Catégorie : Actualité

  • L’association des étudiants de la Faculté des sciences reconnaît avoir fait sortir d’autres étudiants de leur salle de cours mais dénonce des infiltrations dans leur mouvement

    L’association des étudiants de la Faculté des sciences reconnaît avoir fait sortir d’autres étudiants de leur salle de cours mais dénonce des infiltrations dans leur mouvement

    Antananarivo, 20 Octobre, 7h20 – Tension, jeudi, à l’Université d’Antananarivo. L’association des étudiants de la Faculté des sciences indique avoir fait le tour du campus universitaire afin de fermer les salles de classes où des cours sont encore dispensés. Elle nie cependant avoir causé des troubles ou créé des conflits. « Nous reconnaissons avoir fait sortir des étudiants de leurs salles de cours », souligne-t-elle dans un communiqué publié jeudi après-midi. « Mais des groupes de personnes payées sont venues infiltrer la manifestation pacifique que nous avons organisée dans l’enceinte de l’Université », dénonce-t-elle.

    ⭕Si l’association des étudiants de la Faculté des sciences admet que les bruits et les cris provoqués par le mouvement quand ils sont venus fermer les salles de classe ont entrainé des malaises chez deux étudiants, elle réfute qu’il y ait eu conflits ou bagarres entre les étudiants eux-mêmes. « Il n’y avait que deux portes dans la salle et trop d’étudiants y sont rentrés en même temps », raconte au téléphone Hervé Andrianjakamahery, président de l’association des étudiants de la faculté des sciences. Il évoque également « une bousculade et la forte chaleur » pour expliquer les évanouissements.

    ⭕L’association des étudiants en droit indique avoir procédé à la fermeture des salles de cours « afin de mettre les étudiants sur un pied d’égalité », ainsi que le martèle son président. « Nous, étudiants de la Faculté des sciences, revendiquons le même droit pour les étudiants de l’Université d’Antananarivo et qu’il n’y ait pas d’inégalités et de déséquilibre entre étudiants », souligne son communiqué. « Nous réclamons la reprise des cours mais si jamais il doit y avoir une année blanche, il faut que ce soit le cas pour toutes les écoles et les facultés sans distinction », ajoute le texte.

    ⭕Pour trouver une solution concertée, les étudiants de la Faculté des sciences prévoient de faire une table ronde avec le Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants ( Seces) section Antananarivo mais aussi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’objectif est de trouver ensemble une solution aux problèmes liés à la suspension des cours, rapporte encore Hervé Andrianjakamahery.

    ⭕Depuis presque quatre mois, beaucoup de cours sont suspendus au sein de l’Université d’Antananarivo pour cause de grève du Seces Antananarivo. Lundi à la suite d’une énième assemblée générale du syndicat, ces derniers ont décidé de poursuivre la grève jusqu’à ce que le Conseil des ministres apporte des réponses positives à leurs revendications.

    Photo d’illustration

  • L’ambassade de France appelle ses ressortissants à être vigilant dans leur déplacement

    L’ambassade de France appelle ses ressortissants à être vigilant dans leur déplacement

    Antananarivo, 20 Octobre, 6h15 – Les ressortissants français appelés à la vigilance. Dans un message publié ce jeudi sur les réseaux sociaux, l’ambassade de France appelle à la prudence face au contexte politique qui prévaut dans le pays. Les ressortissants français sont appelés “à faire preuve d’une vigilance particulière” à l’occasion de leur déplacement. Ils sont aussi appelés “à suivre les indications données par les autorités malgaches”.

     

    Pour l’ambassade de France il s’agit surtout de prendre des précautions durant la période électorale et face à la multiplication des manifestations dans toute l’île. Selon l’ambassade, des manifestations ont lieu depuis le début de la campagne électorale le 10 octobre et celles-ci “sont susceptibles de se produire désormais régulièrement dans les différentes villes du pays et tout particulièrement dans la Capitale”.

     

    L’ambassade de France et d’autres partenaires internationaux notamment l’Union Européenne ont déjà exprimé leurs “préoccupations” concernant “le climat politique tendu à Madagascar” dans un communiqué conjoint publié lundi. Ils ont appelé chacun “à la plus grande retenue”.

