Catégorie : Actualité

  • ENVIRONNEMENT – Claire Pierangelo rejoint le conseil d’administration de Wildlife Madagascar

    ENVIRONNEMENT – Claire Pierangelo rejoint le conseil d’administration de Wildlife Madagascar

    Claire Pierangelo a bu de l’eau du Manangareza. L’ancienne ambassadrice des États-Unis à Madagascar vient d’annoncer son entrée au conseil d’administration de Wildlife Madagascar, une organisation à but non lucratif dédiée à la conservation de la biodiversité malgache.

     

    Dans un message annonçant son arrivée au sein du Conseil d’administration de Wildlife Madagascar, Claire Pierangelo affirme avoir été conquise par la vision de l’organisation. L’ancienne diplomate américaine souligne avoir été “particulièrement impressionnée” par son approche, qui combine protection de l’environnement et développement des communautés locales.

     

    Selon elle, ce modèle permet de réduire la pression sur les forêts et la faune sauvage de Madagascar, dont l’importance est reconnue à l’échelle mondiale, en préservant les habitats naturels tout en créant des moyens de subsistance durables et en améliorant l’accès des populations riveraines aux services essentiels.

     

    Native de San Diego, elle met aujourd’hui cette longue expérience d’engagement interculturel et de politique internationale au service de la conservation. Elle siège par ailleurs déjà au conseil consultatif de Centre ValBio, l’institut de conservation des environnements tropicaux de l’université de Stony Brook à Madagascar, ce qui témoigne d’un engagement de longue date pour la protection de l’île.

     

    Claire Pierangelo a occupé les fonctions d’ambassadrice des États-Unis à Madagascar de juin 2022 à avril 2026. Sa mission a pris fin dans le cadre d’une vaste réorientation de la politique étrangère américaine engagée par le président Donald Trump. Comme une trentaine d’autres diplomates américains, dont une quinzaine d’ambassadeurs en poste en Afrique, elle a été rappelée à Washington à la suite d’une décision officiellement notifiée en décembre 2025.

     

    Désormais membre du conseil d’administration de Wildlife Madagascar, Claire Pierangelo met son expérience diplomatique, sa connaissance des réalités malgaches et son réseau au service de la préservation de l’environnement et de la biodiversité de Madagascar.

  • SPORTS DE COMBAT – Wilan Said Hasimbola médaillé de bronze aux Championnats d’Afrique de judo Cadets

    SPORTS DE COMBAT – Wilan Said Hasimbola médaillé de bronze aux Championnats d’Afrique de judo Cadets

     

    Wilan Said Hasimbola sur le podium aux Championnats d’Afrique de judo Cadets à Casablanca, Maroc. Le jeune judoka malgache a décroché une médaille de bronze dans la catégorie des moins de 81 kg, jeudi.

    Rien n’était pourtant gagné d’avance. Entré dans la compétition face à l’algérien Anis Khodja, Wilan Said a subi une défaite d’entrée de jeu. Mais c’est précisément dans la difficulté que le jeune combattant malgache a révélé toute son étoffe.

    Loin de se laisser démoraliser, il a abordé le tableau de repêchage avec une détermination en acier. Après avoir brillamment remporté son combat de repêchage face au Tchadien Djimotom Bemkel, Wilan Said Hasimbola a scellé son destin lors du match ultime pour la troisième place en s’imposant avec autorité face au Marocain Rayan Nejjary.

    Ce vendredi, quatre autres judokas entreront en lice dans la catégorie des juniors. Kevin Ralevazaha va combattre sans les moins de 66 kg, Rickey Saïd en moins de 90 kg, Aina Rakotonandrasana en moins de 57 kg et Alice Randrianjohany en moins de 78 kg.

  • Meurtre d’une fillette à Ambositra : la foule incendie la maison de la famille de l’un des suspects

    Meurtre d’une fillette à Ambositra : la foule incendie la maison de la famille de l’un des suspects

    “Justice pour Larissa”. “Remettez-nous les auteurs du crime”. La découverte du corps d’une fillette de 10 ans, disparue depuis le 30 avril, a suscité l’indignation des habitants d’Ambositra. Une foule en colère a manifesté jeudi, transportant le corps de la fillette à travers la ville, et réclamant “les auteurs du crime”, avant de vandaliser puis d’incendier le domicile de l’un des suspects arrêtés en mai. Un commerce exploité par la famille de ce suspect a également été pillé.

