Catégorie : Actualité

  • EXAMEN OFFICIEL – Maintien des épreuves du baccalauréat prévues ce vendredi malgré la journée de deuil national chômée et payée

    EXAMEN OFFICIEL – Maintien des épreuves du baccalauréat prévues ce vendredi malgré la journée de deuil national chômée et payée

    Les drapeaux devraient être en berne ce samedi. Les festivités seront interdites et les boissons alcoolisées prohibées. La journée sera même chômée et payée. Mais les candidats au baccalauréat qui ont encore des épreuves à passer doivent encore continuer à composer. “L’examen du baccalauréat se poursuivra conformément au calendrier déjà fixé et tous les organisateurs et les acteurs concernés travailleront normalement”, indique un communiqué publié mercredi soir par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

     

    Si la plupart des candidats des options traditionnelles A, C, D terminent leurs épreuves ce jeudi, ceux des nouvelles séries L, S et OSE doivent encore passer leur examen de Sciences économiques et sociales (SES). Les candidats qui n’ont pas passé les épreuves physiques de l’éducation physique et sportive doivent aussi revenir vendredi pour les épreuves théoriques. Les candidats au baccalauréat technique et technologique, eux, ont encore leurs épreuves de la seconde série la semaine prochaine.

     

    Bien que l’examen se poursuive, le ministère de tutelle rappelle que les drapeaux doivent être mis en berne dans les centres d’examen en signe de respect de la journée de deuil national. Il invite à une large diffusion de la décision ministérielle pour éviter toute confusion et appelle les différents responsables à s’assurer que toutes les dispositions liées à la journée de recueillement soient respectées.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Trois jours de simulation à Ivato pour tester la riposte face au risque d’Ebola

    SANTÉ PUBLIQUE – Trois jours de simulation à Ivato pour tester la riposte face au risque d’Ebola

    Madagascar affiche sa détermination à prévenir toute introduction de virus Ebola sur son territoire. Un dispositif de riposte est mis en place pour mettre à l’épreuve son niveau de préparation. Pendant trois jours, une simulation est organisée à l’aéroport international d’Ivato afin d’évaluer la capacité de réaction des différents services et d’identifier les ajustements nécessaires face au risque d’importation du virus Ebola depuis la République démocratique du Congo (RDC).

    L’exercice de simulation (Simex) a débutée depuis le 21 juillet à l’aéroport international d’Ivato dans le cadre de la coopération entre le Gouvernement malgache et le Gouvernement des Etats-unis à travers le projet Strides (Strengthening infectious Disease Detection Systems) avec l’appui de l’Organisation international pour les migrations à Madagascar et aux Comores. L’objectif est de tester, en condition réelle, la prise en charge d’un cas suspect d’Ebola impliquant l’ensemble des acteurs présents au niveau de la frontière notamment les personnels de santé, la police de l’air et des frontières (PAF), les gestionnaires de l’aéroport, les services de l’environnement et partenaires.

    D’après une source autorisée auprès du ministère de la Santé publique, chaque participant joue son rôle comme dans une situation réelle. “Dès qu’un voyageur présente de la fièvre, le dispositif est déclenché. Un médecin intervient immédiatement, une ambulance est mobilisée en permanence pour assurer l’évacuation du patient et une salle d’isolement est déjà opérationnelle au sein de l’aéroport”, souligne notre source.

    “Environ une quinzaine de professionnels de santé assurent une permanence aux côtés des agents de la frontière. Les équipes travaillent en rotation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, tant que l’aéroport reste ouvert. Tous les médecins mobilisés ont également bénéficié d’une formation spécifique afin de renforcer leurs capacités de réponse”, poursuit-il.

    Le Simex vise surtout à mettre en évidence les points à améliorer. À la fin de chaque journée, un débriefing est organisé pour analyser le déroulement de la simulation, identifier les ajustements nécessaires, renforcer les compétences des équipes ou, si besoin, augmenter les effectifs.

    Selon le ministère, aucun cas d’Ebola n’a été détecté à Madagascar jusqu’à ce jour. Toutefois, les autorités restent en alerte en raison de l’épidémie qui sévit en République démocratique du Congo, où plus de 1 400 cas suspects et environ 600 décès ont été recensés selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires congolaises. Aucune suspension de vols en provenance des zones concernées n’a, pour l’heure, été décidée.

