Catégorie : Actualité

  • ELECTRIFICATION RURALE – L’Ader recherche une banque locale pour gérer les financements externes du Fonds national de l’énergie durable

    ELECTRIFICATION RURALE – L’Ader recherche une banque locale pour gérer les financements externes du Fonds national de l’énergie durable

    Avis aux banques de la place. L’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) lance un appel à manifestation d’intérêt pour sélectionner un établissement de crédit chargé de gérer les ressources externes du Fonds national de l’énergie durable (FNED). Les financements concernés proviennent principalement des prêts, subventions et dons accordés par les partenaires techniques et financiers pour soutenir les projets d’électrification rurale.

     

    Selon les modalités prévues, le FNED fonctionnera sur un système de gestion distincte des ressources. Les fonds issus des redevances, contributions spéciales et frais d’instruction versés par les opérateurs resteront administrés directement par l’Ader afin de couvrir les dépenses liées à son fonctionnement. En revanche, les ressources extérieures destinées au financement des projets seront confiées à l’établissement de crédit qui sera retenu à l’issue de la procédure de sélection.

     

     

    L’institution financière choisie aura pour mission de gérer et de décaisser les fonds destinés à la réalisation des infrastructures d’électrification rurale. Ces financements doivent notamment contribuer au déploiement de réseaux électriques et de solutions utilisant les énergies renouvelables dans les zones rurales.

     

    Pour être éligibles, les candidats doivent être implantés à Madagascar depuis au moins cinq ans, être en règle vis-à-vis de leurs obligations fiscales et présenter une situation financière jugée satisfaisante. L’Ader exige également une expérience dans la gestion de financements mobilisés auprès de bailleurs internationaux ainsi que dans le financement de projets d’infrastructures.

     

    Parmi les critères techniques retenus figure également la capacité de l’établissement à décaisser au moins 50 milliards d’ariary par an. Cette exigence vise à garantir la disponibilité des ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets financés par le FNED.

     

    La mobilisation des financements demeure l’un des principaux enjeux du secteur de l’électrification rurale à Madagascar, où de nombreux projets dépendent encore du soutien des partenaires techniques et financiers pour être réalisés.

     

    Photo : ADER Madagascar

  • MOBILITE – Les dessertes d’Amoronakona via le transport public renforcées à l’ouverture de la nouvelle gare routière

    MOBILITE – Les dessertes d’Amoronakona via le transport public renforcées à l’ouverture de la nouvelle gare routière

    Mesures d’accompagnement. Le ministère des Transports et de la météorologie annonce une augmentation des rotations du train urbain à destination d’Amoronakona à partir de l’ouverture de la nouvelle gare routière prévue ce mardi 23 juin. Outre le renforcement de la desserte ferroviaire, des navettes devraient également être mises en place pour relier Amoronakona aux principales gares routières de la capitale.  Une réorganisation de certains axes de transport autour d’Antananarivo est également annoncée afin de permettre un accès plus direct au site.

    Ces dispositifs sont mis en place pour faciliter l’accès des voyageurs à cette nouvelle infrastructure appelée à desservir les axes RN7 et RN2, indique le ministère. La gare routière d’Amoronakona débutera officiellement ses opérations ce mardi. Selon le ministère, 80 coopératives de transport y seront installées dès l’ouverture. Les premiers départs concerneront les régions, districts et grandes villes desservis par les routes nationales RN7 et RN2. Les destinations couvertes incluent notamment Antsirabe, Fianarantsoa, Toliara, Morondava, Tolagnaro, Toamasina, Moramanga ou encore Fénérive-Est, ainsi que plusieurs localités situées le long de ces deux axes routiers.

    Construite en 2018, la gare routière d’Amoronakona, alors baptisée Fisandratana, avait été mise en standby pendant six ans. Il a fallu attendre l’avènement du régime de la Refondation pour que l’infrastructure, destinée à décongestionner la capitale et à moderniser le transport suburbain et national, soit ouverte. 

