Catégorie : Actualité

  • Mialy Rajoelina demande à l’Etat d’être sans pitié envers les auteurs de viols et de violences

    Mialy Rajoelina demande à l’Etat d’être sans pitié envers les auteurs de viols et de violences

    Antananarivo, 9 Mars, 13h00 – La Première Dame Mialy Rajoelina appelle à “l’application des peines les plus sévères contre les individus coupables de viol et contre les auteurs des atrocités envers les enfants”. Sans se prononcer sur son soutien à la loi sur la castration, l’épouse du président de la République demande, entre autres, “l’application de la loi en vigueur”. Dans son discours à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, Mialy Rajoelina “demande aux autorités d’être sans pitié car rien ne justifie les atrocités faites aux enfants”.

     

    Pour la Première Dame, “les viols sont une atteinte aux droits de l’homme, une destruction de l’avenir des victimes”. S’érigeant en porte-parole des enfants qui ont subi des violences et des viols, elle “dénonce les séquelles que ces actes ont sur leurs victimes”. Elle parle notamment “des corps meurtris, des grossesses non désirées ou encore des impacts psychologiques”. Elle s’engage alors à prendre en charge les soins à appliquer aux enfants victimes de viols.

     

    La loi sur la castration chirurgicale des violeurs est, selon le ministère de la Justice, entrée en vigueur depuis le 26 février, date de sa promulgation par le président de la République. La Haute cour constitutionelle avait indiqué que les dispositions relatives à la castration seraient conformes à la Constitution sous réserve de la publication par le gouvernement d’un texte réglementaire déterminant les modalités de l’opération chirurgicale, le ministère de la Justice souligne que même sans ce texte, la loi devrait déjà pouvoir s’appliquer aux cas survenus après le 26 février. Il estime que le décret d’application devrait être publié le temps que les procédures judiciaires aboutissent sur ces dossiers.

    Photo : Présidence de la République

  • HYDROCARBURES – Des blocs pétroliers à Madagascar désertés

    HYDROCARBURES – Des blocs pétroliers à Madagascar désertés

    Antananarivo, 9 Mars, 7h40 – Une exploration au point mort. Madagascar a vu le taux d’occupation de ses blocs pétroliers décroitre ces dernières années. Il est passé de 18 blocs occupés en 2018 à 10 en 2019 pour se retrouver à six en 2020. Un taux d’occupation divisé en trois en trois ans, selon le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar.

     

    Pour cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence dans le secteur minier, la suspension de la promotion pétrolière depuis 2019 a réduit la visibilité de Madagascar sur le marché. Ce qui a pour effet de limiter le développement du secteur pétrolier du pays, expose-t-elle. Et dans sa Politique générale (PGE), dernièrement présentée, aucune mention de la promotion du secteur pétrolier amont n’y est faite officiellement par l’Etat.

     

    Madagascar, à travers l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omsnis), avait lancé en 2018 une campagne promotionnelle portant sur 44 blocs pétroliers offshore situés dans le bassin sédimentaire de Morondava. Par note ministérielle émise par le ministère des Mines et des ressources stratégiques, les activités relatives à la promotion de ces 44 blocs pétroliers avaient été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Et l’initiative est resté sans suite jusqu’à ce jour.

     

    L’Omnis ne manque cependant pas d’expliquer sur son site officiel le besoin d’investissements pour faire avancer Madagascar vers son objectif de devenir un pays producteur de pétrole. Bien que sous-explorés, les bassins sédimentaires de la Grande ile présentent une potentialité prouvée avec des découvertes effectuées dans des blocs onshore, lâche cet organisme public rattaché au ministère des Mines.

     

    Le rapport de l’ITIE Madagascar indique que la Grande île dispose de cinq bassins sédimentaires, couvrant une superficie totale de 821 377 km2, dont 263 912km2 onshore et 557 456km2 offshore. Ces bassins sont sous explorés puisque 85 puits profonds à objectif d’huile légère, c’est-à-dire de pétrole conventionnel et de gaz, y ont été forés à ce jour, dont neuf en offshore et 75 en onshore. D’importants indices d’hydrocarbures ont été trouvés dans 65% des puits.

