Catégorie : Actualité

  • Une équipe de sortie de crise pour la Jirama nécessaire, selon la Banque mondiale

    Une équipe de sortie de crise pour la Jirama nécessaire, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 30 Mars, 12h45 – Une équipe de tous les défis. La Banque mondiale avance la nécessité de mettre en place une équipe de redressement et de sortie de crise pour la Jirama. Celle-ci étant dirigée par un nouveau directeur sélectionné de manière compétitive, transparente et équipé d’un mandat fort pour la mise en œuvre du plan d’urgence de la compagnie nationale, confie Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, à www.2424.mg.

    Bien que des mesures pour le redressement opérationnel et financier aient été mises en place, la restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre de plusieurs réformes en parallèles. Idah Z. Pswarayi-Riddihough parle, entre autres, de réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables.

    Ce sont des axes stratégiques qui doivent être bien définis dans le business plan de la Jirama et qui nécessite la mise en place de cette équipe de redressement et de sortie de crise, a exposé ce haut cadre de la Banque mondiale. La nomination du nouveau directeur de la Jirama est en tout cas attendue d’ici peu, et ce à la suite d’une procédure de recrutement compétitif à l’international, indique-t-elle.

    Le processus de recrutement de deux cadres dirigeants de la Jirama, à savoir un manager de redressement et un directeur administratif comptable et financier, avait été enclenché au mois de mai de l’année 2023, avec le cabinet Alexander Hughes. 19 candidats avaient postulé, et quatre ont passé l’entretien, selon ce qui avait été rapporté. L’ancien ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait ensuite indiqué au mois de novembre de l’année dernière que toutes les étapes de sélection avaient déjà été achevées et qu’il ne restait plus que la décision finale de nomination. Cet ancien membre du gouvernement avait confié à l’époque que les deux derniers candidats pour devenir le manager de redressement de la Jirama étaient de nationalité étrangère.

    Idah Z. Pswarayi-Riddihough estime que « la Jirama est une société qui doit jouer le rôle de pilier fondamental de l’économie et de la vie sociale de la population malgache ». Aussi, cette compagnie « a un devoir de service public et en tant que tel se doit de continuer à améliorer ses opérations afin de fournir un service fiable et de qualité aux consommateurs », ajoute-t-elle. Cette responsable de la Banque mondiale souligne alors que la meilleure option de gestion de la Jirama doit être analysée, tout en tenant compte du contexte économique et politique actuel. « Ce qui est sûr est que l’engagement de cette compagnie à améliorer ses services contribuera sans aucun doute à un pays plus résilient, dynamique et prospère pour les générations à venir », avance-t-elle.

    La Jirama demeure à ce jour une entreprise en situation de déficit, et qui a accumulé une dette importante s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars, rapporte Idah Z. Pswarayi-Riddihough. La compagnie nationale avait également fait face à plusieurs défis aggravant son déficit, dont notamment l’augmentation de l’utilisation des centrales thermiques conjuguée avec la hausse des prix du fuel et du gasoil, la dévaluation de l’Ariary contre les principales devises comme le dollar dollar et l’euro entraînant une augmentation considérable des coûts d’exploitation. Parallèlement, la part importante des pertes techniques et commerciales estimées à 26% contribuent à des manques à gagner, expose ce responsable de la Banque mondiale.

    Face à ces défis, des mesures pour le redressement opérationnel et financier ont en tout cas été mises en place. Afin de réduire ses coûts, la Jirama a entamé une première phase de renégociation des gros contrats thermiques, le renforcement des réseaux de transport et de distribution, l’hybridation de quelques centres isolés ainsi l’ajout de puissance hydroélectrique dans son mix. Aussi, avec l’appui de la Banque mondiale, la Jirama avait pu augmenter ses revenus, à travers la mise en place d’un programme de protection de revenu et le nouveau système tarifaire OPTIMA, conclut Idah Z. Pswarayi-Riddihough.

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  • CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers au niveau des grandes entreprises

    CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers au niveau des grandes entreprises

    Antananarivo, 30 Mars, 10h15 – Le renforcement d’effectif se poursuit pour les grandes entreprises. Mais ces sociétés prévoient plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers, notamment pour le premier trimestre de 2024. C’est ce que rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans les résultats de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) du quatrième trimestre 2023, qu’elle a dernièrement menée.

