Catégorie : Actualité

  • MANIFESTATIONS – L’Unicef appelle à renforcer la protection des enfants durant les manifestations 

    MANIFESTATIONS – L’Unicef appelle à renforcer la protection des enfants durant les manifestations 

    Antananarivo, 5 Octobre, 17h15 – L’Unicef exprime sa vive préoccupation face à l’exposition des enfants aux dangers liés aux manifestations. L’organisation appelle ainsi les autorités et toutes les parties prenantes à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour tenir les enfants à l’écart des zones à risque.

     

    Dans un communiqué en date du 5 octobre, l’agence onusienne évoque des signalements faisant état de l’exposition d’enfants à des gaz lacrymogènes. Une situation jugée préoccupante, en raison des risques de blessures physiques mais aussi des conséquences psychologiques que cela peut engendrer.

     

    L’Unicef insiste alors sur la nécessité d’éviter tout usage de gaz lacrymogènes dans des zones sensibles, notamment aux abords des écoles et des établissements de santé comme les maternités. Elle rappelle que “la protection des enfants en période de troubles n’est pas une option, mais un droit fondamental garanti par les conventions internationales”.

     

    Depuis le 25 septembre, Madagascar vit au rythme des répressions des manifestations menées par des jeunes de la Génération Z, réclamant la fin du délestage et des coupures d’eau d’abord, puis la démission du président de la République. Le Haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme rapporte au moins 22 morts, un chiffre démenti par les autorités qui n’ont pas jusqu’ici donné de bilan officiel des événements.

  • CARBURANTS – Hausse des prix du gazole et du pétrole lampant, baisse du prix du supercarburant

    CARBURANTS – Hausse des prix du gazole et du pétrole lampant, baisse du prix du supercarburant

    Antananarivo, 5 Octobre, 11h25 – Les prix des carburants à la pompe ont connu un ajustement ce dimanche, avec une variation contrastée. Celui du litre du supercarburant a connu une baisse de 30 ariary, tandis que ceux du gasoil et du pétrole lampant ont respectivement augmenté de 170 ariary et de 90 ariary, selon les chiffres affichés auprès des stations-services.

     

    Le prix du supercarburant s’établit donc pour ce mois d’octobre à 5 060 ariary par litre. Ce qui offre ainsi un petit répit aux usagers, dont notamment aux automobilistes, avec une baisse de -0,59% par rapport à son prix qui était à 5 090 ariary par litre au mois de septembre.

     

    Le gasoil, le produit pétrolier le plus consommé à Madagascar, grimpe pour sa part de 170 ariary pour atteindre 4 700 ariary. C’est soit une variation de +3,75% par rapport à son prix qui était à 4 530 ariary le mois précédent.

     

    Et le pétrole lampant, qui est souvent utilisé pour l’éclairage et la cuisson en milieu rural, est désormais vendu à 3 470 ariary le litre. C’est soit une progression de 2,66% par rapport son prix qui était encore à 3 380 ariary le litre au mois de septembre.

     

    Ces ajustements ont été entrepris dans le cadre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants en fonction des prix du marché. Ceux-ci sont principalement affectés par deux paramètres économiques, à savoir l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers et les variations des taux de change entre l’ariary et le dollar américain. La variation mensuelle des prix est plafonnée dans une fourchette entre -200 ariary et +200 ariary.

  • BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h05 – Un exercice qui est loin d’être ordinaire. Le secteur privé estime qu’il est impératif d’intégrer la crise actuelle comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. C’est pourquoi les conséquences socio-économiques de cette crise devraient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances 2026, suggère le président du Groupement des entreprises de Madagascar, Francis Rabarijohn. C’est l’une des propositions avancées par le secteur privé, lors de sa rencontre avec le Président de la République, Andry Rajoelina, à Iavoloha, ce samedi.

     

    “Nous ne pouvons pas faire fi des conséquences de ce qui s’est passé et qui est en train de se passer”, expose Francis Rabarijohn. Selon le rapport de la présidence de la République, les récents émeutes et pillages avaient non seulement engendré des pertes financières estimées à 200 milliards d’ariary mais aussi une perte d’environ 2 000 emplois. Aussi, intégrer les conséquences socio-économiques de la crise actuelle dans l’élaboration de la loi des Finances 2026 devra permettre de soutenir les entreprises ainsi que les ménages les plus touchés, a soutenu le président du GEM.

     

    L’approche habituelle de la loi des Finances ne peut ainsi plus tenir. “Nous ne pouvons pas raisonner de la même manière”, insiste Francis Rabarijohn. C’est pourquoi le secteur privé se dit disposé à discuter et à échanger avec les partenaires internationaux, en tenant compte des contraintes macroéconomiques et des exigences de ces bailleurs de fonds. “Nous nous permettons ainsi de nous proposer comme partie prenante sur cette loi des finances particulière par rapport à la crise que nous vivons actuellement”, poursuit-il.

