Antananarivo, 3 Avril, 18h25 – L’archevêque de Toamasina tape sur la table. Durant son message à l’occasion des fêtes de Pâques, le Cardinal Désiré Tsarahazana dénonce le “péché” qui est source de la pauvreté dans lequel le pays se trouve actuellement. L’homme d’Église pointe, entre autres, du doigt le mensonge notamment en politique. “Le mensonge bien ficelé nous affecte. On utilise le mensonge pour faire du mal et pour des intérêts personnels”, dénonce le prince de l’Eglise. “Comme je le dis, on utilise la politique pour faire du business afin que des malfaiteurs puissent gagner rapidement de l’argent” ajoute-t-il. “Le mensonge vient du diable qui en est le père. Nous devons faire attention”, ajoute-t-il.
L’archevêque de Toamasina s’en prend également aux “leaders religieux” qui “peuvent aussi être piégés par le mensonge”. “Ils utilisent l’évangile et la bonne parole à des mauvaises fins” indique-t-il. “Ils prêchent Jésus pourtant ils ont des mauvaises idées derrière la tête, font des démonstrations en tout genre pourtant ont d’autres visées”, regrette Désiré Tsarahazana.
Celui-ci pointe également du doigt la corruption ou encore le non-respect des biens communs, à l’origine de bien des maux dans le pays actuellement.
Dans son discours, le cardinal regrette aussi que certains Malgaches qui “préfèrent aller investir leur argent à l’étranger et ne reviennent au pays que pour y mourir”. “Où est notre patriotisme”, s’interroge-t-il. “Est ce que face à tout cela Madagascar peut se développer”, s’interroge-t-il encore. “Ne nous laissons pas abattre par le mal, si nous nous repentons, notre pays va se développer rapidement”, conclut-il.
Antananarivo, 3 Avril, 18h00 – Le stade Barea sous contrôle. Josua Andries Hoebeb, émissaire de la Confédération africaine de football (CAF) atterrira à Madagascar ce jeudi, indique une source auprès de la Fédération malgache de football (FMF). Il aura comme mission d’évaluer le stade Barea en vue de son homologation pour l’accueil des matchs de Madagascar au mois de juin prochain. « La décision de la CAF sera prise après son passage à Madagascar », indique notre source.
Selon notre interlocuteur, le missionnaire de la CAF devrait d’abord examiner la mise en oeuvre des anciennes recommandations que la Confédération a déjà émises aux responsables malgaches. “S’il y a de nouvelles recommandations, il en notifiera les responsables avec une date limite pour leur mise en oeuvre”, poursuit notre source.
Rénové en 2021, le stade des Barea a été conçu pour suivre les normes internationales. Trois ans après, la pelouse du stade se trouve dans un état assez piteux. Rayan Raveloson, capitaine de l’équipe nationale malgache avait déjà évoqué l’état de cette pelouse à la fin du match face au Rwanda, le 25 Mars. Le lendemain, un responsable du stade a annoncé le début des travaux d’entretiens afin de le remettre en bon état, avant juin.
Les Barea auront deux matchs décisifs pour la suite de la qualification à la Coupe du Monde 2026 en juin. Madagascar, troisième du groupe I, va accueillir les Comores, premier et le Mali deuxième. Si le stade Barea n’obtient pas l’homologation de la CAF, la sélection malgache sera priée de jouer ces deux matchs à domicile sur un terrain neutre.
Il y a quelques jours, des inspecteurs du stade de la CAF se sont réunis à Rabat, Maroc. Ils ont comme directives pour l’inspection des stades, de prendre en compte les terrains naturels et artificiels, l’évaluation de l’éclairage par projecteurs, la sûreté et la sécurité dans les stades et les installations dédiées à la presse.
Pour le Bénin, par exemple, qui va recevoir le Rwanda et le Nigéria, le stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou a été déclassé par l’instance africaine. La sélection béninoise devrait donc jouer ces deux prochains matchs à domicile à l’extérieur.
Antananarivo, 3 Avril, 14h50 – Aussitôt investi cinquième Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye pose ses marques. Il a nommé Ousmane Sonko Premier ministre mardi dans la soirée. Le fondateur du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) n’est autre que la figure clé de l’élection du nouveau président. C’est Ousmane Sonko qui avait proposé la candidature de Bassirou Diomaye Faye après le rejet de sa candidature.
