Catégorie : Actualité

  • FISCALITÉ – L’État se dote d’un outil pour lutter contre les montages juridiques complexes

    FISCALITÉ – L’État se dote d’un outil pour lutter contre les montages juridiques complexes

    De l’opacité à la transparence. Le Registre central des bénéficiaires effectifs (RCBE) a été officiellement lancé ce mardi à Ivandry Antananarivo. Ce dispositif électronique a pour fonction de centraliser et de conserver les déclarations relatives aux personnes physiques qui détiennent ou exercent un pouvoir effectif au sein des structures juridiques du secteur privé à Madagascar. Par cette mise en œuvre, les autorités visent à instaurer une meilleure lisibilité des activités économiques et à garantir l’équité dans l’exécution des obligations fiscales des entreprises.

    “Cette mesure s’inscrit dans une volonté de lever les zones d’ombre qui entourent certaines structures juridiques. En exigeant l’identification des bénéficiaires effectifs, l’État se dote d’un outil pour lutter contre les montages juridiques complexes, souvent utilisés pour dissimuler des intérêts réels ou faciliter l’opacité financière”, explique le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Ce registre constitue ainsi une réponse directe aux problématiques de fraude fiscale et de circulation de flux financiers illicites, renforçant par la même occasion l’intégrité du climat des affaires sur le territoire national.

    Le champ d’application de cette obligation est large et concerne l’ensemble des personnes morales du secteur privé, notamment les sociétés commerciales, les sociétés civiles, les coopératives, les groupements d’intérêt économique, les associations, les organisations non gouvernementales ainsi que les fondations. Le dispositif prévoit toutefois des exceptions à l’instar des entreprises individuelles, ainsi que les sociétés d’État dont le capital est détenu à 100 % par le secteur public et qui ne sont pas soumises à cette déclaration.

    Les déclarations s’effectuent exclusivement via la plateforme électronique dédiée, sans frais pour les entités concernées. Cette démarche doit être réalisée dès la création d’une structure, puis sur une base annuelle, ou en cas de modification des informations initiales. La Direction générale des impôts (DGI) appelle désormais l’ensemble des personnes morales concernées à se conformer à leurs obligations déclaratives dans les délais impartis.

  • EXAMEN OFFICIEL – Les résultats du CEPE attendus au plus tard dans une semaine, selon le ministère de l’Education nationale

    EXAMEN OFFICIEL – Les résultats du CEPE attendus au plus tard dans une semaine, selon le ministère de l’Education nationale

    Après l’effort des épreuves, vient désormais le temps de l’attente des résultats. Les candidats au Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) 2026 ne devront cependant pas tarder à connaître les résultats des épreuves passées ce mardi. Si l’on en croit le ministère de l’Education nationale, la publication des résultats est envisagée d’ici à la fin de cette semaine, au plus tard dans une semaine. Les autorités précisent que le calendrier de publication pourrait varier d’une circonscription scolaire (Cisco) à une autre.

    Cette différence s’explique par des réalités techniques et organisationnelles propres à chaque circonscription. Chaque Cisco prenant en charge un nombre variable de candidats et de copies à corriger, le rythme des travaux de correction, de centralisation des notes et de validation des résultats est différent.

    Dans certaines zones où le nombre de candidats est moins élevé, le traitement des copies peut être achevé plus rapidement, permettant une publication anticipée des résultats. À l’inverse, dans les grandes circonscriptions scolaires fortement peuplées, les opérations de correction et de compilation nécessitent davantage de temps, pouvant entraîner un léger décalage dans la diffusion des résultats.

    Pour cette session 2026, près de 600 000 candidats sont inscrits au registre national du CEPE. Ces élèves étaient répartis dans 2 113 centres d’examen disséminés sur l’ensemble du territoire.

  • FINANCEMENT – 13 510,1 milliards d’ariary injectés par les banques dans l’économie à fin mars 2026

    FINANCEMENT – 13 510,1 milliards d’ariary injectés par les banques dans l’économie à fin mars 2026

    Les concours bancaires totaux ont atteint 13 510,1 milliards d’ariary, à fin mars 2026. C’est la somme totale de tous les financements injectés par les banques de la place dans l’économie. Ce qui représente une croissance modérée de 10,3% en glissement annuel à la fin du premier trimestre, d’après la dernière Note de conjoncture économique publiée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Cette croissance est enregistrée après une légère progression en fin d’année 2025. Les banques ont surtout maintenu une approche prudente en matière de distribution de crédits, dans un contexte d’incertitude, note la Banky foiben’i Madagasikara.

