Catégorie : Actualité

  • EDUCATION – Les premiers résultats du CEPE annoncent la réussite de neuf candidats sur 10 dans la Cisco d’Ambatolampy

    EDUCATION – Les premiers résultats du CEPE annoncent la réussite de neuf candidats sur 10 dans la Cisco d’Ambatolampy

    Les premiers résultats du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) sont tombés. Presque un record, la Direction régionale de l’Education nationale de Vakinankaratra publie les résultats deux jours à peine après les épreuves. Sur les 6436 élèves qui étaient présents le 16 juin, 5603 ont décroché leur premier diplôme officiel, marquant la fin du cycle primaire, soit un taux de réussite de 87,06%. Ce taux a connu une légère baisse par rapport à celui de l’année dernière, avec 90,50% d’admission.

    Outre les affichages dans les centres d’examen, les résultats du CEPE et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) sont également consultables en ligne, précisément sur le site web du ministère de l’Education nationale. Les parents peuvent également envoyer par SMS au 601, valable pour tous les opérateurs téléphoniques, le nom complet ou le numéro d’inscription du candidat.

    Pour les autres Circonscriptions scolaires (Cisco), la transcription des notes par ordinateur, les dernières vérifications et contre-vérifications ainsi que la délibération se poursuivent avant la publication des résultats. Celle-ci va s’enchaîner dans les prochains jours.

  • ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 20 ans décède de la Mpox à l’hôpital d’Andohatapenaka

    ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 20 ans décède de la Mpox à l’hôpital d’Andohatapenaka

    Un huitième décès lié à la Mpox signalé. Un jeune homme de 20 ans a succombé à la variole du singe au centre hospitalier universitaire d’Andohatapenaka, à Antananarivo, selon le bilan du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national en date du 17 Juin. Il s’agit du huitième décès lié à la maladie recensé à Madagascar depuis le début de l’épidémie en mi-décembre. 

    Les informations communiquées par le Cousp font état d’une victime présentant une faible immunité. Le décès survient dans un contexte marqué par une hausse constante du nombre de contaminations à travers plusieurs régions du pays. Le dernier bilan dressé le 17 juin fait état de 42 nouveaux cas notifiés, dont 33 confirmés en laboratoire. 

    Au cours des trois dernières semaines, 385 nouveaux cas ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire. Toamasina demeure le principal foyer de l’épidémie avec 133 nouveaux cas, suivie d’Antsiranana I avec 90 cas et d’Antananarivo-ville avec 66 cas. Sambava et Tolagnaro ont également signalé respectivement 23 et 21 nouveaux cas. 

    Depuis le début de l’épidémie, 3 505 cas suspects ont été notifiés, dont 2 161 confirmés. Le taux de positivité atteint 71 %, témoignant d’une circulation toujours active du virus. Parallèlement, 1 601 personnes ont été déclarées guéries, dont 20 selon le dernier bilan.

    Face à cette situation, les autorités poursuivent la campagne de vaccination contre la Mpox. À ce jour, 92 559 doses ont été administrées à travers le pays, dont 79 125 premières doses et 13 434 deuxièmes doses. Le directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV), le Dr Paubert Tsivahiny, rappelle l’importance de la prévention, notamment la vaccination qui reste gratuite pour tout public. Il insiste également sur l’adoption de comportements sains responsables et l’application de mesures sanitaires pour limiter efficacement la propagation de la maladie.

  • FOOTBALL – Deux victoires, quatre défaites et quatre nuls pour l’Afrique lors du Mondial 2026

    FOOTBALL – Deux victoires, quatre défaites et quatre nuls pour l’Afrique lors du Mondial 2026

    Un démarrage timide pour le continent africain au Mondial 2026. Avec dix sélections engagées pour cette édition, le bilan comptable global s’avère pour l’instant très mitigé pour ces représentants de l’Afrique. Lors de cette première journée de la phase de groupe, les sélections africaines ont enregistré deux victoires, quatre matchs nuls et quatre défaites.

    Sur les dix représentants africains, seules deux formations ont réussi à empocher les trois points de la victoire, et ce, non sans douleur. La Côte d’Ivoire, face à l’Équateur, et le Ghana, opposé au Panamá, ont dû s’employer jusqu’aux derniers instants pour s’imposer sur le plus court des scores (1-0). Deux succès tardifs mais précieux pour lancer leur tournoi.