     

    La mobilisation a été déclenchée par la découverte, mercredi, du corps de Larissa, retrouvé enterré dans une fosse à Fasimena, dans le district d’Ambositra. Les manifestants ont défilé dans les rues de la ville derrière des banderoles portant notamment les inscriptions “Justice pour Larissa” et “Remettez-nous les auteurs du crime”, réclamant que les personnes mises en cause leur soient remises.

     

    Au cours de la journée, une partie de la foule s’est rendue au domicile de l’un des suspects, qu’elle a saccagé avant d’y mettre le feu. Une quincaillerie exploitée par la famille de ce dernier a également été dévalisée. Les forces de l’ordre sont intervenues en fin de journée pour disperser les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes.

     

    Le corps de la fillette a été retrouvé après les indications fournies par l’un des suspects, avait indiqué la procureure mercredi soir dans une déclaration vidéo publiée par le ministère de la Justice. Malgré l’état de décomposition avancé de la dépouille, la famille a indiqué avoir pu identifier l’enfant grâce à ses cheveux et à ses vêtements. Jeudi, les images de l’exhumation du corps de la fillette ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

     

    Larissa avait disparu le 30 avril 2026 alors qu’elle se rendait à l’école et n’était jamais rentrée chez elle. Sa disparition avait été signalée le jour même par ses parents, qui avaient également participé aux recherches. Les investigations avaient conduit à l’arrestation de quatre personnes, poursuivies pour enlèvement et demande de rançon de 30 millions d’ariary, dont quatre millions auraient déjà été versés. Elles avaient été déférées devant le parquet le 8 mai. L’un des suspects avait reconnu son implication dans l’affaire, sans révéler jusqu’alors l’emplacement du corps.

     

    La découverte de la dépouille a ravivé l’émotion dans la ville. Parmi les personnes mises en cause figure une femme présentée par les enquêteurs comme une proche de la mère de la victime. Dans la soirée de jeudi, le ministère de la Justice a annoncé le transfert des quatre personnes mises en cause vers les prisons de Tsiafahy et d’Antanimora. Le ministère indique que cette mesure vise à garantir leur sécurité et le bon déroulement de la procédure judiciaire.

  • DEUIL NATIONAL – Divers spectacles reportés, d’autres concerts annulés avec des remboursements

    DEUIL NATIONAL – Divers spectacles reportés, d’autres concerts annulés avec des remboursements

    Un “Manala azy vita bac” pas comme les autres. La journée de deuil national du 24 Juillet, décrétée par les autorités, engendre l’annulation et le report de nombreux spectacles et cabarets prévus pour ce vendredi. Plusieurs organisateurs de spectacles ont revu leur programmation afin de se conformer à cette décision, tout en exprimant leur solidarité envers les familles endeuillées.

     

    La plupart des organisateurs semblent confus à la suite de la décision officielle sur le deuil national, mais affirment la comprendre. Le groupe AmbondronA annonce l’annulation de son concert. Dans un communiqué publié sur sa page ce jeudi, le groupe précise qu’à ce jour, aucun report de ce show prévu vendredi soir, à guichet fermé depuis quelques jours, n’est envisageable en raison de contraintes de calendrier. Il annonce alors que les billets feront l’objet d’un remboursement intégral dont les modalités seront communiquées prochainement.

     

    D’autres événements ont, en revanche, été reprogrammés. Le spectacle “Manala azy Vita Bac” avec Olombelo Ricky, initialement prévu ce vendredi à Antsahamanitra, est reporté au 1er août dans l’après-midi. Les organisateurs expliquent avoir pris cette décision “afin que l’événement se déroule dans un contexte plus serein”, compte tenu des nombreuses pertes en vies humaines et de l’émotion suscitée dans le pays. Les billets déjà vendus restent valables.

     

    Le spectacle “Garigany Total Vita Bac”, prévu le 24 juillet dans la soirée au Stade Barea, se tiendra finalement le 23 août à 14 heures. Selon le directeur général de Tri7 Event, Michel Razakarivelo, cet horaire a été retenu pour garantir la sécurité des spectateurs. Le cabaret de Lolo sy ny Tariny avec Fara Gloum est, lui aussi, reporté au 7 août à 20 heures, toujours au Le Pavé. Selon l’organisateur, tous les dispositifs et billets déjà écoulés restent recevables, même si le report est d’un mois.

