Catégorie : Actualité

  • SECTEURS SOCIAUX – Un plaidoyer auprès des parlementaires pour renforcer les budgets en faveur des enfants

    SECTEURS SOCIAUX – Un plaidoyer auprès des parlementaires pour renforcer les budgets en faveur des enfants

    Réflexion commune. L’Unicef et les parlementaires malgaches discutent sur l’amélioration des budgets alloués aux secteurs sociaux prioritaires, sensibles aux enfants. Un atelier en ce sens a été organisé le 11 Juin en collaboration avec diverses commission parlementaires, l’occasion de plaider auprès des élus pour augmenter notamment le financement de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (EAH), de la nutrition, de la protection sociale et de la protection de l’enfance.

     

    La rencontre visait notamment à attirer l’attention des parlementaires sur l’urgence de la situation des enfants et de placer leurs besoins au cœur des décisions budgétaires. Les résultats de l’enquête Mics 2025 en disent long quant à la situation alarmante des enfants à Madagascar. Un enfant sur deux seulement achève le cycle primaire, 17 % des enfants ne sont pas vaccinés et près de 60 % de la population n’a pas accès à l’eau potable, rapporte la représentante résidente de l’Unicef à Madagascar, Christine Jaulmes, représentante résidente de l’UNICEF à Madagascar.

     

    L’analyse des lois de finances entre 2022 et 2026 révèle des budgets sociaux insuffisants, inégalement répartis et parfois exécutés à moins de 50 %. Le projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026 prévoit notamment une allocation de 2,7 % du budget national au secteur EAH, en baisse de 1,5 point par rapport à 2025. Un niveau jugé insuffisant au regard des engagements pris dans la Déclaration de Ngor, qui préconise à elle seule 3,1 % du budget pour l’assainissement et l’hygiène.

     

    Malgré ces défis, des avancées ont été enregistrées, notamment la baisse du retard de croissance de cinq points, le doublement du taux de préscolarisation des enfants de 3 à 5 ans, passé de 15 % à 29 %, ainsi que l’extension de la protection sociale, couvrant désormais 27 % des ménages contre seulement 2 % auparavant. “Si nos enfants sont notre richesse, on doit investir sur nos enfants”, rappelle la représentante de l’Unicef. Elle appelle aussi à des actions concrètes pour faire des budgets publics un véritable levier de développement humain.

     

    Photo : Assemblée nationale

  • FESTIVITÉS – La préfecture d’Antananarivo confirme l’interdiction d’utilisation des pétards et des pointeurs lasers dans tout Analamanga

    FESTIVITÉS – La préfecture d’Antananarivo confirme l’interdiction d’utilisation des pétards et des pointeurs lasers dans tout Analamanga

    Une interdiction qui se veut stricte. Un arrêté préfectoral publié vendredi indique qu’il est “totalement interdit de jouer et d’utiliser des pétards et des pointeurs lasers ainsi que des équipements similaires dans tous les districts, communes et fokontany de la préfecture d’Antananarivo durant les manifestations de célébration de la fête nationale du 26 juin 2026”.

     

    “Toute infraction aux mesures énoncées dans l’arrêté est passible des peines prévues par les lois et règlements en vigueur ainsi que toutes autres peines administratives”, poursuit le texte. Selon la préfecture, cette mesure est prise “afin de préserver la tranquillité et l’ordre publics”. Il revient ainsi aux éléments des forces de l’ordre mais aussi aux autorités communales et municipales de l’ensemble de la région d’Analamanga de s’assurer de l’application de l’arrêté et du contrôle de son exécution.

     

    L’interdiction de l’utilisation de ces matériels avait déjà été évoquée par les responsables du Comité technique national d’organisation de la célébration du 66ème anniversaire de l’Indépendance. Cette interdiction se limite à leur utilisation publique et ne concerne ni leur importation ni leur vente.

  • INFRASTRUCTURES – Le début des travaux de réhabilitation des tronçons Andranovory-Ambatry et Ambatry-Ampanihy de la RN10 attendu en août

    INFRASTRUCTURES – Le début des travaux de réhabilitation des tronçons Andranovory-Ambatry et Ambatry-Ampanihy de la RN10 attendu en août

    Les travaux de réhabilitation sur les deux derniers lots de la route nationale RN10 Andranovory – Ambatry et Ambatry – Ampanihy vont bientôt démarrer. Dans le cadre de son déplacement dans le Grand sud, le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, annonce que le chantier pour ces deux sections débutera en août.