    Les entreprises que la banque centrale avait enquêtées, dont surtout celles dans les secteurs secondaires et tertiaires, avaient envisagé d’étoffer leur personnel. Elles auraient surtout misé davantage sur le recrutement pour des emplois permanents que sur des emplois temporaires, pour ce premier trimestre. Ce qui se différencie du trimestre précédent pendant lequel elles avaient davantage eu recours à des travailleurs temporaires, avec les activités de fabrication qui avaient battu leur plein durant la période de fête de la fin d’année.

    Ces grandes entreprises, notamment celles du secteur industriel, seraient d’ailleurs les moteurs de la croissance au premier trimestre 2024 d’après l’enquête de la BFM. Elles auraient prévu par exemple une hausse des ventes. Elles devaient aussi sortir du lot pour ce qui est des carnets de commandes.

    Les chefs d’entreprises enquêtés par la BFM avaient par ailleurs avancé une persistance de la hausse des coûts de production. Aucun secteur n’avait été épargné par cette perception avec des soldes d’opinion respectifs de +70,2 % pour le secteur primaire, +19,9 % pour le secteur secondaire et +44,5 % pour le secteur tertiaire.

    Ils avaient prévu alors une augmentation des prix de vente pour faire face à l’augmentation des charges. Environ le tiers des entreprises enquêtées par la Banque centrale se disaient prêtes à le faire. Ainsi, ces entreprises ayant répondu à l’ECE s’attendent à un accroissement des bénéfices au premier trimestre 2024.

    L’enquête sur la conjoncture économique est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays. Les réponses pour l’ECE du quatrième trimestre de 2023 ont été recueillies auprès de 164 entreprises entre le 18 décembre 2023 et le 11 janvier 2024

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  • La Douane rapporte 3 087,4 milliards d’ariary d’importation durant les deux premiers mois de l’année 2024

    La Douane rapporte 3 087,4 milliards d’ariary d’importation durant les deux premiers mois de l’année 2024

    Antananarivo, 30 Mars, 9h30 – Les importations de la Grande île en hausse. La direction générale des douanes (DGD) indique avoir enregistré 3 087,4 milliards d’ariary d’importation, soit 678,1 millions de dollars, durant les premiers mois de l’année 2024. Ce qui représente 630 milliards d’ariary de moins par rapport à la même période de l’année 2023, durant laquelle la valeur des importations avait totalisé 3 717,4 milliards d’ariary, selon les statistiques du commerce extérieur de Madagascar l’année dernière.

    Selon la DGD, les 3 087,4 milliards d’ariary d’importation enregistrés pendant les mois de janvier et février de cette année incluent les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. L’administration douanière précise également que 47,9 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont été exonérés sur notes de Conseil durant cette période.

    Durant les deux premiers mois de cette année, Madagascar avait importé 721,5 milliards d’ariary de matières premières et 606,8 milliards d’ariary d’énergie. Le pays avait également dépensé 547,4 milliards d’ariary pour l’importation d’équipements, de l’alimentation valant 483,2 milliards d’ariary et 728,5 milliards d’ariary d’autres biens.

    En 2023, la valeur totale des importations de Madagascar s’est établie à 21 229,7 milliards d’ariary. 5 461 milliards d’ariary avaient été enregistrés durant le premier trimestre de cet exercice.

  • Andry Rajoelina à Ambilobe pour constater les dégâts laissés par le passage de Gamane

    Andry Rajoelina à Ambilobe pour constater les dégâts laissés par le passage de Gamane

    Antananarivo, 30 Mars, 7h30 – “Mon coeur a été touché en voyant ces villages et maisons isolés, devenus inaccessible à cause de la force des courants d’eau”. En déplacement à Ambilobe, le président de la République Andry Rajoelina a constaté de visu les dégâts aussi bien humains que matériels laissés par le passage du cyclone tropical Gamane. “Beaucoup de vie ont été perdues. Des champs de culture et des rizières ont été inondées”, rapporte-t-il dans une publication postée sur sa page Facebook.

    Les photos publiées par la présidence montre aussi des ponts et des routes coupés. “Il faut rétablir au plus vite le quotidien des habitants et réhabiliter au plus tôt les infrastructures surtout les ponts et les routes”, poursuit-il. Il indique notamment avoir “donné des consignes pour que les aides soient apportées aux populations sinistrées, surtout des soins gratuits et des contrôles sanitaires de façon à prévenir les maladies que pourraient causer les inondations”. Un hélicoptère de l’Armée devrait également rester à Ambilobe pour ravitailler et approvisionner les villages sinistrés et pour aider à la prise en charge des malades, indique-t-il.

