Catégorie : Actualité

  • Conseil des ministres :  Les nouveaux membres de la Commission de contrôle du financement de la vie politique nommés

    Conseil des ministres :  Les nouveaux membres de la Commission de contrôle du financement de la vie politique nommés

    Antananarivo, 19 Octobre, 6h55 – Trois magistrats financiers et deux experts comptables. Plus de deux mois après l’expiration du mandat des cinq anciens membres de la Commission de contrôle du financement de la vie politique (CCFVP), le Conseil des ministres entérine la nomination des cinq nouveaux membres de la Commission, mercredi. Il s’agit de Lydia Clémence Raharimalala, Daudet Rakotoarivelo et Mbolanoronambinina Nathalie Rakotomalala, magistrats désignés par le premier président de la Cour suprême sur proposition du président de la Cour des comptes, ainsi que de Genlis Rakotomalala et de Hervé Randriamananandro, experts-comptables désignés par le président de l’Ordre des experts-comptables.

    Ces cinq nouveaux responsables sont appelés à vérifier les dépenses et les recettes de campagne des candidats à la présidentielle et de leurs partis respectifs. Leurs missions consistent, entre autres, à s’assurer du respect des procédures dans la gestion des comptes de campagne, mais aussi de la licéité de l’origine des fonds et du caractère électoral des dépenses engagées. Le compte de campagne des candidats, retraçant les recettes perçues et les dépenses engagées en vue de l’élection, est remis auprès de la Commission dans un délai de trois mois après la proclamation officielle des résultats.

  • Rajoelina reconnaît l’acquisition par l’Etat malgache d’un matériel d’essai système de cyber-espionnage Predator 

    Rajoelina reconnaît l’acquisition par l’Etat malgache d’un matériel d’essai système de cyber-espionnage Predator 

    Antananarivo, 18 Octobre, 21h50 – « Ce n’est pas un crime que Madagascar utilise les voies et moyens pour protéger notre nation contre toute attaque extérieure ou intérieure et déstabilisation de notre pays ». Andry Rajoelina reconnaît ce mercredi soir sur les chaînes publiques françaises France 24 et RFI que l’Etat malgache a acheté le système de cyber-espionnage Predator. Il précise qu’il s’agit de l’IMSI catcher, un « dispositif mobile permettant d’intercepter à courte distance les conversations téléphoniques », selon les sites spécialisés. Il parle également de « matériel d’essai » qui n’ont « pas été installés dans la totalité » et dont « une grande partie a été retournée en France » depuis.

     

    Il estime que comme « chaque Etat dans le monde, même l’Israël », Madagascar a besoin d’un « système d’informations contre toute menace intérieure et extérieure ». Pour lui, ces menaces sont, entre autres, les « réseaux de corruption et de kidnapping ». Et même s’il a évoqué que le système a aussi été acheté afin de défendre le pays contre les éventuelles déstabilisations, il assure que les autorités « n’écoutent pas les opposants ». Il indique également que l’achat s’est fait « en toute légalité ».

     

  • MANIFESTATION – Le Collectif des candidats à la présidentielle remercie les forces de l’ordre

    MANIFESTATION – Le Collectif des candidats à la présidentielle remercie les forces de l’ordre

    Antananarivo, 18 octobre, 18h45 – Un rapport qui évolue. Le Collectif des 11 candidats à la présidentielle réagit aux dispositions prises par les forces de défense et de sécurité lors de la manifestation qu’il organise. « Aujourd’hui, j’ai envie de remercier les forces de l’ordre qui ont contribué à assurer l’ordre », reconnaît le candidat Hery Rajaonarimampianina lors de son discours devant le Stade des Barea, Mahamasina.

    « Nous savons tous que, du moment que cet ordre est là, nos appréhensions disparaissent », avance l’ancien président. « Du coup, notre nombre va augmenter », poursuit-il, laissant entendre la poursuite du mouvement.

    Des éléments des forces de l’ordre sont présents tout au long de la marche organisée par le Collectif des 11 candidats. Ceux des unités spécialisées de la police nationale s’interposent entre les partisans du Collectif et ceux du président sortant et candidat Andry Rajoelina, juste après le pont de Tanjombato. La rencontre entre les deux camps s’est terminée sans heurts.

