Catégorie : Actualité

  • CINÉMA – Lova Nantenaina remporte le Leipziger Ring du Dok Leipzig

    CINÉMA – Lova Nantenaina remporte le Leipziger Ring du Dok Leipzig

    Antananarivo, 16 Octobre, 11h33 – Suite à la première mondiale de son film/documentaire « Sitabaomba » ou « Where Zébus speak french », le réalisateur malgache Lova Nantenaina fait un triomphe et remporte le Leipziger Ring pour son travail. Il obtient pour ce prix une dotation d’une valeur de 2 500 euros.

    ⭕La tournée mondiale de « Sitabaomba » commence bien mais ne s’arrête pas là. Le film/documentaire malgache est programmé au Festival citoyen de La Réunion (France), le 4 novembre, au Festival du film francophone « Les oeuillades » d’Albi en France, le 26 novembre, et au Festival « Afrique en Vision », à Bordeaux, le 30 novembre. Et en 2024, ce long métrage sera diffusé dans les salles obscures de la Grande Île.

    ⭕Ce film prend place dans un petit village des Hautes terres centrales malgaches dénommé Sitabaomba. Il met en scène la situation de fermiers qui se retrouvent impuissants devant l’accaparement des terres fait par des investisseurs étrangers.

    Photo : Lova Nantenaina

  • RUGBY – Les Makis dames terminent cinquième du tournoi qualificatif pour les jeux olympiques

    RUGBY – Les Makis dames terminent cinquième du tournoi qualificatif pour les jeux olympiques

    Antananarivo, 16 Octobre, 11h02 – Une maigre consolation. Madagascar a battu la Tunisie, 25 à 5, lors du match de classement pour la cinquième place, ce dimanche. L’équipe nationale malgache de rugby féminine à sept se contente de la cinquième place lors du tournoi de qualification aux Jeux de Paris en 2024.

    ⭕En phase de groupe, les Makis dames n’ont obtenu qu’une seule victoire et ont subi deux défaites qui les privent d’une demi-finale. La seule réussite a été face au Ghana, 34 à 10. Les deux défaites sont face au Kenya 17 à 20 et la Zambie 15 à 17.

    ⭕C’est l’Afrique du Sud qui obtient le seul ticket direct pour l’Afrique à ces Jeux olympiques en battant le Kenya en finale, 17 à 12. Les Ougandaises sont troisièmes en battant les Zambiennes 29 à 10.

    Photo : Rugby Afrique

  • MIGRATION – 34 ressortissants malgaches refoulés de Mayotte, jeudi dernier

    MIGRATION – 34 ressortissants malgaches refoulés de Mayotte, jeudi dernier

    Antananarivo, 16 Octobre, 10h35 – Enième expulsion de ressortissants malgaches par les autorités mahoraises. Jeudi dernier, 34 ressortissants malgaches sont arrivés à l’aéroport de Nosy Be. Ils ont été rapatriés par les autorités mahoraises, après leur interception.

    ⭕«Le 11 octobre, à la nuit tombée, les policiers en faction repéraient trois petites embarcations de pêcheurs circulant tous feux éteints à hauteur de la pointe de l’aéroport. Ce comportement suspect avait décidé les policiers de l’Unité nautique à intercepter ces trois barques, faussement immatriculées », annonce la police de Mayotte dans un communiqué vendredi. Avant leur rapatriement, ces migrants ont d’abord été placés en centre de rétention administrative par les autorités mahoraises.

    ⭕Pour ce qui est des autorités malgaches, Richard Thomas Rakoto, commissaire principal au niveau du commissariat de la sécurité publique de Nosy Be, indique avoir déjà terminé les enquêtes. « Les 34 individus sont tous rentrés chez eux. Le dossier a déjà été transféré au procureur de la République», souligne-t-il.

    ⭕Ce n’est pas la première fois que des ressortissants malgaches ont été refoulé de cette île voisine. Au mois de juillet dernier, par exemple, 27 ressortissants malgaches ont été refoulés par les autorités mahoraises. Mayotte est devenue une zone de convoitise de nombreux ressortissants malgaches. Certains ont risqué leur vie dans la conquête de ce nouvel eldorado.

    Photo : Police nationale de Mayotte

  • SECTEUR EXTRACTIF – La Banque africaine de développement estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10% des recettes fiscales de Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – La Banque africaine de développement estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10% des recettes fiscales de Madagascar

    Antananarivo, 16 Octobre, 10h01 – Un rendement fiscal faible. L’Etat n’a perçu que 70,6 millions de dollars de recettes fiscales provenant du secteur pétrolier, gazier et minier en 2018 sur une production estimée à plus de 838 millions de dollars durant cet exercice. Ce qui équivaut à 4,6% des recettes fiscales du pays à l’époque, expose la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique.