    Concernant la répartition des encours des concours bancaires, les besoins de fonctionnement quotidien ont légèrement dominé, avec les crédits de trésorerie notamment à court terme qui représentent 40,3 % de l’ensemble. Ils sont suivis de très près par les investissements à plus long terme, portés par les crédits d’équipement qui comptent pour 38,1 % du total, tandis que l’immobilier représente une part plus modérée de 9,1 %.

    Pour ce qui est des bénéficiaires de ces financements, ce sont les entreprises privées non franches qui concentrent la majorité de l’argent prêté par les banques avec 56,6 % des encours. Le reste est principalement détenu par les ménages à hauteur de 38,4 %.

    Le ministère de l’Economie et des finances estime que la branche “Banque, assurances” devrait progresser de +10% cette année, au-dessus de la prévision de +9% de la loi des Finances initiale (LFI) 2026. Cette hausse reflèterait une reprise graduelle du financement de l’économie par le secteur bancaire au cours des prochains trimestres, expose ce département dans le Document de performance annexé au projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) pour cette année budgétaire.

  • EXPORTATIONS – Antananarivo, Vatomandry et Toamasina forment le Top 3 des zones motrices du commerce extérieur de Madagascar

    EXPORTATIONS – Antananarivo, Vatomandry et Toamasina forment le Top 3 des zones motrices du commerce extérieur de Madagascar

    2,6 milliards de dollars. C’est la valeur des exportations malgaches en 2024. Mais une réalité territoriale ultra-concentrée se cache derrière cette performance macroéconomique, avec une activité concentrée dans trois zones, à savoir Antananarivo, Vatomandry et Toamasina. Un fait exposé dans l’Évaluation rapide de la valeur ajoutée et de la diversification au sein et au-delà de la chaîne de valeur des minerais essentiels à la transition énergétique, faite par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

    Ce trio stratégique, composé d’Antananarivo (31,8 %), Vatomandry (21,2 %) et Toamasina (18,1 %), capte à lui seul plus de 71 % de la valeur globale des marchandises exportées durant cette période sous revue. Sur les 2,6 milliards de dollars générés par la Grande Île en 2024, la très grande majorité des flux commerciaux dépendait directement de l’activité combinée de ces trois poumons économiques, expose la Cnuced.

    Dans le détail, Antananarivo mène la danse avec 813,1 millions de dollars d’exportations, portées en grande partie par le secteur textile. Plus de la moitié des ventes était constituée par l’habillement et la bonneterie. Vatomandry suit avec 542,3 millions de dollars, une performance presque entièrement adossée au nickel. Quant à Toamasina, avec 464,5 millions de dollars, son panier est plus diversifié. Les épices en constituent près de la moitié, complétées par les huiles essentielles et les matières minérales.

    En dehors de ce trio de tête, Toliara se distingue avec 246,6 millions de dollars largement dominés par les minerais. Antalaha, pour 130,5 millions de dollars, misait pour sa part la quasi-totalité de ses revenus sur son produit phare que sont les épices.

    Au-delà des grands pôles, les zones de plus petite taille misent sur une spécialisation très marquée. C’est le cas de Mahajanga qui a engrangé 136,8 millions de dollars et de Sainte-Marie gagnant 3,2 millions de dollars, dont la force repose essentiellement sur les produits de la mer, mais complétés à Mahajanga par les pierres et métaux précieux. Antsiranana (120,1 millions de dollars) tire quant à elle sa richesse du cacao, qui représente la moitié de ses ventes, ainsi que des produits halieutiques.

    La filière des épices dicte par ailleurs la dynamique dans le Nord-Est. Elle constitue l’immense majorité des exportations de Sambava, avec 65,8 millions de dollars, soutenus par les extraits végétaux et la quasi-totalité de celles de Vohemar pour 14,8 millions de dollars.

  • BUDGET – L’État malgache engage 419 milliards d’ariary dans le projet de budget rectificatif pour le lissage des prix de carburant

    BUDGET – L’État malgache engage 419 milliards d’ariary dans le projet de budget rectificatif pour le lissage des prix de carburant

    Le gouvernement malgache mobilise un fonds important pour atténuer le choc pétrolier. Face à l’instabilité chronique des marchés énergétiques mondiaux, exacerbée par les tensions géopolitiques au Moyen Orient et les fluctuations de l’ariary, l’État a choisi d’anticiper le pire pour protéger le pouvoir d’achat des Malgaches. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 inscrit une prévision de 419 milliards d’ariary au titre du “ solde de lissage pour l’atténuation des chocs sur le prix des carburants”.