Dans son allocution, mardi, après sa nomination, le nouveau Premier ministre a réitéré son engagement »pour un Sénégal juste, souverain et prospère ». »Je mesure l’importance de la confiance qu’il (le président) a placée en ma personne.(…) Nous ne ménagerons aucun effort pour atteindre ce que nous avons promis au peuple sénégalais: la rupture, le progrès et le changement définitif dans le bon sens », a-t-il déclaré. La formation du gouvernement sénégalais est également prévue dans les prochaines heures, selon toujours le nouveau Premier ministre.
Bassirou Diomaye Faye, lui, a prêté serment un peu plus tôt ce mardi au Centre des Expositions de Diamniadio. La cérémonie s’est déroulée en présence de sommités et de personnalités nationales et internationales, des Chefs d’Etat et de gouvernement.
Politique générale de l’Etat, Madagascar Airlines, Jirama ou encore gestion du prix du carburant. Idah Z. Pswaray-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, a accordé une interview exclusive à www.2424.mg pour exprimer la position ainsi que les avis de cette institution de Bretton Woods par rapport à ces sujets. Des propos recueillis à l’issue de son dernier déplacement à Madagascar au mois de février.
www.2424.mg : La Banque mondiale et Madagascar sont liés depuis 2023 par un nouveau cadre de partenariat. Pouvez-vous nous en rappeler les grandes lignes ?
Idah Z. Pswaray-Riddihough : Le Cadre de Partenariat-Pays (CPF) qui a été approuvé par le Conseil d’Administration de la Banque mondiale en avril 2023 s’articule autour de trois grandes priorités : davantage d’opportunités d’emploi, de meilleurs résultats en matière de capital humain et de résilience face aux chocs. Dans le diagnostic systématique pays que nous effectuons avant chaque CPF, ce sont ces trois domaines qui ressortent assez souvent comme obstacles principaux à la croissance et au développement à Madagascar. La Banque mondiale renforcera donc son engagement pour soutenir davantage le pays dans ces domaines prioritaires. Ces objectifs s’alignent avec les priorités du gouvernement, également dans la nouvelle Politique générale de l’Etat (PGE).
Quels sont donc les axes d’interventions de ce CPF et comment sa mise en œuvre est-elle financée ?
De manière concrète, les interventions prioritaires du nouveau CPF mobiliseront des investissements pour accélérer la transformation économique et spatiale, renforcer le capital humain et la résilience des pauvres afin d’améliorer leurs moyens de subsistance, et renforcer les mécanismes de contrôle et l’engagement des citoyens. Ce CPF élargira les programmes et les financements dans les domaines qui ont donné de bons résultats tels que la nutrition, la protection sociale, et la série des pôles de croissance. Il se concentrera également sur deux secteurs majeurs qui pourront relever significativement la croissance du pays : l’énergie et les télécommunications. Le CPF regroupe actuellement le portefeuille d’investissement de la Banque mondiale à hauteur de 4 milliards de dollars avec 26 projets.
Qu’en est-il de l’appui aux politiques de développement (DPO), avec lequel la Banque mondiale avait déjà approuvé une aide budgétaire de 100 millions de dollars pour Madagascar l’année dernière ?
Madagascar a effectivement reçu de la Banque mondiale une aide budgétaire de 100 millions de dollars en juin 2023. Ceci afin d’appuyer les réformes du Gouvernement visant à améliorer la transparence et la stabilité macro-budgétaire, la concurrence sur les marchés et la gouvernance d’entreprise dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et de l’exploitation minière. Cet appui budgétaire était la première opération de la série programmatique de trois opérations faisant partie de notre Cadre de Partenariat Pays cité plus haut. Il visait à travailler avec le gouvernement pour soutenir davantage les réformes dans les secteurs de l’énergie, télécommunications, et industries extractives.
Les réformes censées être menées dans ce cadre vous ont-elles satisfaites ?