     

    Par ailleurs, des organisateurs soulignent les répercussions financières de cette décision. Selon leur dire, des investissements importants ont déjà été engagés, notamment pour la communication et la publicité, mais la décision officielle doit être respectée. Ils indiquent également que les remboursements constituent un défi majeur, les coûts déjà engagés étant difficilement récupérables.

     

    Si les artistes programmés restent inchangés, plusieurs professionnels du secteur s’interrogent désormais sur le maintien des événements prévus au mois d’août, dans un contexte encore marqué par l’incertitude à cause de l’insécurité. Ils estiment qu’un renforcement des mesures de sécurité pourrait constituer une alternative si la situation venait à se prolonger.

  • ÉNERGIE – La Jirama autorisée à négocier l’achat du surplus d’électricité produit pour Ambatovy

    ÉNERGIE – La Jirama autorisée à négocier l’achat du surplus d’électricité produit pour Ambatovy

    Une autre solution pour Toamasina. Le Conseil des ministres autorise la Jirama à engager les démarches en vue de conclure un contrat d’achat d’électricité avec le fournisseur d’énergie de la société minière Ambatovy. Celle-ci indique avoir pris connaissance de la décision et se dit “engagé dans un dialogue constructif avec les autorités compétentes”.

    L’autorisation accordée par le Conseil des ministres ouvre la voie à la négociation d’un contrat entre la compagnie nationale d’eau et d’électricité et le fournisseur d’énergie d’Ambatovy. Cet excédent est estimé à 30 à 40 MW, confie une source auprès du ministère de l’Energie et des mines. Au lieu de rester inutilisée, cette énergie pourrait ainsi être injectée dans le réseau de la Jirama afin de contribuer à l’amélioration de l’alimentation en électricité dans la ville portuaire, espère-t-elle. Les besoins en pic de Toamasina sont évalués à 26.7 MW.

    Sollicitée par www.2424.mg, la société Ambatovy confirme avoir pris connaissance de la décision du gouvernement, tout en restant prudente sur la suite du processus. “Ambatovy a pris connaissance du communiqué du Conseil des ministres relatif à l’autorisation accordée à la Jirama de conclure un accord portant sur la fourniture d’électricité. À ce stade, nous ne sommes pas en mesure de fournir de plus amples informations à ce sujet. Nous restons engagés dans un dialogue constructif avec les autorités compétentes et communiquerons toute information complémentaire en temps opportun”, indique l’entreprise.

    La compagnie minière dispose d’une centrale thermique au charbon destinée à assurer ses besoins énergétiques. Cette installation produit à la fois de la vapeur industrielle et de l’électricité nécessaires au fonctionnement des différentes unités du complexe minier et de transformation du nickel et du cobalt. La centrale est composée de trois unités de production, chacune équipée d’une puissance nominale de 40 MW. Sa capacité électrique installée totale atteint ainsi 120 MW.

  • SECTEUR MINIER – Madagascar appelle les investisseurs à développer la transformation locale des minerais à Madagascar

    SECTEUR MINIER – Madagascar appelle les investisseurs à développer la transformation locale des minerais à Madagascar

    Madagascar appelle les investisseurs internationaux à accompagner le développement d’industries de transformation des minerais sur son territoire plutôt qu’à se limiter aux activités d’extraction. Cet appel a été lancé par le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, lors d’une réunion de haut niveau des Nations unies consacrée aux minerais critiques pour la transition énergétique, le 14 juillet à New York. Dans ses discours, le ministre a indiqué que le gouvernement souhaite mettre fin à un modèle reposant essentiellement sur l’exportation de matières premières brutes. L’objectif affiché est de développer le raffinage local, de créer des emplois et d’accroître la valeur ajoutée des ressources minières avant leur exportation.

    Pour atteindre cet objectif, le membre du gouvernement a invité les partenaires internationaux et les investisseurs à participer à la mise en place d’unités de transformation à Madagascar. Il a précisé que cette stratégie s’appuiera notamment sur le Programme de Partenariat Pays (PCP) Onudi–Madagascar 2026-2030, présenté comme le cadre de coopération avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), ainsi que sur le Fonds national pour le développement de l’industrie (FNDI).

