Catégorie : Actualité

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – 700 enseignants titulaires et environ 1500 vacataires assurent les cours et les recherches à l’Université d’Antananarivo

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – 700 enseignants titulaires et environ 1500 vacataires assurent les cours et les recherches à l’Université d’Antananarivo

    Le nombre d’enseignants à l’Université d’Antananarivo ne cesse de diminuer, selon les dernières statistiques disponibles. Le professeur Rivoarison Randrianasolo, président de l’établissement, indique lors de l’ouverture officielle du 65e anniversaire de l’Université qu’en 2026, 701 enseignants permanents et environ 1 500 vacataires y assurent actuellement les cours et les activités de recherche.

     

    Il y a moins de dix ans, en 2017, le nombre d’enseignants titulaires s’élevait à 889, soit une baisse d’environ 20 % par rapport à l’effectif actuel. “Certains prennent de l’âge, d’autres s’en vont. Certains sont remplacés, d’autres non. Le nombre de départs n’équivaut pas à celui des arrivées”, regrette le président de l’Université d’Antananarivo dans son discours.

     

    Malgré cet effectif réduit, il souligne que “nous réussissons à assurer l’enseignement et les recherches progressent”. Ce corps enseignant encadre environ 33 000 étudiants inscrits à l’Université d’Antananarivo pour cette année universitaire, parmi lesquels figurent 900 doctorants.

     

    Cette réussite est surtout attribuable à des “personnes animées d’un immense dévouement”. Il s’agit des enseignants vacataires. “Sans eux, notre enseignement ne serait pas accompli”, évoque cet enseignant-chercheur, par ailleurs spécialiste en chimie des produits naturels.

     

    À l’en croire, “celles-ci patientent quatre ou cinq ans avant de percevoir leurs indemnités”. Malgré cette situation précaire, “elles travaillent jour et nuit, contribuent à la recherche et prêtent main-forte pour encadrer les travaux dirigés et les travaux pratiques”.

     

    Présent lors de cette cérémonie qui s’est tenue au Grand amphi de la Faculté d’Économie, de gestion et de sociologie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a promis des changements majeurs pour moderniser l’Université d’Antananarivo. Outre le recrutement progressif de ces vacataires,il parle également d’une augmentation de la subvention étatique.

     

    Le locataire de Mahazoarivo, qui a représenté le président de la Refondation, invite également les responsables des universités de toute l’île à une concertation urgente afin de “pouvoir répondre” à leurs besoins et à leurs aspirations. Selon lui, “le travail d’enseignement et de recherche est le garant du développement et le garant de toutes les politiques que nous menons pour faire progresser Madagascar”.

  • DIGITALISATION – Le symposium de la cybersécurité pour sensibiliser et promouvoir la culture de la sécurité numérique à Madagascar

    DIGITALISATION – Le symposium de la cybersécurité pour sensibiliser et promouvoir la culture de la sécurité numérique à Madagascar

    “Innover aujourd’hui pour sécuriser demain”. Tel est le mot d’ordre du symposium de la cybersécurité, lequel aura lieu au Novotel Antananarivo le 22 et 23 juin. Les deux jours de rencontre serviront à renforcer la sensibilisation citoyenne, la formation d’élite et la coopération technologique. L’événement, organisé par le Centre d’information et de réponse aux incidents informatiques (CIRT) Madagascar, sera marqué par la présence exceptionnelle de leaders et grandes marques internationales du secteur de la tech et de la sécurité.

     

    À l’ère d’une transformation digitale accélérée, la sécurisation des infrastructures informationnelles est devenue un enjeu stratégique majeur pour Madagascar. La cybersécurité constitue l’un des piliers de la transformation numérique des services publics. Plusieurs étapes ont déjà été franchies, notamment le lancement du processus d’élaboration de la stratégie nationale de cybersécurité, avec la participation de diverses entités concernées. Selon le Head of CIRT Madagascar, l’être humain demeure la principale source de vulnérabilité en matière de cybersécurité. Il est donc fortement recommandé à chacun de se former et de s’informer sur ces questions. Ainsi, le symposium accordera une place importante à la sensibilisation du grand public, des élèves et des étudiants.