Nous avons déjà enregistré des résultats. Les réformes engagées par le gouvernement ont par exemple abouti à la libéralisation du secteur des télécommunications, permettant à un autre opérateur téléphonique de Madagascar d’obtenir une licence globale. Ceci va réduire le prix d’accès à l’internet et permettre à plus de jeunes par exemple de se connecter. Les réformes du Gouvernement ont aussi permis la reprise de l’exportation légale de l’or afin de mieux assainir ce secteur et renflouer les caisses de l’Etat. Pour rappel, il avait été reporté, y compris par la Cour des Comptes de Madagascar, et sur la base de statistiques miroir qu’entre 12 et 15 tonnes d’or étaient exportées annuellement malgré la mesure d’interdiction d’exporter introduite en septembre 2020.
Deux autres aides budgétaires sont donc attendues. Quelles sont cette fois-ci les conditions et les réformes à mettre en œuvre pour permettre à Madagascar de bénéficier de ces deux autres appuis?
La préparation de la deuxième opération de la série programmatique est déjà en cours. Les autorités malgaches avec lesquelles nous avions eu des échanges fructueux se sont engagées à avancer dans leur programme de réformes, y compris par rapport à l’épineux problème de la réforme de la Jirama et du secteur de l’énergie et les autres réformes initiées dans le cadre la première opération.
Vous vous êtes déplacée à plusieurs reprises à Madagascar, dont dernièrement au mois de février. Quels ont été les objets de ces visites ?
Oui, j’étais venue en novembre 2023 puis récemment en février de cette année pour rencontrer les autorités après les élections présidentielles. J’ai également effectué ces visites afin de m’enquérir de l’avancement des projets financés par la Banque mondiale à Madagascar, s’il y a des obstacles ou des améliorations à apporter.
Que pouvez-vous déduire de ces revues ?
C’est toujours un plaisir de venir visiter Madagascar et surtout de rencontrer les bénéficiaires des projets que la Banque appuie. En février, par exemple, j’ai eu la chance de visiter une école primaire publique dans un village rural pas loin de Tana et un centre d’éducation préscolaire. J’ai pu parler avec les directeurs d’écoles, les enseignants, les parents. Et je dois vous dire que je suis assez inquiète de la situation de l’éducation à Madagascar, notamment au niveau de la qualité de l’éducation. J’ai été frappée par le taux d’abandon scolaire dans l’EPP que j’ai visitée et le cas n’est pas isolé. A Madagascar, seuls 28 % des élèves de l’école primaire inscrits en première année chaque année atteignent la cinquième année. Les causes sont nombreuses, les parents nous ont parlé de difficultés financières, des enfants qui ont faim, qui doivent aider leurs parents. Quelle éducation ces enfants reçoivent donc à l’école et surtout lorsqu’ils quittent l’école ? Que retiennent-ils ? Comment faire en sorte de retenir plus d’enfants à l’école et faire en sorte que lorsqu’ ils quittent l’école, ils ont de quoi s’armer pour avoir de meilleures opportunités d’emplois… C’est quelque chose sur laquelle nous nous penchons prioritairement à la Banque.
Comment s’est présentée la relation entre la Banque mondiale et les autorités locales durant ces missions ?
Les relations entre la Banque mondiale et les autorités de Madagascar se passent très bien. Et nous remercions toutes les autorités de l’excellence de nos dialogues à tous les niveaux qui nous permettent d’avancer sur un certain nombre de sujets et de priorités.
Vos dernières visites avaient surtout été marquées par l’annonce d’un appui financier de la Banque mondiale pour Madagascar Airlines. Pouvez-vous apporter des précisions ?
Le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar, notamment pour le secteur du tourisme, mais également pour l’accès à des services et à des opportunités pour la population qui se trouve dans les régions les moins bien connectées par la voie terrestre. Mais Madagascar Airlines se trouve dans une situation qui est préoccupante. Ses performances opérationnelles ont conduit à une dette de plusieurs millions de dollars, due notamment à des vols long-courriers lourdement déficitaires.
“La Banque et le gouvernement ont convenu de concentrer la compagnie sur le marché domestique financièrement viable, d’interrompre les vols long-courriers mais d’ouvrir le ciel à d’autres transporteurs intéressés pour améliorer la connectivité internationale”.