    Le Maroc, demi-finaliste sortant, a néanmoins prouvé qu’il avait toujours du répondant. Face à un cador mondial comme le Brésil, les Lions de l’Atlas ont bousculé la Seleção, concédant finalement un match nul (1-1). Ce partage des points place le Maroc dans un groupe de quatre équipes invaincues mais tenues en échec.

    La République Démocratique du Congo et le Cap-Vert ont également signé des performances majuscules en tenant tête à des géants européens. Les Léopards de la RDC ont accroché les Seleção du Portugal (1-1) tandis que les Requins Bleus du Cap Vert ont été héroïques face à la Roja espagnole (0-0). L’Égypte complète ce tableau des scores de parité en partageant les points avec la Belgique (1 – 1)

    Quatre nations majeures ont manqué leurs débuts et se retrouvent déjà dos au mur. L’Afrique du Sud, l’Algérie, le Sénégal et la Tunisie, ont tous mordu la poussière lors de leur premier match. L’Afrique du Sud s’incline (0-2) face au Mexique, l’Algérie battu lourdement (0-3) face à l’Argentine, le Sénégal perd (1-3) face à la France et la Tunisie battu sèchement (1-5) par la Suède. Chez les Aigles de Carthage, la défaite a couté la tête du sélectionneur.

  • PROJET CONTINENTAL – L’Etat approuve la création de l’Ecole d’architecture et du cadre bâti d’Afrique à Madagascar

    PROJET CONTINENTAL – L’Etat approuve la création de l’Ecole d’architecture et du cadre bâti d’Afrique à Madagascar

    Un Pôle africain d’excellence en architecture, urbanisme, patrimoine, environnement et cadre bâti bientôt à Madagascar. Officiellement désigné par l’Union des architectes d’Afrique (AUA), le Conseil des ministres de mercredi avait approuvé la création de l’African School of architecture and built environment (Asabe) au pays.

    L’Ordre des architectes de Madagascar (OAM) fera part de cette avancée majeure à la communauté internationale des architectes, lors du Congrès de l’UIA à Barcelone, vers la fin de ce mois de juin. Un feu vert qui matérialise l’ambition de faire de la Grande île le carrefour de l’architecture de demain, à travers la formation d’une nouvelle génération de bâtisseurs pour relever les défis de l’urbanisation et du changement climatique en Afrique.

    Cette école d’architecture adoptera un modèle 100% africain. L’Asabe ne sera pas une simple copie des modèles occidentaux. Elle est pensée par et pour l’Afrique, pour répondre directement aux réalités socio-économiques et culturelles du continent, avance l’OAM. Les programmes de formation mettront d’ailleurs l’accent sur l’architecture bioclimatique et durable, valorisant les matériaux locaux et répondant spécifiquement à la diversité des climats que l’on retrouve sur le continent africain.

    Le projet est dans sa phase de mise en œuvre. Des sites destinés à accueillir cette infrastructure d’envergure continentale à Madagascar seraient préidentifiés et restent à confirmer.

  • INDICE MONDIALE DE LA PAIX 2026 – Madagascar intègre le top 5 des pays les plus pacifiques d’Afrique subsaharienne

    INDICE MONDIALE DE LA PAIX 2026 – Madagascar intègre le top 5 des pays les plus pacifiques d’Afrique subsaharienne

    Madagascar occupe une position relativement favorable en Afrique subsaharienne, se classant au 5ème rang régional et à la 59ème place à l’échelle mondiale dans l’Indice mondiale de la paix 2026. Avec un score global de 1,849 sur 5, la Grande île gagne mathématiquement une place au niveau régional par rapport au classement précédent où il figurait au 6ème rang.

    Cette évolution ne traduit cependant pas une amélioration interne, si l’on en ce rapport produit annuellement par l’Institute for economics and peace (IEP). Une infime détérioration de 0,001 du score de Madagascar y est rapportée. Ce passage au 5ème rang pourrait alors s’expliquer par les fluctuations des scores des pays voisins plutôt que par un progrès propre à la Grande Île.

