Catégorie : Actualité

  • STOCK DE RESSOURCES – La richesse totale de Madagascar composée à environ 30% par son capital naturel

    STOCK DE RESSOURCES – La richesse totale de Madagascar composée à environ 30% par son capital naturel

    Antananarivo, 21 Octobre, 19h45 – Une contribution importante. Le capital naturel représente environ 30 % de la richesse totale de Madagascar. La Banque africaine de développement (BAD) parle de l’ensemble des actifs non renouvelables du pays, composé entre autres du bois des forêts, du bois non ligneux, des mangroves, des pêcheries, des aires protégées ou encore des terres cultivées. Il y a également les actifs non renouvelables, répartis entre le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les minerais. Et il y a les formes non mesurées de richesse naturelle, telles que le potentiel d’énergie renouvelable, les paysages et les ressources marines, qui sont examinées du point de vue qualitatif, détaille cette institution financière.

     

    La BAD indique pourtant dans son « rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique » que la Grande île figure parmi les 22 pays sur 146 où la richesse par habitant a diminué en raison d’une baisse de 28,6 % de la richesse en capital naturel par habitant. Le capital naturel par habitant du pays est passé de plus de 3 500 dollars en 1995 à 2 500 dollars en 2018, indique la Banque africaine de développement.

     

    Le capital naturel de Madagascar reste d’ailleurs sous-valorisé et fait face à de nombreux défis. La BAD indique que la Grande île a vu sa couverture forestière diminuer de 8% en 20 ans. Le coût économique de la dégradation des terres est estimé à environ 6,7 milliards de dollars, soit 1,78% du PIB par an en 2020. Cette institution financière y ajoute la dégradation des paysages.

     

    Les aires protégées du pays sont parallèlement confrontées à des problèmes de financement. Selon la BAD, le niveau actuel de ce financement est estimé entre 6 et 8 millions de dollars par an, représentant environ un tiers des besoins nécessaires à leur protection. Le potentiel du capital marin, pour sa part, se dégrade progressivement du fait de la pollution et de la surexploitation des ressources, ajoute-t-elle.

     

    Des mesures visant à empêcher la perte d’écosystèmes forestiers et de biodiversité marine, exploiter durablement les bénéfices de ces systèmes ainsi que les ressources énergétiques propres doivent être prises pour inverser cette tendance, lance cette institution financière. Elle insiste sur la nécessité pour le pays de renforcer la gouvernance de ces ressources naturelles.

     

    La BAD estime que l’adoption récente du nouveau code minier et de la nouvelle Loi sur les investissements contribuerait à rendre le secteur minier plus transparent, et attirer des investissements privés « éco-responsables ». L’adhésion de Madagascar à l’initiative pour la transparence des pêches (FiTI), devrait également permettre de réaliser cet objectif, en renforçant la confiance du secteur privé vis-à-vis de l’investissement dans des pratiques de pêches durables. Une meilleure gestion de l’ensemble du réseau des aires protégées devrait par ailleurs contribuer au développement de l’écotourisme, en offrant des emplois aux communautés vivant à proximité de ces aires, selon toujours la BAD.

     

  • Le FIVMPAMA amplifie l’appel au dialogue du secteur privé lancé à l’endroit des acteurs politiques en vue de prévenir une crise socio-économique

    Le FIVMPAMA amplifie l’appel au dialogue du secteur privé lancé à l’endroit des acteurs politiques en vue de prévenir une crise socio-économique

    Antananarivo, 21 Octobre, 16h50 – Le secteur privé à l’unisson. Le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) amplifie l’appel au dialogue lancé à l’endroit des acteurs politiques, en vue de trouver sur la table des discussions des solutions pour régler le différend pré-électoral qui sévit actuellement. Cette initiative devra amener à l’apaisement et permettre de procéder à une élection qui sera acceptée par tous, lance ce groupement professionnel constitué d’entrepreneurs économiques privés dans un communiqué publié vendredi.

     

    Toutes les organisations qui représentent la société malgache sont invitées à s’engager dans la médiation entre les protagonistes dans ce différend pré-électoral. De même pour les Organisations de la société civile (OSC) qui sont appelées à poursuivre leur implication dans la recherche de solutions en vie de la tenue d’une élection crédible, d’après le Fivmpama.

     

    Le Groupement du patronat malgache ne cache pas son inquiétude par rapport aux risques générés par la tension politique actuelle, dont les impacts pourraient compromettre la vie de la Nation, de la société et de chaque ménage, ainsi que les activités des entreprises. Madagascar ne s’est d’ailleurs pas encore remis des conséquences de ces crises précédentes et ne devra pas se permettre d’entrer dans une nouvelle qui est en train de planer. Tous les acteurs du pays se doivent ainsi d’être prudents, d’après le Fivmpama.