Photo : Banque mondiale Madagascsar
Quel genre d’appui la Banque mondiale a-t-elle donné pour la compagnie aérienne nationale?
En octobre 2023, le gouvernement malgache a demandé l’aide de la Banque mondiale pour améliorer la situation de Madagascar Airlines. Après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle de la compagnie et de son plan d’affaires, la Banque a décidé d’appuyer le secteur à travers son projet PIC 3 avec un appui de l’ordre de 25 millions de dollars qui pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien.
Qu’est-ce qui ont été convenues entre les parties ?
La Banque et le gouvernement ont convenu de concentrer la compagnie sur le marché domestique financièrement viable, d’interrompre les vols long-courriers mais d’ouvrir le ciel à d’autres transporteurs intéressés pour améliorer la connectivité internationale, d’investir dans les aéroports régionaux prioritaires afin qu’ils soient conformes aux normes de sécurité et en mesure de répondre à la demande. En outre, la Banque recommande à la compagnie de consolider sa flotte sans pour autant la diversifier, afin d’éviter une charge financière supplémentaire.
Etant un partenaire fortement impliqué dans le secteur de l’énergie à Madagascar, comment appréciez-vous la situation de la Jirama?
La Jirama est une entreprise en situation de déficit depuis plus de dix ans, et par conséquent a accumulé une dette importante s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars. L’entreprise faisait face à plusieurs défis aggravant son déficit dont notamment l’augmentation de l’utilisation des centrales thermiques conjuguée avec la hausse des prix des combustibles (HFO et diesel), la dévaluation de l’Ariary contre les principales devises (dollar et euro) entraînant une augmentation considérable des coûts d’exploitation. Parallèlement, la part importante des pertes estimées à 26% (techniques et commerciales) contribuaient à des manques à gagner.
La restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre parallèle de plusieurs réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en
Photo : Banque mondiale Madagascar.
œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables.
Quelles ont été les mesures prises pour y faire face ?
Face à ces défis, des mesures pour le redressement opérationnel et financier de la Jirama ont été mises en place. Afin de réduire ses coûts, cette compagnie a entamé une première phase de renégociation de ses gros contrats thermiques, le renforcement des réseaux de transport et de distribution, l’hybridation de quelques centres isolés ainsi l’ajout de puissance hydroélectrique dans son mix. Aussi, avec l’appui de la Banque mondiale, la Jirama a pu augmenter ses revenus, à travers la mise en place d’un programme de protection de revenu et le nouveau système tarifaire Optima.
Ces mesures sont-elles suffisantes pour la restructuration de la Jirama ? Où en est le recrutement du nouveau directeur général de cette société d’Etat ?
Ces mesures ne sont pas suffisantes. La restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre parallèle de plusieurs réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables. Ces axes stratégiques doivent être bien définis dans le business plan de la Jirama qui en assurera la mise en œuvre, d’où la nécessité de mettre en place une équipe de redressement et de sortie de crise dirigée par un nouveau directeur général sélectionné de manière compétitive et transparente et équipé d’un mandat fort pour la mise en œuvre du plan urgence. La nomination est attendue d’ici peu, et ce à la suite d’une procédure de recrutement compétitif à l’international.
La Jirama devrait-elle être privatisée pour régler le problème?
La Jirama est une société qui doit jouer le rôle de pilier fondamental de l’économie et de la vie sociale de la population malgache. Elle a un devoir de service public et en tant que tel se doit de continuer à améliorer ses opérations afin de fournir un service fiable et de qualité aux consommateurs. A cet effet, la meilleure option de gestion de la Jirama doit être analysée tout en tenant compte du contexte économique et politique actuel. La privatisation n’est pas la seule option. D’autres structures qui ont prouvé leur efficacité pourront être considérées, pour ne citer que celles du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire. Ce qui est sûr est que l’engagement de la Jirama à améliorer ses services contribuera sans aucun doute à un pays plus résilient, dynamique et prospère pour les générations à venir.
Le volet carburant présente un risque budgétaire important. Comment voyez-vous la gestion des prix de ces produits pétroliers à Madagascar?
