Catégorie : Actualité

  • INSÉCURITÉ – La justice évoque la piste d’un rituel sacrificiel dans l’affaire de la disparition puis du meurtre d’une fillette de 14 ans à Ampefiloha

    INSÉCURITÉ – La justice évoque la piste d’un rituel sacrificiel dans l’affaire de la disparition puis du meurtre d’une fillette de 14 ans à Ampefiloha

    Détention préventive pour quatre suspects dans le meurtre de Sahala Fanekena Rahanitrarivony, 14 ans, disparue le 29 juin dernier. Trois hommes ont été écroués à la maison de force de Tsiafahy tandis qu’une femme a été envoyée à la la maison centrale d’Antanimora. Selon le ministère, les investigations privilégient la piste d’un sacrifice rituel.

     

    Sahala Fanekena Rahanitrarivony, domiciliée à Ampefiloha Ambodirano, avait disparu le 29 juin 2026. Son corps avait été retrouvé le lendemain à Amboanjobe.

     

    Dans un communiqué, le ministère rapporte que certains des mis en cause ont reconnu leur implication dans les faits et déclaré que l’adolescente était destinée à un sacrifice. La femme suspecte est présentée comme une proche de la victime. C’est elle qui aurait attiré l’adolescente dans les griffes de ceux qui l’avaient tuée en l’amenant à Amboanjobe sous le prétexte de lui acheter des sandales. Son compagnon présumé est soupçonné d’avoir participé au meurtre.

     

    Le ministère de la Justice indique également que la femme aurait sollicité les conseils d’un “mpimasy”, praticien de rites traditionnels, qui lui aurait recommandé un sacrifice humain dans l’espoir d’obtenir la richesse et d’améliorer ses conditions de vie.

     

    Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis la découverte de plusieurs objets que les enquêteurs considèrent comme susceptibles d’être liés à la préparation de ce rituel, selon le communiqué du ministère. L’enquête se poursuit sous l’autorité de la justice.

  • TENNIS – Madagascar promu en groupe IV de la Coupe Davis après avoir battu le Gabon en demi-finale du groupe V

    TENNIS – Madagascar promu en groupe IV de la Coupe Davis après avoir battu le Gabon en demi-finale du groupe V

    Un bel exploit des Akomba. Madagascar obtient son ticket pour la montée en groupe IV de la Coupe Davis l’année prochaine. La sélection malgache masculine de tennis a battu (2-1) samedi les Gabonais lors de la première demi-finale groupe V à Brazzaville.

     

    Les deux sélections ont été dos-à-dos lors des deux confrontations en simple.

    Lors du match 1, Valentin Rakondrasoa a été battu par Hervé Antchandié par 0 set à 2 (6-3; 6-3). Madagascar s’est rattrapé par Antso Rakotondramanga, en battant Lyold Obiang Ondo par 2 sets à 0 (6-0;6-2).

     

    Les deux nations sont obligées d’aller jusqu’à la confrontation en double pour décider le vainqueur. Antso Rakotondramanga et Lucas Andriamasilalao ont battu lors de ce match décisif Hervé Antchandie et Lyold Obiang Ondo par 2 sets à 1 (2-6; 7-6; 6-2).

     

    Les Akomba sont donc invaincus depuis le début de ce tournoi pour la zone Afrique. Madagascar a enregistré trois victoires consécutives lors de la phase de groupe battant successivement la Mauritanie (3-0) et l’Ethiopie (3-0).

  • EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine, plus de 3 000 cas confirmés en quelques mois

    21 décès depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre 2025. Le nombre de personnes touchées par la Mpox ne cesse de croître ces derniers jours. Les bilans émanant du centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national rapportent trois décès enregistrés au cours de cette semaine. Parallèlement, plus de 3 000 cas confirmés et plus de 2 000 personnes guéries sont recensées.