    Cet indice propose une analyse approfondie des dynamiques de la paix, de son impact économique et des leviers nécessaires pour bâtir des sociétés stables. S’appuyant sur 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs issus de sources de référence, l’étude évalue la paix à travers trois grands piliers que sont la sécurité sociétale, l’étendue des conflits internes ou internationaux en cours, et le niveau de militarisation. Les pays sont ensuite notés sur une échelle de 1 à 5, un score proche de 1 désignant les nations les plus pacifiques.

    L’analyse des performances de Madagascar révèle des résultats contrastés selon les trois domaines évalués par l’IEP. C’est dans le domaine de la militarisation que la Grande Île enregistre son meilleur score (1,571), une dimension évaluée par six indicateurs qui lient le développement militaire et l’accès aux armes au niveau de paix national et international. Le pays affiche également un résultat intermédiaire de 1,65 concernant l’ampleur des conflits internes et internationaux, basé sur six indicateurs statistiques qui mesurent son implication et son rôle dans des tensions internes ou externes.

    En revanche, Madagascar obtient sa moins bonne performance dans le domaine de la sûreté et de la sécurité de la société avec un score de 2,184. Ce pilier, qui s’appuie sur onze indicateurs distincts, met en évidence des fragilités quant au niveau d’harmonie et de cohésion au sein de la population.

    Selon les données de l’IGP 2026, c’est l’île Maurice qui demeure le pays le plus pacifique d’Afrique subsaharienne, se classant au 18e rang mondial grâce à une amélioration de 3,4 % de son score global, portée par une forte stabilité institutionnelle et de nets progrès dans la gestion de ses conflits internes. À l’opposé, la République démocratique du Congo (RDC) reste le pays le moins pacifique de la région et occupe la 161ème place mondiale. Bien que la RDC ait enregistré une légère progression technique de 3 % de son score sur l’année, sa situation sécuritaire demeure extrêmement critique en raison notamment de l’offensive des rebelles du M23 à l’est du pays.

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 75 000 candidats concourent pour l’entrée en première année dans les lycées techniques et professionnels

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Près de 75 000 candidats concourent pour l’entrée en première année dans les lycées techniques et professionnels

    Davantage de jeunes attirés par l’enseignement technique. Cette année, près de 75 000 candidats participent au concours d’entrée en première année des lycées techniques et professionnels (LTP), organisé les 18 et 19 juin dans les 188 centres d’examen répartis à travers les 24 régions du pays. Ce chiffre représente une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, témoignant de l’intérêt grandissant des élèves pour cette filière orientée vers l’emploi.

    Face à cet engouement, le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) a renforcé les dispositifs d’organisation. “Toutes les consignes ont été données aux responsables, aussi bien sur le respect des horaires que sur le suivi des épreuves. Les parents peuvent être rassurés, il n’y a aucune inquiétude à avoir concernant le déroulement du concours”, rassure le ministre Todisoa Andriamampandry.

    Selon lui, cette progression du nombre de candidats s’explique notamment par les opportunités offertes par l’enseignement technique, dont les formations sont conçues pour répondre aux besoins du marché du travail. “Nous continuerons à adapter les formations et à améliorer les équipements pédagogiques”, ajoute-t-il.

    Les candidats composent pendant deux jours sur six matières. Un test psychotechnique figure également parmi les épreuves afin d’évaluer les aptitudes des postulants, y compris ceux issus de l’enseignement général. “Nous proposons aujourd’hui 33 métiers, dont 30 filières de formation professionnelle initiale et trois filières technologiques générales ouvrant l’accès à l’université”, explique Jean Rémi Randriantsivery, directeur des examens.

    Malgré les 75 000 candidatures enregistrées, la capacité d’accueil des quelque cent LTP du pays est limitée à 40 000 places pour la première année. Les corrections débutent immédiatement après chaque épreuve et les résultats sont attendus une dizaine de jours après la fin du concours.

  • MOYEN-ORIENT – Les présidents américain et iranien signent à distance le protocole d’accord sur la cessation des hostilités

    MOYEN-ORIENT – Les présidents américain et iranien signent à distance le protocole d’accord sur la cessation des hostilités

    Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions de Washington. Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d’un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

    Le protocole d’accord, qui inclut le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France. « Je viens de le signer », confie-t-il à la presse en quittant le château de Versailles. Un responsable de la Maison Blanche a par la suite publié une vidéo sur X où l’on voit le républicain signer l’accord aux côtés d’Emmanuel Macron, le pouce levé et sourire aux lèvres. Le texte a été signé par le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain, déclare de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï.