     

    Plusieurs rencontres avaient déjà eu lieu entre les groupements du secteur privé et les entités gouvernementales impliquées dans l’élaboration de cette loi des Finances. Celles-ci avaient permis notamment au ministère de l’Économie et des finances de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement fiscal, dont les grandes orientations à prendre conjointement en matière d’incitations fiscales.

     

    La mobilisation des recettes fiscales domestiques demeure au cœur de la stratégie budgétaire des autorités nationales, dans les travaux engagés sur la loi des Finances 2026. C’est ce qu’avait indiqué le Fonds monétaire international (FMI) qui avait dernièrement envoyé une équipe pour discuter notamment des contours de ce budget national.

  • ENQUÊTE ÉCONOMIQUE – Le délestage comme frein principal aux activités au second trimestre de 2025, selon les entreprises

    ENQUÊTE ÉCONOMIQUE – Le délestage comme frein principal aux activités au second trimestre de 2025, selon les entreprises

    Antananarivo, 4 Octobre, 8h05 – Le délestage était, de loin, le principal frein à l’activité des entreprises au second trimestre de cette année. 75,4 % des entreprises interrogées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE), l’ont désigné comme l’entrave numéro un à leur fonctionnement. Les résultats de cette enquête viennent d’être publiés par la BFM.

    La problématique des coupures d’électricité éclipsait même à l’époque les craintes habituelles liées au climat des affaires au pays. Ce taux la place bien au-dessus de l’“incertitude économique” (69,8 %) et de la “pression fiscale” (63,3 %), qui sont autant de facteurs cités traditionnellement dans les doléances des entreprises rapportées par la BFM.

    L’enquête sur la conjoncture économique est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays. Les réponses pour ce second trimestre ont été recueillies auprès de 222 entreprises de tous les secteurs en juin et juillet 2025.

    Au-delà de cette enquête de la Banque centrale, des entreprises concernées par ce problème considèrent l’instabilité du réseau électrique comme un facteur de paralysie qui mine leur productivité, de par l’interruption de la production avec l’arrêt intempestif des machines ou des chaînes de montage. Il y a également l’augmentation des coûts d’exploitation, ne serait-ce qu’avec les investissements dans des groupes électrogènes qu’il faut acheter, entretenir et approvisionner en carburant.

    Le délestage contribue également, selon d’autres entrepreneurs, à la détérioration du climat social puisqu’il vient perturber l’organisation du travail. De même pour la perte de compétitivité pour celles qui ne peuvent garantir un service continu et qui perdent en fiabilité face à leurs concurrents.

  • TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    Antananarivo, 4 Octobre, 7h45 – Des risques pèseraient sur les financements internationaux en cas de rupture de l’ordre constitutionnel. Le président de la République Andry Rajoelina avait exposé ce scénario dans son adresse à la nation sur la page Facebook de la présidence de la République, ce vendredi.

    Le Chef d’Etat a évoqué un entretien avec la Banque mondiale sur ce sujet, jeudi. Selon lui, cette institution de Bretton Woods aurait été claire et avait averti que “si un changement de régime intervient dans le pays en ne respectant pas la Constitution, tous les projets financés par les partenaires techniques et financiers (PTF) dans notre pays seraient suspendus et annulés”.

    La menace toucherait des projets d’infrastructures routières ou encore des programmes d’adduction d’eau. Et l’arrêt de ces projets entraînerait l’effondrement économique du pays, soutient le Chef de l’Etat. “Si Madagascar devait sombrer dans une nouvelle crise maintenant, notre développement reculerait de 15 ans. Personne d’entre nous ne souhaite un tel recul”, lance-t-il alors.

    Andry Rajoelina a néanmoins exprimé des regrets sur l’état de la gouvernance du pays. Et ce, tout en reconnaissant les lacunes dans sa gestion de la Nation, ainsi que les retards dans la mise en œuvre de certains projets annoncés.

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  • REVENDICATIONS – Le Syndicat des employés de la douane annonce une grève générale

    REVENDICATIONS – Le Syndicat des employés de la douane annonce une grève générale

    Antananarivo, 4 Octobre, 6h30 – Une paralysie des opérations douanières plane. Le Syndicat des employés des douanes (Sempidou), qui s’est réuni ce vendredi, annonce son intention d’entamer une grève générale. Le mouvement impliquerait tous les agents douaniers de tout Madagascar, d’après ce qu’a indiqué le porte-parole de ce Syndicat, Herizo Andrianavalona Ramanambola.

     

    Les usagers et opérateurs sont ainsi informés de ces perturbations qui s’étaleront sur un délai de trois jours dans un premier temps. Mais la grève se poursuivra “tant que l’homme dont le peuple réclame le départ ne se sera pas ressaisi”, lance ce représentant du Sempidou.

     

    Les agents syndiqués de l’administration douanière s’engagent néanmoins à assurer un service minimum qui, d’après la liste partagée, est strictement défini pour des raisons humanitaires et de santé publique. Il concerne les services pour les marchandises périssables, les médicaments et le matériel médical destiné aux hôpitaux, détaille Herizo Andrianavalona Ramanambola.

