Catégorie : Actualité

  • MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    Antananarivo, 3 Octobre, 6h30 – Les manifestations reprennent ce vendredi à Antananarivo et ses environs. Et pour la reprise, les différents mouvements de contestation se sont ralliés pour adopter une stratégie commune. Ils se sont alors mis d’accord pour mettre en place un Comité conjoint de coordination “chargé d“élaborer toutes les stratégies pour mener les prochaines étapes et finaliser cette lutte”.

     

    A en croire Lily Rafaralahy, conseillère municipale d’Antananarivo et une des leaders du mouvement “Tsy manaiky lembenana” (qui ne se laisse pas faire), “à partir de maintenant, toutes les stratégies pour guider le mouvement émanent de ce comité”. Ce comité regroupe aussi bien les jeunes de la GenZ et les étudiants que les artistes, influenceurs, et syndicats ayant rejoint le mouvement.

     

    La coordination du mouvement a été officiellement créée jeudi, alors que les manifestants ont observé une journée de suspension stratégique. Avant que les conseillers municipaux n’annoncent la mise en place du comité, des étudiants de l’Université d’Antananarivo ont lancé un appel à tous les mouvements à renforcer leurs rangs. “La jeunesse a tenu bon et a ouvert la voie, mais la lutte ne peut plus être menée par les étudiants et les jeunes seuls”, ont-ils lu dans une déclaration télévisée.

     

    Ils en appellent ainsi à “toutes les forces vives de la nation au sein de la République de Madagascar”, “les chefs d’églises sans exception, les autorités traditionnelles, les syndicats du secteur public et privé, la société civile, et les hommes politiques”. Ils invitent également “les forces armées, les paysans et le peuple malgache sans distinction” à les rejoindre.

  • JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE – Maminiaina Ravatomanga affirme son rejet des pillages et de la destruction des emplois. 

    JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE – Maminiaina Ravatomanga affirme son rejet des pillages et de la destruction des emplois. 

    Antananarivo, 2 octobre, 19h30 – “Non aux pillages”. Le président du groupe Sodiat, Maminiaina Ravatomanga, pointe du doigt les violences faites aux entreprises et aux travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de la non-violence. Il dénonce, en plus des pillages, “la destruction des emplois” ainsi que “les attaques contre le travail et à l’entrepreneuriat”.

     

    S’exprimant dans un contexte où les entreprises traversent des difficultés, l’homme d’affaires rend alors hommage à ses collaborateurs dont il salue le “courage” et le “professionnalisme”. Pour le PDG du groupe Sodiat, “l’avenir de Madagascar se construit par l’effort, la persévérance et l’unité” des travailleurs. Il estime que leur engagement permet de “bâtir dans la dignité, sans violence”.

     

    Pour Maminiaina Ravatomanga, ses collaborateurs, “véritable force du groupe”, démontrent et prouvent au quotidien comment les travailleurs et les entreprises peuvent “contribuer ensemble au développement du pays”.

  • TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 2 Octobre, 17h00 – La majorité et l’opposition ne se sont pas entendues sur une décision de sortie de crise, après deux jours de réunion. Alors que les partisans du président de la République proposent la mise en place d’un gouvernement d’ouverture, les députés de l’opposition refusent de participer au processus si les revendications des manifestants ne sont pas prises en compte au préalable.

    “Compte tenu de la situation actuelle, la proposition du nom du Premier ministre a été étendue aux autres groupes parlementaires pour marquer notre ouverture”, indique un communiqué lu ce jeudi après-midi par le député Fanomezantsoa Andrianjanahary, élu à Manandriana et président du groupe parlementaire Union des parlementaires républicains (UPAR). A l’entendre, cette ouverture devrait “se poursuivre jusque dans la formation gouvernement”. Il en appelle donc “à toutes les forces vives du pays pour participer” à ce processus “afin de redresser le pays”.

    Les députés du groupe parlementaire Firaisankina, pour leur part, rejettent le communiqué que l’élu de Manandriana a lu au nom de “tous les membres de l’Assemblée nationale”, selon ses termes. “Le groupe parlementaire Firaisankina n’était pas présent et ne cautionne pas la lecture du communiqué”, martèle le député Fidèle Razara Pierre, élu à Ambatondrazaka à la presse. “Il est vrai qu’il y a eu des discussions pour trouver des solutions de sortie de crise, mais nous avons posé comme préalable indiscutable le respect du droit fondamental à la liberté d’expression”, poursuit-il.