     

    Pour le pétrole non-conventionnel, à savoir les grès bitumeux de Bemolanga et de l’huile lourde de Tsimiroro, 741 puits peu profonds ou sondages-carottés y ont été forés. Le gisement dans le bloc pétrolier 3104 de Tsimiroro, à lui seul est estimé à 1,47 milliards de barils.

    Image par Raimond Castillo de Pixabay

  • Pure Play Football  League – L’AS Fanalamanga jouera pour la première place de la Conférence Nord face aux Fosa Juniors FC à Mahajanga

    Pure Play Football  League – L’AS Fanalamanga jouera pour la première place de la Conférence Nord face aux Fosa Juniors FC à Mahajanga

    Antananarivo, 9 Mars, 6h30 – Huit matchs au programme de la quatrième journée de la Pure Play Football League, le championnat de Madagascar de première division du football local, ce dimanche. L’opposition choc aura lieu entre Fosa Juniors FC et l’AS Fanalamanga, au stade Rabemananjara à Mahajanga. Le club vainqueur occupera provisoirement la première place du classement de la Conférence Nord. « Nous préparons ce match comme les autres », souligne Franck Rajaonarisamba, le technicien du club majungais. « Les joueurs de l’AS Fanalamanga disposent de véritables compétences techniques avec le ballon et d’une impressionnante condition physique », ajoute-t-il.

     

    L’affaire de Rajomazandry « Joma » Andrianirina, le gardien de but transféré de l’AS Fanalamanga aux Fosa Juniors FC, refait surface à cette occasion. Le joueur n’a pas encore foulé la pelouse avec son nouveau club. «La fédération n’a pas encore délivré une nouvelle licence à Joma jusqu’à aujourd’hui, malgré que nous ayons déjà réglé le droit de mutation du joueur à hauteur de cinq millions d’ariary», explique Franck Rajaonarisamba quant à la raison de cette absence.

     

    Concernant les autres matchs du weekend, pour la Conférence Nord, l’Ajesaia affrontera le Tsaramandroso FC, au stade de Tsiroanomandidy. L’ASA Diana accueillera l’Uscafoot à Antsiranana. Enfin le promu KFCA Diana jouera à domicile face au COSFA, au stade d’Ambanja.

     

    Pour la Conférence Sud, le 3FB Toliary accueillera le Dato FC dans son arène Maitre Kira Toliara. Le CFFA jouera les Disciples FC au stade Elgeco-Plus à By Pass. Le Mama FC affrontera l’Elgeco Plus dans l’arène d’Imerintsiatosika. Enfin, le Zanakala FC ponctuera cette journée face à l’Inate FC Rouge, au sein du stade Ampasambazaha, à Fianarantsoa. Toutes les rencontres ont lieu à 14h le même jour du 10 mars, pour l’occasion.

  • SAHONDRA RABENARIVO : “La corruption est une forme de désinvestissement à l’encontre des femmes et des filles”

    SAHONDRA RABENARIVO : “La corruption est une forme de désinvestissement à l’encontre des femmes et des filles”

    Le thème choisi pour l’édition 2024 de la Journée internationale des droits des femmes est « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme ». Dans ce contexte, le Comité pour la Sauvegarde de l’intégrité s’est permis de poser deux questions. Premièrement, en quoi la corruption va à l’encontre de cette vision et en réalité entrave l’investissement en faveur des femmes ? Et deuxièmement quel est le lien entre genre et corruption ? Éléments de réponse avec Sahondra Rabenarivo, présidente du CSI.
  • STATISTIQUES – Plus de 72 000 accouchements d’adolescentes de 12 à 14 ans en une année

    STATISTIQUES – Plus de 72 000 accouchements d’adolescentes de 12 à 14 ans en une année

    En 2021, la Commune urbaine de Toamasina a enregistré 8 767 naissances. Parmi ces naissances, 30 sont le fait de jeunes filles âgées de moins de 15 ans. Et ces mères ont parfois 12 ans, l’âge minimum des mères selon les données de l’Institut national de la statistique. Le cas de Toamasina n’est pas isolé.

