Catégorie : Actualité

  • TRANSPORT TERRESTRE – Une dernière répétition à la gare routière d’Amoronakona avant l’ouverture mardi

    TRANSPORT TERRESTRE – Une dernière répétition à la gare routière d’Amoronakona avant l’ouverture mardi

    La gare routière d’Amoronakona accueillera ses premiers voyageurs ce mardi. À la veille de cette ouverture officielle, attendue depuis près de huit ans, les responsables et les coopératives ont procédé à une répétition générale.

    Dans l’après-midi de ce lundi, les guichetiers des 80 coopératives qui assureront le transport des voyageurs sur les routes nationales RN7 et RN2 ont bénéficié d’une formation sur le fonctionnement de la gare. De la réservation jusqu’au départ des passagers, tout sera digitalisé, rapporte Andry Michel Razafindraibe, membre du groupement des concessionnaires de la gare.

    “Chaque coopérative sera équipée de tablettes. Ils seront formés à l’utilisation de cette technologie”, confie ce technicien du G-2TP. L’objectif, selon lui, est de disposer d’outils permettant de réguler efficacement la circulation sur le site, véhicules et passagers confondus.

    La gare d’Amoronakona accueillera les lignes régionales et nationales desservant les axes RN2 et RN7. Concernant la RN2, 42 coopératives investiront la zone qui leur est dédiée, selon Solofo Nomenjanahary Andriamanjato, président national de la coopérative Kofimanga. À l’entendre, “seule l’adaptation des gens pourrait être difficile au début. Une fois que les gens seront habitués, cela marchera tout seul car il y aura plus de sécurité et moins de pertes de biens”.

    Côté sécurité, une réunion avec les forces de l’ordre a eu lieu ce lundi matin, rapporte Mirana Ratovo Mahatoky, directrice générale de l’Agence des transports terrestres. Les dispositions accompagnant cette ouverture seront également mises à l’épreuve à partir de ce mardi, conclut-elle.

  • FOOTBALL – Le CFFA fait un nul avec l’Elgeco Plus (1-1) et rejoint l’Ajesaia en finale de la Pureplay Football League

    FOOTBALL – Le CFFA fait un nul avec l’Elgeco Plus (1-1) et rejoint l’Ajesaia en finale de la Pureplay Football League

    L’Elgeco Plus dit adieu au titre de champion de Madagascar. L’équipe d’Alfred Randriamanampisoa, s’est fait éliminer par le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) en demi-finale de la Pureplay Football League dimanche à l’Elgeco Plus Stadium.

    Après avoir arraché le nul, 1 à 1 au match retour de ces demi-finales, les protégés de Franck Rajaonarisamba accèdent en finale du championnat de Madagascar de première division. Au match aller, le CFFA avait battu 2 à 1 l’Elgeco Plus.

    Le CFFA affronte l’Ajesaia pour le titre du champion de Madagascar 2026. L’équipe d’Antaninkatsaka a éliminé aux tirs au but Disciples FC, samedi, pour accéder en finale.

  • BASKETBALL – Sitraka Raharimanantoanina signe pour deux saisons avec Cholet Basket

    BASKETBALL – Sitraka Raharimanantoanina signe pour deux saisons avec Cholet Basket

    Le basketteur malgache Sitraka Raharimanantoanina sort par la grande porte de l’Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez. Cholet Basket a annoncé dimanche l’arrivée du capitaine des Ankoay pour renforcer son effectif. Le pivot international malgache s’est engagé pour deux saisons auprès du club des Mauges.

    “J’ai écrit une petite partie de l’histoire du club”, confie Sitraka Raharimanantoanina dans une vidéo annonçant son départ, dimanche. Après deux saisons chez l’Élan Béarnais, le joueur de 25 ans (2,06 m) choisit une formation qui disputera la Ligue des champions la saison prochaine. Homme fort de la remontée de Pau au plus haut niveau, il tentera de confirmer sa régularité dans les Mauges.