     

    Durant les deux jours, décideurs publics et privés, experts nationaux et internationaux, étudiants, chercheurs, ingénieurs, développeurs et spécialistes de la cybersécurité se retrouveront autour d’un programme chargé. Des conférences et tables rondes aborderont notamment les enjeux de gouvernance numérique, de cybercriminalité, de protection des données et de résilience face aux cybermenaces. Des ateliers pratiques et des masterclasses permettront également aux participants de renforcer leurs compétences dans des domaines tels que le cloud, l’intelligence artificielle, le forensic numérique ou encore la sécurité des systèmes d’information.

     

    En outre, des compétitions de type Hackathon et Capture The Flag (CTF) offriront aux jeunes talents l’opportunité de démontrer leurs compétences tout en établissant des contacts avec des recruteurs. Alors que le monde accuse un déficit estimé à cinq millions d’experts en cybersécurité, Madagascar ambitionne de développer ses propres compétences afin d’assurer la protection de ses données stratégiques et accompagner durablement sa transformation numérique.

  • FOOTBALL – L’Ajesaia surprend Disciples FC en demi-finale aller du PFL

    FOOTBALL – L’Ajesaia surprend Disciples FC en demi-finale aller du PFL

    L’Ajesaia remporte la première manche des demi-finales du championnat de Madagascar de football. L’équipe d’Antanikatsaka s’est imposée face au Disciples FC sur le score de 1 but à 0, samedi, au stade d’Iavoloha. Cette rencontre a été marquée par une scène rappelant celle du quart de finale entre le CFFA et le Cosfa. Alors que l’Ajesaia menait déjà au score, à la 70e minute, l’arbitre a accordé un penalty aux protégés de Mamisoa Razafindrakoto à la suite d’un contact dans la surface de réparation adverse.

    La décision arbitrale a provoqué la colère des joueurs de l’Ajesaia, certains ayant même choisi de quitter momentanément la pelouse. C’est notamment le cas de Stéphane qui, contestant la légitimité du penalty, a regagné les vestiaires. Il a alors été remplacé par Berni Tsilavintsoa, futur héros de la rencontre.

    Après près de vingt minutes d’interruption, le match a repris pour l’exécution du penalty. Berni a brillamment repoussé la tentative de Disciples FC, empêchant ainsi l’égalisation. L’ancien gardien de l’AS Fanalamanga s’est ensuite illustré à plusieurs reprises en repoussant les offensives adverses, permettant à l’Ajesaia de conserver ce précieux avantage avant le match retour.

    Dans l’autre demi-finale, le CFFA a également pris une option sur la qualification en dominant le tenant du titre, l’Elgeco Plus. La formation d’Andoharanofotsy s’est imposée 2 buts à 1 face à l’équipe du By Pass, dimanche, au stade d’Iavoloha.

    Les matchs retours se joueront ce week-end à l’Elgeco Plus Stadium. La rencontre opposant Disciples FC à l’Ajesaia aura lieu samedi, tandis que le choc entre l’Elgeco Plus et le CFFA se disputera dimanche.

  • HEBERGEMENT – Les maisons d’hôtes malgaches regroupés au sein de l’AGMHCM montent en standing et se créent un label

    HEBERGEMENT – Les maisons d’hôtes malgaches regroupés au sein de l’AGMHCM montent en standing et se créent un label

    Nouvelle dynamique. Le secteur de l’hébergement touristique à Madagascar monte en gamme avec le lancement récent, lors de l’International Tourism Fair 2026, de deux outils portés par l’Association des gîtes, maisons d’hôtes et Maisons de Charme de Madagascar (AGMHCM), un Label de Qualité et une plateforme de réservation dédiée, gite.mg.

    L’objectif premier est une montée en standing du secteur. Développé en partenariat avec SGS, référence internationale en matière d’inspection et de certification, le nouveau label de qualité permet aux établissements d’adopter des standards reconnus en matière de service et de confort. Cette démarche vise à offrir aux voyageurs une meilleure lisibilité sur la qualité des prestations proposées à travers la Grande Île.