    Selon le ministère, le FNDI doit soutenir le développement du raffinage local, l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) et la structuration de chaînes de valeur à plus forte valeur ajoutée. Le ministère avance également que Madagascar dispose de 259 opportunités industrielles identifiées, représentant 124 projets d’investissement évalués à 1,82 milliard de dollars et susceptibles de générer environ 20 000 emplois. Il souligne par ailleurs que la reprise de l’octroi des permis miniers s’inscrit dans la politique de réorganisation du secteur afin de favoriser les investissements.

    Cette orientation s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire des minerais stratégiques un levier d’industrialisation, alors que la demande mondiale en ressources destinées à la transition énergétique est en progression.

  • INSÉCURITÉ – Un étranger opérant dans les mines d’Ilakaka, soupçonné d’avoir commandité le meurtre d’un albinos, placé en détention préventive

    INSÉCURITÉ – Un étranger opérant dans les mines d’Ilakaka, soupçonné d’avoir commandité le meurtre d’un albinos, placé en détention préventive

    Un suspect placé en détention préventive après le meurtre d’un enfant atteint d’albinisme à Kiembe Toliara en mai 2026. Il s’agit d’un étranger opérant dans les mines d’Ilakaka, si l’on en croit la déclaration vidéo de la procureure de la République Narindra Rakotoniaina publiée par le ministère de la Justice mercredi soir. Après sa comparution devant le parquet mardi, l’accusé a été envoyé à la Maison de force de Tsiafahy où il attendra son procès, indique la procureure.

    Selon les explications de Narindra Rakotoniaina, les enquêtes menées sur les actes criminels visant des personnes atteintes d’albinisme mettent en lumière une croyance superstitieuse solidement enracinée dans certaines régions. “Selon cette croyance, l’utilisation des organes de personnes atteintes d’albinisme permettrait de prospérer et de réussir dans l’exploitation des pierres précieuses”, explique la magistrate.

    Les faits remontent au 28 mai 2026. Vers 2h du matin, cinq individus ont fait irruption au domicile des parents d’un enfant atteint d’albinisme, âgé d’un an et demi, à Kiembe-Toliara. Ils ont enlevé le jeune enfant avant de prendre la fuite. Les investigations menées par les forces de l’ordre ont permis de retrouver le corps sans vie et décapité de l’enfant au domicile de deux des suspects. Ce crime d’une extrême violence avait suscité une vive indignation et une forte émotion au sein de la population.

  • APPUI A L’ENTREPRENEURIAT – L’Etat lance un nouveau programme de financement pour les jeunes entrepreneurs avec “Fandroso”

    APPUI A L’ENTREPRENEURIAT – L’Etat lance un nouveau programme de financement pour les jeunes entrepreneurs avec “Fandroso”

    Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs. Le programme national “Fandroso” ambitionne d’accompagner techniquement et financièrement les porteurs de projets, les jeunes entrepreneurs, les startups ainsi que les très petites, petites et moyennes entreprises. Le programme dispose, pour ce faire, d’une enveloppe initiale de plus de 200 milliards d’ariary. Les bénéficiaires seront sélectionnés en toute transparence et à partir de divers critères, entre autres la viabilité de leurs projets et leur capacité à rembourser le prêt.

    “Fandroso” se compose de deux volets, indique le président du Conseil d’administration du programme, Andry Raobelina. L’un, baptisé “Tsiry”, est destiné aux jeunes qui souhaitent créer leur entreprise. Il prévoit des formations, un accompagnement ainsi qu’un financement pouvant atteindre 60 millions d’ariary, à un taux d’intérêt très réduit et remboursable sur deux ans. Le volet « Tafita » s’adresse quant à lui aux entrepreneurs déjà en activité qui souhaitent développer leur entreprise, avec des financements supérieurs à 60 millions d’ariary remboursables sur trois ans.

    L’accès au financement reposera sur divers critères, à en croire le secrétaire exécutif du programme, Adoré Ramamonjisoa. Les financements seront accordés aux projets bien structurés et viables. La capacité du porteur de projet à rembourser le prêt sera également évaluée. Les candidatures pourront être déposées au siège de Fandroso à Soanierana, transmises par voie postale ou en ligne, sur le site web du programme. Après vérification des dossiers se fera la sélection, avec le comité d’administration chargé de garantir la transparence du processus. Les banques partenaires auront également leur mot à dire dans l’examen et la validation des dossiers.