    En seulement deux saisons, le joueur malgache s’est imposé comme l’un des piliers du club, devenant le troisième meilleur marqueur de l’histoire de l’Élan en Pro B. C’est une grande perte pour le club béarnais, qui fait son retour en Pro A la saison prochaine. Il s’agit d’un joueur qui a fait preuve d’une remarquable constance, figurant parmi les éléments ayant manqué le moins de rencontres.

    Son nouveau club a d’ailleurs souligné les qualités de ce joueur capable d’évoluer sur les postes 4 et 5. “Il apportera de la physicalité, domaine indispensable pour performer dans notre ligue, avec du rebond et du contre. C’est également un joueur efficace proche du cercle et en zone intermédiaire ; il est aussi capable de tirer à trois points”, déclare son entraîneur, Fabrice Lefrançois.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Une épicerie fermée et une gargote inspectée à Andranoro après le signalement d’une intoxication alimentaire de masse

    SANTÉ PUBLIQUE – Une épicerie fermée et une gargote inspectée à Andranoro après le signalement d’une intoxication alimentaire de masse

    Contrôle de commerce, produits consignés, interdiction d’ouvrir. Ces mentions ont été apposées devant l’épicerie où aurait été achetée l’huile utilisée dans la préparation des aliments suspectés d’être à l’origine de l’intoxication alimentaire survenue le week-end dernier à Andranoro Antehiroka et qui a conduit à l’hospitalisation de 67 personnes. Cette fermeture fait partie des mesures engagées par le ministère du Commerce et de la consommation (MinCC), qui a déployé ses équipes sur le terrain pour tenter d’identifier l’origine de cet incident.

    Outre la fermeture de l’épicerie concernée, des échantillons de l’huile suspectée ont été prélevés et envoyés en laboratoire pour analyses. Les enquêteurs du ministère en charge du Commerce ont également collecté des restes alimentaires, notamment de la viande hachée et du museau de bœuf, dans la gargote fréquentée par la majorité des victimes. Le lieu de préparation des aliments a aussi fait l’objet d’une inspection approfondie.

    L’équipe conduite par le directeur général du Commerce intérieur et de la consommation s’est par ailleurs rendue auprès d’un vendeur de beignets évoqué par les patients durant les investigations. Le ministère précise néanmoins que les premières vérifications effectuées par ses techniciens indiquent que l’huile utilisée n’était pas périmée.

    Informée du drame, la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, s’est rendue auprès des patients hospitalisés ainsi qu’auprès des personnes impliquées dans la préparation des repas afin de recueillir les premiers éléments de l’enquête. En attendant les résultats des analyses, les procédures administratives et les enquêtes techniques se poursuivent afin d’identifier avec certitude l’origine de cette intoxication alimentaire de masse.

  • TRAVAUX DE LA JIRAMA – Trois jours de coupure de route à Ambohimiandra, et de coupure d’eau dans des quartiers du Nord et de l’Est d’Antananarivo

    TRAVAUX DE LA JIRAMA – Trois jours de coupure de route à Ambohimiandra, et de coupure d’eau dans des quartiers du Nord et de l’Est d’Antananarivo

    Perturbations annoncées pendant trois jours pendant les travaux de remplacement d’une conduite d’eau de la Jirama. La circulation sera coupée au niveau du Collège d’enseignement général d’Ambohimiandra à partir de ce lundi jusqu’à mercredi inclus. L’eau sera également coupée dans les quartiers Nord de la Capitale et sa banlieue, d’Ankadifotsy à Ilafy, en passant par Manjakaray, Soavimbahoaka, Ampasampito, Nanisana, Ankadindramamy, Ankerana, Analamahitsy, Ivandry, Soavimasoandro, Ambatobe, Ambohitrahaba, Ankadikely Ilafy etc.