    Cérémonie officielle

    Cela signifie que le détroit d’Ormuz sera « instantanément » rouvert et que le blocus américain des ports iraniens prendra fin « immédiatement », affirme le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Celui-ci confirm par ailleurs confirmé qu’une cérémonie aura lieu vendredi en Suisse pour « commémorer cet événement marquant et donner le coup d’envoi des discussions techniques ». Une signature formelle par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, était initialement prévue en Suisse à la fin de la semaine.

    Le texte du protocole d’accord, lu mercredi par un haut responsable américain à des journalistes, prévoit que les Etats-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien. Ils s’engagent également à lever l’ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d’un accord définitif, au terme d’une période de négociations de 60 jours.

    Engagements

    Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d’un mécanisme permettant de traiter les stocks iraniens « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) », souligne ce responsable, voulant y voir une « victoire majeure » pour Washington.

    Selon la même source, l’Iran devra permettre de son côté, dans un délai de 30 jours, le plein rétablissement de la circulation maritime dans le stratégique détroit d’Ormuz, dont le blocage persistant pèse sur l’économie mondiale. Les Etats-Unis s’engagent par ailleurs, en cas d’accord définitif, à faciliter « avec leurs partenaires régionaux », notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – 75 % des entreprises crevettières menacées de fermeture en raison de la taxation de l’avitaillement des navires

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – 75 % des entreprises crevettières menacées de fermeture en raison de la taxation de l’avitaillement des navires

    “La filière crevettière malgache au bord de la disparition”. Le Groupement des armateurs et des producteurs de crevettes de Madagascar (GAPCM) alerte sur un risque de fermeture massive de ses entreprises. A l’entendre, près de 75% de ses membres envisagent un arrêt progressif de leurs activités en raison de la taxation de l’avitaillement des navires de pêche, instaurée par la loi de Finances 2024.

    En soutien à cette organisation professionnelle, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) appelle l’État à rétablir rapidement le régime de franchise fiscale dont bénéficiait auparavant le secteur. À défaut, plusieurs opérateurs pourraient être contraints de cesser leurs activités dans les prochaines semaines, avertit le syndicat.

    La mesure contestée concerne la suppression de l’exonération de droits et taxes sur l’avitaillement des navires de pêche. Avant 2024, les armateurs pouvaient importer en franchise le carburant ainsi que les équipements et matériels nécessaires à l’entretien de leurs flottes. La fin de cet avantage fiscal a entraîné une hausse significative des coûts d’exploitation, notamment pour le carburant, considéré comme l’un des principaux postes de dépenses du secteur.

    Les opérateurs affirment avoir déjà alerté les autorités et les parlementaires sur les conséquences de cette réforme à la fin de l’année 2025. Selon eux, la situation financière des entreprises s’est progressivement dégradée au cours des 18 derniers mois, au point d’atteindre aujourd’hui un seuil critique.

    Le SIM estime qu’un maintien de cette taxation pourrait provoquer des fermetures d’entreprises, la suppression de milliers d’emplois et une baisse des recettes d’exportation. Le syndicat évoque également un risque de diminution des recettes fiscales et des redevances perçues par l’État ainsi que des répercussions sur les communautés côtières dépendantes de cette activité.

    D’après les chiffres avancés par la filière, la pêche crevettière représente environ 3 000 emplois directs et indirects. Elle génère plus de 22 millions d’euros de recettes d’exportation par an, verse près de 42 milliards d’ariary d’impôts et taxes ainsi qu’environ 12 milliards d’ariary de redevances de pêche chaque année. Le secteur produit également près de 10 000 tonnes de protéines destinées à la consommation.

  • DIPLOMATIE – La magistrate Félicité Marie Rasoanoro nommée ambassadrice de Madagascar au Japon

    DIPLOMATIE – La magistrate Félicité Marie Rasoanoro nommée ambassadrice de Madagascar au Japon

    Sept ans après la dernière ambassadrice, Madagascar nomme une ambassadrice au Japon. Il s’agit de Félicité Marie Rasoanoro, magistrate auprès de la Cour de cassation qui a été désignée par le Conseil des ministres de mercredi. Elle succède à ce poste à Mireille Mialy Rakotomalala qui a été remerciée en 2019 et qui n’a pas été remplacée. Pendant sept ans avant cette nomination, l’ambassade de Madagascar au Japon a été dirigée par des chargés d’affaires par intérim.