    A Madagascar, des dizaines de milliers de filles donnent naissance à 12, 13, 14 ans.
    Selon les chiffres du troisième Recensement général de la population, le RGPH3, 72 084 naissances enregistrées dans les 12 mois précédant l’enquête sont attribuées à des fillettes de 12 à 14 ans.
    Sur ces 72 084 mères âgées de 12 à 14 ans, certaines sont mariées, d’autres sont célibataires, séparées, divorcées ou veuves.
    Les chiffres du RGPH3 indiquent toujours que sur les 971 730 fillettes de 12 à 14 ans recensées :
    – 21 010 sont mariées,
    – 7 619 sont divorcées ou séparées et
    – 3 204 sont veuves.
    Ce qui donne en tout, 31 833 adolescentes de 12 à 14 ans qui sont ou qui ont été en union.
    A Madagascar, une enfant de 12 à 14 ans peut donc ainsi avoir un enfant sans être mariée.
    Les données de la dernière enquête démographique et de santé indique d’ailleurs que sur la Grande île, les femmes commencent tôt leur vie sexuelle,
    et 18% d’entre elles ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant d’atteindre 15 ans exact.
    Ramené aux 971 730 fillettes de 12 à 14 ans recensées lors du RGPH3, cela donnerait :
    – près de 175 000 fillettes sexuellement actives avant d’avoir 15 ans,
    – plus de 72 000 fillettes ayant accouché avant d’avoir 15 ans,
    – près de 32 000 fillettes mariées avant d’avoir 15 ans.
    Le mariage précoce n’est pas une nouveauté à Madagascar.
    Sur 442 139 femmes âgées de 45 à 49 ans, c’est-à-dire nées entre 1969 et 1973, 2,4%, soit 10 611, ont été mariées entre 12 et 14 ans.
    Sur les 4 053 055 femmes âgées de 20 à 49 ans recensées durant le RGPH3, 5,3%, soit 214 812 ont été mariées entre 12 et 14 ans.
    Selon l’Unicef, Madagascar est l’un des pays où l’on enregistre le plus de mariages précoces.
    La dernière Multiple indicator cluster surveys de l’Unicef et de l’Instat indique que, le mariage des fillettes est encouragé par les parents parce ceux-ci espèrent que ce mariage leur sera bénéfique à la fois financièrement et socialement, tout en allégeant le fardeau financier qui pèse sur la famille.
    Cette enquête rappelle surtout que « le mariage des enfants est une violation des droits humains qui compromet souvent le développement des filles et conduit souvent à une grossesse précoce, à l’isolement social avec peu d’éducation et une formation professionnelle médiocre ».
    La même enquête souligne encore que « le droit du consentement libre et plein » à un mariage est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme avec la reconnaissance que le consentement ne peut être libre et plein lorsque l’une des parties n’est pas suffisamment mature pour prendre une décision éclairée concernant un partenaire pour la vie.
  • Arovy Association et l’Institut Médical de Madagascar érigent la santé de la femme en grande cause pour marquer le 08 mars

    Arovy Association et l’Institut Médical de Madagascar érigent la santé de la femme en grande cause pour marquer le 08 mars

    Antananarivo, 8 Mars, 16h47 – La santé de la femme était à l’honneur à Anosy ce 8 mars. Pour marquer la journée internationale des droits des femmes, ce vendredi, Arovy Association en collaboration avec l’Institut médical de Madagascar (IMM) ont porté une attention particulière à la santé de la femme lors d’une conférence organisée dans les locaux de l’IMM à Anosy.
    Le cancer du sein et gynécologique, ou encore l’apport d’une alimentation saine sur la productivité étaient parmi les thématiques abordées dans la matinée de ce vendredi 08 mars. Le Dr Johasy Ramamonjy, cardiologue, est intervenu pour exposer sur « le stress et le syndrome du cœur brisé ».
    Le choix des thématiques, n’est pas anodin selon les organisateurs de l’événement.  »L’accès aux soins est encore limité pour les femmes malgaches. Beaucoup de femmes malgaches ignorent encore par exemple l’existence du cancer du sein ou du cancer du col de l’utérus », explique Emma Ralijohn, membre du bureau de Arovy Association.
    Dans l’après-midi, des séances de consultation gynécologique gratuite spéciale « sein et col de l’utérus » à destination de 40 personnes sont organisées. Et pendant tout le mois de mars, les séances de mammographie bénéficient d’une réduction de 20%.
  • JEUX AFRICAINS – Entrée en lice des représentants malgaches en lutte et aux jeux d’échecs ce samedi