    Entré au Nord de Vohémar mercredi matin avec des vents de 150km/h et des rafales de 210km/h, le cyclone Gamane s’est déplacé très lentement vers le Sud-Ouest puis vers le Sud-Est. S’affaiblissant au fur et à mesure qu’il entrait à l’intérieur des terres, Gamane a fini par se dissoudre alors qu’il n’était pas encore ressorti en mer. Les pluies ont pourtant continué jusqu’à vendredi, les amas nuageux du résidu du cyclone ne sont ressortis en mer que vendredi après-midi.

     

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  • INTEMPERIES  – Le bilan humain du cyclone tropical Gamane s’alourdit avec 18 décès

    INTEMPERIES – Le bilan humain du cyclone tropical Gamane s’alourdit avec 18 décès

    Antananarivo, 29 Mars, 16h50 – Quatre décès de plus recensés dans le Nord-Est du pays suite au passage du cyclone tropical Gamane. Le rapport publié ce vendredi à la mi-journée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes fait état du décès de 18 personnes, soit quatre de plus comparé au bilan publié jeudi soir. Parmi ces 18 morts, sept ont été enregistrés à Maroantsetra. Quatre personnes sont par ailleurs portées disparues et trois autres sont déclarées blessées;

    Selon le bilan du BNGRC, le nombre de sinistrés s’élève aussi à 46 000 individus issus de 11 000 ménages. Plus de 20 000 d’entre eux ont dû être déplacés et accueillis dans des sites d’accueil communs.

    Le cyclone tropical Gamane qui est entré par le Nord de Vohémar avec des vents moyens de 150km/h et des rafales de 210km/h est entré plus à l’intérieur des terres en se déplaçant très lentement vers le Sud-Ouest puis vers le Sud-Est. Il n’a cependant cessé de s’affaibilir au point de s’être dissout complètement jeudi après-midi .

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  • INTERNET – Airtel va aussi ajuster les tarifs de son internet mobile

    INTERNET – Airtel va aussi ajuster les tarifs de son internet mobile

    Antananarivo, 29 Mars, 15h00 – Airtel emboîte le pas aux autres opérateurs. Cette société de télécommunication va aussi ajuster le prix de ses offres internet mobile conformément à la nouvelle réglementation fixant le prix plancher du gigaoctet à 0,95 dollars à partir du 1er Avril. “C’est la loi et on doit l’appliquer”, confie une source autorisée auprès de la compagnie, jointe au téléphone ce vendredi. “L’arrêté indique qu’il faut l’appliquer à partir du 1er avril, et donc on va l’appliquer”, ajoute-t-elle.

    Airtel indique qu’elle n’a pas voulu prendre ses clients de court sur l’arrêt des offres exclusivement dédiées aux réseaux sociaux et l’ouverture des abonnements à tout internet. C’est la raison pour laquelle, elle a diffusé un communiqué jeudi qui annonce sa nouvelle vision. Le communiqué annonce ainsi la couleur. “Pour une expérience digitale “toujours au-delà de l’imagination”, dépassez les frontières des réseaux sociaux et profitez désormais de tout internet avec le réseau Airtel”, indique le communiqué.

    Côté tarif, Airtel ne va pas être loin des deux autres opérateurs qui ont déjà ajusté leurs prix dès jeudi, à en croire notre source. “L’arrêté ministériel fixe un prix plancher de 0,95 dollar le Gigaoctet. Nous sommes ainsi forcés de nous y faire, donc il n’y aura pas beaucoup de différence de tarif”, explique-t-elle.

    Mais pour ne pas bouleverser l’habitude de sa clientèle, l’échelonnement des prix devrait globalement suivre celui offert pour les offres réseaux sociaux mais avec un volume de données réajusté. “On ne veut pas bouleverser l’expérience client, les offres Facebook vont s’ouvrir à tout internet avec le même code de souscription et le même prix, mais bien sûr le volume de data va changer conformément au prix plancher”, explique notre interlocuteur.

    “Normalement, si on suit le prix plancher, 1 000 ariary va permettre d’avoir 250 Mo de data mobile mais nous n’allons pas changer la validité, puisque nos abonnés sont habitués à sept jours de validité pour 1 000 ariary avec Facebook, on va garder les sept jours” ajoute-t-il. Sur ce principe, 2000 ariary devrait permettre d’avoir 500 mo de data et ainsi de suite, selon les précédentes offres Facebook d’Airtel.