     

    Le premier décès de la semaine concerne une femme de 29 ans dans la région d’Androy, compté le 21 juillet. Initialement classé comme cas suspect, son décès est survenu quelques jours avant que les analyses ne confirment que la Mpox en était la cause. Le deuxième a été signalé le 22 juillet à Vavatenina, où une femme de 48 ans a succombé à la maladie. Le dernier décès remonte au 24 juillet, sans informations complémentaires. La majorité des décès concernent des personnes vulnérables ou immunodéprimées.

     

    Selon le dernier bilan du 24 juillet, 4 715 cas suspects de Mpox ont été notifiés depuis le début de l’épidémie, dont 3 086 cas confirmés en laboratoire. Au total, 2 153 patients sont déclarés guéris, tandis que 21 décès ont été enregistrés. À ce jour, 40 districts demeurent actifs sur les 70 touchés par l’épidémie. Les districts de Toamasina I, Taolagnaro, Antsiranana I, Antananarivo-ville et Toliara II figurent parmi les plus affectés au cours des dernières semaines.

     

    Le Cousp national, à travers son incident manager, le professeur Mamy Randria, rappelle que la Mpox continue de progresser à Madagascar. Cette maladie peut entraîner des complications graves lorsqu’elle n’est pas prise en charge rapidement. Face à cette situation, la vaccination reste le principal moyen de prévention. Ainsi, la population est invitée à se faire vacciner, d’autant plus que le vaccin est gratuit et accessible au grand public, afin de limiter la propagation du virus et de réduire les risques de formes graves.

  • CIRCULATION – Cinq jours pour retirer les éclairages non conformes avant le début des sanctions

    CIRCULATION – Cinq jours pour retirer les éclairages non conformes avant le début des sanctions

    Ultimatum. Les automobilistes et les motocyclistes disposent de cinq jours, à compter de ce samedi, pour retirer les dispositifs d’éclairage non conformes installés sur leurs véhicules. À l’issue de ce délai accordé par la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), des contrôles renforcés seront menés et les contrevenants s’exposeront à des sanctions.

    Cette période de grâce intervient après la publication, la semaine dernière, d’un communiqué du ministère des Transports et de la météorologie rappelant l’interdiction d’utiliser des éclairages non conformes à la réglementation. La DGSR a réitéré cette interdiction samedi, en précisant qu’elle s’appuie notamment sur le nouveau code de la route ainsi que sur les textes réglementaires encadrant les équipements d’éclairage des véhicules.

    Selon le lieutenant-colonel Rija Alberto Rakotomampianina, responsable des opérations et des contrôles techniques inopinés sur route, tous les dispositifs d’éclairage ajoutés qui ne sont pas prévus par le constructeur sont concernés par cette interdiction. Il cite notamment les projecteurs installés à l’arrière des camions, les antibrouillards non homologués, les lampes LED ajoutées, les feux stroboscopiques ainsi que les éclairages clignotants ou à forte intensité.

    Le chef d’escadron Jacques Didier Rakotondramanana, chef du service de la communication du Centre de visite technique, explique que ces équipements peuvent éblouir les autres usagers de la route et accroître les risques d’accident.

    Dans son communiqué publié sur sa page Facebook, la DGSR indique que ces dispositifs sont généralement retirés avant les visites techniques obligatoires, mais qu’ils sont souvent réinstallés une fois le contrôle effectué, en violation de la réglementation. Elle invite ainsi les propriétaires de véhicules et de deux-roues à les enlever dans le délai de cinq jours, avant le lancement des opérations de contrôle et l’application des sanctions prévues.

     

    Photo : DGSR Madagascar

  • SANTÉ MONDIALE – Les Etats-Unis frappés par une épidémie de rougeole à un niveau jamais vu en 35 ans

    SANTÉ MONDIALE – Les Etats-Unis frappés par une épidémie de rougeole à un niveau jamais vu en 35 ans

    Les Etats-Unis ont enregistré en 2026 leur pire épidémie de rougeole en 35 ans, selon un décompte officiel vendredi. Cette maladie grave et contagieuse opère depuis plus d’un an un puissant retour en force, sur fond de défiance croissante envers les vaccins dans le pays. En seulement sept mois, 2 318 cas confirmés ont été recensés selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), soit davantage qu’en 2025, année qui avait pourtant déjà explosé les records avec 2 289 cas et trois morts, dont deux jeunes enfants.