    JEUX AFRICAINS – Entrée en lice des représentants malgaches en lutte et aux jeux d’échecs ce samedi

    Antananarivo, 8 Mars, 17h30 – Après les pongistes, les lutteurs et les joueurs d’échecs sont les prochains Malgaches à entrer en scène à Accra, au Ghana pour les Jeux africains. En lutte féminine, Madagascar aligne ses athlètes de premier plan. Il s’agit de Victorine Rasoarimalala (50kg), Emma Patricia Rasoanantenaina (53kg), Malala Soloniaina (57kg), et Françoise Elodie Rasoarimalala (62kg), toutes médaillées d’or aux Jeux des Iles.

    Aux jeux d’échecs, la Grande Île est représentée par Fy Rakotomaharo, champion d’Afrique senior de la zone 4.4, et par la jeune championne d’Afrique U12, Tsinjoniavo Aina Mahasambatra.

    La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue plus tôt dans la journée, a marqué le début des festivités sportives. Madagascar participe à un total de douze disciplines durant ces jeux, incluant également le taekwondo, le tennis de table, le tennis, le karaté, l’athlétisme, le bras de fer, le basketball 3 X3, le judo, le rugby à VII, et le taekwondo.

    Parmi les 24 disciplines présentes au Ghana, huit d’entre elles offrent des qualifications pour les Jeux Olympiques de Paris dont : le tennis, le tennis de table, la lutte et l’athlétisme, soulignant l’importance cruciale de ces compétitions pour les athlètes en quête de reconnaissance internationale.

  • JOURNEE MONDIALE – Andry Rajoelina incite à une candidature massive des femmes aux législatives

    JOURNEE MONDIALE – Andry Rajoelina incite à une candidature massive des femmes aux législatives

    Antananarivo, 8 Mars, 14h10 – “A Madagascar tous les efforts sont faits pour donner sa place aux femmes”. C’est ce qu’a déclaré Andry Rajoelina, président de la République lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée internationale des droits de la femme qui s’est tenue ce vendredi à Toamasina. Le locataire d’Iavoloha reconnaît que “le chemin est encore long” mais que Madagascar va dans la bonne direction.

    “Il faut leur donner la place, moi lorsque je dois attribuer des postes, par exemple au niveau des ministères, si il y a des femmes compétentes et ont de l’expérience, je préfère choisir des femmes et non des hommes”, lance-t-il dans son discours. Il rappelle l’avoir fait à la présidence de la Républqie où “90% des postes de direction sont occupés par des femmes”, souligne-t-il.

    Dans son élan, Andry Rajoelina encourage la participation des femmes dans la vie politique notamment lors des prochaines législatives. “Les législatives vont arriver, j’incite les femmes et les partis politiques, si c’est possible à présenter des candidates féminines”, martèle-t-il. “Il faut les choisir et les élire, optez pour les femmes et votez pour les candidates féminines pour vous représenter au niveau de l’Assemblée nationale”, demande-t-il encore à son audience.

    Le chef d’Etat annonce vouloir poursuivre son assistance aux femmes malgaches durant son second mandat. Il indique qu’il “ne laissera pas les femmes lutter toutes seules”. Comme lors des précédentes années, cette aide va se traduire par des formations professionnelles et en la dotation d’équipements afin que les femmes puissent entrer dans le monde du travail. Le Président indique aussi que des terrains seront aussi accordés afin que les femmes puissent produire.

    La célébration de la journée de internationale des droits de la femme à Toamasina ce vendredi a vu la participation et le défilé de femmes issus de toutes les régions de l’île. Après le défilé et la série de discours officiels, un concert de Denise a clôturé la cérémonie officielle.

