZ à Ambohijatovo. Ils ne rencontreront pas beaucoup d’obstacles sur leur route, mais ne cesseront de voir leurs rangs grossir au fur et à mesure qu’ils avancent. Les barrages des forces de sécurité sont plus imposants à Anosibe et à Anosy, mais les manifestants continuent d’avancer. Ils finissent par investir Ambohijatovo, et se mêlent avec les manifestants de la capitale. Mais ce ne sera pas de longue durée. Les forces de sécurité lancent à nouveau des grenades lacrymogènes et tirent des coups de feu pour les disperser.

     

  • MANIFESTATIONS – D’Antaninandro à Ambohijatovo, entre pourparlers et grenades lacrymogènes

    MANIFESTATIONS – D’Antaninandro à Ambohijatovo, entre pourparlers et grenades lacrymogènes

    A Antaninandro, la descente des manifestants vers Ambohijatovo avait commencé par des pourparlers avec les forces de l’ordre. Au lieu de dire aux manifestants de se disperser, les forces de sécurité leur avaient demandé de trouver un autre endroit qu’Ambohijatovo. Le stade Makis, le stade Betongolo ou encore le stade de Malacam avaient été proposés. Mais les manifestants ont insisté pour aller à Ambohijatovo. Le dialogue de sourds s’est soldé par des affrontements. Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants à coup de grenades lacrymogènes, faisant le tour de plusieurs quartiers. Et puis, quand les manifestants de la route nationale RN1 sont arrivés, les manifestants de la Capitale sont de nouveau sortis pour rejoindre Ambohijatovo. La place est conquise, jusqu’à ce que les forces de sécurité reprennent la main, tirant à nouveau des grenades lacrymogènes au niveau d’Andohan’Analakely d’abord, avant de reprendre Ambohijatovo et ses environs.

  • SÉCURITÉ ÉCONOMIQUE – Les professionnels du bâtiment réclament une protection inconditionnelle des entreprises

    SÉCURITÉ ÉCONOMIQUE – Les professionnels du bâtiment réclament une protection inconditionnelle des entreprises

    Antananarivo, 30 Septembre, 10h45 – “Toutes les entreprises opérant sur le territoire national doivent bénéficier sans condition d’une protection digne”. L’appel est du Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SEBTP), et a été publié dans un communiqué publié ce lundi.

    Le SEBTP rappelle que ces acteurs économiques, qui sont des pourvoyeurs d’emplois et des contributeurs fiscaux, quelle que soit leur taille et leur secteur, méritent cette protection. Et celle-ci doit couvrir leurs collaborateurs ainsi que leurs moyens de production. Ce syndicat rappelle alors la nécessité d’un environnement sécurisé, favorable aux initiatives entrepreneuriales et garant d’une paix sociale durable.

    Ce groupement a fermement condamné les récents actes de vandalisme, de pillage et de destruction ayant affecté des entreprises et des citoyens, qualifiant. Il s’agit d’évènements que celui-ci qualifie de “totalement inacceptable pour la Nation”.