    Lors de la cérémonie de lancement de «Fandroso», le 22 Juillet à Ambohitsorohitra, le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, a insisté sur le fait que ce financement est remboursable afin d’assurer la pérennité du programme. “Le succès de Fandroso sera mesuré à travers le nombre de nouvelles entreprises créées, les nouveaux emplois générés, la réussite des jeunes entrepreneurs et l’amélioration des conditions de vie des familles”, a t-il avancé. Le programme accompagne les bénéficiaires dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce, l’artisanat, le tourisme, l’industrie, les services, le numérique, la technologie et l’innovation.

  • DIPLOMATIE – Melanie Higgins nommée chargée d’affaires par intérim des États-Unis à Madagascar en attendant un nouvel ambassadeur 

    DIPLOMATIE – Melanie Higgins nommée chargée d’affaires par intérim des États-Unis à Madagascar en attendant un nouvel ambassadeur 

    Une mission de quelques semaines à Madagascar pour Marie Higgins. C’est cette ancienne sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, en charge de la politique américaine en Afrique australe, qui sera à la tête de l’ambassade des États-Unis à Madagascar pendant les prochaines semaines en tant que chargée d’affaires par intérim. Elle prend le relais après le départ de Stephanie Arnold, qui avait assumé le poste de chargée d’affaires quand l’ambassadrice Claire Pierangelo a terminé sa mission.

     

    “Je me réjouis de travailler avec vous dans les semaines à venir afin de renforcer davantage les relations déjà solides entre les États-Unis et Madagascar”, confie la diplomate en marge de la diffusion de la finale de la Coupe du monde organisée par l’ambassade des États-Unis. Dans l’attente de la nomination d’un nouvel ambassadeur des États-Unis à Madagascar, Melanie Higgins assurera la direction et le fonctionnement de l’ambassade en qualité de chargée d’affaires par intérim.

     

    Diplomate de carrière, Melanie Higgins compte près de 30 ans d’expérience au sein de la diplomatie américaine. En tant que sous-secrétaire d’Etat adjointe aux affaires africaines en charge de la politique américaine en Afrique australe et des programmes régionaux de paix et de sécurité en Afrique subsaharienne, elle a dirigé la délégation américaine venue à Madagascar lors du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) organisé à Antananarivo l’an dernier.

     

    De 2021 à 2023, elle a été ambassadrice des États-Unis au Burundi. Au cours de sa carrière, elle a également exercé des fonctions diplomatiques en Indonésie, en Bosnie-Herzégovine, en Australie et au Cameroun.

  • Madagascar : une journée de deuil national chômée et payée en hommage aux victimes des enlèvements

    Madagascar : une journée de deuil national chômée et payée en hommage aux victimes des enlèvements

    Une journée de recueillement non travaillée pour rendre “hommage aux victimes des enlèvements et des meurtres destinés à perturber la stabilité politique de l’Etat malgache”. Un décret présidentiel publié mercredi annonce une “journée de deuil national chômée et payée” ce vendredi. Cette mesure vient s’ajouter à la mise en berne des drapeaux ainsi qu’à l’interdiction des festivités publiques et des ventes de boissons alcoolisées, dispositions habituelles prises pour les journées de deuil.

     

    Pour les autorités, les événements de ces dernières semaines qui ont conduit au décès d’au moins une demi-douzaine de personnes après le signalement de leur disparition constituent des actes de déstabilisation. Lors de l’une de ces dernières sorties publiques, le chef de l’Etat a évoqué des “actions terroristes, peut-être pour faire croire à l’international que Madagascar est instable”.

     

    Dans une déclaration vidéo diffusée par le ministère de la Justice, le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le Général Bama Marima, évoque 200 signalements de disparition ces dernières semaines. Sur ces 200 cas, six ont perdu la vie. Parmi ces victimes, “certains ont fait l’objet de sacrifice, d’autres ont été victimes de vengeance, d’autres se sont suicidés, d’autres se sont fait agresser et ont subi des coups et blessures volontaires”, rapporte le ministre. Il indique également que 19 personnes sont encore recherchées tandis que 75 autres ont été retrouvées. Il regrette aussi que d’autres disparus soient rentrés mais que leur retour ne soit pas signalé aux autorités.