Vous savez, la Banque mondiale, en 2019 avait publié une étude spécifique sur la gestion du prix du carburant à Madagascar. Nous avons affirmé que pour stimuler la croissance inclusive sur le moyen terme, le Gouvernement devrait privilégier les investissements publics dans les secteurs sociaux et productifs par rapport aux subventions non ciblées. La mise en œuvre d’une stratégie de tarification des carburants pour promouvoir l’accès à des produits pétroliers fiables et abordables sans que l’Etat ait à encourir les coûts restera un élément essentiel pour atteindre cet objectif. Différentes options de tarification du prix du carburant ont été successivement mises en place par le Gouvernement afin de mitiger l’impact sur le marché domestique de la hausse des prix sur le marché international. Mais comme la politique de subvention universelle du prix du carburant bénéficie de manière disproportionnée à une portion de la population qui a les moyens de consommer du carburant, son élimination permet de libérer des ressources pour les programmes en faveur des plus vulnérables et contribue à une meilleure équité des dépenses publiques. L’expérience a également montré que la politique de subvention aux carburants est trop coûteuse pour le budget de l’État.
Etes-vous donc favorables à un ajustement automatique du prix des carburants comme le recommande notamment le Fonds monétaire international ?
Ces raisons, entre autres, confortent la nécessité de supprimer les subventions aux carburants et d’entamer des réformes pour mettre en œuvre un mécanisme de tarification plus durable. L’option du mécanisme d’ajustement automatique des prix offrirait la possibilité à l’Etat de ne pas avoir à payer pour subventionner le carburant. Mais cette option devrait être accompagnée de mesures afin d’atténuer les effets des prix élevés et volatiles du carburant sur les pauvres, telles que des mesures de protection sociale par exemple.
L’Etat vient récemment de présenter sa Politique générale (PGE), quels pourraient être vos commentaires ?
Nous saluons le Gouvernement malgache pour la présentation de la PGE qui réaffirme son engagement continu au progrès socio-économique de Madagascar, en ligne avec le Plan Emergence Madagascar (PEM). Les piliers sur lesquels s’appuient la PGE sont des secteurs qui auront effectivement le potentiel de réduire la pauvreté à Madagascar et améliorer le pouvoir d’achat, notamment le développement du capital humain, la transformation économique, et l’amélioration de la gouvernance. La Banque mondiale est prête à accompagner les efforts du Gouvernement pour soutenir ces secteurs qui sont aussi ciblés dans notre CPF. En effet, certaines réformes seront capitales pour atteindre les objectifs définis dans la PGE, et nous encourageons et soutenons le Gouvernement à les mettre en place.
Pour finir, comment s’annonce les perspectives économiques pour Madagascar selon la Banque mondiale ?
Pour les perspectives économiques de Madagascar, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre une moyenne de 4,6 % en 2024-2026, soutenue par une amélioration des opportunités commerciales et touristiques, et à un nouvel élan de l’investissement privé à la suite de réformes structurelles efficaces dans des secteurs clés tels que l’exploitation minière, la technologie numérique et le climat des investissements. L’extension éventuelle de l’AGOA au-delà de 2025 pourrait avoir un impact positif sur les activités économiques, en particulier sur les exportations de textile. Cependant, les risques restent importants, notamment les conflits en cours au Moyen-Orient et en Ukraine, la décélération de l’économie mondiale et, au niveau national, les pressions budgétaires liées aux sociétés d’État, notamment Jirama et Madagascar Airlines.
Antananarivo, 3 Avril, 08h57 – “Le BNGRC avait déjà anticipé quelles sont les zones à risque d’inondation”. Et à en croire le général Elack Andriankaja, directeur général de ce Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, le village de Beriziky à Ambilobe fait partie de ces localités. Il indique alors que les habitants de ce village, qui se trouve sur le passage des eaux, avaient été déplacés bien avant que la catastrophe ne survienne.
Quand les fortes pluies générées par le cyclone tropical Gamane avaient frappé le Nord de la Grande ile, le village a donc déjà été déserté par ses habitants. Ceux-ci “ont déjà rejoint les sites d’hébergement destinés à accueillir les sinistrés”, confirme le chef du district d’Ambilobe. Le responsable local souligne alors qu’aucun décès n’est recensé dans cette localité qui s’est retrouvée complètement sous les eaux après le passage du cyclone.