     

    C’est également afin d’éviter le pire que le Groupement des entrepreneurs de Madagascar (GEM) a lancé récemment un appel au bon sens, à la sagesse et à la lucidité des toutes les parties prenantes à l’élection présidentielle pour un apaisement rapide. Car pour le GEM, une nouvelle crise politique ne fera que plonger davantage le pays dans les abysses de la pauvreté.

  • ECONOMIE BLEUE – 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche 2023 dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar 

    ECONOMIE BLEUE – 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche 2023 dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar 

    Antananarivo, 15h45 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) fait part de 11 protocoles d’accord de pêche valides pour l’exercice de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction de Madagascar pour l’année 2023. Ces accords permettent à 106 navires d’y pêcher, selon la liste arrêtée par ce département à la fin du mois de juillet.

     

    Sur ces 11 protocoles d’accord, quatre ont été signés avec des pays étrangers et concernent la pêche aux thons et espèces associés. On y trouve les deux accords signés par l’Etat malgache avec la société Interatun Ltd qui sont valides jusqu’au mois de mars 2024. Il y a également celui avec l’association Japan Tuna dont la fin du protocole est convenue pour le mois de septembre de l’année prochaine. Et il y a le nouvel accord de pêche avec l’Union Européenne (UE) signé au mois de juin de cette année et qui arrivera à échéance au mois de juin 2027. Avec ses 65 bateaux, c’est l’UE qui dispose du plus grand nombre de navires autorisés à pêcher dans les eaux maritimes malgaches.

     

    Les sept autres accords ont été signés avec des sociétés qui utilisent des navires sous pavillon malgache. Ils pêchent des crevettes côtières, des poissons démersaux, des poulpes, des langoustes ou encore des calamars, selon le MPEB.

     

    Pour ce qui est des redevances perçues des navires licenciés cette année, 5,063 milliards d’ariary proviennent de la pêche industrielle aux crevettes côtières, selon les chiffres arrêtés par le MPEB à la fin du mois de juillet. Les redevances totales perçues dans la pêche artisanale ont été de 23,1 millions d’ariary tandis qu’elles se sont élevées à 980 487 dollars pour la pêche industrielle aux thons.

     

    Par ailleurs, ayant adhéré à la Fisheries transparency initiative (FiTI), Madagascar doit rédiger son premier rapport dans cette initiative jusqu’à la fin de cette année. La FiTI vise, entre autres, une meilleure trans­parence de la gestion du secteur de la pêche, une amélioration de l’exploitation durable des ressources halieutiques et de l’inclusion des acteurs comme des communautés de petits pêcheurs, dans la gouvernance du secteur.

     

  • MÉTÉO – Une saison des pluies marquée par El Nino avec des risques de sécheresse et d’inondation et une cyclogenèse amoindrie 

    MÉTÉO – Une saison des pluies marquée par El Nino avec des risques de sécheresse et d’inondation et une cyclogenèse amoindrie 

    Antananarivo, 21 Octobre, 12h10 – « La saison des pluies sera marquée par El Nino », déclare le Dr Nirivololona Raholijao, directrice générale de la Météorologie vendredi dans un point de presse en marge du forum sur les perspectives climatiques pour la saison chaude et humide 2023-2024. « Cela implique une insuffisance des précipitations en début de saison, surtout dans le Sud, et un excès de pluie dans le Nord de l’île » continue-t-elle.

     

    A côté des risques de sécheresses et d’inondation, des cyclones plus intenses pourraient également survenir même si leur fréquence devrait être moindre. Les autorités compétentes se préparent à faire face à des « sécheresses éventuelles et des probables inondations », souligne le Dr Nirivololona Raholijao. Quant aux cyclones, elle déclare que « les épisodes d’El Nino correspondent à des cyclones moins fréquents, ce qui pourrait conduire à un ralentissement des cyclogenèses dans le bassin sud-ouest de l’océan Indien ». Elle met en garde quant à l’intensité de ces cyclones.

     

    Le forum sur les perspectives climatiques pour la saison chaude et humide 2023-2024 a vu la participation active des principales parties prenantes concernées. Il a été mené par la direction generale de la météorologie, le ministère des Transports et de la météorologie de Madagascar et le ministère de l’agriculture et de l’élevage ainsi que le Fofifa.

