Catégorie : Actualité

  • AGOA – Les Etats-Unis soulignent la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’Etat de droit et des principes démocratiques

    AGOA – Les Etats-Unis soulignent la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’Etat de droit et des principes démocratiques

    Antananarivo, 29 Mars, 6h40 – Plus qu’une question économique. Une délégation de la Commission des voies et moyens du Congrès américain s’est récemment rendue à Madagascar pour évaluer les progrès réalisés par le pays dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Une visite qui “souligne l’engagement des États-Unis à soutenir la croissance de Madagascar et à garantir un environnement optimal pour un commerce mutuellement bénéfique grâce à l’Agoa”, mais qui souligne également “la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’État de droit et des principes démocratiques, ainsi que dans la promotion de la bonne gouvernance”. C’est ce que communiqué l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar qui rapporte cette mission.

    Comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, Madagascar s’active en vue de bénéficier de la reconduction de l’AGOA, étant donné que le programme actuel arrivera à échéance en 2025. Mais comme rappelé par le communiqué de l’ambassade américain, “les pays doivent établir ou faire des progrès continus dans l’établissement d’une économie de marché, de l’état de droit, du pluralisme politique et du droit à une procédure régulière” pour répondre aux critères rigoureux d’éligibilité. Ce même document souligne que ces pays doivent également “éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains et adopter des politiques visant à réduire la pauvreté, à lutter contre la corruption et à protéger les droits de l’homme”.

    Cette délégation du Congrès américain, conduite par Jason Smith, rapporte en tout cas “des discussions franches” qu’elle a eues notamment avec le président de la République Andry Rajoelina, des représentants du gouvernement ou encore des chefs d’entreprises. Une occasion pour eux de faire un état des lieux des défis ainsi que les opportunités que Madagascar a à saisir dans le cadre de l’AGOA. Jason Smith rappelle que ce programme a été “le fondement des liens économiques entre les Etats-Unis et Madagascar depuis sa création”. Il souligne cependant la nécessité de “faire plus” pour stimuler les relations commerciales et d’investissement des deux pays.

    La délégation menée par Jason Smith s’engage alors à travailler avec le gouvernement malgache dans le processus de renouvellement de l’Agoa pour Madagascar. Pour l’ambassadrice Claire Pierangelo, ce programme est un pilier essentiel de la prospérité partagée et de l’engagement économique entre Madagascar et les États-Unis. Aussi, il a “le mérite d’être un outil de transformation pour la prospérité et la défense de nos droits et valeurs communs”, explique ce diplomate américain.

    D’après la direction du commerce et de la consommation au mois de janvier de cette année, l’Agoa engage 47 entreprises exportatrices malgaches et génère environ 60 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects. Se démarquant surtout dans le domaine du textile, la Grande île mise actuellement sur la diversification de ses exportations vers le marché de l’Agoa, notamment avec les produits artisanaux, les produits agroalimentaires ou encore les huiles essentielles.

    Pour l’année 2023, le total des échanges commerciaux des Etats Unis avec Madagascar s’élève à environ 784 millions de dollars selon les chiffres du gouvernement américain. Une baisse de la valeur de ces échanges est cependant à noter puisqu’elle était à 998,1 millions de dollars en 2022.

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  • INTEMPÉRIES – Gamane fait au moins 14 décès

    INTEMPÉRIES – Gamane fait au moins 14 décès

    Antananarivo, 28 Mars, 22h40 – Le bilan s’alourdit. Le bilan provisoire publié par le Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) ce jeudi soir fait état de 14 morts après le passage du cyclone Gamane sur la partie Nord de Madagascar. Cinq sont enregistrés à Maroantsetra, trois à Vohémar, deux à Sambava et une victime chacune dans les localités de Mananara Nord, de Toamasina II, de Vavatenina et d’Ambilobe.Trois personnes sont également portées disparues selon le même bilan.

    Outre les pertes humaines, Gamane a aussi laissé derrière elle un total de 34 885 sinistrés soit 8 630 ménages. Les régions les plus touchées sont Analanjirofo, Diana, Atsinanana et Sava, d’après le BNGRC. Plus de 18 242 personnes ont été déplacées dans 58 sites d’hébergement communs.