    ⭕Pour la BAD, les recettes minières perçues par l’Etat « sont quelque peu dérisoires », bien que les mines en exploitation aient largement dépassé leur phase de recouvrement des coûts et devraient, en principe, générer davantage de recettes fiscales. La BAD estime que les recettes minières devraient représenter au moins 10 % des recettes fiscales de Madagascar. Ce taux se situerait en moyenne à 18 % au Ghana, à 37 % en République démocratique du Congo et à 20 % au Mali, indique cette institution financière.

    ⭕La BAD se prononce sur la faiblesse du rendement fiscal du secteur minier. Elle explique que l’impôt sur les sociétés et la retenue à la source devraient représenter environ 90 % des recettes fiscales des sociétés minières. Or, plus de 75 % des recettes fiscales des mines matures proviennent des redevances et des droits des douanes sur le carburant, fait-elle remarquer.

    ⭕La Banque africaine de développement estime entre autres que la loi sur les grands investissements miniers (LGIM) et les contrats miniers prévoient des incitations qui ne sont pas nécessaires pour attirer les investissements, tout en transférant une part importante des rentes économiques de l’État vers des actionnaires privés. Elle parles, entre autres, de clauses de stabilisation sur l’indemnisation des investisseurs étrangers face à l’instabilité politique et juridique de l’État, de congés fiscaux, de taux d’imposition réduits, d’exonérations fiscales, de retenues généreuses et de faibles taux de redevances.

    ⭕Le taux d’imposition effectif moyen (TIEM) des mines malgaches est en conséquence faible et ne génère pas de retours suffisants pour l’Etat. La révision de la LGIM est déjà un élément dans le cadre de l’appui budgétaire de la Banque mondiale en faveur de la Grande île. Cette disposition figure parmi les actions préalables que le Gouvernement devrait entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de son appui des politiques de développement (DPO) pour Madagascar.

    ⭕Pour la BAD, les autorités malgaches pourraient revoir à la hausse le taux général de redevance de 2%, et la participation de l’État au capital des sociétés minières. L’adoption récente du nouveau code minier en juin dernier, la mise en place d’un système fiscal efficace et transparent, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement du dialogue public-privé devraient en tout cas permettre à l’État de générer davantage de recettes publiques du secteur minier. « Ces recettes devraient servir à financer des investissements publics catalyseurs d’investissements verts », lance cette institution financière.

    ⭕L’Etat entend s’armer des dispositifs juridiques nécessaires pour permettre de réaliser les actions tendant à faire du secteur minier un pilier de l’émergence de Madagascar. Et pour l’administration minière, la refonte du Code minier s’est présentée comme une réponse équilibrée aux multiples enjeux et aux nouveaux défis du secteur.

    Photo d’illustration

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le titre de docteur honoris causa de l’Université de Lleida remis à Manassé Esoavelomandroso au cours d’une cérémonie hybride à l’Université d’Antananarivo ce mercredi

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le titre de docteur honoris causa de l’Université de Lleida remis à Manassé Esoavelomandroso au cours d’une cérémonie hybride à l’Université d’Antananarivo ce mercredi

    Antananarivo, 16 Octobre, 7h32 – Une cérémonie exceptionnelle ce mercredi à l’Université d’Antananarivo. Celle-ci sera l’hôte de la cérémonie de remise du titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Lleida en Catalogne, Espagne à l’historien Manassé Esoavelomandroso, ancien directeur du département d’Histoire.

    ⭕La cérémonie se tiendra à la salle des présidents de l’Université à partir de 14h ce 18 décembre, indique l’invitation distribuée par la Mention Histoire de la Faculté des Lettres et des sciences humaines. Elle sera précédée dans la matinée d’un séminaire sur le thème de « Madagascar à la fois une île et un archipel. Mémoire de la Grande île et diversité dans l’histoire globale ». Ce séminaire, qui se tiendra également en hybride, à la salle Victor Siurana de Lleida et à l’Amphi 24 de la FLSH à partir de 10h30, verra la participation des universitaires malgaches et espagnols des deux universités.