     

    Bien que ce service minimum soit prévu pour ces produits critiques, il ne représente qu’une fraction minime du volume total des opérations. Le représentant du Sempidou insiste particulièrement que l’équipement des forces de l’ordre n’y est pas inclus. Le Syndicat indique être conscient de l’impact économique engendré par cette décision de grève.

     

    Photo : Capture d’écran Assedu Mada

  • CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    Antananarivo, 3 Septembre, 20h15 – Une possible nouvelle voie pour la sortie de crise. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) affirme qu’il est “prêt à répondre [aux sollicitations] pour se positionner en tant que ‘Raiamandreny’ pour la médiation”, selon Mgr Jean De Dieu Raoelison, président du FFKM, dans une vidéo postée vendredi en fin de journée.

     

    A entendre l’archevêque d’Antananarivo, le FFKM est sollicité par des entités “aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour mener des discussions face aux événements qui se passent dans le pays”. Pour la confédération des Eglises, la décision fait suite aux “appels en direction des Eglises et selon la déclaration [du FFKM] du 26 septembre 2025 pour la tenue d’un rapprochement et de discussions entre tous”.

     

    Vendredi dernier, les chefs d’Eglise avaient lancé un appel pour qu’il y ait un “rapprochement, en vue de l’apaisement et du dialogue”, l’objectif étant de trouver “une solution rapide et pérenne”. Cette voie devrait mener “vers le fihavanana et le développement qui devrait permettre à la population de bénéficier de droits fondamentaux comme l’électricité, l’eau, l’apaisement, les moyens de subsistance, la sécurité”.

     

    Une voie parlementaire avait été explorée pour trouver une issue à la crise actuelle, selon Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale. Mais les groupes parlementaires n’avaient pas trouvé une entente.

  • MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    Antananarivo, 3 Octobre, 11h20 – “Il ne se retirera pas”. Patrick Rajoelina, conseiller spécial du président de la République paraphrase le Général de Gaulle pour dire que Andry Rajoelina ne démissionnera pas. Invité de TV5 Monde, il souligne que “si on doit le faire retirer, il y a un certain nombre de processus constitutionnels qui sont hors de propos”.

    Lundi, Andry Rajoelina avait déjà soulevé qu’il n’a “pas l’intention de ne pas respecter la Constitution”. “C’est l’amour de la patrie qui coule en moi”, avait-il déclaré dans son adresse à la nation. “Ce n’est ni l’amour du pouvoir ni l’amour de la gloire, mais la volonté de servir le peuple, de servir les Malgaches”, avait-il poursuivi.

    Le départ du président de la République fait partie des points réclamés par les manifestants depuis quelques jours. Outre la démission, la Constitution prévoit la déchéance et l’empêchement pour actionner le processus de départ d’un président de la République.

  • MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    Antananarivo, 3 Octobre, 9h35 – Protection spéciale pour les zones stratégiques. Alors que les manifestants prévoient de revenir dans les rues d’Antananarivo ce vendredi après une pause de 24 heures, l’Etat-major mixte opérationnel national (Emmo-Nat) indique sur la chaîne de télévision publique que ces zones seront “spécialement protégées afin de prévenir les pillages et la destruction”.

    Il s’agit principalement des lieux d’activités économiques et d’approvisionnement en produits de première nécessité, des établissements scolaires, des centres de santé, souligne l’Emmo-nat. Sont également pris en compte les autres sites jugés sensibles.

    L’Emmo-Nat encourage également les concitoyens à poursuivre leurs activités quotidiennes. Il assure que “des mesures strictes seront prises contre toute infraction, y compris à l’encontre de ceux qui envisagent de porter des armes ». Les citoyens, enfin, sont encouragés à “ne pas commettre d’infractions ».

  • Andry Rajoelina indique avoir reçu “des mots d’encouragement” de la part des chefs d’Eglise du FFKM

    Andry Rajoelina indique avoir reçu “des mots d’encouragement” de la part des chefs d’Eglise du FFKM

    Antananarivo, 3 Octobre, 7h15 – Le Conseil oecuménique des églises chrétiennes (FFKM) à Iavoloha. Mgr Jean de Dieu Raoelison de l’Eglise catholique, le pasteur Zaka Andriamampianina de l’Eglise réformée FJKM ainsi que le pasteur Denis Rakotozafy de l’Eglise luthérienne (FLM) ont été reçus en audience par le président de la République Andry Rajoelina, jeudi. “Ils sont préoccupés par ce qui se passe actuellement au pays”, rapporte le chef de l’Etat sur sa page Facebook tôt ce vendredi.

     

    Aucun détail n’est indiqué sur la teneur des discussions entre les quatre hommes. Mais les chefs d’Eglise ont prononcé des mots d’encouragement et nous avons prié ensemble pour le pays”, souligne Andry Rajoelina. Vendredi, dans leur premier communiqué conjoint après les manifestations, le FFKM avait appelé les différentes parties à la retenue, mais aussi au dialogue et à l’écoute mutuelle.

     

    Photo : Présidence de la République