    En économie pétrolière, le lissage est un amortisseur. Lorsque les cours mondiaux du brut s’envolent, l’État utilise ce fonds pour subventionner temporairement l’écart entre le « prix réel » et le « prix affiché » à la pompe. À l’inverse, si les cours mondiaux baissent, l’État récupère la différence pour renflouer le mécanisme.

    “Pour le moment, nous n’avons pas procédé à une augmentation des prix des carburants”, souligne le Dr Herinjatovo Ramiarison en marge de la présentation du projet de loi de Finances rectificative à l’Assemblée nationale lundi. “Cette décision s’inscrit d’ailleurs dans les mesures visant à atténuer la hausse du coût de la vie […]. Partout dans le monde, les prix ont augmenté et vous pouvez constater les conséquences de cette situation. Nous avons choisi de ne pas augmenter les prix afin de préserver le pouvoir d’achat de la population. Cependant, qu’on le veuille ou non, l’État doit compenser cet écart”, explique-t-il.

    L’Exécutif reste néanmoins attentif à l’évolution des cours mondiaux. Le membre du gouvernement n’écarte pas d’éventuels ajustements si la tendance internationale ne s’améliore pas. “Si les prix baissent dans les prochains mois, tant mieux. Dans le cas contraire, nous devrons réévaluer la situation : maintenir les prix, les ajuster légèrement ou envisager un autre mécanisme d’absorption. C’est précisément pour cela qu’une enveloppe de 400 milliards d’ariary (NDLR 419 milliards) a été prévue afin d’anticiper et de couvrir ces charges”, soulève-t-il.

    Le prix des carburants est la clé de voûte de l’indice des prix à la consommation dans la Grande ile. Une hausse du supercarburant ou du gazole risque d’avoir une répercussion sur le coût de transport, qui impacte à son tour le prix des produits de première nécessité (PPN), notamment le riz et d’autres produits de première nécessité.

    À Madagascar, l’évolution des prix à la pompe devait être encadrée par un mécanisme d’ajustement automatique fondé sur deux principaux facteurs économiques à savoir les cours mondiaux des produits pétroliers du mois M-2 et la valeur de l’ariary face au dollar américain. Ce dispositif vise à refléter les réalités du marché international, tout en limitant les fluctuations mensuelles à une fourchette comprise entre -200 et +200 ariary. Les ajustements sont effectués chaque mois et les nouveaux tarifs sont généralement appliqués entre le 1er et le 5 du mois. Mais le gouvernement de la Refondation a décidé de suspendre la mise en œuvre de ce mécanisme avec la mise en place de l’état d’urgence énergétique décrétée en avril dernier.

  • COOPERATION – Deux nouveaux projets soutenus par l’Europe pour dynamiser le secteur privé et le commerce à Madagascar

    COOPERATION – Deux nouveaux projets soutenus par l’Europe pour dynamiser le secteur privé et le commerce à Madagascar

    Muscler le potentiel des petites entreprises tout en balayant les obstacles administratifs qui freinent le commerce. C’est le double défi du projet Partenariats impact et innovation avec le secteur privé à Madagascar (PII) et de celui Facilitation des Procédures d’Importation et d’Exportation à Madagascar (FPIE) lancés mercredi. Ces initiatives viennent en soutien du secteur privé et au développement économique de la Grande île, soutient Oliver Knoerich, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne à Madagascar.

    Mis en œuvre par la GIZ Madagascar, ces deux projets visent à améliorer la croissance économique durable et inclusive à Madagascar, notamment pour les jeunes et les femmes. Le projet « Partenariats Impact et Innovation » (PII) vise, d’une part, à nouer des alliances stratégiques avec le secteur privé afin de co-développer des solutions durables, adaptées aux réalités et aux défis locaux, avance le diplomate allemand.

    Le projet de facilitation des procédures d’importation et d’exportation (FPIE) accompagnera pour sa part Madagascar dans le respect de ses engagements auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), poursuit-il. En étroite collaboration avec les acteurs privés, son but est de lever les barrières administratives et logistiques qui pèsent encore sur les échanges commerciaux de la Grande Île.

    Pour Oilivier Knoerich, transformer Madagascar passe par un partenariat public-privé renouvelé. Créateur exclusif d’emplois durables et de richesse fiscale, le secteur privé a besoin, pour rayonner et attirer l’investissement international, d’un environnement favorable. Le rôle de l’État est ainsi crucial. C’est pourquoi, en simplifiant les procédures administratives et logistiques, le secteur public doit se faire le facilitateur indispensable de cette croissance et sécuriser le climat des affaires, a-t-il exposé.