  • SPORTS – Disciples FC obligé de battre l’Ajesaia pour gagner une place en finale de la Pureplay Football League

    SPORTS – Disciples FC obligé de battre l’Ajesaia pour gagner une place en finale de la Pureplay Football League

    Les demi-finales retour du championnat de Madagascar, la Pureplay Football League, auront toutes lieu à l’Elgeco Plus stadium ce week-end. C’est le match opposant Disciples FC à l’Ajesaia qui ouvrira le bal, ce samedi. Le coup d’envoi est prévu à 14h30.

    Battue au match aller par 1 à 0, l’équipe de Vakinankaratra est condamnée à battre la formation d’Antanikatsaka pour espérer se qualifier pour la finale du Pfl 2026. Rien n’est encore joué toutefois. Disciples FC a les armes pour renverser la tendance.

    Avec ce léger avantage mais, très précieux, l’Ajesaia n’aura besoin qu’un match nul pour se qualifier. Yves Rabemaromanga, coach de cette équipe devrait donc ajuster sa tactique afin de contrecarrer le plan du duo Mamisoa Razafindrakoto-Rija Juvence Rakotomandimby, qui renfonceront certainement leur jeu en avant pour espérer au moins rattraper le retard, et aller aux tir au but.

    Le deuxième match sera une opposition entre l’Elgeco Plus et le CFFA, dimanche. Au match aller, les hommes de Franck Rajaonarisamba avaient déjà battu les protégés de Oelison “Careca” Rafanomezantsoa par 2 à 1. Une victoire est aussi obligatoire pour l’équipe tenante du titre.

  • APPROVISIONNEMENT – La Jirama évoque 30 à 40 réparations de canalisation par jour depuis le renforcement de la production d’eau potable

    APPROVISIONNEMENT – La Jirama évoque 30 à 40 réparations de canalisation par jour depuis le renforcement de la production d’eau potable

    Davantage de travail pour les techniciens de la Jirama. Les équipes de la compagnie nationale d’eau et d’électricité réalisent actuellement entre 30 et 40 interventions par jour pour réparer des canalisations rompues dans le réseau d’eau d’Antananarivo. Le directeur général de la Jirama, le Général Hajatiana Rasolomanana, indique que ces ruptures se sont multipliées avec l’augmentation récente des volumes d’eau injectés dans le réseau, mettant en évidence la vétusté des infrastructures de distribution.

    L’injection en début de mois de 24 000 m³ d’eau supplémentaires a accentué la pression sur des conduites vieillissantes, rapporte le numéro Un de la Jirama lors de l’atelier de restitution du schéma directeur d’alimentation en eau potable d’Antananarivo et ses environs. Il rappelle qu’une partie importante du réseau n’a pas été réhabilitée depuis plusieurs décennies. D’après les données de la société, 52 % des infrastructures n’ont fait l’objet d’aucune intervention depuis au moins dix ans et certaines conduites sont en service depuis plus de trente ans.

    Le remplacement de ces tuyaux vétustes fait partie des travaux prévus dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (Paaep). Le directeur général de la Jirama confie que la  signature du contrat portant sur le remplacement de 64 kilomètres de conduites vétustes dans la capitale devrait avoir lieu le 30 juin.

    Malgré les contraintes liées à l’état du réseau, les autorités indiquent que les premiers effets des investissements engagés commencent à se faire sentir. Plusieurs quartiers d’Antananarivo enregistrent une amélioration progressive de leur approvisionnement en eau, notamment dans les zones en altitude comme Ambohipo, Ambatomaro et Mahazo.

    La ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, le Dr Minosoa Elia Razafindrianiaina, attribue cette évolution à l’augmentation de la capacité de production de la station de Mandroseza. Celle-ci a déjà gagné 22 000 m³ par jour et devrait fournir 20 000 m³ supplémentaires d’ici à la fin du mois pour atteindre 42 000 m³. 

    L’alimentation en eau commence ainsi à se rétablir dans plusieurs quartiers de la capitale, même si un déficit estimé à 143 000 m³ par jour reste à combler. Les travaux en cours à Amoronakona visent également à accroître la production avec un objectif de 50 000 m³ supplémentaires par jour.