     

    Jeudi, à la suite d’un mouvement qui s’est tenu à Itaosy et qui a été dispersé par les forces de l’ordre par des grenades lacrymogènes, les 11 candidats ont rencontré les partenaires internationaux à Ankorondrano.

     

  • SESSION PARLEMENTAIRE – L’Assemblée nationale sans ordre du jour jusqu’à nouvel ordre 

    SESSION PARLEMENTAIRE – L’Assemblée nationale sans ordre du jour jusqu’à nouvel ordre 

    Antananarivo, 19 octobre, 20h00 – Un début de session particulière à l’Assemblée nationale. Les députés votent la proposition du Bureau permanent selon laquelle « il ne devrait pas y avoir un ordre du jour avant la prochaine réunion du Bureau permanent », selon le rapport de la conférence des présidents. 69 voix « pour » ont voté la proposition lors de la séance plénière, jeudi à Tsimbazaza. Aucun député n’a voté « contre » la proposition, trois ne se sont pas exprimés alors que quelques parlementaires de l’opposition ont quitté la salle.

     

    L’existence d’«autres obligations des députés concernant la campagne électorale [ de la présidentielle du 16 novembre]» ont été avancées pour expliquer la décision, toujours selon le rapport de la conférence des présidents.

     

    « Cela rentre dans le respect de la Constitution », argue le député Philobert Milavonjy. « Il n’a jamais été question de ne pas se réunir durant toute la session. Il y aura du temps pour réaliser les travaux parlementaires plus tard », poursuit l’élu à Ambovombe. Dans la foulée, le député Marco Tsaradia observe que le projet de loi de finances initiale « n’est pas encore déposé » pour être examiné.

     

    La député de l’opposition Eléonore Johasy estime pourtant que le temps « risque de manquer » pour l’examen du projet de loi de finances si les élus partaient en campagne électorale. Iréné Djaosera et Keron Idealson plaident pour le « respect de la Constitution » pour voter l’ordre du jour. Une position contrecarrée par les députés majoritaires à la Chambre basse.

     

    Les parlementaires issus du groupe majoritaire à Tsimbazaza avaient fustigé Christine Razanamahasoa, dans une déclaration rendue publique mercredi soir. Ils « condamnent » et « réfutent les discours de Madame présidente de l’Assemblée nationale ». Un discours, qui, selon eux, « cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation ».

     

    Lors de l’ouverture de la session parlementaire, la présidente de l’Assemblée nationale avait suggéré une « médiation parlementaire » mardi. Elle indique que « les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent de s’amplifier » avant de lancer un appel aux partenaires internationaux de Madagascar d’agir.

     

  • Le préfet de police encadre les manifestations de rue, les forces de l’ordre usent des lacrymogènes pour disperser le rassemblement du Collectif des candidats à Itaosy

    Le préfet de police encadre les manifestations de rue, les forces de l’ordre usent des lacrymogènes pour disperser le rassemblement du Collectif des candidats à Itaosy

    Antananarivo, 19 octobre, 17h01 – Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Les forces de l’ordre usent de gaz lacrymogène pour disperser la manifestation organisée par le Collectif des 11 candidats, jeudi à Itaosy. Avec leurs partisans, les prétendants à la course à la magistrature suprême ont tenté de rallier la Cité d’Itaosy depuis Antaninkatsaka pour un rassemblement, en vain.

    ⭕« A partir du Jeudi 19 octobre 2023, toute manifestation en dehors de la campagne électorale doit impérativement éviter de perturber l’ordre public y compris la liberté de circulation dans la Capitale », indique le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, dans une lettre adressée au Collectif des candidats à la présidentielle jeudi.

    ⭕« Vous serez donc responsables de tout débordement, violence et autres dérives qui pourraient résulter des manifestations illégales que vous organiserez », poursuit la lettre. Les dispositions légales relatives aux réunions publiques et manifestations sur la voie publique « restent applicables », note le préfet dans sa lettre. Ces dispositions prévoient la possibilité de refus d’une demande d’autorisation d’une manifestation « si l’autorité administrative compétente estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public ».

