Catégorie : Actualité

  • Le Seces Antananarivo décide de poursuivre le mouvement « université morte » jusqu’au lundi 31 juillet

    Le Seces Antananarivo décide de poursuivre le mouvement « université morte » jusqu’au lundi 31 juillet

    Antananarivo, 27 Juillet, 14h45 – Les cours ne reprennent toujours pas à Ankatso. La branche Antananarivo du syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants décide d’étaler une nouvelle fois le mouvement d’université morte après une assemblée générale qui s’est tenue mercredi. Elle décide d’arrêter tout travail d’enseignement et de recherche jusqu’au lundi 31 juillet. Une nouvelle assemblée se tiendra à cette date pour décider de la suite du mouvement.

    Le Seces Antananarivo indique que ses nombreuses revendications restent insatisfaites à ce jour. « Nous constatons que l’Etat se réveille et qu’il y a des efforts faits. Une rencontre a eu lieu entre les ministères concernés mardi dernier et nous avons rencontré le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique vendredi. Mais cela ne veut pas dire que nos revendications ont été satisfaites », indique le professeur Sammy Grégoire président du Seces. Le syndicat a par ailleurs brandi puis accroché sur le portail de l’Université d’Antananarivo une banderole réclamant le départ des responsables étatiques incompétents.

    Mercredi dans la matinée, le Seces Tana a également rencontré les représentants des étudiants afin de leur faire part des raisons de leur grève. Ceci afin de ne pas laisser les étudiants dans l’ignorance, explique le président du Seces. Il n’a pas été envisagé de demander aux étudiants de rallier la cause, précise-t-il. « Nous n’avons pas besoin d’aide dans nos revendications », indique le responsable. « Le syndicat a été mis en place pour défendre les droits des enseignants chercheurs donc nous les réclamons », ajoute-t-il.

  • MOUVEMENT SOCIAL – L’intersyndicale de la Cnaps allège sa grève et rouvre les bureaux de 8h à 12h

    MOUVEMENT SOCIAL – L’intersyndicale de la Cnaps allège sa grève et rouvre les bureaux de 8h à 12h

    Antananarivo, 27 Juillet, 13h25 – La grève se poursuit mais s’allège. Les usagers de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) seront de nouveau reçus normalement auprès des bureaux et agences de l’établissement tous les jours de 8h à 12h pour une durée indéterminée. La réouverture partielle a été décidée par l’intersyndicale de la Cnaps lors d’une nouvelle assemblée générale qui s’est tenu ce jeudi.

    D’après Lala Tovohery Hajaina, délégué syndical auprès de la Cnaps, la décision d’alléger la grève est consécutive à une rencontre avec Richard Jean Bosco Rivotiana, ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales mercredi après-midi et jusqu’à tard dans la soirée. Le membre du gouvernement s’est dit « prêt à trouver des solutions à nos revendications », confie notre interlocuteur. A l’entendre, “le ministre s’est engagé solennellement à parler au ministre en charge des Finances pour alléger la restriction budgétaire imposée à la Cnaps et à parler le plus vite possible au président de la République en vue de nommer un nouveau directeur général”, indique le syndicaliste.

    La réouverture partielle a ainsi été décidée en attendant la concrétisation des engagements du ministre à en croire le syndicat. “Nous avons déjà communiqué notre décision au ministre”, ajoute-t-il. Les syndicalistes n’ont pas posé d’ultimatum ni de délai mais promettent de se réunir au cas où la situation n’évolue afin de prendre de nouvelles mesures.

    La réunion de mercredi avec le ministre a vu la présence du conseil d’administration de la Cnaps, du comité de direction et de représentants du personnel de la Cnaps. José Randrianasolo, président du conseil d’administration espère aussi que le ministre tient ses engagements et qu’une nomination rapide d’un nouveau directeur général a lieu dans les délais les plus brefs. “Chacun a déjà fait sa part, que ce soit le CA, le cabinet de recrutement et le comité de direction, on n’attend plus que le conseil des ministres” , explique-t-il. “La nomination d’un nouveau directeur général résoudra à 90% les problèmes liés à la caisse”, conclut-il.

    Bien que la Cnaps ait décidé de fermer les bureaux depuis le 13 juillet, un service minimum a toujours continué pour recevoir les dossiers déposés par les cotisants durant quelques heures par jour.