    Photo : Présidence de la République

  • L’objectif d’exporter 500 kilos lors des premiers 100 jours du mandat de Andry Rajoelina compromis

    L’objectif d’exporter 500 kilos lors des premiers 100 jours du mandat de Andry Rajoelina compromis

    Antananarivo, 8 Mars, 8h55 – L’Etat veut aller vite mais rencontre des difficultés. Le ministère en charge des Mines avait fixé comme objectif d’exporter 500 kilos d’or lors des 100 premiers jours du mandat de Rajoelina. L’exportation rencontre cependant des problèmes notamment au niveau des collectes auprès des orpailleurs, selon le rapport du Conseil des ministres de mercredi. D’après le compte-rendu, “le prix exigé par les orpailleurs est plus élevé que le cours international actuel de l’or”. “Il faut des efforts de tous les responsables concernés pour atteindre l’objectif”, poursuit le rapport.

     

    En rouvrant l’exportation de l’or, l’Etat voyait grand. Dans son programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le gouvernement prévoit d’exporter légalement 15 tonnes d’or par an. A cela s’ajoute le rapatriement des devises correspondant. Pour atteindre cet objectif, l’Etat prévoit aussi la mise en place d’une raffinerie aurifère dans l’île. Les études liées à la mise en place de cet organe sont aussi attendues dans les 100 premiers jours de ce mandat.

     

    L’Etat se fixe aussi comme objectif d’inscrire auprès des comptoirs de l’or approuvés pas moins de 2 500 orpailleurs et 60 collecteurs en peu de temps. Toujours d’après le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, le président de la République exige le rapatriement des devises pour les sociétés qui ont reçu l’agrément d’exportation sous peine de voir leur agrément retiré.

     

    Photo d’illustration/ Archives ministère des Mines.

  • Castration – Le décret précisant les modalités de l’opération toujours en attente 

    Castration – Le décret précisant les modalités de l’opération toujours en attente 

    Antananarivo, 8 Mars, 8h05 – La loi sur la castration peut-elle déjà être appliquée? “Le texte a été promulgué par le président de la République le 26 février dernier”, indique la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa ce jeudi à Toamasina en marge de l’inauguration du nouveau bureau de la direction régionale de la sécurité publique de l’Atsinanana. Bien que la Haute cour constitutionnelle (HCC) ait émis des réserves, notamment “la publication d’un texte règlementaire précisant les modalités d’exécution de la peine de castration chirurgicale” pour que les articles instaurant la castration soient conformes à la Constitution, et bien que ce texte soit encore en cours d’élaboration, la ministre estime que le texte est déjà en vigueur.

    Pour la Garde des sceaux, “cette nouvelle loi s’applique déjà aux cas constatés récemment” car c’est “la loi en vigueur au moment de la commission du crime”. La procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, elle aussi, avait déjà souligné à la presse que l’individu récemment soupçonné de viol sur une fillette de six ans encourt cette peine en plus des travaux forcés à perpétuité.

    Une source autorisée auprès du ministère de la Justice confie que le décret d’application en question est déjà “en cours d’élaboration et devrait sortir bientôt”. En attendant, la loi sur la castration est déjà considérée comme étant entrée en vigueur d’autant que “la peine de castration ne sera pas prononcée de si tôt”, compte tenu de la longue procédure liée à l’instruction des affaires criminelles. “On n’est pas encore à l’étape de la prononciation de la peine, nous sommes à l’étape de la poursuite, il y a encore le parquet, l’instruction, puis le jugement, la chambre d’accusation, le renvoi devant la cour criminelle donc il faudra encore du temps avant l’exécution de la peine” explique-t-elle. “Il se peut encore qu’il y ait appel”, ajoute-t-elle encore.

     

    La HCC a estimé la castration chirurgicale conforme à la Constitution à condition “que les modalités de l’opération tiennent compte de l’obligation de respect des droits humains”. L’objectif est “que l’exécution de la peine de castration ne rentre dans la catégorie des actes de torture et de traitement inhumain et cruel”. Si l’on se base sur la décision de la HCC, “le gouvernement est tenu de préciser ces modalités d’opération chirurgicale”. Jeudi, le président de la République a juste indiqué qu’il s’agit d’”empêcher l’organe qui a violé l’enfant de continuer à fonctionner et non de couper quoi que ce soit parce que ces gens ont tous déjà été circoncis”.

    Photo : Ministère de la Justice