    L’intervention des forces de défense et de sécurité provoque des débats depuis le début des manifestations organisées par l’opposition. Le Bureau des droits de l’Homme des Nations unies s’est dit « préoccupé (…) après que les forces de l’ordre aient fait usage d’une répression non nécessaire et disproportionnée » face à des manifestations du Collectif des 11 candidats, le 10 octobre. Des « partenaires internationaux de Madagascar » « partagent » ces « inquiétudes » dans leur communiqué du 16 octobre.

    Les autorités malgaches réagissent à ces prises de position. Le gouvernement souligne qu’« en plus d’être illicites, les manifestations sur les voies publiques organisées par ces candidats sont d’une violence caractérisée et loin d’être des manifestations pacifiques », dans son communiqué du 18 octobre. Le général Richard Ravalomanana, nouveau président du Sénat, assure, que les forces de l’ordre « ne font que leur travail ».

  • SANTÉ – Des drones pour faciliter la livraison des soins médicaux dans le Sud de Madagascar

    SANTÉ – Des drones pour faciliter la livraison des soins médicaux dans le Sud de Madagascar

    Antananarivo, 18 Octobre, 13h42 – Amélioration de la livraison d’intrants médicaux dans le Sud de Madagascar. Une convention de partenariat a été signée le 17 octobre entre le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), l’État-major de l’armée malgache, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et l’ONG Pivot. Ce partenariat entend rendre disponibles, pour les populations vulnérables des zones enclavées de la partie Sud de Madagascar, des médicaments et des soins médicaux.
    ⭕Ce partenariat consiste à effectuer la livraison par drone des intrants de santé dans les zones enclavées. 150 structures de santé, situées dans des localités enclavées, issues de cinq régions, sont ciblées. « Ces drones diffèrent de ceux que nous avons eu l’habitude d’utiliser parce qu’ils ont une portée d’une centaine de kilomètres », explique le Général Elack Andriankaja, directeur général du BNGRC.
    ⭕Grâce à cette convention, la livraison de ces soins médicaux va également gagner du temps. «Les drones peuvent transporter jusqu’à 5 kg de médicaments par voyage. Et ils pourront assurer l’approvisionnement des médicaments en quelques heures », indique la représentante de l’UNFPA à Madagascar. Auparavant, la livraison des intrants médicaux dans les régions du grand Sud prenaient trois à sept jours.
    Photo d’illustration/ Pixabay
  • DIFFEREND PRE-ELECTORAL – L’inquiétude monte du côté du secteur privé

    DIFFEREND PRE-ELECTORAL – L’inquiétude monte du côté du secteur privé

    Antananarivo, 18 Octobre, 11h40 – « Le pays ne peut pas se permettre de s’aventurer dans une nouvelle crise politique ». Face à la tension politique en cette période de campagne pour l’élection présidentielle, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lance « un appel au bon sens, à la sagesse et à la lucidité de toutes les parties prenantes pour un apaisement rapide », dans un communiqué publié ce mercredi.

    ⭕Pour le GEM, Madagascar n’est pas à l’abri d’un risque élevé de dérapage avec la tension politique qui ne cesse de monter actuellement. Cette situation n’est pas sans impact pour la société mais aussi pour l’économie du pays qui est « déjà fragile », alerte ce groupement. Le niveau de vie de la population et les activités des entreprises ont d’ailleurs déjà subi les répercussions de la pandémie de Covid-19, des catastrophes naturelles ou encore de la guerre en Ukraine, et le contexte politique actuel rend la situation plus critique.

    ⭕Plusieurs entreprises ont déjà confié à la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE), que l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique sont les principales contraintes au développement de leurs activités. Et ce sont des obstacles qui ont été soulevés par les banques territoriales du pays.

    ⭕Le différend post-électoral qui perdure actuellement intervient également à un moment où Madagascar se bat pour son éligibilité en tant que bénéficiaire du prolongement de l’African growht and opportunities act (Agoa), dont le projet de loi est actuellement soumis à la Chambre haute du Congrès américain. Le GEM ne cache pas son inquiétude et attire l’attention sur le risque de suspension de la Grande île à cette loi commerciale qui pourrait menacer des centaines de milliers d’emploi ainsi que les exportations du pays. Une mission d’évaluation de « l’United States congressional Delegation » est d’ailleurs attendue au mois de novembre prochain, dans l’objectif d’une reconduction de l’éligibilité de Madagascar à l’Agoa, confie cette confédération d’organisations professionnelles.