    Ce double lancement pose ainsi les jalons d’une croissance partagée, souligne Arlise Winnie Mananarivo, directrice générale du Développement du secteur privé. L’accent mis sur l’innovation, la transformation locale et la simplification administrative s’inscrit d’ailleurs dans la continuité des engagements ministériels. Mais fort de l’appui de ses partenaires internationaux, le gouvernement s’apprête à traduire ces ambitions en actions concrètes sur le marché.

  • ETATS-UNIS – Huit morts dans le crash d’un bombardier B-52 américain aux abords de la base aérienne d’Edwards en Californie

    ETATS-UNIS – Huit morts dans le crash d’un bombardier B-52 américain aux abords de la base aérienne d’Edwards en Californie

    Huit personnes ont perdu la vie lundi dans le crash d’un bombardier lourd américain de type B-52 Stratofortress. L’appareil s’est écrasé peu après son décollage en Californie, annonce l’armée américaine, évoquant un accident n’offrant « aucune chance de survie ».

    « La base aérienne d’Edwards a été le théâtre d’une terrible tragédie, et nous avons perdu huit grands Américains », déclare le colonel James Hayes lors d’un point presse lundi soir. « Il a décollé et s’est écrasé presque immédiatement avant de s’embraser », précise-t-il.

    L’appareil, qui effectuait un vol d’essai de routine avec à son bord des militaires, des représentants du gouvernement et des civils, s’est écrasé peu après son décollage à 11H20 (18H20 GMT) dans une immense boule de feu. Constructeur des B-52, Boeing a fait savoir dans un communiqué que deux de ses employés se trouvaient à bord de l’appareil.

    Des images filmées depuis un hélicoptère peu après l’accident montraient une large zone calcinée aux abords de la base d’Edwards, située à environ 95 kilomètres au nord de Los Angeles, dans une zone désertique. Malgré l’intervention rapide des secours, les premières constatations ont établi que les chances de survie étaient nulles. « Après examen des images du crash, il a été déterminé qu’il s’agissait d’un accident fatal, qui n’offrait aucune chance de survie », poursuit le Colonel James Hayes.

    Aucune indication n’a été fournie dans l’immédiat sur les causes de la catastrophe. Une enquête a été ouverte, indique l’armée américaine dans un communiqué.

    A la suite de cet accident, la base aérienne a fermé son aérodrome et dérouté tous les avions qui devaient y atterrir, « afin de permettre à l’installation de se concentrer pleinement sur les opérations de réponse d’urgence », souligne la base dans un communiqué.

    Le bombardier B-52 est en service au sein de l’US Air Force depuis les années 1950. Doté d’un long rayon d’action pouvant atteindre 14.160 kilomètres, ce bombardier imposant est capable de transporter une grande variété d’armements, dont des charges nucléaires.

    L’appareil est généralement dirigé par un équipage de cinq personnes, un commandant de bord, un copilote, un navigateur radar, un navigateur et un officier de guerre électronique, selon l’armée de l’air américaine. Les États-Unis l’ont déployé lors de conflits au Vietnam, dans le Golfe, en Irak, en Afghanistan et plus récemment en Iran.

  • LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE – Les allocations dédiées à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement réduites à 11% du budget général

    LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE – Les allocations dédiées à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement réduites à 11% du budget général

    Le budget vert recule de quatre points face aux impératifs économiques et post-cycloniques. Les allocations dédiées à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement sont prévues passer de 15% du budget général de l’Etat dans la loi de finances initiale (LFI) à 11% dans la loi de finances rectificative (LFR) 2026.

    Dans son arbitrage budgétaire, l’Etat décide de donner priorité aux routes et les investissements prévus dans la LFR privilégient désormais le réseau routier. Cette décision rompt avec les ambitions de la LFI qui destinait 13,67 % de ses grands projets de 2026 à l’atténuation climatique, notamment par le biais d’innovations dans l’énergie verte afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Malgré cette baisse, l’Etat note que “le niveau d’engagement demeure supérieur à la moyenne observée dans d’autres pays africains”.

    Pour faire face aux crises actuelles, l’État augmente son budget global afin de financer plusieurs urgences absolues. Les priorités vont au sauvetage financier de la Jirama, à l’aide sociale, à la relance économique, ainsi qu’à la reconstruction après les dégâts causés par les cyclones Fytia et Gezani.