Le directeur général du BNGRC, lui, déplore ce qu’il qualifie de “fausses informations” relayant la disparition des habitants du village de Beriziky. “Cet endroit n’était pas loin de la zone visitée où le président de la République a secouru des personnes bloquées par les eaux, donc logiquement le président aurait dû en entendre parler sur place”, ajoute le patron du BNGRC.
Le district d’Ambilobe est l’un des districts les plus touchés par le passage de Gamane. Selon le dernier bilan du BNGRC publié ce mardi à midi, le district compte pas moins de 17 946 sinistrés soit 4410 ménages. 14 496 ont été déplacés et 3 259 cases y ont été inondées par les eaux de pluies et 599 ont été détruites.
Antananarivo, 3 Avril, 8h05 – Deux matchs chez les garçons et deux matchs chez les filles sont programmés à 13h30 et à 15h ce mercrddi pour la première journée de “All-step”, un tournoi inter-lycées de basketball organisé par la ligue Analamanga. A Antanimena, le lycée Saint François Xavier accueillera le lycée Akamasoa pour une double confrontation garçons et filles. A Mahamasina, c’est le lycée Sainte Famille qui recevra le lycée Andohalo, toujours dans des matchs garçons et filles.
Jusqu’à mardi, 11 établissements secondaires au lieu des 16 évoqués auparavant sont retenus pour disputer le concours. Pour les garçons, les dix lycées inscrits sont divisés en deux poules de cinq équipes. Dans la première poule, on retrouve le Lycée Nanisana, le Lycée Moderne d’Ampefiloha, le lycée Sainte Chantal, le lycée Sainte Famille et le lycée d’Andohalo. Dans la deuxième, le lycée Jules-Ferry, le lycée Christ Roi, le lycée SFX Antanimena, le lycée Akamasoa, et le lycée Jean Joseph Rabearivelo disputeront leurs places pour les phases finales.
Chez les filles, il n’y aura qu’une seule poule de cinq dont LMA, Sainte Famille, SFX, Akamasoa et Andohalo. La journée officielle d’ouverture aura lieu le 10 Avril prochain, dans l’enceinte du lycée moderne d’Ampefiloha.
Antananarivo, 2 Avril, 18h05 – La Chambre des mines de Madagascar (CMM) vient d’annoncer la nomination de Carl Andriamparany en tant que nouveau secrétaire exécutif de cette association regroupant les sociétés et compagnies minières industrielles. Ce spécialiste de la gouvernance du secteur extractif succède ainsi à ce poste Willy Ranjatoelina. Il sera chargé d’assurer le fonctionnement quotidien de la Chambre.
Le secteur minier est un terrain qui n’est pas inconnu au nouveau secrétaire exécutif de la Chambre des mines qui a déjà occupé le poste de directeur général des études et du développement au sein de ministère en charge des mines, puis a été secrétaire général du ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du pétrole en 2016. Il avait déjà aussi été président de la Commission des grands investissements miniers de Madagascar (CGIM) ou encore directeur général par intérim de l’Institut de gemmologie de Madagascar (IGM).
Fondée en 2011, la Chambre des mines s’est fixée comme objectif d’être l’interlocutrice de l’administration pour toutes questions intéressant le secteur minier industriel. Elle s’est donnée comme mandat d’encourager, de promouvoir et de protéger les investissements miniers à Madagascar, tout en développant une bonne éthique professionnelle des affaires dans le secteur, indique cette association sur son site officiel.
Antananarivo, 2 Avril, 16h05 – Les travaux d’urgence vont finalement commencer. Près d’une semaine après le passage du cyclone Gamane dans le Nord de Madagascar, les travaux d’urgence sur plusieurs ponts coupés sur la RN6 entre Ambilobe et Antsiranana et la RN5A entre Vohémar et Sambava vont finalement commencer. Le chantier va débuter ce jeudi selon Henri Jacob Razafindrianarivo, directeur général des travaux publics afin “de rétablir la circulation sur ces axes le plus rapidement possible”.