  • DROITS HUMAINS – Les conditions de détention dans les prisons malgaches au cœur des échanges lors du Mandela Day

    DROITS HUMAINS – Les conditions de détention dans les prisons malgaches au cœur des échanges lors du Mandela Day

    Surpopulation carcérale. Des conditions de vie préoccupantes. Les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires malgaches ont été passées en revue lors d’une table ronde organisée dimanche à l’Université d’Antananarivo, à l’occasion du Mandela Day. Les échanges ont mis en lumière les défis persistants auxquels fait face le système carcéral malgache, tout en rappelant les principes des « Règles Mandela », les normes internationales des Nations unies relatives au traitement des personnes privées de liberté.

    Placée sous le thème “Les Règles Mandela et la protection des droits des personnes privées de liberté : enjeux et perspectives africaines”, la rencontre a réuni des représentants de l’ambassade d’Afrique du Sud à Madagascar, des enseignants-chercheurs, des responsables de l’administration pénitentiaire, le directeur du Centre d’études juridiques africaines de Genève ainsi que des étudiants. L’événement a été initié par la promotion « Miaro Hasina », Master 2 professionnel en droits de l’homme de la Faculté de droit et des sciences politiques (FDSP).

    Au cours des discussions, les intervenants sont revenus sur les principaux défis qui entravent le respect des droits des détenus à Madagascar. La surpopulation carcérale, les conditions de vie jugées préoccupantes dans plusieurs établissements pénitentiaires, l’accès aux soins, à l’hygiène et à des conditions de détention conformes à la dignité humaine ont notamment été évoqués. Les participants ont également relevé la nécessité de mieux faire connaître les droits des personnes privées de liberté, qui demeurent titulaires de leurs droits fondamentaux malgré leur condamnation.

    Adoptées par les Nations unies, les “Règles Mandela” définissent les standards minimums pour le traitement des personnes détenues. Elles rappellent que la privation de liberté ne prive pas les détenus de leur dignité ni de leurs autres droits fondamentaux. Elles prévoient notamment un accès aux soins de santé, des conditions de vie décentes, le respect de l’hygiène, la préparation à la réinsertion sociale ainsi que l’existence de mécanismes indépendants de contrôle des lieux de détention afin de prévenir les abus.

    Pour Nantenaina Ratsimbazafy, déléguée des étudiants de la promotion Miaro Hasina, ces règles constituent un référentiel pour évaluer la situation des établissements pénitentiaires. “Les Règles Mandela constituent un véritable outil d’évaluation de la situation des établissements pénitentiaires. Elles nous rappellent que la prison ne doit pas être seulement un lieu de sanction, mais aussi un espace de réinsertion et de respect de la dignité humaine. À Madagascar, beaucoup reste à faire pour garantir pleinement ces droits”, déclare-t-elle.

    Les organisateurs estiment que cette table ronde a permis d’alimenter la réflexion sur les réformes susceptibles de rapprocher les pratiques nationales des principes défendus par les « Règles Mandela », dans un contexte où les conditions de détention demeurent un enjeu des droits humains à Madagascar.

  • INFRASTRUCTURES – La SPAT lance la libération des emprises du futur Port Sec III à Toamasina

    INFRASTRUCTURES – La SPAT lance la libération des emprises du futur Port Sec III à Toamasina

    Tsarakofafa devrait bientôt changer de visage. La Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) a entamé cette semaine les opérations de libération des emprises du Port Sec III, dans la zone de Tsarakofafa. Cette opération ouvre la voie à la construction de la future plateforme multimodale logistique et portuaire de Toamasina. Selon le communiqué de la société publié sur sa page Linkedin, l’intervention s’appuie sur une décision de justice rendue en 2025, qui autorisait la libération de ce site. Mais la SPAT a choisi de ne pas s’en tenir au strict cadre légal. L’entreprise a mis en place un dispositif d’accompagnement social destiné aux ménages installés sur les emprises concernées.