    Au niveau des dégâts d’infrastructures, 6 281 cases sont inondées selon le bilan publié jeudi soir, et 617 cases détruites. Gamane n’a pas épargné les écoles, huit salles de classes sont totalement décoiffées et 26 salles partiellement détruites. Un lourd bilan est également enregistré dans le secteur de l’agriculture, avec l’inondation de 1 698 Ha de rizières.

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  • Herimanana Razafimahefa déchu de son poste de sénateur

    Herimanana Razafimahefa déchu de son poste de sénateur

    Antananarivo, 29 Mars, 12h05 – Herimanana Razafimahefa déchu. La Haute cour constitutionnelle a prononcé jeudi la déchéance de l’ancien président du Sénat de son statut de sénateur. “Par ses propos séditieux appelant les citoyens à la révolte et incitant l’Armée à une mutinerie ainsi que ses agissements tendant à faire entrave au processus électoral, un processus par lequel s’exerce et s’évalue la démocratie dans le pays, le Sénateur Herimanana Razafimahefa a dévié de la ligne de conduite du groupe parlementaire Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) auquel il appartient et ce, sans motif valable”, indique la Haute Cour dans sa décision.

     

    La HCC soutient dans sa décision que l’article 72 alinéa 4 de la Constitution qui indique que “la déchéance d’un député peut également être prononcée par la Haute Cour Constitutionnelle s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire » est également applicable aux sénateurs conformément à l’article 85 de la loi fondamentale.

     

    La HCC soutient également que “la ligne de conduite d’un groupe parlementaire ne doit pas aller à l’encontre de la Constitution et de la loi sur les partis politiques ; que dès lors, elle ne peut faire entrave à la démocratie, l’Etat de droit et à l’exercice des droits et libertés fondamentaux reconnus par la Constitution”. Or, poursuit la Cour d’Ambohidahy, cela a été “bafoué” par Herimanana Razafimahefa durant les évènements précédant l’élection présidentielle du mois de novembre où il a notamment publié sur sa page “des propos séditieux et incendiaires, appelant les citoyens à la révolte et incitant l’Armée à une mutinerie”.

     

    Contrairement à Christine Razanamahasoa, Herimanana Razafimahefa a bien déposé son mémoire en défense. Il y soutient qu’il “n’a jamais fait obstacle au processus électoral, il a même exhorté tous les membres de son cabinet à prendre part activement à toutes les manifestations visant à faire élire le Président Andry Rajoelina”. Concernant le message sur sa page Facebook, il soutient qu’il a déjà expliqué lors d’une conférence de presse “qu’il n’était pas l’auteur de cette publication” et “il a publié un message d’appel au calme pour dissiper tout doute”.

     

    Herimanana Razafimahefa étant déchu, la HCC a nommé à sa place son suppléant, le Sénateur Sylvain Rabetsaroana, second de la liste Irmar à Antananarivo.

    Le groupe parlementaire Irmar au niveau du Sénat a déposé mardi une requête aux fins de déchéance de Herimanana Razafimahefa en tant que sénateur auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Il était dans le collimateur du parti au mois de novembre depuis qu’il a déposé une requête pour devenir chef d’Etat par intérim après avoir initialement refusé de prendre le poste.

     

  • La HCC prononce la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député.

    La HCC prononce la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député.

    Antananarivo, 28 mars, 21h15 – Le couperet tombe. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) a prononcé la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député « avec toutes les conséquences de droit », selon son arrêt, publié en début de soirée ce jeudi.

    « Les actes commis par la députée Razanamahasoa Christine Harijaona constituent une violation flagrante de la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) » considère la HCC. Elle cite la mise en place d’une plateforme de dialogue et de médiation « qui avait pour objectif de reporter l’élection présidentielle ».

    Pour la Cour, la députée d’Ambatofinandrahana, « usant de sa fonction de Présidente de l’Assemblée Nationale entrent en contradiction avec la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) à laquelle elle est affiliée ». « La composition de la plateforme de dialogue et de médiation et les actions entreprises par celle-ci laissent apparaître qu’il s’agit d’une force politique qui s’oppose à la tenue de l’élection présidentielle dont le processus a déjà été engagé, et à la candidature soutenue par le groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) », affirme-t-elle.