     

    Pour ces deux portions, “le dépouillement des dossiers est déjà terminé concernant l’entreprise en charge des travaux”, souligne le Chef de l’Etat. “Nous attendons la confirmation de la Banque mondiale”, poursuit-il. A l’entendre, “la signature du contrat devrait avoir lieu au cours du mois de juillet, et les travaux devraient commencer au mois d’août”.

     

    Pour les tronçons entre Ambovombe-Beloha et Beloha-Ampanihy, le Colonel Michaël Randrianirina évoque un avancement d’environ 13% des travaux. Selon le calendrier avancé par la Banque mondiale à la fin de l’année 2025, d’ici septembre, les travaux entre Beloha Ampanihy devraient connaitre un taux d’avancement de 15%, et 12 % pour Ambobombe-Beloha.

     

    La réalisation de ces travaux avait été divisée en quatre lots. Le lot 1 concerne la section de 98 kilomètres entre Andranovory PK4 et Ambatry PK 101. Le lot 2 de 113 kilomètres part d’Ambatry jusqu’à Ampanihy. Puis le lot 3 concerne un tronçon de 92 kilomètres entre Ampanihy et Beloha. Et le lot 4, concerne la reconstruction de la route d’une longueur de 111 kilomètres entre Beloha et Ambovombe.

     

    Photo : PRRM

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – 250 enseignants vacataires nouvellement recrutés titularisés dans la fonction publique avant fin juin

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – 250 enseignants vacataires nouvellement recrutés titularisés dans la fonction publique avant fin juin

    Traitement administratif accéléré des dossiers. Les 250 enseignants vacataires du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP), choisis pour la première vague, seront officiellement titularisés en tant que fonctionnaires avant la fin de ce mois de juin. Après la collecte et l’examen de leurs dossiers durant les séances de recrutement public “ampahibemaso” avec le Bureau indépendant anticorruption (Bianco) , la phase du “guichet unique” est menée au long de cette semaine.

    Ce dispositif de guichet unique est mis en place en partenariat avec le ministère de l’Économie et des finances et celui de la Fonction publique. Il vise à centraliser les différentes procédures, notamment la vérification de la conformité des pièces, la détection d’éventuelles fraudes et l’obtention des visas administratifs nécessaires. Il permettra ainsi d’accélérer et de sécuriser le traitement administratif des dossiers.

    Selon le ministre Todisoa Andriamampandry, tous les efforts sont déployés pour achever l’ensemble du processus avant le 26 juin. Si cet objectif est atteint, les 250 enseignants concernés par cette première vague seront intégrés officiellement comme fonctionnaires. La sélection de ces enseignants vacataires s’est faite sur des critères précis, notamment le diplôme, l’âge, l’ancienneté, le volume horaire assuré et les spécificités des disciplines enseignées. “Aucun favoritisme, népotisme ou recrutement de complaisance n’est toléré. Seuls les candidats qui ont les critères sont retenus”, insiste le ministre.

    Après ceux choisis durant le recrutement en public dans les régions, 356 autres seront sélectionnés durant la prochaine vague de recrutement, déjà en préparation pour le METFP. Cette fois-ci, les personnes à recruter se composeront d’enseignants vacataires, des diplômés de l’Ecole normale supérieure (ENS) ainsi que des agents du personnel administratif et technique. Un appel à manifestation d’intérêt devrait être lancé prochainement, à en croire le ministre. Un comité ad hoc a déjà été constitué pour encadrer cette nouvelle étape.

     

    Photo : METFP

  • BASKETBALL – Les New York Knicks au firmament 53 ans après leur dernier titre en NBA 

    BASKETBALL – Les New York Knicks au firmament 53 ans après leur dernier titre en NBA 

    Les New York Knicks ont enfin remporté un troisième titre NBA, le premier depuis 1973, à l’issue d’un printemps de play-offs mémorable qui s’est achevé samedi sur le parquet des San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. Les Knicks se sont imposés 94-90 grâce à une partie légendaire de Jalen Brunson (45 points), élu MVP des finales, afin de remporter la série 4-1, ne perdant que trois rencontres sur les quinze disputées en phase finale depuis fin avril.