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  • FORMATION SPÉCIALISÉE – Un nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque lancé

    FORMATION SPÉCIALISÉE – Un nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque lancé

    Antananarivo, 29 Mars, 9h55 – Former des techniciens qualifiés dans le domaine du solaire photovoltaïque. C’est un des principaux objectifs de la mise en place du nouveau programme de Master en énergie solaire photovoltaïque (PV) au niveau de quelques établissements pilotes à Madagascar. Ce programme de deux ans est lancé officiellement au niveau des Facultés des sciences d’Antananarivo et de Toliara. Ces établissements ouvrent ainsi leurs portes aux étudiants de niveau licence à la recherche d’une formation plus spécialisée dans le domaine de l’énergie solaire.

    Après des années de préparation, impliquant la conception du programme pédagogique, les séances de renforcement de capacités des enseignants chercheurs et l’exploration de partenariats locaux et internationaux, ce programme est finalement lancé. Il est mis en œuvre par l’Institut pour la maîtrise de l’énergie (IME) en partenariat avec le Programme de la GIZ pour la Promotion de l’électrification rurale par les énergies renouvelables (Perer). La première promotion de ce programme est prévue pour sortir en 2025, avance l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ).

    Mis à part la formation technique, les étudiants auront également à leur disposition un laboratoire solaire dénommé « Solarlab » pour les travaux pratiques. « Cette initiative vise à mettre à disposition des étudiants un banc pédagogique pour leur fournir un environnement de recherche et d’apprentissage de pointe », explique la GIZ. Un service d’orientation professionnelle à destination de ces étudiants est prévu au sein de ces deux universités, rassure cette agence allemande. Selon la GIZ, « ce service pourrait aider les étudiants à mieux comprendre leurs options de carrière et à élaborer des plans concrets pour atteindre leurs objectifs professionnels ».

    Un énorme besoin en techniciens qualifiés dans le domaine du solaire photovoltaïque est signalé à Madagascar. D’autant plus que plusieurs centrales solaires sont prévues être développées et ne feront que multiplier ce besoin.

  • HALTEROPHILIE – Tojo Andriantsitohaina et Rosina Randafiarison en route pour la Thaïlande en vue d’une dernière chance olympique

    HALTEROPHILIE – Tojo Andriantsitohaina et Rosina Randafiarison en route pour la Thaïlande en vue d’une dernière chance olympique

    Antananarivo, 29 Mars, 12h45 – Tojo Andriantsitohaina et Rosina Randafiarison se dirigent vers Phuket, en Thaïlande, pour disputer les mondiaux d’haltérophilie. Cet évènement qui se déroule du 31 mars au 11 avril 2024 représente leur ultime occasion de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris. La compétition est cruciale. Les dix meilleurs athlètes du classement mondial en points olympiques obtiendront leur qualification.

    La préparation a été intense pour les haltérophiles malgaches depuis le championnat post-olympique à Bogota, début 2022. À Phuket, ils auront l’occasion de gagner les points nécessaires à la qualification. Les performances de Tojo, dans la catégorie des 73 kg, et Rosina, dans celle des 49 kg, aux championnats d’Afrique en Égypte cette année ont montré du potentiel, malgré des résultats mitigés. À l’aube de ce rendez-vous décisif, l’ambition de représenter Madagascar à Paris est plus forte que jamais pour Tojo Andriantsitohaina et Rosina Randafiarison.

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  • ACTIONNARIAT – La participation de l’Etat au capital de QMM désormais détenue par le Fonds souverain malagasy

    ACTIONNARIAT – La participation de l’Etat au capital de QMM désormais détenue par le Fonds souverain malagasy

    Antananarivo, 29 Mars, 10h50 – Un changement dans l’actionnariat. Ce n’est plus l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) qui détient la participation de l’Etat au capital de QMM. Ceci revient dorénavant à la société Fonds souverain malagasy (FSM), selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. C’est le FSM qui va donc désormais agir en tant que représentant de l’Etat au titre de la Convention d’établissement et détenteur de ses actions dans QMM.

    Le Protocole d’accord relatif à l’exploitation des gisements de sables minéralisés de Tolagnaro, entre l’Etat malgache et le Groupe Rio Tinto, signé en août 2023, souligne en effet que l’Etat pourra désigner une autre entité pour détenir sa participation au capital de QMM en lieu et place de l’Omnis. Ce, « sous réserve de notifier le groupe Rio Tinto au préalable et que les parties conviennent des modalités applicables à une telle participation ».