Les travaux d’urgence qui vont être menés débuteront sur la RN6, indique le responsable. Le pont de la Mahavavy va être le premier, suivi du pont d’Ifasy. Selon le ministère, ce ne sont que des travaux d’urgence pour rétablir la circulation sur ces axes totalement coupés où “aucune déviation n’est possible” qui sont menés. “Ils seront achevés rapidement”, explique le responsable. Les travaux à moyen et long termes suivront, explique-t-il.
Sur la RN5A, l’entreprise CRBC est déjà sur place depuis dimanche pour les travaux à effectuer sur le pont de Manakolana, indique le ministère. Les travaux sur le pont de Betsiaka, toujours sur la RN5A, seront ensuite sur les tablettes du ministère.
D’après les explications du haut responsable, les travaux sur les ponts en question ont pris du retard car il a fallu attendre que le niveau des eaux baisse avant de pouvoir constater l’étendue des dégâts. Les équipes du ministère n’ont pu faire les évaluations qu’à partir de samedi après que l’eau ait commencé à baisser.
Les travaux d’urgence sur les pans de chaussée endommagés ont, quant à eux, été réparés rapidement sur ces deux axes, explique toujours le responsable. La circulation est ainsi rétablie sur ces portions de routes, se réjouit le ministère.
Concernant les coupures au niveau de la RN5 entre Toamasina et Maroantsetra, le ministère précise qu’ils sont minimes par rapport à ceux sur la RN6 et la RN5A. Ces travaux seront ainsi pris en charge par la direction régionale des travaux publics et les entités locales.
Antananarivo, 2 Avril, 14h55 – Holy Antsa Rabejaona crée la sensation en battant trois records nationaux sur 50m papillon, 50m nage libre et 50m dos lors du sommet national du petit bassin, du 28 au 30 Mars, à Antanimena. Dès jeudi, elle réalise un nouveau record national sur 50m dos, avec un chrono de 00’30’’32/100. Elle enchaîne ensuite sur nage libre en battant son propre record avec 00’27’’02/100 contre 00’27’’30/100. Elle termine avec un nouveau record sur 50m papillon, 00’28’’62/100, lors du dernier jour de la compétition.
Malgré ces records alignés, la boursière du centre international de Kazan, en Russie, souligne que “ces temps sont plus bas que les chronos que j’ai obtenus en Russie”. Elle regrette, cependant, que la Fédération n’ait pas voulu homologuer les temps obtenus en Russie étant donné la différence de conditions entre les championnats des deux pays.
Holy Antsa Rabejaona détient encore alors du potentiel pour améliorer ses temps. Elle fait partie de la liste des cinq nageuses envoyées par Fa fédération pour le ministère en vue d’une participation aux championnats d’Afrique, en Angola, du 30 avril au 5 mai. Une demande qui n’est pas encore validée par le MJS, si l’on en croit Holy Antsa Rabejaona. Le jeune nageur Jonathan Raharvel avait déjà aussi sollicité une réponse de la part du ministère sur la participation des nageurs malgaches aux championnats d’Afrique.
Antananarivo, 2 Avril, 12h50 – Dernière ligne droite pour les candidats aux législatives. Ils ont moins d’une semaine pour déposer leur dossier de candidature. Pour la majorité présidentielle, la liste de la coalition isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina est attendue prochainement. Aurélie Razafinjato, secrétaire général du parti Tanora Malagasy vonona (TGV), indique que cette “liste sera disponible d’ici peu”. “On avance. Rien ne presse. On reprend après ce long week-end pascal”, poursuit ce responsable au sein du parti présidentiel.
Du côté de l’opposition, la plateforme Firaisankina qui regroupe une partie des partis politiques adversaires de Rajoelina lors de la dernière présidentielle poursuit la présentation de ses candidats. Après Antananarivo et Toamasina, ce sont les candidats des districts de la province de Toliara qui ont été présentés ce week-end. Pour l’autre plateforme issue du collectif des candidats, le Kolektifa Malagasy, elle a présenté la semaine dernière ses premiers candidats pour ces élections législatives.
Selon le calendrier établi par la commission électorale nationale indépendante (Ceni) approuvé par le gouvernement, les prétendants auront jusqu’au lundi 8 avril à 17h.