    Pour la Jirama, ces coupures sont nécessaires pour améliorer la desserte en eau des quartiers des zones “hautes” de la Capitale et des localités de la banlieue d’Antananarivo. Cela passe par le remplacement d’une conduite d’eau de DN 500 au niveau d’Ambohimiandra. Pour réduire les problèmes d’approvisionnement en eau des quartiers concernés par les perturbations, la compagnie nationale d’eau et d’électricité évoque une augmentation du nombre de camions citernes destinés à ravitailler ces quartiers en eau potable.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Une soixantaine de personnes, dont deux femmes enceintes, victimes d’intoxication alimentaire à Andranoro

    SANTÉ PUBLIQUE – Une soixantaine de personnes, dont deux femmes enceintes, victimes d’intoxication alimentaire à Andranoro

    Maux de tête. Vertiges. Douleurs abdominales. Autant de symptômes qui ont conduit 67 personnes à être admises d’urgence dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) d’Anosiala et de Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) depuis samedi soir. Selon le ministère de la Santé publique, ces individus auraient été victimes d’une intoxication alimentaire de masse.

     

    Les cas ont été signalés dans la soirée de samedi dans le fokontany d’Andranoro, commune d’Antehiroka. Sur les 67 patients recensés, 33 ont été envoyés à Anosiala tandis que 34 autres dont deux femmes enceintes ont été admises à l’HJRA. Les médecins et le personnels de santé assurent un suivi rapproché des patients, dont l’état est jugé stable. À ce stade, aucun pronostic vital n’est engagé, selon le communiqué du ministère.

     

    Les informations rapportées par des sources locales évoquent une consommation de salade composée auprès d’une gargote du marché de quartier. Nos sources auprès du ministère confient que la gargotière et son enfant figurent également parmi les victimes.

     

    Les circonstances exactes de l’incident demeurent toutefois encore à déterminer. Les autorités sanitaires n’ont pas encore établi avec certitude l’origine de l’intoxication. Les premières hypothèses évoquent notamment une possible contamination liée à de l’huile de cuisson ou à des œufs utilisés dans la préparation des aliments.

     

    La commune d’Antehiroka a lancé dimanche une annonce, appelant toutes les personnes ressentant des maux de tête, des vertiges, des douleurs abdominales ou tout autre symptôme inhabituel, en particulier celles ayant utilisé “l’huile suspecte” à se rendre immédiatement dans un centre de santé ou un hôpital. Une annonce à laquelle de nombreuses personnes ont répondu en se ruant vers les hôpitaux.

     

    De leur côté, les autorités compétentes, notamment les représentants des ministères de la Santé publique, du Commerce, de la Population ou encore de la région Analamanga se sont mobilisés massivement pour suivre de près la prise en charge des patients. Les investigations sur cette intoxication alimentaire de masse se poursuivent avec la Gendarmerie, le médecin inspecteur et les autorités. Le gouvernement a également annoncé la prise en charge par l’Etat des frais médicaux liés à cet incident.

  • FORCES ARMÉES – 54 militaires malgaches obtiennent leur brevet de parachutiste après une formation opérationnelle à La Réunion

    FORCES ARMÉES – 54 militaires malgaches obtiennent leur brevet de parachutiste après une formation opérationnelle à La Réunion

    Capacité renforcée pour 54 soldats malgaches. Après une session de sauts opérationnels organisée à La Réunion avec l’appui du 2e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (2e RPIMa), ces militaires issus des écoles d’officiers et du premier bataillon parachutiste (1er BAT PARA) ont obtenu leur brevet militaire de parachutiste. La remise des brevets s’est tenue vendredi à La Réunion, en présence du chef d’état-major de l’Armée de terre malgache, le Général Daniel Heritina Rakotoarimanana, du commandant 1er BAT PARA, le Colonel Solohary Donatien Rabenantoanina ainsi que des autorités militaires françaises.

    L’Armée de terre malgache se félicite de la présence de ces nouveaux brevetés dans ses rangs, “la montée en puissance de sa capacité aéroportée constituant un enjeu majeur et demeurant une priorité”, comme le souligne son chef d’état-major. “Dans un pays de dimension considérable confronté à des défis sécuritaires multiples, les unités parachutistes représentent une capacité de réaction rapide, de projection et d’intervention particulière précieuse”, confie-t-il dans son allocution à l’occasion de la cérémonie de remise des brevets.