    Selon les chiffres communiqués par la SPAT, près de 270 ménages ont été recensés dans le cadre de cette opération. Les familles qui se sont inscrites au guichet unique dédié se verront attribuer une parcelle de 250 m² chacune, sur le site du Port Sec II, un terrain appartenant à la société portuaire. Ces parcelles feront l’objet d’un bornage, avant d’être mutées et titrées au nom des bénéficiaires, leur assurant un titre de propriété.

    Sur le plan économique, les enjeux sont considérables. Le futur Port Sec III doit permettre de désengorger les accès au Port de Toamasina, principal point d’entrée et de sortie des marchandises de Madagascar. L’extension des capacités logistiques devrait fluidifier les opérations de transit, réduire les délais de traitement des marchandises et améliorer les performances de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

    La SPAT y voit également un levier pour attirer de nouveaux investisseurs et consolider la compétitivité du principal port de Madagascar, appelé à jouer un rôle croissant dans les échanges commerciaux du pays. Le site de Tsarakofafa devrait abriter plusieurs services destinés à accompagner les activités portuaires et commerciales. Des bureaux administratifs, des établissements financiers, des ateliers techniques ou encore des services destinés aux transporteurs sont prévus pour y être installés.

  • INSÉCURITÉ – L’État réactive l’Office des transmissions militaires de l’Etat (OTME) pour gérer le réseau national de vidéosurveillance

    INSÉCURITÉ – L’État réactive l’Office des transmissions militaires de l’Etat (OTME) pour gérer le réseau national de vidéosurveillance

    L’Office des transmissions militaires de l’État (OTME) est réactivé. La décision a été prise lors du Conseil des ministres de ce mardi à Iavoloha, quatre ans et demi après la dissolution de cet organisme en janvier 2022. L’Office qui renaît de ses cendres aura alors comme mission principale celle d’assurer la gestion intégrée des caméras de surveillance déjà installées et de superviser le déploiement de nouveaux équipements.

     

    Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette réactivation vise à renforcer le dispositif de sécurité, dans un contexte marqué par la recrudescence des enlèvements et de l’insécurité, notamment dans les centres urbains. Organisme militaire créé en 1996 et rattaché à la présidence de la République, l’OTME avait été officiellement dissous en janvier 2022. La gestion de l’ensemble des équipements que celui-ci avait sous son contrôle avait alors été transféré au ministère en charge de la Défense nationale et au ministère en charge des Télécommunications.

  • EXAMEN OFFICIEL – Le taux de réussite au BEPC grimpe à 61,85% sur l’ensemble du territoire malgache

    EXAMEN OFFICIEL – Le taux de réussite au BEPC grimpe à 61,85% sur l’ensemble du territoire malgache

    Une nette progression. Tous les candidats à l’examen officiel du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2026 connaissent maintenant leur sort après la publication des résultats. Cette année, 61,85% des candidats ont décroché leur diplôme, selon les données communiqués par le ministère. Les résultats affichent une progression à l’échelle nationale par rapport à la session de 2025 où le taux de réussite était de 58,95%

     

    De fortes disparités régionales subsistent néanmoins, comme le montrent les résultats. D’après le ministère de l’Education nationale, c’est la circonscription scolaire d’Ampanihy qui s’illustre cette année avec la meilleure performance du pays. 95,27% des candidats y ont brillamment réussi l’examen officiel du BEPC, un score qui place cette circonscription largement au-dessus de la moyenne nationale. A l’opposé du classement, la circonscription scolaire de Miandrivazo affiche un bilan nettement plus sombre. Seuls 22,30% des candidats y ont été déclarés admis au BEPC 2026, un chiffre très inquiétant.

     

    La circonscription scolaire d’Antananarivo Ville enregistre cette année une baisse de son taux de réussite au BEPC. Le taux de réussite affiché est de 54,85% contre 57,35% en 2025. Une performance qui ne cesse de régresser si l’on tient compte des résultats affichés en 2024 qui étaient de 64,39% de taux de réussite.

  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Enelec évoque “des problèmes techniques majeurs indépendants de sa volonté” et se dit “mobilisée pour rétablir la situation

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Enelec évoque “des problèmes techniques majeurs indépendants de sa volonté” et se dit “mobilisée pour rétablir la situation

    La société Enelec réagit aux critiques qui lui ont été adressées face aux coupures d’électricité signalées dans plusieurs villes de Madagascar où elle exploite des centrales de production pour le compte de la Jirama. Dans un communiqué, l’entreprise affirme que ces perturbations sont liées à des “problèmes techniques majeurs et indépendants de sa volonté” ayant affecté certaines de ses installations.