    ⭕Manassé Esoavelomandroso est le premier Africain sacré docteur Honoris causa de l’Université de Lleida (Catalogne). Il est, avec Léopold Sedar Senghor, Desmond Tutú, Dorcas Muthoni, Graça Machel et Nelson Mandela, l’un des rares Africains à recevoir cette distinction des universités d’État en Espagne, et l’un des premiers à être reconnu pour ses activités scientifiques. Le titre lui est d’ailleurs remis en reconnaissance à « ses travaux en faveur de la valorisation de la place de l’histoire de l’Afrique et de la réécriture de l’histoire de Madagascar à l’aune de l’héritage de l’historiographie coloniale, ainsi que l’appropriation des études de développement, réalisée avec l’Université de Lleida ». Il lui est également octroyé à titre d’hommage pour son « œuvre dans la conscientisation du rôle fondamental de l’Afrique au sud du Sahara dans l’histoire, le passé, le présent et le futur de l’Humanité ».

  • Les services BPO engagent des centaines d’entreprises, représentant actuellement plus de 15 000 emplois

    Les services BPO engagent des centaines d’entreprises, représentant actuellement plus de 15 000 emplois

    Antananarivo, 15 Octobre, 19h45 – Un secteur en pleine expansion. L’externalisation des processus d’affaires ou Business process outsourcing (BPO) engage environ 230 entreprises. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) estime que ce secteur représente à ce jour 15 000 emplois. 51% de ces salariés traitent de données informatiques, 31% sont des centres de relation client et 18% concernent la gestion d’appels et de données, indique ce département dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028.

     

    Les services BPO figurent actuellement parmi les métiers les plus pratiqués dans le secteur du numérique. Selon le MNDPT, ils emploient principalement les femmes et les jeunes, dont l’âge moyen pour les salariés non-cadres, qui représentent 85% des effectifs d’un centre d’appels, est de 24 ans. L’âge moyen pour les salariés cadres est pour leur part de 29 ans, détaille ce ministère.

     

    La Grande île est, par ailleurs, devenue depuis une vingtaine d’années un acteur important de l’industrie mondiale de l’externalisation de processus métiers. Le MNDPT avance le plan fiscal concernant les entreprises qui y opèrent et l’excellence des ressources informatiques parmi les facteurs déterminants ayant contribué à cette performance. Et le BPO est un des métiers numériques dans lequel se concentre un volume important d’Investissements directs étrangers (IDE).

     

    A l’heure actuelle, le secteur du numérique, regroupant les BPO, les télécommunications, les entreprises de services numériques, génèrerait environ 23 000 emplois directs soit 3,4% des emplois formels au niveau national. Ils enregistrent environ 365 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, soit environ 2% du PIB national, rapporte le MNDPT. Le potentiel du pays en termes de création dans le secteur du numérique est par ailleurs de 25 000 emplois directs. Et il pourrait représenter à plus de 6% du PIB de Madagascar en 2028, avance le Plan stratégique du numérique malgache.

     

    Le MNDPT se veut optimiste quant aux importantes possibilités de transformation numérique à Madagascar. Le pays dispose, selon ce département, d’un fort bassin de talents en matière de développement de logiciels, qui est alimenté par environ 500 à 600 ingénieurs informatiques obtenant chaque année leur diplôme. Celui-ci parle également du dynamisme du secteur privé des TIC qui peut être mis à profit pour fournir des services numériques adaptés aux besoins de la population.

     

    Photo : Pixabay

  • BASKETBALL – La Team Antananarivo termine troisième du World Tour Shanghai Masters 2003 

    BASKETBALL – La Team Antananarivo termine troisième du World Tour Shanghai Masters 2003 

    BASKETBALL – La Team Antananarivo termine troisième du World Tour Shanghai Masters 2003

     

    Antananarivo, 15 Octobre, 18h30 – Belle performance de la Team Antananarivo au 3×3 World Tour Shanghai Masters. Le classement final place l’équipe malgache troisième sur les 12 participants. Celle-co fait partie du tiercé gagnant, derrière Ulaanbaatar de la Mongolie, vainqueur du tournoi et tombeur de l’équipe malgache en demi-finale, et Liman Huishan de la Serbie. Derrière Antananarivo se trouve Omaha des États-Unis.

     

    Selon les organisateurs du tournoi, il s’agit de la meilleure performance jamais enregistrée par une équipe africaine à un 3×3 Masters. La qualification malgache pour les demi-finales constitue déjà un événement historique pour Madagascar, certes, mais aussi pour l’Afrique, peut-on aussi lire sur la page Facebook de Fiba 3×3.