    Pour le Colonel Frédéric Ducotey, chef d’état-major interarmées des Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), le brevet obtenu par les 56 parachutistes malgaches certifie “une qualification reconnue, enviée et portée avec fierté”. “Plus qu’un insigne métallique, ces brevets marquent l’appartenance aux troupes d’élite, celles sur lesquelles les chefs savent pouvoir compter”, déclare-t-il dans son discours. Il estime alors que les soldats brevetés “font l’admiration des autres unités et les tirent vers l’excellence”.

    Les stagiaires ont suivi plusieurs jours d’instruction opérationnelle et de sauts avant de recevoir leur insigne de parachutiste. La formation qui a duré 15 jours a été menée dans le cadre de la coopération militaire entre le 1er BAT PARA et le 2ème RPIMA français. Signé en 2003 en vue d’intensifier les échanges techniques et opérationnels entre les deux unités, ce partenariat s’est encore renforcé avec la signature de la charte de jumelage entre les deux entités en 2025. Outre le stage des parachutistes, il se manifeste par l’envoi régulier de détachements d’instruction opérationnelle (DIO) à Madagascar, l’accueil de militaires malagasy au centre d’aguerrissement de La Réunion, ainsi qu’une participation réciproque aux exercices interarmées, à l’image de Tulipe en 2025 à Madagascar et de Papangue cette année à La Réunion.

  • JUSTICE – Un nouveau bâtiment de l’École nationale de la magistrature et des greffes à construire dans le district d’Avaradrano

    JUSTICE – Un nouveau bâtiment de l’École nationale de la magistrature et des greffes à construire dans le district d’Avaradrano

    Un nouveau bâtiment pour l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG). A en croire le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, cet établissement sera construit dans le district d’Avaradrano, dans le cadre du Projet d’appui à la justice à Madagascar (Pajma). L’annonce a été faite vendredi lors de la cérémonie de signature de trois conventions de financement entre Madagascar et la France. La mise en place de cette infrastructure s’inscrit dans la phase de ce programme de renforcement du système judiciaire malgache financé à hauteur de 22 millions d’euros par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD).

    Outre la construction de ce nouveau bâtiment de l’ENMG, le projet prévoit également la construction d’une école destinée aux agents de l’administration pénitentiaire ainsi que des actions de renforcement des capacités institutionnelles du secteur de la justice. Comme le rappelle l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, le Pajma vise à contribuer à l’amélioration du fonctionnement de la justice à Madagascar. Le projet comprend notamment des actions de formation à destination des magistrats et des personnels judiciaires.

    “Le Pajma s’inscrit dans l’approfondissement de l’État de droit”, rappelle le diplomate durant la cérémonie. Il évoque un programme permettra notamment de renforcer la formation des magistrats et d’améliorer les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires du pays. Le financement de la deuxième phase de ce projet fait partie d’un ensemble de trois conventions signées vendredi entre Madagascar et la France, pour un montant global d’environ 60 millions d’euros.

  • TRANSFORMATION DIGITALE – L’application iSAVa officiellement lancée pour simplifier les démarches d’immatriculation des véhicules

    TRANSFORMATION DIGITALE – L’application iSAVa officiellement lancée pour simplifier les démarches d’immatriculation des véhicules

    Un nouvel outil numérique à disposition des propriétaires de véhicules. Le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, à travers le Centre immatriculateur de Madagascar (CIM), a officiellement lancé vendredi l’application iSAVa (Informations sur la situation administrative des véhicules), destinée à faciliter l’accès aux informations liées à l’immatriculation et à la situation administrative des véhicules.

     

    Accessible depuis tout appareil connecté à Internet, cette plateforme permet aux usagers de consulter rapidement les informations administratives relatives à leurs véhicules. L’application vise à rendre les démarches plus transparentes, plus rapides et plus fiables, notamment pour la vérification d’éventuelles oppositions, restrictions ou autres mentions administratives.

     

    Selon le directeur de cabinet du ministère, Célestin Rasolomaholy, ce lancement s’inscrit dans le processus de digitalisation de la gestion des véhicules engagé depuis 2022. Après une phase pilote menée à Fianarantsoa, le système a été progressivement déployé dans plusieurs centres immatriculateurs avant l’entrée en service de l’application, développée dans le cadre de cette réforme et opérationnelle depuis la fin de l’année 2025.