     

    Tout le peuple orange et bleu qui attendait ce trophée depuis plus de cinq décennies a commencé à fêter le titre dans un brouhaha de cris et de klaxons, sous l’Empire State Building. Les New-Yorkais sont enfin récompensés après plus d’un demi-siècle de désillusions, de mauvais choix, de vedettes trop payées, de rencontres perdues sur le fil, comme face à Reggie Miller dans les années 1990 ou encore l’an dernier face aux Pacers de Tyrese Haliburton en finale de conférence Est.

     

    New York a conjuré la malédiction en remportant sa première finale depuis celle de 1999 perdue face aux San Antonio Spurs qui comptaient alors parmi leurs assistants un certain Mike Brown, l’entraîneur arrivé à l’intersaison qui a propulsé les Knicks au firmament. Pour ce sacre, les Knicks se sont appuyés sur un printemps de play-offs historique, remportant 13 rencontres de suite avant de perdre le troisième match de la finale seulement, et multipliant les remontées spectaculaires, dont la dernière de 29 points lors du match 4, un record en finale.

     

    Pour ses premiers play-offs dans sa troisième saison, à la tête d’un groupe jeune qui a revivifié une franchise qui végétait au fond des classements, Victor Wembanyama a mené les Spurs bien plus loin qu’espéré, jusqu’à la prestigieuse finale, après avoir confirmé son gigantesque potentiel. Mais le Français a buté assez largement sur la dernière marche.

     

    « Evidemment on n’était pas prêts, je n’étais pas prêt à gagner une bague, c’est évident. En termes de volonté de bien faire, d’intensité, d’effort, on était à un bon niveau, moi aussi. Mais l’expérience… Ce sont les erreurs, on ne manque pas de talent ou de capacités, mais on fait trop d’erreurs, je fais trop d’erreurs », a-t-il concédé en conférence de presse après « la plus grande leçon » de sa vie.

     

    Textes et photo : AFP

  • ÉDUCATION – Près de 600 acteurs se concertent pour définir les orientations stratégiques à Madagascar à l’horizon 2035 

    ÉDUCATION – Près de 600 acteurs se concertent pour définir les orientations stratégiques à Madagascar à l’horizon 2035 

    Les défis du système éducatif à la loupe. Près de 600 acteurs représentant les trois ministères en charge de l’éducation, à savoir l’Education nationale, l’Enseignement technique et la formation professionnelle ou encore l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique se sont réunis à Antananarivo, les 11 et 12 juin dernier. Une rencontre à l’occasion de la revue sectorielle conjointe de l’éducation, organisée par la Plateforme nationale pour le pilotage du secteur de l’éducation (PNPSE), notamment face à la persistance de la crise des apprentissages à Madagascar.

     

    Outre ceux des trois ministères, des représentants des départements de la Fonction publique, de l’Économie et des finances, du Bureau du Premier ministre, ainsi que des partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé, des syndicats, des enseignants, des apprenants et des parents d’élèves, ont pris part aux deux journées de concertation et de partage. Parmi les participants, environ 200 représentants des institutions nationales et des partenaires au développement étaient présents aux travaux en présentiel, tandis que 400 autres participants issus des 23 régions de Madagascar ont suivi les échanges en mode hybride.

     

    Selon le Coordonnateur national de la cellule de coordination de la PNPSE, Tiana Désiré Rakotondravaly, Madagascar fait encore face à d’importants défis liés à la qualité de l’éducation. Une réalité malgré les progrès enregistrés, notamment en matière de scolarisation. Cette revue constitue ainsi un espace privilégié de dialogue et de concertation pour identifier des solutions communes et orienter les réformes du secteur. Les travaux, préparés durant deux mois en amont, devaient aboutir à l’élaboration d’un aide-mémoire qui servira de feuille de route pour les prochaines actions en faveur de l’éducation à Madagascar.

     

    La revue sectorielle conjointe de l’éducation se focalise sur trois thématiques majeures. La première porte sur les défis et les perspectives du secteur éducatif entre 2020 et 2025, notamment en matière de scolarisation, de résultats scolaires et d’insertion professionnelle des apprenants. La deuxième concerne la mise en œuvre de la loi d’orientation générale sur l’éducation adoptée en 2022. Les participants examinent les ajustements nécessaires avant l’élaboration des textes réglementaires, dont une soixantaine de décrets. La troisième thématique est consacrée au financement de l’éducation à l’horizon 2030-2035, avec la présentation des orientations stratégiques du Partenariat mondial pour l’éducation.