     

     

  • CULTURE – Un droit d’entrée de 1 500 ariary par visiteur pour accéder au salon du livre flottant Logos Hope

    CULTURE – Un droit d’entrée de 1 500 ariary par visiteur pour accéder au salon du livre flottant Logos Hope

    Antananarivo, 15 Octobre, 16h45 – Les habitants d’Antsiranana peuvent venir visiter le navire Logos Hope, le salon de livres flottant, à partir du 27 octobre jusqu’au 12 décembre. Pour accéder à ce salon, un droit d’entrée de 1 500 ariary est demandé aux visiteurs âgés de 13 à 64 ans. Les enfants âgés de 12 ans et moins, ainsi que les personnes âgées de 65 ans et plus pourront accéder gratuitement au salon.

     

    Plus de 5 000 livres autour de différentes thématiques sont disponibles à bord du Logos Hope. Outre la lecture et l’achat des livres, différentes activités sont proposées sur le navire. Les visiteurs peuvent y rester toute la journée.

     

    Durant son escale à Antsiranana, le Logos Hope sera ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 18h et le dimanche de 13h à 19h. Après Antsiranana, le navire Logos Hope fera également escale à Toamasina du 17 novembre au 12 décembre.

     

    Photo : Logos Hope

  • SANTÉ – La clinique Ave Maria d’Antsirabe dotée d’équipements de mammographie

    SANTÉ – La clinique Ave Maria d’Antsirabe dotée d’équipements de mammographie

    Antananarivo, 15 Octobre, 12h45 – Une contribution à la lutte contre le cancer du sein. L’ambassade du Japon à Madagascar a remis un appareil de mammographie avec imprimante à la clinique Ave Maria, vendredi dernier. Il s’agit de la concrétisation de l’accord de partenariat, signé entre l’Ambassade du Japon et cette clinique en février 2023. Cet équipement devrait permettre aux habitants de la région du Vakinankaratra de se faire dépister du cancer du sein sans avoir à se déplacer dans la Capitale.

     

    La valeur de cette mammographie avec un numériseur s’élève à 300 000 000 d’ariary environ. Le projet entre dans le cadre du programme d’aide « APL : Aide aux micro-projets locaux en faveur de la sécurité humaine », de l’ambassade du Japon. Ce partenariat entre la clinique Ave Maria bénéficie et du gouvernement du Japon n’est pas une première. En 2019, le centre a déjà reçu un financement japonais pour l’acquisition des matériels d’échographie, d’automate biochimie et d’automate hématologie.

     

  • Une croissance qui se stabilise à 4% et une inflation maintenue à 10,5% pour Madagascar cette année, selon les prévisions de la Banque Mondiale

    Une croissance qui se stabilise à 4% et une inflation maintenue à 10,5% pour Madagascar cette année, selon les prévisions de la Banque Mondiale

    Antananarivo, 14 Octobre, 12h10 – Des projections qui paraissent optimistes. Après s’être progressivement redressée après un ralentissement à 3,8%, la croissance économique de Madagascar devrait poursuivre son redressement et se stabiliser à 4% cette année, selon la Banque Mondiale. Et ce, avant de s’accélérer pour atteindre environ 4,7% en 2024-2025, expose cette institution financière dans le profil pays de la Grande île qu’elle a mis à jour au mois de septembre.

     

    La Banque africaine de développement (BAD), de son côté, avait prévu une croissance de 4,2% en 2023 et 5% en 2024. Celle-ci a toutefois exposé, dans son rapport pays pour Madagascar des perspectives économiques en Afrique, que cette prévision est sujette à des risques comme la hausse des prix des produits de l’énergie et des denrées alimentaires, les chocs climatiques, le durcissement des conditions financières mondiales, et les tensions sociopolitiques qui pourraient survenir lors de l’élection présidentielle prévue en novembre 2023.

     

    Les projections de ces deux institutions financières sur la croissance économique de la Grande île sont inférieures aux 4,9% avancé par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans la loi des Finances initiale 2023. Ce département avait d’ailleurs déjà anticipé des révisions sur les projections de croissance de Madagascar pour cette année dans sa Revue de milieu de l’année (RMA).

     

    Les pressions inflationnistes se sont par ailleurs intensifiées, selon la Banque mondiale, en indiquant que l’inflation globale enregistrée pour le pays était passée de 6,9% en juin 2022 à 11,3% en juin 2023. Pour cette institution de Bretton Woods, l’inflation devrait se maintenir à 10,5% en 2023 pour Madagascar, avant de se modérer pour atteindre environ 8,5% en 2024-2025.

     

    Le MEF a fait part d’une amélioration de la situation, en rapportant un recul de l’inflation et qui a été maintenue à 9,5% au second semestre après avoir atteint un pic de 12,4% au mois de mars. La hausse de 4,9% de l’IPC depuis le début de l’année pourrait cependant laisser présager un taux d’inflation atteignant les 10% à la fin de l’année, avance le MEF dans la RMA.