     

    Au-delà des services proposés aux usagers, iSAVa constitue également un outil d’appui pour les services de contrôle et les forces de sécurité. L’accès instantané aux données d’immatriculation doit permettre de faciliter les vérifications sur le terrain et de renforcer la lutte contre les infractions ainsi que contre l’utilisation de véhicules dans des activités criminelles.

     

    La plateforme a été développée en collaboration avec l’Unité de gouvernance digitale (UGD), avec l’appui du Projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malgache (Prodigy) financé par la Banque mondiale. Son lancement national s’accompagne d’une campagne de communication et de sensibilisation destinée aux propriétaires de véhicules, aux acteurs du secteur des transports et aux médias. Les autorités ambitionnent d’atteindre plus de 76 730 utilisateurs actifs d’ici à la fin du mois de juin 2026.

  • MOYEN-ORIENT – Les négociations autour du protocole d’accord déjà malmené entre l’Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse ce dimanche

    MOYEN-ORIENT – Les négociations autour du protocole d’accord déjà malmené entre l’Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse ce dimanche

    Les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter ce dimanche dans un hôtel de luxe des Alpes suisses. Les échanges se tiennent quatre jours après la signature à distance par les présidents américain et iranien d’un protocole d’accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

     

    Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant-même qu’ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l’accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts sans exception, et l’annonce par Téhéran d’une refermeture du détroit d’Ormuz en représailles.

     

    Arrivées

     

    Selon le gouvernement suisse, la délégation de l’Iran est arrivée samedi soir à Zurich. D’après la télévision d’Etat iranienne, elle comprend le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, également président du Parlement, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

     

    Le vice-président américain JD Vance doit rejoindre l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été décisive pour conclure l’accord du 17 juin, a également annoncé samedi soir qu’il était en route pour la Suisse.

     

    Discussions préparatoires

     

    Les discussions devraient durer « quelques jours », a affirmé JD Vance à la presse avant de s’envoler pour la Suisse samedi soir, précisant qu’il ne pourrait rester « qu’un jour ou deux ». « J’espère qu’on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer », a-t-il déclaré.

     

    Les pourparlers sont prévus dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, a confirmé samedi le ministère helvétique des Affaires étrangères. Des discussions « préparatoires » ont commencé samedi entre diplomates, selon Berne. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé pour sa part la tenue de discussions « techniques » dimanche entre Iraniens et Américains.

     

    Danger

     

    Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole serait « en danger » si ses clauses n’étaient pas appliquées rapidement, allusion à la situation au Liban, où les affrontements continuent entre Israël et le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.

     

    Des frappes israéliennes ont encore fait plusieurs dizaines de morts samedi dans l’est et le sud du Liban, avant une interruption constatée par un correspondant de l’AFP à partir de la fin de la journée, lorsque l’armée israélienne a reçu l’ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah dans le sud tout en continuant d’y opérer « de manière défensive ».

     

    Mesures de rétorsion

     

    Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation « s’améliore » au Liban. « Le gros problème, c’est que vous allez avoir quelqu’un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu’un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l’oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c’est ce qu’on essaie de faire », a-t-il dit.

     

    Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l’armée iranienne a annoncé que « le détroit d’Ormuz serait fermé au trafic maritime », une « première mesure en réponse à la violation des engagements par l’ennemi ». Il a menacé « d’autres mesures » si nécessaire « pour contraindre l’ennemi à respecter ses obligations ».

     

    Point clé

     

    La réouverture du détroit a constitué l’un des points clés du protocole d’accord américano-iranien. L’Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant un emballement des cours du pétrole.

     

    Après l’annonce par l’Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient « vigilantes ». Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

     

    Téhéran a également évoqué la possible mise en place de « frais » de service maritime pour les navires voulant y transiter. Et le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d’appliquer un péage dans le détroit en cas d’échec des discussions avec l’Iran.

     

    Textes et photo : AFP