    ⭕Le GEM exhorte donc à l’apaisement pour éviter une crise politique aux conséquences socio-économiques désastreuses. Ce, « afin d’éviter le pire, à savoir une nouvelle crise politique dont on connaît trop les conséquences désastreuses qui ne feront que plonger davantage le pays dans les abysses de la pauvreté », conclut ce groupement.

  • PRODUITS HALIEUTIQUES – L’exploitation des crabes de mangroves fermée depuis lundi, les exportations de ce produit à effectuer impérativement avant le 31 octobre

    PRODUITS HALIEUTIQUES – L’exploitation des crabes de mangroves fermée depuis lundi, les exportations de ce produit à effectuer impérativement avant le 31 octobre

    Antananarivo, 18 Octobre, 10h53 – L’exploitation des crabes de mangroves, Scylla serrata, est fermée depuis lundi et jusqu’au 15 décembre sur tout le territoire malgache, selon la décision du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB). La pêche, la collecte, la vente, l’achat, le transport, la conservation ou encore l’exportation de ce produit sont ainsi prohibés durant cette période; qu’il s’agisse de crabes vivants, semi-conservés, entiers ou encore en morceau.

    ⭕Les opérateurs en crabes vivants avaient déjà été appelés à prendre les dispositions nécessaires pour ramener leur stock à zéro avant cette date de fermeture. Ceux qui sont spécialisés dans les crabes congelés doivent pour leur part déclarer les stocks qu’ils avaient en leur possession avant cette date de fermeture et aviser les directions régionales du MPEB de leur planning d’expédition. Ce ministère indique que l’expédition et l’exportation des produits doivent être effectuées impérativement avant le 31 octobre de cette année.

    ⭕Mis à part les crabes, l’exploitation des langoustes est également fermée depuis le début de ce mois d’octobre dans les régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo, de Sava, de Diana, de Sofia, de Boeny, de Melaky, de Menabe et d’Atsimo Andrefana. La pêche, la mise en vente, l’achat, le transport et le colportage de ce produit sous toutes ses formes sont prohibés. La reprise de ces activités n’est autorisée qu’à partir du 31 décembre 2023 à 23h59mn dans ces régions.

  • Le gouvernement dénonce une ingérence internationale et appelle au respect de souveraineté malgache

    Le gouvernement dénonce une ingérence internationale et appelle au respect de souveraineté malgache

    Antananarivo, 18 octobre, 8h10 – Les autorités malgaches répliquent à la Communauté internationale. Le gouvernement lance un appel « à la plus grande réserve concernent le respect du principe sacro-saint de la souveraineté nationale de notre pays », dans un communiqué publié mardi soir.

     

    L’Exécutif répond à un autre communiqué conjoint des « partenaires internationaux de Madagascar » du 16 octobre. Un communiqué dont il « déplore l’absence de dialogue et d’échanges avant la publication ». Dans ce document, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Japon, la Suisse, la Corée, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont, entre autres, exprimé leurs « préoccupations à l’égard des derniers développements et du climat politique tendu à Madagascar ». Ils ont réitéré « l’importance du respect de la Constitution, des libertés d’expression » et se sont inquiétés de l’ « usage disproportionné de la force pour disperser les manifestations de l’opposition ».

     

     

    Les autorités malgaches « tiennent à exprimer leurs inquiétudes quant à l’interprétation qui a été faite de certaines dispositions constitutionnelles à Madagascar ». Les « inquiétudes » touchent également « l’ingérence sous forme de jugement porté sur le fonctionnement des services publics de l’Etat ainsi que les forces de défense et de sécurité dans leur mission de maintien de l’ordre ».

     

    Sur sa lancée, le gouvernement  « tient également à exprimer son grand étonnement sur certains points soulevés dans ce Communiqué ». Il apporte sa version des faits concernant la « répression non nécessaire et disproportionnée » contre les manifestations de l’opposition, citée par le Bureau des Droits de l’Homme des Nations unies, « partagée » par les « partenaires internationaux de Madagascar ». Il détaille également des arrestations des manifestants, sur les manifestations pendant la campagne électorale, sur l’exercice des libertés individuelles, sur les efforts de dialogue, sur l’égalité de traitement entre les candidats.