    C’est « une crise évitable qui touche de manière disproportionnée les enfants », rappelle Andrew Racine, président de l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) dans un communiqué. « Nous ne devrions pas accepter que cela devienne notre nouvelle norme », ajoute-t-il.

    En 2000, cette maladie très contagieuse avait été considérée comme éradiquée des Etats-Unis grâce à la vaccination. Mais elle a opéré un retour en force ces dernières années, sur fond de baisse des taux de vaccination et de défiance croissante à l’égard des autorités sanitaires. Une crise à laquelle le ministre de la Santé de Donald Trump, le vaccinosceptique Robert Kennedy Jr, est accusé d’avoir contribué en alimentant depuis des années les craintes à l’égard du vaccin. Avant la mise au point de ce vaccin au début des années 1960, la rougeole tuait des centaines d’enfants chaque année aux Etats-Unis, et continue de faire des dizaines de milliers de morts à travers le monde.

    Dérogations vaccinales

    Les Etats-Unis n’avaient pas connu d’épidémie de rougeole de telle ampleur depuis 1991. L’épisode actuel, qui a commencé en 2025, n’a toujours pas été contenu et les experts s’attendent à voir encore le nombre de cas grimper. Maître de conférence en épidémiologie à l’université de Caroline du Sud, Etat américain ayant recensé le plus de contaminations cette année, Melissa Nolan se dit par ailleurs « convaincue qu’il y a un sous-diagnostic » des cas. « Quand on pense aux personnes qui choisissent de ne pas faire vacciner leurs enfants, ce sont aussi celles qui manifestent une réticence à l’égard des médecins en général », relève-t-elle auprès de l’AFP.

    Bien que le vaccin contre la rougeole soit obligatoire aux Etats-Unis, les Américains peuvent contourner la règle en invoquant dans une grande partie du pays des raisons religieuses ou même parfois philosophiques. Ces dérogations vaccinales non médicales ont bondi depuis la pandémie de Covid-19 et l’explosion de la désinformation vaccinale et de la défiance à l’égard des autorités sanitaires. En Caroline du Sud, on trouve désormais par exemple « une multitude d’endroits où vous pouvez vous rendre, et de nombreux comptes sur les réseaux sociaux qui vous renseigneront et vous guideront pas à pas pour obtenir cette dérogation », explique Melissa Nolan.

    Selon un sondage de septembre 2025 du Washington Post et de l’ONG KFF, un parent américain sur six évite ou repousse la vaccination de ses enfants par peur d’effets secondaires et par manque de confiance dans les autorités sanitaires. Cette tendance est particulièrement marquée dans les milieux blancs et conservateurs et inquiète grandement les experts médicaux. Pour Melissa Nolan, cette épidémie n’est sûrement malheureusement qu’un début: « Je pense que nous allons commencer à voir de plus en plus de cas de coqueluche et de toute une série d’autres maladies évitables par la vaccination », alerte-t-elle.

    La rougeole provoque de la fièvre, des symptômes respiratoires et des éruptions cutanées, et dans certains cas des complications plus graves, comme une pneumonie et une inflammation du cerveau pouvant occasionner de graves séquelles voire la mort.