    Dans ses considérants, l’arrêt de la HCC cite l’article 72 de la Constitution qui dispose que « la déchéance d’un député peut [également] être prononcée par la Haute Cour Constitutionnelle s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire ». La Cour balaie d’un revers de la main les arguments de Christine Razanamahasoa sur les conditions de déchéance d’une présidente d’une institution et sur le délai de 48 heures qui lui a été donné pour présenter sa défense après le dépôt de requête aux fins de déchéances par le groupe parlementaire IRD à Ambohidahy le 26 mars.

    Christine Razanamahasoa était venue à la HCC ce jeudi en début d’après-midi, non pas pour déposer sa mémoire en défense mais pour déposer une requête demandant un délai supplémentaire. Elle avait soulevé la nécessité de « respecter les procédures » avant de parler d’ « acharnement » et de « dérive ». Elle se sent attaquée « car je défends l’Etat de droit », lâche-t-elle.

    Pour sa part, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de l’Enseignement technique et la formation professionnelle avait indiqué qu’un député ne peut dévier de la ligne politique de son parti, sous peine de déchéance, dans une vidéo publiée par la Dépêche informative Taratra. Pour elle « Madame Christine Razanamahasoa (…) veut torpiller le processus démocratique [et que] son problème est qu’elle veut écarter le président fraîchement élu ».

  • Madagascar : Hausse ou baisse du tarif Internet ?

    Madagascar : Hausse ou baisse du tarif Internet ?

    Si vous êtes utilisateur de Yellow Faceboobaka de Telma ou de Akama Up, Akama Fun ou Akama Full d’Orange, le prix de l’accès à Internet a effectivement augmenté.  D’un, les offres limitées à Facebook et aux autres réseaux sociaux comme Instagram et Messenger n’existent plus. Plus d’offres Yellow Faceboobaka 500 pour obtenir 250 Mo et avoir accès à Facebook pendant deux jours moyennant seulement 500 ariary. Plus de Akama 500 non plus, où pour seulement 500 ariary, on a 250 Mo pour accéder à Facebook, Instagram et Messenger. Ces offres n’existent plus.

    Telma a carrément supprimé ses offres Faceboobaka. Orange a quand même gardé son offre Akama Up 500 mais elle a réduit le data disponible à 100 Mo, et ce n’est plus limité à Facebook, Instagram Messenger mais est ouvert à tout le contenu Internet.

    Mais par contre, pour les autres offres, on peut dire que le prix d’Internet a baissé. On parle bien évidemment d’Internet mobile. D’une manière général, le prix a baissé pour ceux qui utilisent tous les services Internet. Sauf aussi pour ceux qui consomment des dizaines de Gigaoctets par mois via Internet mobile.
    Si vous utilisez par exemple l’offre Be Connect 350 Mo ou encore l’offre Telma Net 350Mo et que vous payiez à 3 000 ariary auparavant, sachez que désormais, le volume de data que vous obtenez pour 3 000 ariary a augmenté. Vous pouvez désormais obtenir 550 Mo que ce soit avec Be Connect ou Telma Net.

    Si vous achetiez aussi l’Offre Net One Week 2 Go à 10 000 ariary chez Telma, sachez que le prix n’a pas augmenté, vous pouvez désormais avoir 2,2 Go pour ce montant. Et si vous aviez l’habitude d’acheter le Be Connect à 30 000 ariary chez Orange Madagascar, sachez que pour ce prix, vous avez désormais droit à 5Go si auparavant vous ne pouviez acquérir que 4,5Go.

    Si votre consommation se limite à 25 Go pour le prix de 125 000 ariary, on peut encore dire que le prix a baissé parce que désormais, ce montant vous permet d’acquérir un peu plus de 27,5 Go chez Telma. Pour Be Connect, si vous avez pu obtenir 20 Go en payant 110 000 ariary, ce montant vous permet aujourd’hui d’avoir 25 Go.

    @2424.mg

    Le prix de l’Internet a-t-il augmenté ou baissé à ?? ?

    ♬ son original – 2424.mg – 2424.mg

     

    Par contre, si vous consommez des dizaines de gigaoctets de data par mois via Internet mobile, vous devez sentir la hausse des prix. Auparavant, pour les offres Telma Net One Month, 150 000 ariary permettaient d’avoir 50 Go de data. Aujourd’hui, pour 175 000 ariary, c’est à peine si vous pouvez acheter 41 Go.
    Idem pour Be Connect.