     

    Le gouvernement « insiste fermement sur le fait que la démocratie doit passer par l’élection ». Il « tient à remercier le peuple malagasy pour sa prise de conscience, sa culture de la paix et sa mobilisation citoyenne pour la tenue de l’élection présidentielle » et « invite tous les partenaires nationales et internationales, à faire preuve de la même détermination afin de respecter le prescrit constitutionnel ».

     

    Le Premier ministre Christian Ntsay et les ambassadeurs et représentants signataires du communiqué des « partenaires internationaux de Madagascar » se sont rencontrés à Mahazoarivo dans la matinée. Le communiqué du Bureau du Premier ministre, relatant l’existence de la rencontre, n’a pas de donné de détails sur le rendez-vous.

  • TRANSPORT – Tatamo Rakotozafy reçoit le prix « Rising Star » aux Routes Word 2023

    TRANSPORT – Tatamo Rakotozafy reçoit le prix « Rising Star » aux Routes Word 2023

    Antananarivo, 18 Octobre, 6h55 – Une reconnaissance internationale. Tatamo Rakotozafy, cheffe de département des activités aéronautiques de Ravinala Airports est récompensée du titre « Rising Star » aux Routes Awards 2023, des prix attribués à l’occasion du Routes World qui s’est déroulé à Istanbul, en Turquie, du 15 au 17 octobre.

    ⭕Le Rising Star Award reconnaît le potentiel de personnes qui en sont aux premiers stades de leur carrière, qui sont peut-être jeunes mais qui ont déjà un impact sur l’industrie. Selon le communiqué de Routes World, Tatamo Rakotozafy est surtout récompensée pour son « rôle primordial dans l’amélioration de la connectivité des opérateurs, le lobbying pour faciliter l’ouverture de nouvelles routes aériennes ainsi que des frontières, à l’établissement d’un comité pour renforcer le lien entre l’aviation et les parties prenantes du tourisme, et enfin l’établissement du premier programme de mesure financière incitative pour les aéroports du pays ».

    ⭕Routes World en est à sa 29ème édition cette année. Il s’agit d’un événement qui a rassemblé plus de 2 500 représentants de compagnies aériennes, aéroports et acteurs de l’aviation à travers le monde « pour développer les services aériens et la croissance économique mondiale » et pour « créer une plate-forme de conversations entre les planificateurs de réseaux seniors qui définiront l’avenir mondial de l’industrie ».

    Photo : Ravinala Airport

  • Razanamahasoa exhorte la communauté internationale à « agir » face à l’« urgence » de la situation politique à Madagascar

    Razanamahasoa exhorte la communauté internationale à « agir » face à l’« urgence » de la situation politique à Madagascar

    Antananarivo, 17 octobre, 17h20 – Une sortie remarquée. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale dresse un tableau peu reluisant de la situation qui prévaut à Madagascar. Elle réclame en même temps plus d’implication des partenaires techniques et financiers de la Grande île et affirme son engagement pour une «médiation parlementaire».

    « J’exhorte la communauté internationale, face à l’urgence, à agir », lance Le président de la Chambre basse dans son discours d’ouverture de la session parlementaire, mardi à Tsimbazaza. «Je sais et je suis convaincue que vos constats respectifs rejoignent les nôtres, sur certains domaines et secteurs vous êtes dissuasifs, le temps n’est plus à la diplomatie», argue-t-elle. «Les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier, votre responsabilité respective est aussi engagée plus que la nôtre », prévient-elle.

    Christine Razanamahasoa propose en même temps une « médiation parlementaire » à l’Assemblée nationale. « Nous allons mettre en place un espace de dialogue avec la participation de tous les députés », suggère celle qui se met « à la disposition de la République » pour l’initiative.

    La présidente de la Chambre basse voit l’institution qu’elle dirige, un cadre « légal et légitime » pour agir. « Dans les prochains jours, les consultations de toutes les forces seront nécessaires. Les consultations et les échanges de vues avec les pays amis de Madagascar se feront. Et l’entente et la collaboration constructive avec les forces de l’ordre seront établies », suggère-t-elle.