    Mercredi, une première réunion a déjà eu lieu entre les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale afin de trouver une solution de sortie de crise. Aucune décision consensuelle n’ayant été trouvée, une autre réunion a eu lieu ce jeudi.

    De leur côté, les dirigeants de l’Alliance Firaisankina ont déjà annoncé leur refus de participer à un éventuel gouvernement d’ouverture. Dans un communiqué conjoint, ils ont qualifié de “trahison envers la population malgache et la patrie, ainsi qu’un mépris des vies perdues lors des manifestations” toute participation au prochain gouvernement envisagé par le président de la République.

    Le président de la République Andry Rajoelina avait annoncé lundi la dissolution du gouvernement et la nomination d’un nouveau Premier ministre. Il s’était donné un délai de trois jours après son adresse à la nation pour recevoir la proposition venant des députés selon l’article 54 de la Constitution et nommer le chef du gouvernement dans la foulée.

  • CRISE À MADAGASCAR – Sept ambassades basées à Madagascar appellent au “dialogue pour surmonter la situation actuelle de manière pacifique”

    CRISE À MADAGASCAR – Sept ambassades basées à Madagascar appellent au “dialogue pour surmonter la situation actuelle de manière pacifique”

    Antananarivo, 2 Octobre, 14h40 – Un appel conjoint. Les ambassades d’Allemagne, de Corée, de France, du Japon, du Royaume-Uni, de Suisse ainsi que la Délégation de l’Union européenne à Madagascar publient un deuxième communiqué sur la situation à Madagascar en moins d’une semaine. Elles invitent les différents acteurs malgaches à s’engager dans “un dialogue constructif afin de surmonter la situation actuelle de manière pacifique”.

    Dans ce deuxième communiqué, plus fourni et que l’ambassade des Etats-Unis n’a pas signé, les sept chancelleries étrangères réitèrent leur appel à la retenue et au rejet de toute forme de violence. Elles soulignent en même temps “leur attachement à l’Etat de droit” et insistent sur l’importance de la liberté d’expression et de la réunion pacifique. Dans le deuxième communiqué, elles rappellent que “ces droits fondamentaux sont essentiels à la stabilité démocratique et représentent le fondement du développement durable auquel le gouvernement et le peuple aspirent”.

  • MANIFESTATION – La préfecture de Sambava décrète un couvre-feu de 21h à 4h

    MANIFESTATION – La préfecture de Sambava décrète un couvre-feu de 21h à 4h

    Antananarivo, 2 Octobre, 12h35 – La ville de Sambava rejoint à son tour les grandes villes de Madagascar qui expriment leur mécontentement face au régime en place. Des foules ont commencé leurs revendications en descendant dans les rues pour réclamer la démission du président Andry Rajoelina. En réaction, la préfecture a décrété un couvre-feu de 21h à 4h du matin. Cette mesure, annoncée par la préfecture entre en vigueur à partir de ce jeudi 2 octobre. L’objectif, selon la préfecture, est de rétablir la sécurité dans les plus brefs délais.

    Après les six chefs-lieux de provinces, Manakara et Antsirabe, Sambava rejoint la liste des localités réclamant la démission du chef de l’État. Les manifestants affirment avoir été trompés par le président concernant la question du prix de la vanille. Dans les autres villes, les protestataires appellent à un élargissement du mouvement. Ils exhortent notamment les syndicats à rejoindre leur mobilisation dans les rues.

  • COMMERCE – Madagascar maintient ses dispositifs d’exportation en anticipation d’une extension rétroactive de l’AGOA

    COMMERCE – Madagascar maintient ses dispositifs d’exportation en anticipation d’une extension rétroactive de l’AGOA

    Antananarivo, 2 Octobre, 10h30 – “Business As Usual”. Les acteurs public et privé de la Grande île assurent le maintien des dispositifs d’exportation, pariant sur une reconduction à court terme de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Bien qu’aucune résolution n’ait été adoptée avant l’expiration de l’Agoa le 30 septembre, la partie malgache engagée dans ce dossier avance la possibilité d’une extension rétroactive de ce programme de préférences commerciales avec les Etats-Unis. Une situation qu’ils ont exposée dans un communiqué conjoint publié mercredi.