    Photo : METFP

  • NUTRITION – Des collégiens s’imprègnent des bonnes pratiques alimentaires et contribuent à la lutte contre la malnutrition

    NUTRITION – Des collégiens s’imprègnent des bonnes pratiques alimentaires et contribuent à la lutte contre la malnutrition

    Une campagne de sensibilisation de masse au collège d’enseignement général (CEG) Nanisana. Les collégiens s’imprègnent des bonnes pratiques alimentaires, contribuant à la lutte contre la malnutrition et les maladies non transmissibles à Madagascar. La journée “Maroloko” a été une occasion de renforcer la sensibilisation en matière d’alimentation diversifiée et équilibrée. A travers les approches ludiques et participatives, ces élèves disposent désormais des connaissances et peuvent les transmettre à leurs parents et entourage.

    Des milliers d’élèves issus d’une vingtaine de CEG pilotes à Antsirabe et à Antananarivo ont été sensibilisés sur l’importance d’une bonne alimentation depuis le mois d’avril, à travers la journée “Maroloko”. Cette campagne de sensibilisation et de diffusion de messages sur la nutrition résulte du partenariat entre le projet Aintsoa de l’ONG Gret, financé par l’Agence française de développement (AFD) et l’Office national de nutrition (ONN). Le ministère de l’Éducation nationale participe quant à lui à l’élaboration des messages de sensibilisation. Le CEG Nanisana a accueilli la dernière étape de cette campagne, le 10 juin.

    Pour capter l’attention des collégiens, les organisateurs ont opté pour les jeux éducatifs, radio-crochets, quiz, animations interactives et jeux traditionnels comme le “katro”, tout en véhiculant des messages de prévention. Des approches qui les ont encouragées à adopter de meilleures habitudes alimentaires et faire d’eux des relais d’information auprès de leurs parents et de leur entourage.

    Selon la Directrice du CEG Nanisana, Lucille Aurélie Razanamparany, cette campagne vient renforcer les actions déjà menées dans l’établissement. “Beaucoup de nos élèves proviennent de familles modestes où la quantité de nourriture prime souvent sur sa qualité nutritionnelle. Des initiatives comme la Journée Maroloko peuvent avoir un impact durable sur les comportements alimentaires des élèves et de leurs familles”, affirme-t-elle.

  • TRANSPORT AERIEN – Rado Rabarilala se fixe comme mission la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – Rado Rabarilala se fixe comme mission la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar

    Le cap est clairement fixé. Plusieurs jalons stratégiques ont d’ores et déjà été franchis afin d’amorcer la transition de Madagascar Airlines vers Air Madagascar. Si l’on en croit le ministère des Transports et de la météorologie, Rado Rabarilala, directeur général de la compagnie aérienne nationale, y voit “précisément le sens de sa mission”. Celui-ci réitère ainsi son engagement de longue date en faveur du redressement et du retour à la marque historique Air Madagascar.

     

    Bien que ce processus de restructuration s’annonce complexe, Rado Rabarilala se veut déterminé. “Nous devons impérativement atteindre cet objectif”, souligne-t-il. Il lance alors un appel à la synergie de l’ensemble des collaborateurs ainsi qu’au soutien continu de leur ministère de tutelle.

     

    Air Madagascar reste la coquille patrimoniale titulaire des actifs fondamentaux de l’entité desormais appelée “groupe Air Madagascar”, tandis que Madagascar Airlines est le bras opérationnel chargé d’exécuter la stratégie de redressement, de louer ou d’acquérir sa propre flotte. Cette dernière porte le pavillon national sans subir les saisies liées aux anciennes créances d’Air Madagascar.