     

    Elle indique que ses équipes techniques se sont mobilisées dès l’apparition des incidents afin de rechercher des solutions, en collaboration avec la Jirama. L’objectif, selon l’entreprise, est de garantir autant que possible la continuité de l’approvisionnement électrique pour les usagers.

     

    Cette réaction intervient après les remarques formulées par le Président de la Refondation sur les coupures de courant dans certaines localités alimentées par des centrales exploitées par la société Enelec. Dans la ville de Toamasina par exemple, les coupures d’électricité se poursuivent la semaine dernière alors que les autorités avaient annoncé la fin du délestage après avoir doté la Jirama de nouveaux équipements.

     

    Le chef d’Etat avait alors la société Enelec, producteur privé indépendant d’électricité opérant dans les villes d’Antsiranana, de Mahajanga et de Toamasina à s’assurer que l’approvisionnement en électricité dans ces localités soit rétabli à la normale au plus vite. Le chef d’Etat dénonce que la Jirama doive payer à la société prestataire jusqu’à 65% du montant dû quelle que soit la production. « Or sa production semble baisser toutes les fois que nous livrons des groupes pour appuyer la production », s’était-il étonné lundi en marge d’une cérémonie organisée avec le Pnud au Palais d’Etat d’Iavoloha. Le président de la Refondation demande également à Enelec de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir toute faille dans le processus de production

     

    “Tous les collaborateurs de l’entreprise travaillent jour et nuit afin de résoudre rapidement ces problèmes techniques et d’augmenter la production d’électricité”, souligne l’entreprise dans son communiqué. L’entreprise affirme comprendre les difficultés rencontrées par la population face aux perturbations de la fourniture d’électricité. Elle rappelle également son engagement auprès de la population malgache dans les périodes difficiles. Elle cite notamment son intervention lors de situations d’urgence, comme après le passage du cyclone Gezani, pour illustrer son rôle d’acteur impliqué dans la gestion des crises.

     

    Photo d’illustration Jirama Atsinanana

  • COOPÉRATION – Madagascar et Oman discutent d’un approvisionnement direct en carburant et de nouveaux investissements

    COOPÉRATION – Madagascar et Oman discutent d’un approvisionnement direct en carburant et de nouveaux investissements

    Vers une entente d’Etat à État pour ravitailler Madagascar en carburants. Madagascar et Oman évoquent la mise en place éventuelle d’un approvisionnement direct en carburant lors d’une rencontre entre le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et une délégation omanaise conduite par Abdulsalam bin Al Murshidi, président de l’Oman Investment Authority (OIA), mardi au Palais d’État d’Iavoloha. Selon un communiqué de la présidence, le chef de l’État s’est dit “prêt à engager une coopération commerciale avec le sultanat dans le secteur de l’approvisionnement pétrolier” afin d’assurer un ravitaillement direct de Madagascar en carburant immédiatement utilisable.

     

    La délégation comprenait également le directeur général de l’Oman Investment Bank et plusieurs responsables de l’OIA. D’après la Présidence, les discussions ont aussi porté sur des opportunités de coopération dans les énergies renouvelables, notamment le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité, ainsi que dans les secteurs de l’eau, des mines, du tourisme et de l’agriculture.

     

    La partie omanaise a également présenté son expertise dans le développement des infrastructures énergétiques et hydrauliques ainsi que dans le financement de projets miniers. La présidence indique que les échanges ont aussi porté sur la sécurité alimentaire, le développement agricole et le renforcement des chaînes d’approvisionnement.

     

    Cette rencontre intervient alors que les autorités malgaches multiplient les démarches pour diversifier les sources d’approvisionnement en hydrocarbures de Madagascar. En juin, le président de la Refondation s’était rendu au Nigeria afin d’examiner des possibilités de coopération dans ce domaine. Le gouvernement poursuit également des discussions avec la Russie autour d’un projet de stockage d’hydrocarbures à Madagascar.