     

  • Plus de 200 échoppes en bois et de nombreux box de l’immeuble Tsena Maitso à Behoririka partis en fumée

    Plus de 200 échoppes en bois et de nombreux box de l’immeuble Tsena Maitso à Behoririka partis en fumée

    Antananarivo, 21 Octobre, 9h50 – Drame à Behoririka. L’incendie, parti d’une échoppe en bois, à Behoririka a fait de gros dégâts, dont un immeuble commercial. Les premiers bilans du corps des sapeurs pompiers font état  »d’environ 200 échoppes en bois, ravagés par les flammes et de nombreux box partis en fumée à l’intérieur de l’immeuble Tsena Maitso ».

     

    Le corps de sapeurs pompiers d’Antananarivo indique avoir été alerté sur ce feu vers 22h12, dans la nuit du 20 octobre.  »Nous sommes arrivés sur place vers 22h16. Nous avons été alerté sur l’incendie d’une échoppe à Behoririka, mais une fois sur place nous avons constaté que les feux ont déjà touché l’immeuble Tsena Maitso », précise le Colonel Tiana Razafimanahaka, chef de corps des sapeurs pompiers Antananarivo.  »Nos premiers réflexes ont été de fixer les feux pour qu’ils n’atteignent pas les autres immeubles », poursuit-il.

     

    À en croire notre interlocuteur, les feux ont été maîtrisés vers 4h30 ce samedi matin.  »Nous avons été appuyés par le corps de la protection civile et des sapeurs pompiers de l’aéroport d’Antananarivo », ajoute le colonel Tiana Razafimanahaka. Environ, 80 tonnes d’eau ont été vidés et 14 camions citernes ont été mobilisés pour cette intervention, rapporte-t-il.

     

    Pour l’heure, l’origine des feux reste à déterminer. Mais, selon le Colonel Tiana Razafimanahaka,  »la présence des sandales en plastique dans l’immeuble Tsena Mora n’a pas facilité la maîtrise des feux ».

     

     

  • L’entrée des IDE à Madagascar estimée à 396 millions de dollars en 2022

    L’entrée des IDE à Madagascar estimée à 396 millions de dollars en 2022

    Antananarivo, 21 Octobre, 8h03 – Madagascar a enregistré 396 millions de dollars d’entrée d’Investissements directs étrangers (IDE) en 2022. Ce qui constitue une hausse par rapport à son niveau en 2021, durant laquelle le pays a comptabilisé 358 millions de dollars d’IDE. Ce flux d’IDE entrants est cependant en dessous des 474 millions de dollars reçus par la Grande île en 2019. Ces chiffres sont inscrits dans le Rapport sur l’investissement dans le monde 2023, de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

     

    ⭕L’IDE se définit comme un investissement réalisé par une entité résidente d’une économie, dans le but d’acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d’une autre économie. Pour ce qui est du stock d’IDE entrant, c’est-à-dire les investissements directs détenus par des non-résidents, il était passé de 4,383 milliards de dollars en 2010 à 8,696 milliards de dollars en 2021 pour se situer à 9, 092 milliards de dollars en 2022, rapporte la Cnuced.

     

    ⭕Les 396 millions de dollars enregistrés en 2022 sont largement en deçà du niveau d’IDE de 2008 qui était à 1,392 milliards de dollars. Un record qui, d’ailleurs, est resté « inégalé », comme le souligne le Système des Nations-Unies (SNU) dans sa Vision prospective de Madagascar.

     

    ⭕Dans ce document, le SNU soutient que les entrées d’IDE à Madagascar ont été très faibles sur la période 1990-2005. Ceci du fait de l’instabilité politique récurrente des années 1991, 1993, 1999 et 2002. Ces flux ont cependant connu une hausse vertigineuse de plus de 372% de 2006 à 2008 en lien notamment avec le retour de la paix sociale et la reprise économique après la crise électorale de 2002. Toutefois, le niveau des IDE entrants s’est à nouveau replié à partir de 2009, passant de 1269,4 millions de dollars à 313,68 millions de dollars en 2014, soit une contraction de 75,2% expose le Système des Nations-Unies.

     

    ⭕Une amélioration des flux net d’IDE a néanmoins été enregistrée sur les cinq dernières années, bien qu’ils soient en deçà du niveau de 2008. Une situation qui, pour le SNU, traduit un regain de confiance de la part des investisseurs étrangers dans la destination Madagascar. Mais le Système des Nations-Unies estime qu’en dépit de cette évolution favorable, la Grande île se classe parmi les pays les moins attractifs au regard du niveau des flux investissement directs étrangers entrants dans cette économie.