    ⭕Le général Angelo Ravelonarivo le préfet de police d’Antananarivo, indique avoir pris l’initiative à la suite des heurts lors de la manifestation organisée par le Collectif des candidats à Andavamamba le 17 octobre. Il affirme l’existence d’« une personne décédée et de plusieurs blessés » d’où cette « nouvelle organisation ».

    ⭕L’officier général rappelle que le Collectif des candidats avait bénéficié d’une « tolérance administrative » durant deux semaines « où vous avez été autorisés à occuper quotidiennement les rues de la capitale ». Il souligne que les « les dispositions légales à respecter pour toute réunion publique et manifestation sur la voie publique auxquelles vous [membres du Collectif des candidats] n’avez jamais voulu vous conformer ».

    ⭕Le préfet fait part aux onze candidats que, pendant deux semaines, leurs partisans « brutalisent les forces de l’ordre, appelant à la désobéissance civile incitant à la discrimination et à la haine raciale ». Il parle d’« actions de violence et de provocation à l’endroit des autres citoyens n’adhérant pas à votre cause, perturbant fortement la circulation et les activités des habitants de la capitale ». Il soulève des rassemblements avec des « revendications qui vont au-delà du processus électoral ».

    ⭕Mercredi, le Collectif des candidats avait remercié les forces de l’ordre. Des éléments de la police se sont interposés entre les manifestations organisées par les onze candidats et celle du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV).

    ⭕La veille, le gouvernement avait publié un communiqué faisant part de sa position par rapport aux événements. « En plus d’être illicites, les manifestations sur les voies publiques organisées par ces candidats sont d’une violence caractérisée et loin d’être pacifique », affirme-t-il, répondant aux observations faites par plusieurs ambassades et le Bureau des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies. Ces derniers évoquent l’usage d’une répression « non nécessaire et disproportionnée » alors que le Collectif des candidats qualifie leur rassemblement de « pacifique ».

    ⭕La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) qui dit effectuer « une veille active autour de la conjoncture électorale à travers une cellule de monitoring des droits civils et politiques », avait affirmé mercredi que « de déplorables confrontations, soldées de dégradation de biens et autres conséquences regrettables, ont été signalées ». Elle avait alors appelé à l’apaisement et à l’harmonie sociale, invitant « l’Etat à porter à la connaissance du public les dispositions permettant de préserver les droits fondamentaux », et les différents acteurs « à contenir les propos, contenus et actes provocateurs susceptibles de conduire à une implosion entre compatriotes ». Encourageant la « tolérance administrative », elle estime que la « répression est un dernier recours » et que « l’usage excessif de la force sur tout citoyen dans l’exercice des droits universellement reconnus doit être justifié ».

  • Le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo condamne la violation de la franchise universitaire avec la tenue d’un meeting politique au stade d’Ankatso samedi

    Le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo condamne la violation de la franchise universitaire avec la tenue d’un meeting politique au stade d’Ankatso samedi

    Antananarivo, 19 Octobre, 15h04 – Les manifestations politiques dans l’enceinte de l’Université dénoncées. Le conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo évoque un piétinement du statut spécial du campus universitaire. “Nous condamnons tout acte de violation de la franchise universitaire sous toutes ses formes, comme cela a été le cas le samedi 14 octobre dernier”, indique le Conseil d’administration dans un communiqué publié mercredi. “L’Université est un lieu consacré à l’enseignement et à la recherche. Ce n’est pas une place pour les manifestations politiques ni pour les campagnes électorales. Elle dispose d’une franchise à respecter”, poursuit le communiqué.

    ⭕Le 25 septembre, le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo avait déjà clairement fait savoir que « les infrastructures de l’univers d’Antananarivo ne doivent pas être utilisées à des fins politiques à cause de la neutralité de l’administration ». Il avait également rappelé que « toute utilisation des infrastructures autre que pour des activités pédagogiques est soumise à l’autorisation du Conseil d’administration et du président de l’Université ».