     

    Avec cette nouvelle nomination, Madagascar compte désormais 11 ambassadeurs nommés. Dix nouveaux représentants ont été nommés en 2026. Il s’agit des ambassadeurs de Madagascar en Chine nommé en janvier, des ambassadeurs de Madagascar en France, en Suisse, en Ethiopie, en Afrique du Sud, au Maroc nommés en avril, et des ambassadeurs de Madagascar auprès des Nations Unies à New York, en Russie, en Allemagne nommés en mai, et de l’ambassadeur de Madagascar au Japon nommé mercredi.

     

    Des ambassadeurs nommés sous le mandat d’Andry Rajoelina, seule Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis, est encore actuellement en poste.

  • INSTITUTION – Merlin Rasolo Nandrasana évoque l’“intérêt de tous” et “une ambiance qui n’y est plus” pour expliquer sa démission à la HCC 

    INSTITUTION – Merlin Rasolo Nandrasana évoque l’“intérêt de tous” et “une ambiance qui n’y est plus” pour expliquer sa démission à la HCC 

    Merlin Rasolo Nandrasana sort de son silence. Le haut conseiller constitutionnel glisse quelques confidences autour de sa démission à la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Il parle d’une décision prise en considération des “intérêts de tous”, et confie avoir “entamé une démarche de démission depuis trois mois”, affirmant que “l’ambiance n’y est plus”.

     

    Le haut conseiller constitutionnel réfute toute idée de pression ou d’un quelconque accord conduisant à son départ. “Je ne démissionne que pour autant que je le juge nécessaire, et non, jamais, jamais, suite à des pressions”, assure-t-il.

     

    Merlin Rasolo Nandrasana enchaîne qu’il l’a “fait [démission] de mon [son] propre gré”. “Je l’ai démontré à maintes reprises depuis le refus que j’ai opposé à propos de candidature de Andry Rajoelina [ sur la question de la nationalité du candidat lors de la présidentielle de 2023], intérim confié au gouvernement collégial et transfert de l’intérim vers Ravalomanana Richard », rappelle-t-il. “Et il en est de même lors de l’initiative initiée par le président de l’Assemblée nationale [Siteny Randrianasoloniaiko] y a quelques semaines”, poursuit-il.

     

    Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, avait confirmé la démission de Merlin Rasolo Nandrasana et de Noëlson William, élus par l’Assemblée nationale pour composer la juridiction constitutionnelle, dans la matinée. Il affirme avoir reçu les lettres de démission le 15 juin de ses futurs ex-collaborateurs, motivées par “des raisons personnelles”. “Il est possible de démissionner selon la loi régissant la HCC”, avance-t-il.

     

    Selon la loi organique relative à la HCC, “un avis de la décision est immédiatement donné au Président de la République qui prend un décret constatant la vacance du siège”. Puis “l’institution ou l’organisme concerné nomme, désigne ou élit, dans un délai de huit jours qui suit le décret constatant la vacance, la personnalité appelée à occuper le siège vacant”.

     

    Le remplacement des deux membres démissionnaires de la HCC devrait intervenir avant la fin de la session parlementaire, si l’on tient compte de la déclaration du président de la Chambre basse. “On ne peut pas laisser ces sièges vacants”, affirme Siteny Randrianasoloniaiko.

     

    Merlin Rasolo Nandrasana et Noëlson William avaient fait l’objet d’une tentative de remplacement par l’Assemblée nationale il y a quelques semaines alors qu’ils n’avaient pas encore démissionné. Ils avaient contesté la démarche, la considérant comme “illégale et impossible”. La ministre de la Justice avait ensuite évoqué l’ouverture d’une enquête contre quatre hauts conseillers qui, selon elle, avaient soutenu une requête illégale déposée par un député. Elle avait également évoqué une suspicion de “complot” impliquant les quatre hauts conseillers constitutionnels dont les deux membres élus par l’Assemblée nationale. La HCC avait répliqué en qualifiant la démarche d’“entorse grave” à son indépendance.