     

    ⭕L’Economic development board of Madagascar (EDBM) avait indiqué, en marge du Business forum des régions à Toamasina au mois d’avril, sa décision de s’orienter vers une promotion ciblée des opportunités d’investissements. Ce, à travers la définition des stratégies sectorielles plus cohérentes, en matière d’attraction et de ciblage d’IDE et d’Investissements directs nationaux (IDN), dans une démarche orientée résultats. Cette agence de promotion des investissements avait d’ailleurs annoncé le renforcement des actions de facilitation des IDE au même titre que la rétention des IDN.

     

    ⭕L’île Maurice, la Chine, les Pays-Bas et la France figurent parmi les principaux investisseurs à Madagascar. Les principales opportunités d’investissement concernent pour leur part les secteurs des mines, des infrastructures, du textile, de l’énergie, du tourisme et de l’agro-industrie. Si au cours de la première moitié des années 2000, les flux d’IDE entrants de la Grande île étaient principalement orientés vers l’exploitation minière, ils s’orientent de plus en plus, à présent, vers le secteur de l’agroalimentaire selon le SNU.

     

  • TOLAGNARO – Au moins un mort suite à un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants de l’association Lusud

    TOLAGNARO – Au moins un mort suite à un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants de l’association Lusud

    Antananarivo, 21 Octobre, 6h29 – Les coups de feu ont retenti à Tolagnaro. La manifestation des membres de l’association Lusud a viré au drame ce vendredi alors que les forces de l’ordre sont arrivées sur place pour libérer des personnes prises en otage par les manifestants. Le bilan provisoire fait état d’un mort des suites de ses blessures contractées sur place et d’un blessé grave transporté à l’hôpital.

     

    ⭕La gendarmerie s’est présentée à la presse vendredi pour faire le récit des évènements. D’après la gendarmerie, les manifestants de l’association Lusud ont manifesté sur la route de Mandena durant trois jours sans pour autant ériger un barrage. La situation a empiré jeudi lorsque les manifestants ont pris en otage un contractant de QMM. Puis vendredi matin, un autre policier a été pris en otage par les manifestants, rapporte encore la gendarmerie. « Face à cela l’organe mixte de conception est descendu sur place pour négocier avec les manifestants », relate la gendarmerie. Les éléments venus sur site ont cependant essuyé des jets de pierre. « Malgré cela, on a essayé de libérer notre collègue séquestré donc il y a eu affrontement », ajoute la gendarmerie. L’affrontement a blessé les deux manifestants dont l’un au moins est décédé.

     

    ⭕Jessica Ranohefy, porte-parole de QMM, indique que l’association Lusud manifeste depuis lundi pour réclamer le retrait des avis de recherches lancé contre certains de ses membres après les manifestations de juillet. Elle confie que des négociations et des recherches de solutions ont été effectuées depuis lundi par QMM et le gouvernorat afin de trouver une solution et éviter l’escalade. « Nous avons aussi appris la prise en otage d’un contractant de QMM alors que nous nous étions réunis avec le gouverneur pour chercher des solutions », explique-t-elle.

     

    Photo d’illustration/ Archives

  • MANIFESTATIONS – Le collectif des candidats donne rendez-vous à ses partisans au Coliseum d’Antsonjombe

    MANIFESTATIONS – Le collectif des candidats donne rendez-vous à ses partisans au Coliseum d’Antsonjombe

    Antananarivo, 20 Octobre, 22h40 – Les manifestations communes des candidats de l’opposition à la présidentielle se poursuivent. Pour ce samedi, ils annoncent un rassemblement au Coliseum d’Antsonjombe après la grande marche prévue qui devrait partir de six points de départs.

     

    ⭕Selon une publication de l’ancien président et candidat Marc Ravalomanana, les partisans du collectif des candidats se donnent d’abord rendez-vous à Ampasampito, Ampasika, Andravoahangy Ambony, Ankazomanga, Ampefiloha et sur la Route Circulaire. La marche devrait ensuite prendre fin au niveau du Coliseum, précise le post.

     

    ⭕Une autre publication partagée par les candidats indique que le collectif des candidats a déjà obtenu une autorisation du préfet pour l’occupation du site. Elle annonce également plusieurs artistes pour animer le concert.

     

    ⭕Mercredi, les députés élus dans la capitale avaient déclaré un rassemblement au stade d’Alarobia pour un « Concert Fotsy » auprès de la préfecture. Mais le préfet a accordé une autorisation pour le Coliseum d’Antsonjombe. Le Coliseum d’Antsonjombe est l’un des sites disponibles pour la campagne électorale publié par la préfecture jeudi.