    Auparavant, 189 000 ariary permettaient d’avoir 100 Go. Aujourd’hui, il faut payer 220 000 ariary pour avoir 50 Go.
    Pour résumer: le tarif d’INternet mobile a augmenté pour ceux qui ont limité l’usage d’Internet aux offres spécifiques Facebook ou Instagram/
    Mais aussi pour ceux qui consomment des dizaines de Go de data via Internet mobile.

    La raison en est simple: à partir du 1er avril, les opérateurs en télécommunication n’ont plus le droit de vendre Internet mobile à un prix inférieur à 0,95 dollar, soit environ 4 180 ariary. Auparavant, pour les offres bradées, notamment les offres limitées à Facebook et les offres dédiées aux gros consommateurs de data;, le prix d’un Go pouvait descendre jusqu’à 0,32 dollar, soit moins de 1 500 ariary.  Cette décision a été prise par arrêté ministériel suite à des discussions avec les opérateurs en télécommunications en novembre, selon une source auprès du ministère en charge des Télécommunications.

    Il s’agit aussi pour Madagascar d’entrer à l’ère de la neutralité d’Internet et d’offrir à tous les citoyens un Internet ouvert mais un Internet limité au contenu Facebook ou autre réseau social comme Instagram. Les derniers chiffres sur l’utilisation d’internet à Madagascar publié par Kepios montrent que les utilisateurs des médias sociaux à Madagascar s’élèvent à 3,8 millions de personnes, et ces utilisateurs sont presque tous sur Facebook. C’est généralement la présence des offres bradées et bon marchés spécifiques aux réseaux sociaux qui explique la recrudescence de l’utilisation de Facebook à Madagascar.

  • Christine Razanamahasoa demande à la  HCC un délai supplémentaire pour préparer sa défense

    Christine Razanamahasoa demande à la HCC un délai supplémentaire pour préparer sa défense

    Antananarivo, 28 mars, 19h10 – La bataille fait rage autour de la requête aux fins de déchéance de Christine Razanamahasoa. La présidente de l’Assemblée nationale s’est rendue à la Haute Cour constitutionnelle (HCC), à Ambohidahy, sans pour autant franchir la salle d’audience pour l’occasion, jeudi. « Nous avons déposé une requête demandant un délai supplémentaire pour déposer notre [mémoire en] défense », indique-t-elle, alors que l’audience en soi n’a duré que trois quarts d’heures, y compris avec l’intervention des requérants.

    La HCC avait demandé à Christine Razanamahasoa, visée par une requête aux fins de déchéances, de produire sa mémoire en défense « à faire déposer à la greffe de la Cour céans dans un délai de 48 heures » mardi, selon la missive adressée à la présidente de la Chambre basse. Elle fustige ce délai pour organiser sa défense, « qui n’est même pas expiré (…) Mais la HCC a fixé la date d’aujourd’hui (…) pour que je comparaisse », déplore-t-elle.

    Pour la présidente de la Chambre basse, on « ne peut pas [lui] appliquer l’article 72 [ de la Constitution concernant la déchéance d’un député]. Celui-ci ne s’applique qu’en cas de transhumance politique. Mais je n’ai encore adhéré à aucun parti », argumente-t-elle avant de marteler la nécessité des « règles de procédure qu’il faut respecter comme le rappel à l’ordre express ».

    Christine Razanamahasoa voit dans la procédure de déchéance engagée par le groupe IRD à l’Assemblée nationale contre elle un « acharnement ». «Ca se traduit aussi par des dérives », enchaîne-t-elle avant de parler d’une « démocratie en danger, de la République en danger ». “Nous avançons dans la voie de la justice (…) et on m’attaque dans la mesure où je défends l’Etat de droit », soulève-t-elle.

    De son côté, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, monte sur le front pour défendre la démarche de la majorité présidentielle. « Un député ne peut pas changer de groupe politique autre que celui auquel il se fait élire », rétorque la porte-parole du gouvernement, dans une vidéo diffusée par la Dépêche informative Taratra jeudi après-midi.

    La membre du gouvernement met en avant la nécessité pour chaque député de « respecter la discipline de parti ». « Si elle dévie de la ligne de conduite politique, il ne devrait plus rester député car elle trahit ses électeurs. Elle s’est présentée aux législatives pour soutenir le président Rajoelina (…) mais sa conduite tend vers le renversement du président de la République, c’est un motif de déchéance », étaye Lalatiana Rakotondrazafy, réfutant l’existence d’une « mesure exceptionnelle » pour la déchéance du chef d’institution.