    Selon le ministère, la distribution d’eau dans la capitale a déjà progressé de 11 %. Les autorités appellent toutefois les usagers à faire preuve de patience face aux perturbations temporaires qui pourraient accompagner les futurs travaux de renouvellement des conduites.

  • ETATS-UNIS – Donald Trump qualifie le nouvel Air Force One donné par le Qatar de “Maison Blanche volante”

    ETATS-UNIS – Donald Trump qualifie le nouvel Air Force One donné par le Qatar de “Maison Blanche volante”

    “Cet avion a été transformé en une Maison Blanche volante, avec un niveau de luxe jamais vu auparavant”. Donald Trump, président américain, a dévoilé vendredi depuis la base aérienne Andrews, près de Washington, le prochain avion présidentiel Air Force One, un Boeing 747. Offert par le Qatar, l’appareil a suscité des interrogations éthiques et de sécurité aux Etats-Unis.

    « On aimait bien le bleu ciel, mais il était temps de changer », glisse Donald Trup, faisant référence à la livrée de l’un des deux Air Force One historiques, auquel la Maison Blanche a fait ses adieux jeudi après plus de 30 ans de service, « 223 voyages internationaux » dans 96 pays et « 6 millions de miles ». Le nouvel appareil, plus grand et plus pompeux, « va entamer ses vols initiaux de mise en service », a annoncé l’US Air Force dans un communiqué, en vue de son intégration progressive à la flotte présidentielle au cours de l’été.

    Des questions de sécurité

    Offert par le Qatar et évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, le nouvel appareil a soulevé d’importantes questions éthiques et constitutionnelles, notamment sur les limites encadrant les cadeaux reçus par un président de la part de puissances étrangères. Il a également suscité des interrogations en matière de sécurité, avec l’utilisation de cet appareil appartenant au départ à un gouvernement étranger et destiné à remplir la fonction très sensible d’avion présidentiel.

    Les appareils modifiés pour servir d’Air Force One sont réputés être dotés de systèmes de défense sophistiqués, capables de brouiller les radars ennemis et les systèmes de suivi infrarouge. Ils sont également équipés de dispositifs de dispersion de fragments métalliques pour perturber les missiles guidés par radar, et de leurres infrarouges pour aveugler ceux guidés thermiquement.

    Soulager la flotte vieillissante

    « La livraison de cet avion de transition répond à la nécessité de soulager la flotte vieillissante de VC-25A (…) jusqu’à la mise en service des futurs Boeing VC-25B », indique le communiqué de l’US Air Force. Le gouvernement américain a commandé à Boeing deux nouveaux 747, mais le programme a connu des retards et des dépassements de coûts.

    Donald Trump est obsédé par l’idée de remplacer l’avion présidentiel depuis son premier mandat, gardant même un modèle réduit avec ses nouvelles couleurs sur la table basse du Bureau ovale. Il avait déclaré qu’il serait « stupide » de ne pas accepter un tel cadeau du Qatar, ce qu’a officiellement fait le Pentagone l’année dernière.

  • EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine portant à dix le nombre total de décès en lien avec la maladie

    EPIDÉMIE – Trois décès liés à la Mpox enregistrés en une semaine portant à dix le nombre total de décès en lien avec la maladie

    Dix décès. Le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national vient de rapporter deux nouveaux décès dus à la Mpox à la date du 18 juin. Ces nouvelles pertes humaines portent à dix le nombre total de décès enregistrés depuis l’apparition de l’épidémie à Madagascar, en décembre dernier. Trois de ces décès sont recensés au cours de cette semaine, témoignant de la persistance de la circulation du virus dans le pays.

    Selon le dernier bilan publié par le Cousp national, les deux nouvelles victimes sont une jeune femme de 22 ans résidant à Antalaha et un homme de 36 ans à Mahajanga. Le huitième décès, enregistré le 17 Juin au centre hospitalier universitaire d’Andohatapenaka Antananarivo, était un jeune homme de 20 ans. Ces trois décès concernent tous des personnes vulnérables, selon nos sources auprès du ministère de la Santé publique. 