     

    Photo : MTM

  • URBANISME – Le ministère de l’Aménagement du territoire prône l’élaboration de plan d’aménagement simple pour s’adapter aux réalités du pays 

    URBANISME – Le ministère de l’Aménagement du territoire prône l’élaboration de plan d’aménagement simple pour s’adapter aux réalités du pays 

    “L’avenir et le développement des villes malgaches dépendent d’une planification rigoureuse”. C’est le message porté par Ruffin Sambany, secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire et du Service foncier, lors de son intervention jeudi au Village Voara d’Andohatapenaka, dans le cadre du 4ème Forum National Urbain. Ce responsable a annoncé que le ministère prévoit très prochainement la publication d’un décret portant sur le Plan d’aménagement local simple et sécurisé (PALOSS).

     

    Cet outil se présente comme une sorte de plan d’aménagement simplifié, spécifiquement conçu pour s’adapter aux réalités et aux capacités de ces localités dépourvues de plan d’aménagement. Toutefois, la mise en œuvre de ces nouveaux outils ne pourra pas reposer uniquement sur les épaules de l’administration centrale.

     

    A l’heure actuelle, “de nombreuses grandes villes ne disposent pas encore d’un plan d’aménagement”, note le secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire et du service foncier. “Celles qui n’en ont pas sont particulièrement encouragées à en élaborer un”, insiste Ruffin Sambany. Ce manque d’outils de planification expose les centres urbains à une croissance anarchique, compliquant la gestion des infrastructures et des services de base.

     

    Pour le ministère, le renouveau urbain est avant tout un projet collectif qui nécessite l’implication de tous les acteurs, à commencer par la population elle-même. “Le ministère n’est pas le seul responsable de l’aménagement urbain ; c’est nous, les citoyens, qui devons être au cœur de ce renouveau et être prêts à apporter notre pierre à l’édifice pour apporter des améliorations et le développement chez nous”, conclut Ruffin Sambany.

  • FISCALITÉ – Les droits d’accise sur la bière revus à la baisse dans le projet de loi de finances rectificatives

    FISCALITÉ – Les droits d’accise sur la bière revus à la baisse dans le projet de loi de finances rectificatives

    Soulagement pour l’industrie de la bière de Madagascar, mais aussi pour les producteurs d’orge et de malt. Sauf amendement porté au projet de loi de finances rectificative, le montant plancher du droit d’accise sur la bière de malt tirant à 4° ou moins devrait passer à 750 ariary par litre. Soit une baisse de 100 ariary par rapport au plancher fixé par la loi de finances initiale de 2026 qui prévoit un montant plancher de 850 ariary pour le même taux de 12,5%.

    Cette révision figure dans le projet de loi de finances rectificative actuellement en cours d’examen. Elle intervient après plusieurs mois d’alertes lancées par les acteurs de la filière brassicole et les producteurs d’orge face aux conséquences de la hausse continue de cette taxe ces dernières années.

    En abaissant le montant plancher des droits d’accise sur la bière, les autorités affirment vouloir soutenir la filière orge. Lors de son émission spéciale du 31 mai, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina avait parlé d’un important travail mené pour favoriser l’augmentation du nombre de producteurs. D’après ses explications, un accord a été trouvé avec la société Star selon lequel une baisse de la fiscalité sur la bière devrait se traduire par une hausse du nombre d’agriculteurs engagés dans la culture de l’orge.

    La décision marque un infléchissement de la politique fiscale appliquée au secteur. Entre 2020 et 2026, le montant du droit d’accise sur la bière est passé de 290 ariary à 850 ariary par litre, soit une hausse de près de 193%. La société Star avait alors dénoncé une fiscalité qu’elle jugeait excessive, estimant qu’elle contribuait à la baisse des ventes et menaçait un écosystème faisant vivre directement ou indirectement des dizaines de milliers de familles.

    Les producteurs d’orge des régions Amoron’i Mania et Matsiatra Ambony avaient signalé une baisse de la demande, conduisant à une réduction des surfaces cultivées. Les exploitations consacrées à cette culture seraient passées d’environ 1 200 hectares à 850 hectares pour la campagne 2026. Pour la première fois depuis plusieurs années, le prix d’achat de l’orge par l’industrie brassicole a également reculé, passant de 1 750 ariary à 1 700 ariary le kilogramme.

    Les producteurs avaient alors alerté sur les risques que cette situation faisait peser sur les revenus des ménages ruraux. Des responsables locaux avaient également exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir du partenariat entre les cultivateurs et la société Malto, estimant que l’augmentation des taxes sur la bière réduisait la consommation et, par conséquent, les besoins en matières premières.