    ⭕Samedi, des partisans du président sortant Andry Rajoelina, candidat à la présidentielle ont pourtant tenu une manifestation politique sur le terrain de football d’Ankatso. Les organisateurs disent avoir obtenu l’autorisation du préfet, un argument confirmé par le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo.  »Cette manifestation était d’abord prévue pour le 5 octobre, mais je leur ai demandé de repousser la date durant la période de campagne électorale puisqu’à cette époque les manifestations en plein air étaient encore interdites”, indique l’officier général au téléphone.

    A en croire le préfet, les organisateurs de la manifestation auraient obtenu une autorisation de l’Université d’Antananarivo pour le 5 octobre. Cette autorisation leur aurait pourtant été refusée pour le 14 octobre, mais le préfet les a quand même autorisée à tenir leur meeting. A l’entendre, le site figure dans la liste des lieux où les candidats à l’élection présidentielle peuvent faire campagne.

    ⭕Le Conseil d’administration n’est pas le seul à condamner la tenue de cette manifestation politique à Ankatso. Lundi, les membres du syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) section Antananarivo ont affiché leur consternation face à cet acte à l’issue de leur assemblée générale. “Le principe de la franchise universitaire est universel. Nous condamnons les responsables de l’Université qui ont accepté la violation de la franchise universitaire et ont autorisé des partis politiques à tenir un mouvement politique dans l’enceinte de l’université”, indique le Syndicat dans un communiqué.

    ⭕Les membres du Conseil d’administration invitent les responsables à renforcer les dispositifs de sécurité autour du campus pour le respect de la franchise universitaire. Ils appellent également au respect de la loi en vigueur à Madagascar.

  • SANTÉ – Un nouveau scanner bientôt installé au Centre hospitalier de référence régionale de Tolagnaro

    SANTÉ – Un nouveau scanner bientôt installé au Centre hospitalier de référence régionale de Tolagnaro

    Antananarivo, 19 Octobre, 13h05 – Nouvelle acquisition d’équipement médical pour la région Anosy. Les habitants de cette région du Sud de Madagascar ne devraient plus être obligés de faire des déplacements lointains pour se faire diagnostiquer de certaines maladies. Le Centre hospitalier de référence régionale (CHRR) d’Amboanato à Tolagnaro vient de recevoir un scanner.
    ⭕La réception de cet équipement, par les autorités locales, a eu lieu le 16 octobre. À en croire un communiqué de la région, les techniciens du ministère de la Santé publique, sur place, devraient procéder à l’installation de cet appareil, prochainement de façon à pouvoir en faire profiter les habitants.
    ⭕Ce matériel figure parmi les équipements de santé les plus demandés dans cette région. Il va ainsi permettre aux habitants de pouvoir suivre de près leur état de santé et aux professionnels de santé, d’améliorer les services de santé publique.
    Photo : Governoran’ny Faritra Anôsy
  • ELECTION PRESIDENTIELLE – Pour Andry Rajoelina « le débat est clos » sur sa nationalité et « les arguments de l’opposition ne tiennent pas debout »

    ELECTION PRESIDENTIELLE – Pour Andry Rajoelina « le débat est clos » sur sa nationalité et « les arguments de l’opposition ne tiennent pas debout »