    Avec AFP

     

    Photo : Pixabay

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – L’Arai rappelle que les véhicules saisis peuvent être utilisés par les administrations sous son contrôle strict

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – L’Arai rappelle que les véhicules saisis peuvent être utilisés par les administrations sous son contrôle strict

    Une mise à disposition temporaire et sous contrôle. Un décret adopté en mars 2025 prévoit la possibilité pour les services de l’administration publique d’utiliser les véhicules saisis dans le cadre de procédures judiciaires mais uniquement sous le contrôle de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) et dans le respect de conditions prévues par la réglementation. Le directeur général de l’Arai, Rado Rajohnson, a présenté les modalités d’application de ce décret au cours d’une formation organisée par l’Association des femmes journalistes la semaine dernière.

     

    Ce décret autorise l’Arai, qui assure la gestion des biens saisis, à mettre en usage des véhicules au profit des services de l’État, des collectivités territoriales décentralisées, des organes de lutte contre la corruption et des institutions de contrôle, rappelle son directeur général. Celui-ci souligne que cette mesure vise à éviter que les véhicules immobilisés pendant plusieurs années ne se dégradent et ne perdent de leur valeur avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue.

     

    Cette mise à disposition n’est toutefois pas automatique. Les organismes demandeurs doivent démontrer leur capacité à assurer l’entretien et la bonne gestion des véhicules. Ceux-ci doivent être immatriculés avec une plaque rouge et restent soumis à des contrôles périodiques de l’Arai afin de vérifier leur état ainsi que les conditions de leur utilisation.

     

    Si l’on en croit toujours Rado Rajohnson, “le véhicule est immédiatement retiré en cas d’abus”. “Les sanctions ne concernent pas uniquement l’utilisateur fautif, mais l’ensemble de l’institution bénéficiaire peut perdre le droit d’utiliser tous les véhicules mis à sa disposition”, précise-t-il. Il ajoute que “le décret prévoit également que la responsabilité personnelle de l’auteur des faits peut être engagée”.

     

    Selon le directeur général de l’Arai, le véhicule est ensuite restitué à son propriétaire si une décision de justice définitive ordonne sa restitution. A l’entendre, plusieurs pays appliquent déjà ce mécanisme afin de préserver la valeur des biens saisis dans l’attente de l’issue des procédures judiciaires. Créée en 2022, l’Agence de recouvrement des avoirs illicites indique avoir actuellement sous sa gestion 192 véhicules saisis. D’autres véhicules déjà saisis par l’Arai ont, pour leur part, fait l’objet de ventes aux enchères publiques, cette procédure entrant toujours dans le cadre de la conservation des biens saisis.

  • EXAMEN OFFICIEL – Six candidats accidentés privés de leur examen du baccalauréat, des épreuves spéciales à Miandrivazo pour quatre autres victimes du même accident 

    EXAMEN OFFICIEL – Six candidats accidentés privés de leur examen du baccalauréat, des épreuves spéciales à Miandrivazo pour quatre autres victimes du même accident 

    Ils étaient partis avec l’espoir de décrocher leur baccalauréat. Mais le voyage vers le centre d’examen a viré au drame. Dix-neuf élèves d’un lycée privé de Dabolava, dans la région du Menabe, ont été victimes d’un accident de la circulation alors qu’ils rejoignaient Miandrivazo pour passer les épreuves du baccalauréat. Six d’entre eux, grièvement blessés, n’ont finalement pas pu composer. Quatre autres, hospitalisés puis revenus à temps, ont bénéficié d’épreuves spéciales.

     

    L’accident s’est produit le 19 juillet, aux environs de 14h, à une cinquantaine de kilomètres de Miandrivazo, sur un tronçon de route particulièrement dégradé. Les candidats avaient affrété un véhicule pour effectuer le déplacement. Le bilan est lourd. Neuf élèves, légèrement blessés, ont pu poursuivre leur route jusqu’au lycée privé Saint-Pierre de Miandrivazo où ils ont participé normalement aux épreuves. Les dix autres ont été évacués vers un établissement hospitalier d’Antsirabe pour recevoir des soins adéquats.