    Parallèlement, la mise en service de la plateforme gite.mg, conçue avec Twenty Labs, répond à un enjeu d’inclusion économique. Ce portail numérique est pensé pour être accessible à tous les propriétaires, y compris ceux qui ne disposent que d’une ou deux chambres à louer. En simplifiant la gestion des réservations et la visibilité en ligne, cet outil permet à chaque détenteur d’un logement de générer des revenus complémentaires tout en s’intégrant au circuit touristique formel.

    En combinant une montée en compétence via la certification et une simplification technique grâce au numérique, l’AGMHCM propose une structure adaptée aux réalités du marché actuel. Henintsoa Moretti, présidente de l’AGMHCM, précise que “ce label et cette plateforme sont des outils concrets permettant aux professionnels du secteur de gagner en visibilité et en performance, tout en valorisant nos établissements sur l’ensemble du territoire”. Une initiative qui participe ainsi à la structuration d’un tourisme responsable, ouvert aux acteurs de toutes tailles.

  • GESTION D’AIRE PROTÉGÉE – Difficile équilibre entre précarité financière et tensions communautaires au sein du Parc national d’Analamazaotra

    GESTION D’AIRE PROTÉGÉE – Difficile équilibre entre précarité financière et tensions communautaires au sein du Parc national d’Analamazaotra

    Le Parc national d’Analamazaotra confronté à des défis financiers et sociaux. Alors que l’écotourisme s’impose comme un pilier économique majeur de la région, le site fait face à des contraintes financières persistantes et à des tensions avec certaines communautés riveraines. Autant de défis que le directeur du parc depuis 2024, Marco Raherison s’emploie à relever avec ses collaborateurs.

    S’étendant sur 16 000 hectares, l’aire protégée est gérée par Madagascar National Parks (MNP), dont le financement repose en partie sur un système national de redistribution des recettes issues des droits d’entrée dans les 49 aires protégées du pays. Selon les responsables du parc, ce mécanisme ne permet toutefois pas de couvrir l’ensemble des besoins de fonctionnement et de conservation du site, qui dépend également de financements apportés par des fondations et des partenaires techniques et financiers.

    Le parc emploie 41 agents permanents et travaille avec près de 95 guides touristiques indépendants. Malgré cette organisation, les ressources disponibles restent limitées au regard des missions de protection de la biodiversité et de gestion du territoire.

    Les responsables du site soulignent également l’existence d’inégalités dans la répartition des retombées économiques du tourisme. A les entendre, la commune d’Andasibe concentre l’essentiel des activités générées par les visiteurs, tandis que les communes voisines bénéficient peu de ces revenus. Cette situation alimente des tensions avec certaines populations riveraines, notamment celles installées à l’intérieur des limites de l’aire protégée.

    Pour faire face à ces difficultés, Madagascar National Parks met en œuvre des mesures d’accompagnement destinées aux habitants concernés, incluant des compensations financières dans le cadre de la résolution des litiges fonciers et de la relocalisation volontaire de certaines familles hors du périmètre protégé.

    Parallèlement, le parc développe des programmes visant à réduire la pression sur les ressources forestières. Ces actions comprennent notamment l’appui à des activités agricoles, telles que l’aménagement de périmètres rizicoles et la promotion de cultures génératrices de revenus, ainsi que des initiatives d’éducation environnementale destinées aux communautés locales.

    Selon les gestionnaires du parc, l’objectif est de renforcer l’adhésion des populations à la conservation tout en améliorant leurs conditions de vie.

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – Le binôme Herinjatovo Ramiarison-Dorette Ratsiavahana pour représenter Madagascar au Conseil des gouverneurs de la BAD

    INSTITUTION FINANCIÈRE – Le binôme Herinjatovo Ramiarison-Dorette Ratsiavahana pour représenter Madagascar au Conseil des gouverneurs de la BAD

    Renouvellement de la gouvernance au sein de la Banque africaine de développement (BAD). D’après la liste des gouverneurs et gouverneurs suppléants de cette institution panafricaine, mise à jour samedi, c’est le binôme Herinjatovo Ramiarison – Dorette Ratsiavahana qui a été choisi pour représenter Madagascar à son Conseil des gouverneurs. Une alliance stratégique entre vision politique et haute technicité financière, avec le ministre de l’Economie et des finances et la directrice générale du Trésor de la Grande île.