    Madagascar se dit rassuré du soutien de l’Exécutif ainsi que des législateurs américains en faveur de cette reconduction à court terme de l’Agoa. Une résolution qui n’a pas pu être adoptée en raison de l’interruption partielle du fonctionnement du gouvernement fédéral américain causée par l’absence d’accord budgétaire au Congrès ou le “shutdown”. La possibilité d’une extension rétroactive de cet accord commercial demeure ouverte une fois le blocage budgétaire levé, avance la partie malgache engagée dans ce dossier.

    Les importations en provenance des pays bénéficiaires de l’AGOA sont déjà soumises aux tarifs douaniers normaux prévus par le Code des douanes des États-Unis (NPF) depuis le début de ce mois d’octobre. Mais le renouvellement de l’AGOA de manière rétroactive signifie que ces NPF payés durant la période de suspension pourraient être remboursés. Ce remboursement n’inclut toutefois pas le droit additionnel de 15% fixé pour Madagascar.

    Les exportateurs vers les Etats-Unis sont donc appelés à la patience et à la prudence. Il est important pour eux que les certificats d’origine et les visas Agoa continuent d’être délivrés pour les cargaisons arrivant après le 30 septembre. Et ce, afin qu’ils puissent bénéficier d’un remboursement des droits si l’Agoa est renouvelée rétroactivement. Toutes les procédures nationales liées aux exportations Agoa, qu’il s’agit de certificats d’origine ou encore de certification de factures demeurent pleinement assurées par les administrations compétentes, dans la perspective d’une éventuelle reconduction.

    Cette approche, loin d’être un déni de la situation, se veut une stratégie proactive pour garantir que la fenêtre de suspension tarifaire n’entraîne pas de pertes définitives. D’ailleurs, les parties prenantes clés, tant publiques que privées, restent pleinement mobilisées en vue de la poursuite des négociations sur ce sujet.
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  • MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants de la Gen Z annoncent une suspension stratégique de 24 heures des manifestations à Antananarivo 

    MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants de la Gen Z annoncent une suspension stratégique de 24 heures des manifestations à Antananarivo 

    Antananarivo, 2 Octobre, 7h50 – Pas de manifestations prévues ce jeudi dans la Capitale et ses environs. “Suspension stratégique du mouvement pour 24 heures”, annonce la page Facebook Gen Z Madagascar mercredi soir. Celle-ci évoque la nécessité de “préserver la santé et l’énergie de chacun” pour expliquer ce “retrait stratégique”.

     

    “Il ne s’agit pas d’un recul mais d’une stratégie”, souligne la Gen Z Madagascar. Elle assure que les manifestants “reviendront plus nombreux, plus unis et plus forts”. Pour ce jeudi, elle prévoit plutôt “une grande annonce concernant le plan et les prochaines actions”.

     

    Si Antananarivo se retire temporairement, la page Gen Z Madagascar indique que le mouvement devrait se poursuivre dans les autres localités. “Cela n’empêche en rien les manifestations qui se poursuivent dans les autres régions”, assure-t-elle.

     

    Depuis le 25 septembre, les manifestants sont descendus cinq fois dans la rue : jeudi, samedi, lundi, mardi et mercredi. Après une journée assez intense mardi où les manifestants ont pu entrer quelques minutes à Ambohijatovo, une baisse de l’intensité des manifestations a été constatée mercredi.

     

    Pour soutenir les manifestants, des soutiens logistiques ont commencé à s’organiser. L’initiative a été lancée par un groupe qui se proclame de la Gen Y et qui a mis en place des points de repos dans divers quartiers de la Capitale. D’autres appuis spontanés identiques et individuels sont également signalés sur de nombreux points pour ravitailler les manifestants en eau, en fruits, en sérum salé pour faire face aux effets des grenades lacrymogènes.

  • TSIMBAZAZA – Aucun consensus sur la piste de sortie de crise entre les groupes parlementaires à l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Aucun consensus sur la piste de sortie de crise entre les groupes parlementaires à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 1er Octobre, 22h28 – Un consensus encore à trouver. Les groupes parlementaires de l’Assemblée nationale n’arrivent pas à s’entendre sur la voie de sortie de crise à proposer, du moins après un premier jour de discussions. “Aucune décision n’a été prise. La réunion va se poursuivre demain [jeudi]”, indique Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale, à la presse mercredi en soirée.