    Antananarivo, 19 Octobre, 12h05 – Andry Rajoelina estime qu’il n’y a plus lieu de discuter sur sa nationalité. « Le débat est clos car la Haute cour constitutionnelle a rendu sa décision », souligne-t-il au cours d’une interview accordée aux chaînes publiques françaises France 24 et RFI mercredi soir. Pour le président sortant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « problème posé par les politiciens » qui « essaient de trouver des arguments » pour faire en sorte que les élections ne se tiennent pas et que le pays entre en transition.
    ⭕A l’entendre, « les arguments avancés par l’opposition ne tiennent pas debout » dans la mesure où « la binationalité est acceptée » à Madagascar. Il souligne d’ailleurs que nombre de chefs d’Etat possèdent une double nationalité, et il cite quelques noms de dirigeants étrangers ayant une origine étrangère. Il se dit lui-même comme étant un descendant de binational, par son « arrière-grand-père qui a acquis la nationalité française en 1932 ». C’est d’ailleurs ce lien de parenté qu’il a mis en avant pour évoquer son droit à la nationalité française, et pour justifier qu’il ait demandé « la naturalisation par filiation ».
    ⭕Dans leurs arguments, les opposants mettent surtout en avant le fait que le président malgache a demandé à se faire naturaliser français en 2014. Ils s’appuient notamment sur l’article 42 qui prévoit que « Perd la nationalité malgache, le Malgache majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». Mais au-delà de la nationalité qu’il affirme avoir « acquise par filiation », Andry Rajoelina met également en avant la nécessité d’un décret déclarant la perte de la nationalité, et à l’entendre, « aucun décret déclarant la perte de la nationalité en application de l’article 42 n’a été pris depuis son application ». La plupart des décrets de perte de nationalité signés par les autorités malgaches ont surtout été adoptés suite à une demande d’autorisation formulée par les intéressés eux-mêmes.
  • BASKETBALL – L’Ascut et l’AS Fanalamanga en ouverture de l’Elite 8 du championnat de Madagascar N1A

    BASKETBALL – L’Ascut et l’AS Fanalamanga en ouverture de l’Elite 8 du championnat de Madagascar N1A

    Antananarivo, 19 Octobre, 11h04 – Le coup d’envoi de la deuxième phase du championnat de Madagascar de basketball N1A, l’Elite 8, donné ce jeudi. Les huit équipes qualifiées lors de la phase des conférences vont se défier au Palais national de la culture et des sports Mahamasina jusqu’au 29 Octobre.

    ⭕A l’affiche en ouverture du tournoi, l’Ascut Atsinanana jouera face à son voisin de l’AS Fanalamanga de l’Alaotra Mangoro. Ce match sera suivi par l’opposition entre le GNBC Analamanga et le BCB Boeny. Le TGBC Betsiboka affrontera ensuite le SBC Vakinankaratra. Le COSPN, champion en titre clôturera cette première journée face MBC Atsinanana.

    ⭕Chez les dames, la deuxième et dernière phase du championnat N1A débutera vendredi. Les douze équipes participantes sont reparties en deux poules. La Fédération malgache de basketball a procédé à la réunion technique ce mercredi pour fixer le calendrier des matches.

  • Les députés pro-Rajoelina « condamnent » le discours qui « cultive la déstabilisation » de Christine Razanamahasoa

    Les députés pro-Rajoelina « condamnent » le discours qui « cultive la déstabilisation » de Christine Razanamahasoa

    Antananarivo, 19 novembre, 9h50 – La contre-attaque s’organise. Des députés pro-régime montent au créneau pour fustiger le discours de Christine Razanamahasoa. « Nous, députés majoritaires, y compris les indépendants, condamnons et réfutons le discours de Madame la présidente de l’Assemblée nationale », assène Jocelyne Maxime, lisant une déclaration des parlementaires majoritaires à la Chambre basse, mercredi soir.

    Jocelyne Maxime, entourée de députés issus du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD), fustige l’initiative de la présidente de la Chambre basse. « Ce discours, qui cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation, est celui d’une seule personne. Il vise à la mise en place d’une co-gestion et d’une transition », estime-t-elle.

    Pour les parlementaires majoritaires à Tsimbazaza, ce discours « n’a pas fait l’objet d’une concertation et ne reflète pas la position des députés majoritaires, et surtout celle de l’Assemblée nationale ». « En tant que législateurs, nous sommes jaloux du respect de l’ordre, la Constitution et les textes en vigueur. Nous nous demandons, Est-ce que Madame la présidente de l’Assemblée nationale est d’accord avec cela? », s’interroge Jocelyne Maxime.

    La vice-présidente de l’Assemblée nationale rappelle la discipline à laquelle les membres, y compris Christine Razanamasoa, doivent se soumettre. « Nous rappelons qu’elle est élue sous les couleurs de l’IRD et ce sont les députés majoritaires issus de l’IRD qui l’avaient portée à la présidence de l’Assemblée nationale », prévient la secrétaire nationale du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV). « Il existe des règles et une discipline qui régissent le parti », poursuit-elle.