    Pour la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Christine Razanamahasoa « veut torpiller le processus démocratique (…) son problème est qu’elle veut écarter le président fraîchement élu ». « Elle veut rester à son poste mais ne veut pas affronter la population. Pourquoi Madame Christine Razanamahasoa ne se présente-t-elle pas aux élections pour se mettre à l’épreuve des urnes », assène-t-elle.

    Pour Ranesa Firiana Rakotonjanahary, secrétaire général de la HCC, les hauts conseillers vont examiner le dossier. « On ne sait pas quand est-ce que le verdict tombera comme on ne sait pas s’il y aura d’autres audiences ou pas », poursuit le magistrat.

  • DIGITALISATION – L’utilisation de la carte numérique au niveau des marchés d’Antananarivo suspendu

    DIGITALISATION – L’utilisation de la carte numérique au niveau des marchés d’Antananarivo suspendu

    Antananarivo, 28 Mars, 15h10 – Retour en arrière. Les nouveaux dirigeants de la commune urbaine d’Antananarivo décident de suspendre l’utilisation de la carte biométrique pour le paiement des tickets des marchés de la capitale. « Nous n’occupons plus la perception des tickets des marchés » rapporte une source auprès de la Société municipale de la gestion digitale (SMGD).

    Depuis déjà une semaine, auprès des marchés d’Antananarivo, dont le marché du Pochard à Soarano, ce sont des agents de la commune qui assurent la collecte directement des tickets auprès des marchands. L’utilisation de la carte numérique est donc suspendue pour une durée indéterminée.

    La semaine dernière, Richard Ramanambitana, président de la délégation spéciale d’Antananarivo a évoqué des prises de décisions pour renflouer la caisse communale. A l’en croire, « il n’y a que 10 millions ariary qui entre dans la caisse de la commune urbaine d’Antananarivo par jour, alors que la ville présente une énorme capacité économique » Il relève un défi qu’au mois de mai, la commune urbaine d’Antananarivo n’aura plus de problème de caisse.

    Le PDS a indiqué des réajustements au niveaux des marchés de la capitale. Des agents des marchés font de nouveau recensement pour les marchands qui occupent les différents marchés dans la CUA.

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  • ENVIRONNEMENT – Six individus dont un ressortissant chinois arrêtés pour suspicion de trafic de “jabihy”

    ENVIRONNEMENT – Six individus dont un ressortissant chinois arrêtés pour suspicion de trafic de “jabihy”

    Antananarivo, 27 Mars, 20h30 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable annonce un coup de filet. Il affirme avoir démantelé un réseau de trafiquants de « Jabihy », et arrêté six individus qui avaient projeté de faire sortir des pieds de ce buisson au tronc renflé et effilé, plante endémique à Madagascar. “Nous avons intercepté 891 pieds d’arbre ‘Jabihy’ le 5 mars à l’aéroport d’Ivato. Six individus, dont un ressortissant chinois et cinq malgaches ont été arrêtés”, indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la Gouvernance environnementale face à la presse ce mercredi.

    Il s’agit de la sixième saisie de ces pieds d’arbre par le ministère cette année. D’après Rinah Razafindrabe, ces chiffres s’expliquent par l’augmentation des demandes liées à cette espèce de buisson. “Ces buissons sont importants pour les habitants de la partie Sud-Est du continent asiatique. Sur le marché international, le coût unitaire peut aller jusqu’à 500 dollars, si l’espèce est tellement rare. Mais, ce buisson se vend à partir de 10 dollars, cjee nous”, ajoute-t-il.

    Madagascar abrite environ 20 espèces de cet arbre, en forme de buisson au tronc renflé et effilé en cône ressemblant aux pattes d’un éléphant. Les espèces de Jabihy poussent comme un bonzaï. Elles se trouvent généralement dans le sud de la Grande île notamment dans les régions Ihorombe, Atsimo Andrefana, Anosy, et Androy.

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  • POLITIQUE – Christine Razanamahasoa dénonce une « procédure illégale » à son encontre

    POLITIQUE – Christine Razanamahasoa dénonce une « procédure illégale » à son encontre

    Antananarivo, 28 Mars, 10h30 – La présidente de l’Assemblée nationale répond à ses détracteurs. Dans un message vidéo diffusé jeudi sur sa page facebook, Christine Razanamahasoa dénonce « l’acharnement » qu’elle subit actuellement de la part du parti au pouvoir notamment la requête en déchéance déposée par le groupe parlementaire IRD auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Un acharnement qu’elle juge cependant totalement « illégale ».