    Et puisque ces dépenses urgentes ne rentrent pas dans les critères écologiques, elles ont absorbé une grande partie de l’argent disponible. Par conséquent, même si le budget total augmente, la part réservée à la protection de l’environnement se retrouve mathématiquement réduite par rapport aux prévisions initiales.

  • Mondial-2026: Sabri Lamouchi limogé, Hervé Renard nommé

    Mondial-2026: Sabri Lamouchi limogé, Hervé Renard nommé

    Le sélectionneur de la Tunisie Sabri Lamouchi a été démis de ses fonctions lundi et sera remplacé pour le reste de la Coupe du monde par un autre technicien français, Hervé Renard, a annoncé le président de Fédération tunisienne à la télévision publique.

     

    Cette décision résulte de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche, lors de leur entrée en lice dans la compétition.

     

    « Le président de la Fédération tunisienne de football Moez Nassari, a annoncé qu’un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard pour qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale de football jusqu’à la fin de la Coupe du Monde 2026 », a annoncé la chaîne publique tunisienne.

     

    « Renard arrivera mardi à Monterrey où il dirigera la première séance d’entraînement avec l’équipe » basée au Mexique durant ce Mondial, a ajouté le média officiel.

     

    S’agissant de Sabri Lamouchi, qui était en fonctions depuis le mois de janvier, « il a été convenu d’un commun accord de mettre fin à son contrat ».

     

    L’avenir de l’ancien international français, d’origine tunisienne, âgé de 54 ans, à la tête de la sélection s’était brutalement assombri ces dernières heures, à la suite de la lourde défaite concédée face à la Suède.

     

    Il n’est pas le premier sélectionneur de l’histoire à se faire licencier durant une Coupe du monde. Henryk Kasperczak, déjà avec la Tunisie, le fut en 1998 après deux défaites en phase de groupes.

     

    Le Mondial disputé en France cette année-là avait fait deux autres vicitimes: Cha Bum-kun (Corée du Sud) et le Brésilien Carlos Alberto Parreira (Arabie Saoudite).

     

    Textes et photo : AFP

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – 700 enseignants titulaires et environ 1500 vacataires assurent les cours et les recherches à l’Université d’Antananarivo

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – 700 enseignants titulaires et environ 1500 vacataires assurent les cours et les recherches à l’Université d’Antananarivo

    Le nombre d’enseignants à l’Université d’Antananarivo ne cesse de diminuer, selon les dernières statistiques disponibles. Le professeur Rivoarison Randrianasolo, président de l’établissement, indique lors de l’ouverture officielle du 65e anniversaire de l’Université qu’en 2026, 701 enseignants permanents et environ 1 500 vacataires y assurent actuellement les cours et les activités de recherche.

     

    Il y a moins de dix ans, en 2017, le nombre d’enseignants titulaires s’élevait à 889, soit une baisse d’environ 20 % par rapport à l’effectif actuel. “Certains prennent de l’âge, d’autres s’en vont. Certains sont remplacés, d’autres non. Le nombre de départs n’équivaut pas à celui des arrivées”, regrette le président de l’Université d’Antananarivo dans son discours.

     

    Malgré cet effectif réduit, il souligne que “nous réussissons à assurer l’enseignement et les recherches progressent”. Ce corps enseignant encadre environ 33 000 étudiants inscrits à l’Université d’Antananarivo pour cette année universitaire, parmi lesquels figurent 900 doctorants.

     

    Cette réussite est surtout attribuable à des “personnes animées d’un immense dévouement”. Il s’agit des enseignants vacataires. “Sans eux, notre enseignement ne serait pas accompli”, évoque cet enseignant-chercheur, par ailleurs spécialiste en chimie des produits naturels.

     

    À l’en croire, “celles-ci patientent quatre ou cinq ans avant de percevoir leurs indemnités”. Malgré cette situation précaire, “elles travaillent jour et nuit, contribuent à la recherche et prêtent main-forte pour encadrer les travaux dirigés et les travaux pratiques”.

     

    Présent lors de cette cérémonie qui s’est tenue au Grand amphi de la Faculté d’Économie, de gestion et de sociologie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a promis des changements majeurs pour moderniser l’Université d’Antananarivo. Outre le recrutement progressif de ces vacataires,il parle également d’une augmentation de la subvention étatique.

     

    Le locataire de Mahazoarivo, qui a représenté le président de la Refondation, invite également les responsables des universités de toute l’île à une concertation urgente afin de “pouvoir répondre” à leurs besoins et à leurs aspirations. Selon lui, “le travail d’enseignement et de recherche est le garant du développement et le garant de toutes les politiques que nous menons pour faire progresser Madagascar”.