     

  • Le candidat Andry Rajoelina rejette l’idée de la recomposition de la HCC et de la CENI

    Le candidat Andry Rajoelina rejette l’idée de la recomposition de la HCC et de la CENI

    Antananarivo, 20 octobre, 22h15 – Position clarifiée. Le candidat Andry Rajoelina répond aux revendications formulées par le Collectif de candidats à l’élection présidentielle. Le président sortant est contre la recomposition de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il martèle la nécessité d’aller aux urnes.

     

    ⭕« On demande la dissolution de la HCC. C’est une institution étatique qui existe depuis toujours (…) Ce n’est pas maintenant qu’on va tout chambouler », soutient Andry Rajoelina lors d’un post vidéo sur sa page Facebook, vendredi soir. « Si on ne fait pas confiance aux institutions existantes, à qui est-ce qu’on peut faire confiance alors ? », se demande-t-il, faisant des remarques sur la composition de la Cour.

     

    ⭕Le candidat à sa propre succession rejette également la demande relative à la recomposition de l’organe chargé de préparer et d’organisation les élections. « Pour ma part, la retouche de la CENI est déraisonnable », critique-t-il. « C’est la peur d’affronter le jugement des électeurs », poursuit-il.

     

    ⭕L’ancien chef de l’Etat poursuit ses arguments concernant l’environnement électoral. Il rappelle l’adoption d’une nouvelle Constitution « avec certains de ces hommes politiques », la confection du code électoral « qui respecte les normes internationales selon les observateurs de l’Union européenne et ceux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) », remémore-t-il.

     

    ⭕Andry Rajoelina ne varie pas sur son interprétation de l’intention du Collectif des candidats. « Nous le savions qu’il y aura une velléité de déstabilisation depuis ma démission. Les revendications ne sont pas légales », affirme-t-il avant d’insister sur la nécessité d’aller aux élections.

     

    ⭕Outre la recomposition de la CES et de la création d’une Cour électorale spéciale, le Collectif des candidats exige la formation d’un nouveau gouvernement. Il en est de même de la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême et le report du scrutin, rappelé par l’ancien président Marc Ravalomanana jeudi. En substances, le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu », selon le député Brunelle Razafintsiandraofa. Et qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si celle-ci ne constate pas la participation de tous », prévient le député Roland Ratsiraka.

     

  • Le Dr Lovanomenjanahary Marline reçoit une bourse de 150 000 dollars pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens

    Le Dr Lovanomenjanahary Marline reçoit une bourse de 150 000 dollars pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens

    Antananarivo, 20 Octobre, 17h20 – Les efforts du Dr Lovanomenjanahary Marline reconnus. Cette scientifique malgache s’est vue attribuer la bourse Jennifer Ward Oppenheimer (JWO) pour l’année 2023. D’un montant total de 150 000 dollars, cette subvention sera utilisée pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens. La chercheure se réjouit de l’octroi de la bourse de recherche JWO. Elle a notamment souligné “la rareté du financement gouvernemental pour la recherche environnementale à Madagascar”.

    Le Dr Lovanomenjanahary Marline, bryologiste, travaille depuis un certain temps sur la surveillance de la pollution atmosphérique, le changement climatique et les défis concernant la biodiversité. Les recherches et surveillance effectuées se font via les bryophytes et les lichens, des petites plantes sans fleurs, notamment les mousses, extrêmement sensibles aux changements environnementaux.

    L’octroi de cette subvention JWO lui permetta d’aller plus loin dans ses recherches, notamment via la coopération avec des scientifiques et des étudiants de divers pays africains. Le projet consiste entre autres à créer une base de données complète de ces petites plantes uniques, faire la prévision des impacts de la pollution atmosphérique et du changement climatique sur la biodiversité et finalement de cartographier les particules toxiques et les polluants atmosphériques qui peuvent affecter la santé humaine.

    La conservation de la biodiversité est aujourd’hui au cœur des actions d’Oppenheimer Generations, derrière la création de la subvention. “Dans un contexte mondial, la priorité donnée à la conservation manque souvent d’importance centrale dans la vie des individus. Il est essentiel de reconnaître que le changement climatique n’est pas un phénomène isolé mais plutôt une manifestation symptomatique de l’effondrement global de notre résilience écologique”, indique Jonathan Oppenheimer, président exécutif d’Oppenheimer Generations.