     

    Parmi ces derniers, quatre ont pu revenir au centre d’examen après leur hospitalisation. Leur retour tardif leur a toutefois fait manquer certaines épreuves. Selon le chef de centre à Miandrivazo, Célin Daudet Tovohery, trois candidats sont arrivés après le début de la philosophie, tandis qu’un autre n’a pu assister à aucune des deux épreuves du premier jour. Face à cette situation, des épreuves spéciales leur ont été accordées ce vendredi, la philosophie pour les quatre et l’anglais pour le quatrième, arrivé à Miandrivazo mardi matin. Les six autres candidats, gravement blessés, ont dû renoncer à l’examen.

     

    Selon toujours le chef de centre, certains de ces candidats présentent des fractures du bras, des plaies à la tête ou des traumatismes crâniens. Leur prise en charge médicale était prioritaire, mais ils ont quand-même pu rejoindre Miandrivazo pour poursuivre les épreuves. Leur volonté de ne pas abandonner malgré les circonstances leur ont valu une session spéciale. Cette situation exceptionnelle rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés certains candidats, contraints de parcourir de longues distances sur des infrastructures routières parfois précaires pour accéder aux centres d’examen.

  • INSÉCURITÉ – Les autorités instaurent un couvre-feu à Ambositra après les manifestations et les pillages de jeudi

    INSÉCURITÉ – Les autorités instaurent un couvre-feu à Ambositra après les manifestations et les pillages de jeudi

    Face aux tensions sécuritaires qui secouent Ambositra, la préfecture a instauré un couvre-feu à compter de ce vendredi. Cette mesure intervient au lendemain des violences survenues jeudi, au cours desquelles des habitants ont incendié les habitations et les commerces de personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre de la petite Larissa. Le couvre-feu restera en vigueur jusqu’au rétablissement de l’ordre public.

    Les habitants ne sont désormais autorisés à circuler qu’entre 4h et 21h. En dehors de cette plage horaire, tout déplacement est interdit, sauf en cas de motif légal dûment justifié. Selon le préfet d’Ambositra, Richard Rakotomalala, cette décision vise à rétablir la sécurité et à préserver l’ordre public. Les personnes autorisées à circuler durant les heures de restriction devront être munies de leur carte nationale d’identité.

    Les autorités soulignent toutefois que cette mesure est temporaire. “Elle restera en vigueur jusqu’au retour au calme. Dès qu’une amélioration de la situation sécuritaire sera constatée, la circulation nocturne reprendra normalement”, indique le préfet d’Ambositra, joint au téléphone.

  • EXAMEN OFFICIEL – Une candidate au baccalauréat accouche d’un petit garçon avant de retourner passer sa dernière épreuve à Miandrivazo

    EXAMEN OFFICIEL – Une candidate au baccalauréat accouche d’un petit garçon avant de retourner passer sa dernière épreuve à Miandrivazo

    À 1h du matin, dans la nuit du 22 au 23 juillet, les cris d’un nouveau-né résonnent dans la maternité de l’hôpital de Miandrivazo. Une candidate libre au baccalauréat âgée d’une trentaine d’années, vient de donner naissance à un petit garçon. Pour beaucoup, cette journée aurait marqué une pause, le temps de vivre pleinement l’arrivée de ce nouvel enfant. Mais pour la jeune mère, un autre rendez-vous l’attend quelques heures plus tard.

    À 7h du matin, à peine six heures après son accouchement, la jeune mère de famille est déjà dans sa salle d’examen du lycée privé Saint-Pierre de Miandrivazo. Elle reprend le fil de son baccalauréat, déterminée à aller jusqu’au bout de cette aventure commencée bien avant la naissance de son fils. Entre deux événements qui changent une vie, elle choisit de ne pas renoncer à son autre rêve, celui de décrocher son premier diplôme universitaire.

    Cette scène fait partie des faits marquants de la session du baccalauréat au centre de Miandrivazo. La jeune mère a pu reprendre l’épreuve du jeudi grâce à des mesures spéciales mises en place et à l’accompagnement des professionnels de santé.