    Les gouverneurs de la BAD et leurs suppléants, qui sont généralement des ministres des Finances ou de hauts fonctionnaires, jouent un rôle clé dans la gouvernance, la supervision opérationnelle et l’orientation stratégique de cette institution financière, incluant l’élection de son président. Au-delà de la révision des instruments de gouvernance internes, ils participent activement aux réunions extraordinaires pour déployer des politiques spécifiques visant à faire de l’Afrique le moteur de sa propre transformation structurelle, vers des économies plus inclusives, vertes et résilientes.

  • FOOTBALL – Un match Iran – Nouvelle Zélande sous haute surveillance ce lundi soir à Los Angeles pour le Mondial 2026

    FOOTBALL – Un match Iran – Nouvelle Zélande sous haute surveillance ce lundi soir à Los Angeles pour le Mondial 2026

    L’équipe iranienne est bel et bien arrivée dimanche à Los Angeles à la veille de son entrée en lice dans le Mondial. Et bien que la Team Melli explique qu’elle soit là pour le foot, « pas pour la politique », le match qui l’opposera aux All Whites de la Nouvelle Zélande ce lundi soir (mardi à 4h00, heure de Madagascar) devrait se dérouler sous haute surveillance après des mois de spéculations liées à la guerre au Moyen-Orient.

    La sélection iranienne a bien atterri dimanche à Los Angeles peu après 13h00 (20h00 GMT, 23h00 heure de Madagascar). Son avion avait décollé une quarantaine de minutes plus tôt de Tijuana, ville mexicaine frontalière où l’équipe a finalement posé ses valises dimanche 7 juin, alors qu’elle avait initialement choisi Tucson (Arizona) comme camp de base.

    La sélection iranienne était réglementairement tenue par la Fifa d’arriver au plus tard dimanche à Los Angeles, afin de se plier à ses obligations médiatiques à la veille de son match contre la Nouvelle-Zélande. « Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas la politique », a déclaré l’attaquant vedette de la Team Melli, Mehdi Taremi, lors d’une conférence de presse au SoFi Stadium, au cours de laquelle les Iraniens avaient annoncé qu’ils ne parleraient que de football.

    Débuter le Mondial à « Tehrangeles », un des surnoms de Los Angeles en raison de l’importante communauté iranienne qui y vit, pourrait sembler un avantage, mais une grande partie de la diaspora considère la sélection comme un instrument de propagande de la République islamique. D’importantes manifestations avaient été organisées en janvier dans la mégalopole californienne pour dénoncer l’écrasement d’un nouveau soulèvement populaire en Iran qui a fait des milliers de morts.

    « Je sais qu’il y a une large diaspora à Los Angeles, je suis heureux qu’ils viennent nous voir, j’espère qu’ils vont prier pour nous, j’espère qu’ils vont nous encourager et j’espère qu’on les récompensera avec un bon match », a déclaré pour sa part le sélectionneur Amir Ghalenoei. « Nous sommes là pour jouer au foot, avec respect pour les Iraniens au pays ou à l’étranger. »

    Des appels à manifester lundi à Inglewood, autour de ce stade ultra-moderne de 70 000 places ont été lancés, et beaucoup devraient agiter l’ancien drapeau de l’Iran, celui d’avant la révolution islamique, qui est orné d’un lion et d’un soleil. Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés dimanche en fin d’après-midi près du stade de Carson où la sélection s’entraînait.

    Certains protestataires pourraient aussi s’inviter à l’intérieur de l’enceinte et huer l’hymne iranien, comme au Qatar en 2022, laissant planer la menace de tensions sur la rencontre. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a prévenu que l’Iran surveillerait particulièrement « drapeaux et slogans », menaçant de l’arrêt du match en cas de symboles hostiles à la République islamique.

    Et samedi, le président de la fédération iranienne de football Mehdi Taj a rappelé qu’il était de la responsabilité de la Fifa de s’assurer que le drapeau actuel soit le seul visible dans les enceintes du Mondial. Le règlement de la Fifa interdit tout accessoire de « nature politique » dans les stades. Mais son application a été à géométrie variable lors des précédents tournois et nul ne sait comment les opposants munis de billets seront traités.