     

    Oman est déjà un acteur important de l’approvisionnement pétrolier du pays. Le sultanat fournit une partie des produits pétroliers importés par Madagascar à travers la société OQ Trading, dans le cadre de contrats conclus avec le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM). La dernière signature prévoit un contrat courant jusqu’à la fin du mois de novembre 2026.

     

    Cette rencontre intervient également dans un contexte d’évolution du cadre juridique du secteur pétrolier aval. La nouvelle législation prévoit notamment que les importations de carburants soient réalisées par une entité habilitée par l’État et ouvre la possibilité de conclure des accords d’État à État pour l’approvisionnement en hydrocarbures.

  • ÉLECTRICITÉ – La Jirama évoque un retard de livraison de carburant pour expliquer le délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    ÉLECTRICITÉ – La Jirama évoque un retard de livraison de carburant pour expliquer le délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo

    Les coupures tournantes programmées de l’électricité reviennent à Antananarivo. La Jirama indique devoir recourir à ce délestage en raison d’une insuffisance de production due à des retards d’approvisionnement en carburant au terminal à combustion (TAC) d’Ambohimanambola. Sans l’électricité produite par cette centrale thermique, le réseau interconnecté d’Antananarivo, qui souffre déjà de la baisse critique du niveau d’eau du barrage d’Andekaleka, fait face à un gap de production de 25 MW.

    « Face à cette baisse de production, l’entreprise met en place des coupures tournantes jusqu’à 17h30, d’une durée d’une heure et demie par secteur », communique alors la Jirama sur sa page Facebook. La compagnie nationale d’eau et d’électricité n’en indique pas moins chercher des solutions pour rétablir l’approvisionnement de la Capitale et ses environs.

    La possibilité de recourir à des pluies provoquées pour relever le niveau de la rivière qui fait tourner Andekaleka est alors évoquée. A en croire la Jirama, ce niveau est actuellement à son seuil d’alerte de 358,5 mètres. Elle espère néanmoins que les conditions pour provoquer des pluies de façon artificielle seront réunies ce weekend et en début de semaine prochaine.

  • SANTÉ – Les évacuations sanitaires internationales digitalisées pour un meilleur accompagnement des patients

    SANTÉ – Les évacuations sanitaires internationales digitalisées pour un meilleur accompagnement des patients

    Un nouveau système numérique. CureSureMedico (CSM) vient de mettre en place une plateforme destinée à optimiser la gestion des évacuations sanitaires internationales, à travers le dispositif “Case assisted triage” (CAT). Ce mécanisme de triage clinique ambitionne de rendre le parcours de soins des patients plus fluide, transparent et sécurisé, depuis l’évaluation médicale jusqu’au suivi après leur retour à Madagascar.

    Parmi les innovations, CAT permet d’analyser chaque dossier médical avant toute décision de transfert à l’étranger. Selon le Chief Operating Officer auprès du CSM, Joseph Jérôme Fanantenana, cette approche a pour objectif de s’assurer que chaque patient bénéficie d’une analyse complète de son dossier avant d’envisager un déplacement international. Les examens déjà réalisés sont étudiés, des investigations complémentaires peuvent être demandées si nécessaire, puis le dossier est soumis à des spécialistes partenaires en Inde. Cette évaluation préalable permet aux patients et à leurs proches de prendre une décision éclairée avant d’engager un traitement à l’international.

    Ce mécanisme digitalisé du triage clinique améliore la coordination entre les équipes médicales. Il centralise également les informations cliniques et facilite la continuité des soins entre les établissements partenaires à l’étranger et les médecins traitants à Madagascar. D’un autre côté, la plateforme simplifie les démarches administratives, l’organisation du voyage, le séjour hospitalier et le suivi post-traitement. Elle réduit ainsi les incertitudes souvent vécues par les familles confrontées à une évacuation sanitaire.

    Le CAT a été présenté durant la récente inauguration du nouveau siège du CSM à Ivandry. Présent lors de la cérémonie, le représentant de l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar, Mohit Kumar, a salué cette initiative tout en rappelant la place de ce pays dans le domaine du tourisme médical. L’Inde est aujourd’hui une destination de référence pour les soins spécialisés. Il a également avancé que la qualité des soins, le bien-être du patient et la transparence dans l’accompagnement constituent les valeurs essentielles qui doivent guider toute initiative dans ce domaine.