    Selon le Chef de centre de Miandrivazo, Célin Daudet Tovohery, toutes les dispositions ont été prises pour que la candidate puisse composer dans des conditions compatibles avec son état de santé. Les professionnels de santé l’ont accompagnée durant la matinée de jeudi. Malgré cette situation exceptionnelle, elle était en bonne forme pour poursuivre l’épreuve du français.

    Inscrite en série A2, la jeune maman a choisi la SVT comme épreuve facultative au baccalauréat, c’est pourquoi sa session s’est terminée dans la matinée. “Son courage et sa détermination ont impressionné l’ensemble des équipes mobilisées. C’est une histoire qui restera gravée dans la mémoire de cette session”, confie le chef de centre. 831 candidats sont inscrits pour le baccalauréat 2026 à Miandrivazo, avec une vingtaine d’absents enregistrés.

  • Foot: Jürgen Klopp nommé sélectionneur de l’Allemagne

    Foot: Jürgen Klopp nommé sélectionneur de l’Allemagne

    Jürgen Klopp a été nommé sélectionneur de l’Allemagne, succédant à Julian Nagelsmann, avec un contrat jusqu’à la Coupe du monde 2030 (Espagne, Portugal, Maroc), a annoncé vendredi Bernd Neuendorf, le président de la Fédération allemande de football (DFB).

    « Nous sommes heureux de pouvoir présenter Jürgen Klopp en tant que nouvel entraîneur », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

    « C’est idéalement le point culminant de ma carrière, de ma vie, de ma vie professionnelle. J’y mettrai toutes mes forces à disposition », a de son côté souligné le nouveau sélectionneur de la Mannschaft.

    Klopp a également prévenu que si la presse se déchainait contre lui à l’avenir, il claquerait la porte: « Si demain vous dites: +il est merdique+, je suis parti ».

    Quatre jours après la piteuse élimination de la Mannschaft en 16es de finale de la Coupe du monde par le Paraguay, le sélectionneur allemand Julian Nagelsmann avait démissionné de son poste.

    Neuendorf s’était déplacé à New York avec l’un de ses vice-présidents, Hans-Joachim Watzke, pour des premières discussions avec Klopp, qui s’étaient conclues sur un accord de principe.

    Mais Klopp était sous contrat depuis début 2025 avec Red Bull et jusque fin 2029 comme directeur mondial du football de la galaxie Red Bull, entreprise autrichienne de boissons énergisantes qui détient notamment Leipzig et Salzbourg, et possède des parts dans le Paris FC.

    Le feu vert est finalement venu du patron de Red Bull Oliver Mintzlaff, qui a tenu une réunion avec les patrons de la DFB.

    Klopp est libéré sans indemnité de transfert mais en contrepartie d’une simple donation d’un million d’euros à la fondation Wings for Life de Red Bull, dédiée à la recherche sur les lésions de la moelle épinière, a confirmé Bernd Neuendorf.

    Il a ajouté que Klopp mettra « complètement fin à ses fonctions (chez Red Bull) pour se concentrer pleinement sur le travail au sein de la Fédération ».

    A 59 ans, Jürgen Klopp se trouve devant le plus grand défi de sa carrière de technicien, marquée jusque-là par de nombreux succès sur les bancs de Dortmund (champion d’Allemagne 2011 et 2012) et de Liverpool (vainqueur de la Ligue des champions 2019, champion d’Angleterre 2020).

    Quadruple championne du monde (1954, 1974, 1990, 2014), l’Allemagne reste sur trois fiascos en phase finale de Coupe du monde, avec deux éliminations dès la phase de groupe en 2018 et 2022, et une sortie en 16es de finale cette année.

    Depuis sa demi-finale perdue à l’Euro-2016 contre la France, l’Allemagne n’a plus disputé un dernier carré d’un tournoi majeur, une inédite décennie de disette pour une nation également triple champion d’Europe (1972, 1980, 1996).

    Textes et photo : AFP