    La Mpox continue de se propager dans plusieurs régions de Madagascar. Le bilan du 18 Juin rapporte également 27 nouveaux cas notifiés, dont 22 confirmés après analyses. Treize patients ont également été déclarés guéris. Les données du Cousp national font état de 405 cas positifs cumulés répartis dans 36 districts actifs au cours des quatre dernières semaines. Depuis le début de l’épidémie, le pays totalise 3 532 cas notifiés, dont 2 182 confirmés biologiquement. Au total, 1 617 personnes ont déjà guéri de la maladie.

    Selon la porte-parole du ministère chargée de la Mpox, le Pr Diavolana Köcher Andrianarimanana, la Mpox est toujours présente à Madagascar et continue de se transmettre. “Les personnes présentant des symptômes sont vivement encouragées à se rendre rapidement dans un centre de santé, car la Mpox peut être mortelle lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps”, souligne-t-elle. La prise en charge précoce s’avère essentielle pour éviter les complications, voire la mort.

    La spécialiste recommande également aux patients de suivre scrupuleusement les consignes médicales et d’éviter de quitter prématurément les structures de soins. Les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants, les personnes vivant avec le VIH, les diabétiques et celles atteintes de maladies chroniques, pouvant être sujets à des complications, devraient redoubler de vigilance.

  • FINANCEMENT – Madagascar et la France signent près de 60 millions d’euros pour l’aménagement urbain, la justice et l’aide budgétaire

    FINANCEMENT – Madagascar et la France signent près de 60 millions d’euros pour l’aménagement urbain, la justice et l’aide budgétaire

    Madagascar et la France ont signé, ce vendredi au ministère de l’Économie et des Finances, trois conventions de financement d’un montant total d’environ 60 millions d’euros. Ces financements, mobilisés à travers l’Agence française de développement (AFD), concernent le projet d’aménagement urbain Lalankely IV, le Projet d’appui à la justice à Madagascar (Pajma) ainsi qu’une aide budgétaire destinée à l’État malgache.

    Le projet Lalankely IV bénéficie d’une enveloppe de 31 millions d’euros pour financer des actions d’aménagement urbain et d’assainissement dans la capitale. Le Pajma est doté de 22 millions d’euros afin de soutenir le renforcement de l’État de droit et du système judiciaire. Une aide budgétaire de quatre millions d’euros complète ces financements.

    Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, ces projets devraient contribuer à la fois au développement économique et à l’amélioration des conditions sociales dans le pays. Il a précisé que les financements accordés au titre des projets Lalankely IV et Pajma combinent des prêts concessionnels et des dons.

    Pour l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, ces financements s’inscrivent dans l’appui apporté par la France aux objectifs de la “refondation”. Il a souligné que les projets retenus concernent des domaines “extrêmement concrets” et visent un bénéfice direct pour la population malgache.

     

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – Le panier d’exportation de Madagascar s’élargit mais reste composé de produits à faible valeur ajoutée

    COMMERCE EXTÉRIEUR – Le panier d’exportation de Madagascar s’élargit mais reste composé de produits à faible valeur ajoutée

    Madagascar exporte davantage de produits qu’il y a dix ans, mais la nature de ses ventes à l’étranger évolue peu. Les produits exportés restent majoritairement des biens simples nécessitant peu de transformation, de technologie ou de savoir-faire spécifique. Entre 2013 et 2023, le nombre de produits exportés est pourtant passé de 3 028 à 3 869, soit une hausse de près de 28%, selon une étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

    Dans son « Évaluation rapide de la valeur ajoutée et de la diversification au sein et au-delà de la chaîne de valeur des minerais essentiels à la transition énergétique de Madagascar », la Cnuced souligne que le panier d’exportation malgache s’est élargi au cours de la dernière décennie. Entre 2013 et 2023, il est passé de 3 028 à 3 869 produits exportés, soit une croissance de près de 28% en dix ans.