    La Team Melli, elle, doit disputer ses trois matches du groupe G aux Etats-Unis, le deuxième aussi à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, et enfin le troisième à Seattle le 26 juin contre l’Egypte. 20e au classement Fifa, l’Iran tient une belle occasion de briller lundi contre la Nouvelle-Zélande, seulement 85e nation mondiale et à la recherche d’un premier succès en Coupe du monde.

  • BASKETBALL – Madagascar débute face à la RDC à Dakar pour la troisième fenêtre de qualification au Mondial 2027

    BASKETBALL – Madagascar débute face à la RDC à Dakar pour la troisième fenêtre de qualification au Mondial 2027

    Le calendrier des matchs des Ankoay, pour la troisième fenêtre de qualification à la Coupe du monde 2027 pour la zone Afrique fixé. La sélection malgache affronte le 2 juillet sur le parquet de Dakar la sélection de la République Démocratique du Congo.

     

    Lors de la deuxième journée de cette phase retour de qualification pour le groupe B, les protégés de Mickaël Pivaud joueront face aux Senegalais le 4 juillet. Le dernier match de cette troisième fenêtre sera face à la Côte d’Ivoire, le 5 juillet.

     

    Nommé à la tête de la sélection malgache récemment pour remplacer John Douaglin, le technicien français dirigera l’équipe malgache pour la première fois pour ce regroupement. Madagascar, sans victoire lors de la phase aller, doit remporter des matchs pour espérer se qualifier à la prochaine phase.

  • MOYEN-ORIENT – Accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre, selon le Premier ministre pakistanais

    MOYEN-ORIENT – Accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre, selon le Premier ministre pakistanais

    Les Etats-Unis et l’Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. La cérémonie de signature est prévue vendredi à Genève. Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.

     

    « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. « J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots! », se félicite-t-il, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ».

     

    Chute des cours

     

    L’annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin.

     

    Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n’a pas été rendu public dans l’immédiat. L’accord prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », déclare sur la télévision d’Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi.

     

    Etape cruciale

     

    « Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif », précise-t-il, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir: la levée des sanctions contre l’Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d’un mécanisme de suivi » des engagements pris.

     

    Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres salue l’accord, « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », selon lui. L’Iran a « imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre », souligne pour sa part l’état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat. Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu’il assistera à la signature de l’accord le 19 juin à Genève, et que la participation de Donald Trump était « possible ».

     

    Réprimande

     

    Peu de temps avant l’annonce de l’accord, la plus haute instance de sécurité de l’Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, avait pourtant averti sur X d’une réponse « imminente » à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. Donald Trump avait estimé plus tôt sur son réseau Truth Social que l’attaque israélienne « n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », dimanche marquant son 80e anniversaire. « J’étais furieux », confie-t-il au média Axios, affirmant avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

     

    Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

     

    AFP

  • BRÉSIL – Six morts dans la collision de deux hélicoptères à Rio de Janeiro

    BRÉSIL – Six morts dans la collision de deux hélicoptères à Rio de Janeiro

    Au moins six personnes sont mortes dimanche dans la collision de deux hélicoptères dans le ciel de Rio de Janeiro, annoncent les pompiers dans un communiqué. Les hélicoptères « se sont ensuite écrasés sur le parking d’un concessionnaire automobile, provoquant un incendie qui a endommagé au moins 20 véhicules », précisent-ils.

     

    « Au moins six décès ont été confirmés, tous parmi les personnes ayant pris place à bord des appareils impliqués dans l’accident », ajoutent-ils. La collision s’est produite au-dessus du quartier de Recreio dos Bandeirantes. Une importante colonne de fumée noire s’élevait au-dessus de la concession automobile, où plusieurs véhicules étaient en flammes, selon des images diffusées par des médias locaux.

     

    Selon les statistiques du Centre d’enquête et de prévention des accidents aéronautiques (Cenipa), 153 accidents d’avions ont été recensés au Brésil en 2025, faisant 62 morts.

     

    Textes et photo : AFP