    La réunion des représentants des groupes parlementaires visait à “identifier toutes les solutions pour que Madagascar n’ait pas à subir une très longue crise”, explique le président de la Chambre basse. “Nous avons donc échangé nos opinions et nous avons examiné diverses solutions, mais rien n’a été décidé”, poursuit-il.

    Selon, Siteny Randrianasoloniaiko, septième vice-président, l’opposition met en avant une condition pour avancer dans la recherche de solution consensuelle. “La première solution c’est l’arrêt de la violence. Il n’y aura pas de paix si nous ne permettons pas à la population de s’exprimer”, soutient le chef de l’opposition parlementaire. “Si on veut chercher avec nous la solution, il faut d’abord chercher les voies et moyens permettant à la population de s’exprimer”, ajoute-t-il.

    L’alliance de l’opposition “Firaisankinam-pirenena” a fait savoir qu’elle ne prendra pas part au prochain gouvernement. “La population n’a pas évoqué la nomination d’un Premier ministre. Si l’on veut chercher une solution, il faut l’écouter”, soutient Siteny Randrianasoloniako.

    Le président Andry Rajoelina avait dissout le gouvernement lundi. Il avait donné 72 heures pour la soumission de noms des candidats au poste de Premier ministre. Celui qui sera nommé dans la foulée devrait ensuite former le gouvernement dans un délai précis, avait-il souligné.

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  • MÉDIATION – Cinq organisations de la société civile appellent à un accord politique concerté sous la houlette des leaders religieux 

    MÉDIATION – Cinq organisations de la société civile appellent à un accord politique concerté sous la houlette des leaders religieux 

    Antananarivo, 1er Octobre, 18h55 – Les leaders religieux appelés à la rescousse. Cinq organisations de la société civile proposent “l’élaboration et la mise en oeuvre d’un schéma de sortie de crise pacifique concrétisé par un accord signé par tous”. Elles souhaitent que les discussions qui aboutiraient à une telle entente soient menées par l’Eglise. “Nous demandons aux leaders religieux de conduire, en tant que raiamandreny, le processus de concertation”, écrivent-elles dans un communiqué conjoint publié ce mercredi.

     

    Cette concertation, dans l’optique des cinq OSC, devrait permettre la légitimation du mouvement citoyen qui a commencé le 25 septembre et qui “réclame un État plus juste, plus équitable, plus intègre, et véritablement soucieux d’un mieux-vivre ensemble et d’un développement durable et inclusif”. L’accord qui en sortira, pour sa part, devrait aboutir à “une refondation de la Nation avec la mise en place d’institutions solides, ancrées dans les principes de transparence, de redevabilité et de démocratie participative”.

     

    Les cinq OSC signataires sont le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, le MSIS Tatao, l’ONG Ivorary, Liberty 32 et la Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar.

  • CONTRE-MANIFESTATIONS – Les partisans du pouvoir disent “ne pas vouloir de coup d’Etat” qui “détruit une Nation”

    CONTRE-MANIFESTATIONS – Les partisans du pouvoir disent “ne pas vouloir de coup d’Etat” qui “détruit une Nation”

    Antananarivo, 1er Octobre, 15h15 – Un contre-mouvement qui se met en marche. Les partisans du pouvoir lancent une campagne qui dénonce ce qu’ils qualifient de “coup d’Etat”. “Nous ne voulons pas de troubles, nous ne voulons pas de coup d’Etat parce que cela détruit une Nation”, écrivent-ils sur leurs réseaux sociaux. La publication est accompagnée de visuels sur lesquels le contre-mouvement appelle à “défendre la démocratie”.

    Dans les publications partagées par les organisations pro-Rajoelina, mais aussi quelques personnalités du pouvoir, ou encore quelques départements ministériels, l’appel est lancé à ceux qui ont perdu leur emploi, ceux dont les biens ont été détruits ou encore ceux qui ont vu leurs maisons saccagées. Ils ciblent notamment “les entrepreneurs, les étudiants, les jeunes, ainsi que ceux qui soutiennent le président de la République”. Dans leurs posts, ils se disent “patriotes” et veulent ainsi “poursuivre le développement”.