    Face au discours de Christine Razanamahasoa, les députés majoritaires à l’Assemblée nationale lancent un « appel pour le respect le processus électoral en cours prévu par la Constitution et les textes en vigueur ». « Le pouvoir appartient au peuple que nous représentons. Lui seul peut décider par le biais de l’élection (…) Nous condamnons toute velléité contraire à ce principe, qui vise la déstabilisation et la tenue de l’élection. Ce serait un danger pour la démocratie », affirme la déclaration lue par Jocelyne Maxime.

    Christine Razanamahasoa, qui estime que le pays est dans une situation non définie et non pensée par le droit, dans « un impensé juridique » comme elle le qualifie, avait dit se mettre « en réserve de la République ». Elle avait alors proposé une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session mardi. A l’entendre, «les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier ».

    La présidente de l’Assemblée nationale constate que « les normes morales et les normes universelles sont loin d’être remplies » et que la tenue d’une élection présidentielle dans les conditions actuelles (…) ouvre la voie vers une spirale de crises ». Et elle « exhorte la communauté internationale, face à l’urgence, à agir ».

  • La CGHV confie être dans la phase « pré-construction » dans son projet hydroélectrique de Volobe

    La CGHV confie être dans la phase « pré-construction » dans son projet hydroélectrique de Volobe

    Antananarivo, 19 Octobre, 8h40 – Volobe est dans sa phase de pré-construction. C’est la nouvelle étape que ce projet commence à franchir, indique son promoteur, la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). Plusieurs actions vont être entreprises notamment dans les deux prochaines années. Une partie a déjà été entamée comme la préparation de son installation sur le terrain pour le volet socio-environnemental. D’autres vont suivre comme l’élaboration des contrats des travaux et du bouclage financier, souligne le consortium mercredi.

     

    Cette étape a mené tout naturellement « un changement », souligne la CGHV, en faisant notamment référence aux acteurs qui vont participer à ce projet hydroélectrique. Mais « c’est un processus normal dans un cycle de vie d’un investissement », rassure-t-elle. Des investisseurs s’intéressent d’ailleurs à ce projet et des discussions sont en cours, balance le consortium.

     

    La CGHV poursuit par ailleurs ses actions sur le terrain, dont entre autres le suivi hydrologique, le processus de la sécurisation foncière ou encore l’amélioration de certaines infrastructures de base. Cette compagnie figure parmi les entreprises qui travaillent avec le secteur public dans la mise en place de la Maison de l’emploi et de la formation (Mefra), qui est une structure d’appui sur l’adéquation formation-emploi dans la région Atsinanana.

     

    La signature du contrat de concession ainsi que le contrat d’achat d’énergie pour le projet hydroélectrique de Volobe au mois de mai a été une étape décisive permettant à la CGHV de s’attaquer à divers chantiers pour la mise en place de sa centrale d’une capacité 120 MW sur le fleuve d’Ivondro. Lors de cette signature, le directeur général de cette compagnie, Rémy Huber, avait parlé d’un accord « équilibré » en réduisant la durée de concession initialement de 35 ans à 25 ans et qui inclut la participation de l’Etat jusqu’à 20% dans le capital du consortium. L’accord se base à la fois sur les intérêts de la population malgache et de la viabilité du projet, soutient la CGHV.

     

    Les contrats sur ce projet ont été également signés avec des tarifs de ventes d’énergie prévisionnelles. Aussi, la CGHV et l’Etat se seraient conjointement engagés et ce jusqu’à la clôture financière à poursuivre l’optimisation du projet dans l’ensemble de ses dimensions afin qu’il soit le plus compétitif possible compte tenu des contraintes contextuelles, selon le promoteur de Volobe. La CGHV explique que le prix de vente de l’électricité dépend de différents paramètres incluant le frais de développement, les caractéristiques du site, les enjeux socio-environnementaux, les coûts des travaux et de financement.