    Par ailleurs, malgré cette progression, la diversification des exportations reste relativement faible, notamment par rapport à une moyenne mondiale de 6 557 produits par pays et à un maximum de 34 316, expose la Cnuced. Une situation qui s’explique par le fait que l’économie malgache peine à se moderniser.

    La nature des exportations n’a pas vraiment changé durant cette décennie. En 2023, les exportations de marchandises ont représenté environ 4 milliards de dollars, mais elles se sont concentrées sur trois secteurs principaux, à savoir les épices (20 %), le nickel (18 %) et le textile/habillement (13,5 %). De plus, Madagascar peine à commercer avec ses voisins, puisque seulement 6,7 % de ses exportations sont destinées au continent africain.

    Pour devenir plus compétitive et plus solide face aux crises, Madagascar ne peut plus se contenter de multiplier ses produits de base. Le véritable défi consiste désormais à transformer ses matières premières sur place et à développer des secteurs plus technologiques, permettant de vendre des produits à plus forte valeur ajoutée.

  • BASKETBALL – Sitraka Raharimanantoanina en élite du basketball français avec Pau-Lacq-Orthez la saison prochaine

    BASKETBALL – Sitraka Raharimanantoanina en élite du basketball français avec Pau-Lacq-Orthez la saison prochaine

    Pau-Lacq-Orthez valide son retour en Pro A, l’élite du basket français, trois ans après sa relégation. Le club amène dans son sillage le joueur Malgache Sitraka Raharimanantoanina qui revient donc aussi au sein de l’élite française du basketball. Deuxième de la saison régulière de la Pro B derrière Roanne, l’Élan Béarnais a obtenu sa promotion après avoir battu, jeudi, l’équipe de Poitiers par 86 à 73, au terme d’un barrage haletant.

    Opposés aux Poitevins, impressionnants lors de la manche aller de cette finale remportée en Béarn vendredi dernier (106-82), les Palois avaient égalisé trois jours plus tard en s’imposant (81-72) à l’extérieur. L’équipe de l’international malgache Sitraka Raharimanantoanina a validé son ticket pour la Betclic Élite en arrachant la victoire lors du match trois.

    Auteur d’une performance stratosphérique lors du match deux, le capitaine des Ankoay était incertain pour ce match décisif à la suite d’une blessure au genou. Au dernier moment, il a tout de même joué sous strap et infiltration pour aider son équipe à gagner cette rencontre. Sitraka Raharimanantoanina a fini la rencontre avec neuf points et un rebond en 16 minutes de jeu.

  • MOYEN-ORIENT – Report des négociations Etats-Unis – Iran prévues en Suisse ce vendredi

    MOYEN-ORIENT – Report des négociations Etats-Unis – Iran prévues en Suisse ce vendredi

    Ajournement. Le gouvernement suisse annonce que les négociations prévues vendredi en Suisse entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient sont reportées sine die. Les travaux de préparation se poursuivent cependant, précise le ministère suisse des Affaires étrangères quelques heures après l’annonce de l’annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour l’Europe.

    « Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent », indique le ministère suisse des Affaires étrangères dans un message transmis à l’AFP. Celui-ci ne donne pas de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers qui font suite à la signature de l’accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël.

    Programme nucléaire

    Ces négociations, d’une durée reconductible de 60 jours, devaient être centrées sur le programme nucléaire iranien. Elles devaient démarrer à l’occasion d’une cérémonie vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne. Mais JD Vance, qui devait y représenter son pays, a reporté sa venue, de même que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été décisive.

    « Les plans pour les discussions techniques à venir n’ont pas été finalisés, et la délégation américaine s’est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir », a annoncé jeudi la Maison Blanche.

    Réserves

    Le protocole d’accord a été signé électroniquement et à distance mercredi par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi dans un message écrit l’avoir approuvé malgré des réserves. « Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi », a-t-il souligné.