    La présidente de l’Assemblée nationale lance également un message aux acteurs politiques. «A l’heure actuelle, on vit dans un impensé juridique. Il vaut mieux prévenir que guérir », constate-t-elle, soulignant l’« intransigeance des uns et des autres », évoquant « un bloc de candidats présidentiels face à un président sortant ».

    Pour Christine Razanahamasoa, « dire que dans les conditions actuelles, seule la consultation du peuple par la voie des urnes est l’unique solution, alors que les normes morales et les normes universelles sont loin d’être remplies, ouvre la voie vers une spirale de crises ». Dans son constat, elle déplore « notre pays [qui] va mal », une « démocratie qui se dégrade fortement » alors que « notre population souffre de nos insuffisances et de nos incompétences ».

    Sollicité par les journalistes, le Premier ministre Christian Ntsay, n’a pas fait de déclaration. « Le dialogue c’est toujours ce qu’il faut favoriser. Cela veut dire l’écoute et la tolérance », assure pour sa part Arnaud Guillois, ambassadeur de France, qui renvoie au communiqué des «partenaires internationaux de Madagascar » de lundi qui expriment leur « préoccupation » concernant le « climat politique tendu » dans la Grande île.

    Fixé initialement pour le 9 novembre, le premier tour de la présidentielle est reporté au 16 novembre. Le collectif des candidats réclame l’« assainissement de l’aire de jeu », selon Brunelle Razafintsiandraofa, entre autres, pour la disqualification du candidat et président sortant Andry Rajoelina, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la mise en place d’une Commission électorale spéciale (CES). Le candidat Andry Rajoelina veut « aller jusqu’au bout » du processus électoral en cours et voit de la « jalousie » et de la « haine » derrière les revendications.

  • FINANCEMENT – Madagascar entend maintenir un niveau d’endettement modéré avec ses partenaires financiers

    FINANCEMENT – Madagascar entend maintenir un niveau d’endettement modéré avec ses partenaires financiers

    Antananarivo, 17 Octobre, 13h55 – Madagascar opte pour la prudence. Le pays entend garder un niveau d’endettement modéré dans sa relation avec ses partenaires techniques et financiers, a soutenu la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Une réponse que le Grand argentier malgache a donnée au président de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) Sidi Ould Tah, quand ce dernier a présenté les différents appuis financiers que cette banque peut apporter à ces pays partenaires. C’était en marge de la signature de l’accord de financement relatif au projet de construction du Fly Over Maki, à Marrakech la semaine dernière.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison avait rappelé que Madagascar est sous le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI). « Ce programme nous appelle à faire des prêts à taux essentiellement concessionnels », expose-t-elle. Aussi, avec la BADEA, la ministre malgache en charge des Finances a indiqué la poursuite des discussions avec cette banque par rapport à la concessionnalité de son prêt. « Madagascar souhaite en tout cas maintenir la bonne relation qu’elle a avec la Badea, tout en maintenant un niveau d’endettement modéré », lance ce membre du gouvernement.

    Comme exposé dans le document budgétaire annexé au projet de loi des finances 2023, la contraction de nouveaux prêts « devrait se faire dans la prudence ». Madagascar étant considéré comme vulnérable aux emprunts extérieurs, les autorités malgaches avaient convenu avec le FMI, dans le cadre de la FEC 2021-2024, de maintenir le « Plafond de la nouvelle dette extérieure contractée ou garantie par le Gouvernement central et la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à 800 millions de dollars. Il était estimé dans ce document que le respect de ce plafond d’endettement devrait permettre à Madagascar de maintenir son risque de surendettement à un niveau « modéré ».

    Dans la loi de Finances initiale (LFI) 2023, le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés par le Gouvernement Central se chiffre à 16 902 milliards d’Ariary. Le montant maximal des garanties sur emprunt susceptibles d’être accordées par l’Etat est fixé à 150 milliards d’Ariary. En contrepartie de la garantie octroyée, le Trésor Public est autorisé à percevoir auprès de tous les nouveaux bénéficiaires de garantie une commission de garantie, détaille ce document.