    Selon ce qui était convenu entre les parties, la nouvelle entité doit être détenue et contrôlée par l’Etat. Elle doit aussi être habilitée, au regard des lois et règlementations applicable, à détenir la participation de l’Etat dans des sociétés de droit privé et doit avoir pris l’engagement de se conformer aux meilleurs standards internationaux en termes de bonne gouvernance et de transparence, comme ceux de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) notamment.

    Selon la répartition envisagée dans le Protocole d’accord signé l’année dernière, la part des droits financiers qu’avait l’Omnis et qui va donc être détenue par FSM est de 15%, les 85% étant détenus par Rio Tinto. Pour ce qui est des droits de vote, le protocole parlait de 20% pour le représentant de l’Etat et 80% pour Rio Tinto.

    L’Etat indique avoir pris la décision de confier ses actions au FSM par rapport au pouvoir que cette société dispose, à savoir entre autres acquérir, gérer, fructifier ou céder des actifs au titre du Fonds. Le FSM dispose également le pouvoir de gérer les investissements pour le compte de tout organisme public, en contrepartie d’une rémunération qui lui sera versée, d’investir pour le compte de l’Etat ou en partenariat avec d’autres investisseurs nationaux ou étrangers. Il a aussi comme mandat d’attirer des investisseurs nationaux et internationaux dans des projets d’investissement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois, ou encore d’assurer toute autre mission que l’Etat lui confie notamment en matière d’investissement.

    Les actionnaires du FSM ne sont pour le moment pas communiqués. L’Economic development board of Madagascar (EDBM), parle d’une société anonyme avec un capital de 10 milliards d’ariary. D’après la loi sur la création du FSM, son capital est détenu à 100% par l’Etat, qui peut ouvrir celui-ci à ses démembrements, à des organismes publics ou à des sociétés à participation publique. La participation directe de l’Etat est toutefois fixée au minimum à 70% du capital social de la Société.

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  • OCTROI DE CRÉDITS – Les entreprises du secteur du commerce et des BTP privilégiées par les banques

    OCTROI DE CRÉDITS – Les entreprises du secteur du commerce et des BTP privilégiées par les banques

    Antananarivo, 29 Mars, 9h10 – Privilégiées. Les banques territoriales enquêtées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) ont confié avoir de la préférence et entendent prioriser le financement des entreprises du secteur du commerce, notamment pour le premier trimestre de cette année. 23,3% des crédits octroyés par ces banques sont prévues être affectés à ce secteur, selon l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire réalisée par la BFM.

    Ces banques ont également prévu de continuer à financer les entreprises du secteur BTP, en dédiant à ces sociétés 13,3% de leurs crédits. Les entreprises du secteur de la distribution pétrolière devaient bénéficier de la même proportion, selon le résultat d’enquête de la Banque centrale. Les secteurs de l’agriculture et du transport sont également prévues faire l’objet de plus de financement, pour 11,7% et 10% des octrois de crédits respectivement.

    Ce classement et cette répartition des crédits par activités qui ont fait l’objet de plus de financement sont presque les mêmes qu’au dernier trimestre de l’année 2023. Les trois derniers mois de l’année étant une période propice et pendant laquelle les activités de crédit se développent le plus.

    Le taux de rejet des demandes de crédits au quatrième trimestre de 2023 demeure par ailleurs en dessous de 25,0 % pour une grande partie des banques et a principalement concerné les petites entreprises. La Banque centrale rapporte que 37,4% des banques ont renforcé les conditions relatives aux garanties et clauses nécessaires pour l’octroi de crédits durant cette période sous revue.

    Pour ce qui est de leurs opérations, les banques enquêtées par la BFM ont mis l’incertitude du contexte sociopolitique et la conjoncture économique comme étant les deux premiers facteurs limitant le développement de leurs activités durant le quatrième trimestre de l’année dernière. A ceux-ci s’ajoutent d’autres problèmes comme leurs incertitudes par rapport à certains points réglementaires encore en attente d’instructions officielles de la Commission de supervision bancaire et financière-(CSBF) ou encore la lenteur des paiements sur les marchés publics impactant la gestion de la trésorerie de leurs clients.

    Cette enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire a été réalisée auprès des 13 banques territoriales de la Grande île. Pour la BFM, les résultats permettent de voir les conditions des activités des banques, dans le but d’ajuster le pilotage de la politique monétaire.

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