    « Toute la procédure est contraire à la loi. On me considère comme un simple député alors que je suis toujours présidente de l’Assemblée nationale », indique-t-elle. « Destituez-moi de la présidence de l’Assemblée nationale avant d’appliquer ma déchéance en tant que député », ajoute-t-elle.

    Elle dénonce aussi la forme de la démarche, rappelant qu’il faut « deux rappels à l’ordre” avant de déposer la requête. Christine Razanamahasoa indique également ne plus être assujettie à la discipline de son « ancien » parti vu qu’elle en a déjà été exclue. « La discipline de ce parti ne s’applique plus à moi lorsque j’ai dénoncé les maux du pays”, explique-t-elle. En novembre 2023, alors qu’elle avait initié une démarche de médiation, le parti TGV avait déjà annoncé son exclusion du parti mais sans entamer aucune démarche pour la destituer de son poste de présidente de l’Assemblée nationale, contrairement à celle adoptée pour le président du Sénat.

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  • INTERNET – Des opérateurs mobiles ajustent leurs offres réseaux sociaux

    INTERNET – Des opérateurs mobiles ajustent leurs offres réseaux sociaux

    Antananarivo, 28 Mars, 9h15 – Faceboobaka et Akama s’adaptent. Ces principales offres réseaux sociaux proposées respectivement par Telma et Orange Madagascar ont connu des ajustements depuis ce jeudi matin. Une mesure prise pour se conformer au tarif plancher fixé par arrêté en novembre. Si Orange Madagascar maintient ses offres Akama en gardant les prix mais en réduisant le volume de data disponible sur les offres tout en ouvrant l’offre à tout Internet, Telma indique carrément avoir supprimé les offres spécifiques aux réseaux sociaux. “Désormais les offres Internet ne sont plus limitées aux réseaux sociaux (Facebook, Instagram etc…)”, écrit Telma dans son communiqué. “Désormais, vous pouvez accéder à tout Internet, au même prix sur tout le territoire quels que soient les sites ou les applications utilisés”, ajoute-t-elle.

    Parallèlement à la suppression des offres réduites aux réseaux sociaux, Orange et Telma baissent le tarif de leurs offres “Tout Internet”. “Des ajustements sur les offres internet ainsi que certaines baisses de prix seront mis en place à partir du 28 mars 2024 afin de permettre un traitement égal de l’ensemble du trafic internet”, indique la société Orange Madagascar dans un communiqué. Telma, de son côté, parle “d’une baisse de prix sur ses offres Internet mobile pour l’ensemble de la population malgache”. C’est ainsi que le tarif d’une offre ouverte à tout Internet comme Be Connect pour Orange ou Telma Net permet désormais d’accéder à davantage de volume de data.

    En procédant à ces ajustements et suppressions, Telma et Orange Madagascar se conforment à la décision prise par arrêté en novembre 2023, “fixant à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar le tarif plancher du Gigaoctet d’Internet mobile”. “Une initiative relevant des opérateurs en télécommunications”, selon une source auprès du ministère en charge des Télécommunications. Mais, il s’agit surtout, selon Telma “de promouvoir la neutralité de l’Internet”, et selon Orange Madagascar d’“accompagner l’Etat pour un Internet totalement ouvert”. Celle-ci parle alors “d’une étape importante vers l’égalité de traitement et la non-discrimination du trafic Internet”, se disant “convaincue que les offres sans limite de contenu contribueront à réduire les inégalités d’accès au sein de la population”.

    Avec cette nouvelle réglementation, les habitudes d’une bonne partie des consommateurs malgaches d’Internet, notamment des quelque 3,80 millions d’utilisateurs de Facebook vont changer avec l’application de cette nouvelle réglementation. En payant un peu plus, beaucoup de ces utilisateurs qui se sont contentés des offres limitées aux réseaux sociaux, vont désormais pouvoir naviguer librement sur tout l’ensemble des sites internet. Ils doivent évidemment payer un peu plus, allant jusqu’à quatre fois plus pour avoir accès au même volume de data, mais avec néanmoins un prix en baisse par rapport aux anciennes offres “Tout Internet”.

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