  • ORDRE PUBLIC – La gestion de la période électorale parmi les objectifs du Forum interrégional sur la défense et la sécurité

    ORDRE PUBLIC – La gestion de la période électorale parmi les objectifs du Forum interrégional sur la défense et la sécurité

    Antananarivo, 27 Juillet, 12h55 – Le gouvernement met les bouchées doubles pour maîtriser l’insécurité, surtout à l’approche de la période électorale. Mercredi, à Ampahibe, les ministres en charge de la défense accompagnés de plusieurs autres membres du gouvernement ont annoncé la tenue les 3 et 4 août prochain du Forum interrégional sur la défense et la sécurité à Morondava. Il s’agira de prendre le pouls et mettre en place des stratégies pour lutter efficacement et durablement contre l’insécurité.

    La quiétude et la paix en période électorale font aussi partie des objectifs visés, à en croire le général Josoa Rakotoarijaona, ministre de la Défense nationale. “Comme vous le savez, il va y avoir des élections donc la population a besoin de se sentir en sécurité sinon comment est ce que la population va pouvoir exprimer sa voix s’ il y a des troubles dans le pays”, indique l’officier général aux hauts responsables des forces de l’ordre présents. “C’est aussi pour cela que nous allons effectuer ce forum”, explique-t-il.

    Ce forum verra la participation des quatre régions limitrophes à savoir les régions Melaky, Atsimo Andrefana, Vakinankaratra et Bongolava. “Nous avons choisi Morondava car, vous le savez, c’est l’une des zones rouges à Madagascar en termes d’insécurité” , poursuit le général quatre étoiles. “Nous y avons perdu des gendarmes, des policiers et des militaires”, regrette-t-il.

    Ce forum n’est qu’un début. D’autres forums de ce type seront aussi menés dans d’autres régions. Les idées et les avis recueillis lors de ce forum seront utilisés pour les autres qui suivront, expliquent les responsables.

    Photo : MDN

  • Sommet Russie-Afrique : Yvette Sylla et Herimanana Razafimahefa à  Saint-Pétersbourg

    Sommet Russie-Afrique : Yvette Sylla et Herimanana Razafimahefa à Saint-Pétersbourg

    Antananarivo, 27 Juillet, 12h15 – Madagascar répond présent au deuxième Sommet Russie-Afrique qui ouvre ses portes ce jeudi. La délégation malgache dirigée par Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères, et Herimanana Razafimahefa, président du Sénat, sont actuellement sur place pour participer à l’événement.

    Le sommet se tiendra à Saint-Petersburg pendant deux jours et réunira 49 représentants d’État et de gouvernement africains. Une vingtaine de chefs d’Etat africains sont attendus contre alors qu’ils étaient 43 lors du premier sommet en 2019. Le président de la République Andry Rajoelina, également de la partie en 2019, n’a cette fois-ci pas fait le déplacement.

    Pour la Russie, il s’agit de consolider ses relations avec ses partenaires africains dans de nombreux domaines, notamment politique mais aussi économique. Le forum économique et humanitaire a pour objectif de définir le développement à long terme ainsi que la direction et la forme de la coopération russo-africaine.

    En plein contexte de guerre en Ukraine, de nombreuses questions sont attendues durant le sommet. Il en est ainsi de la question de la livraison de blé sur le continent, une question cruciale pour de nombreux pays africains. La question de l’armement et de la présence du groupe Wagner sur le continent devrait aussi être évoquée.

    Par rapport à la guerre en Ukraine, Madagascar a toujours mis en avant sa neutralité sur le sujet et s’est plusieurs fois abstenu de voter les résolutions onusiennes condamnant le geste de la Russie. En février 2023, la Grande île a néanmoins voté pour une résolution appelant le retrait immédiat et sans conditions de troupes russes en Ukraine. Le 12 octobre, Madagascar avait aussi adopté une résolution qui avait condamné les « annexions illégales » par la Russie de quatre régions ukrainiennes ainsi que les « référendums illégaux » sur lesdites régions, mais cette position avait coûté son poste au ministre des Affaires étrangères de l’époque, Richard Randriamadrato.

  • JUDO – 18 pays participent aux championnats d’Afrique juniors et cadets à partir de ce jeudi à Antananarivo

    JUDO – 18 pays participent aux championnats d’Afrique juniors et cadets à partir de ce jeudi à Antananarivo

    Antananarivo, 27 Juillet, 9h55 – C’est parti pour les championnats d’Afrique de judo juniors et cadets. Les meilleurs judokas des 18 pays du continent vont se retrouver pour ce sommet des jeunes qui se tiendra au Palais des sports et de la culture à Mahamasina ce jeudi jusqu’à dimanche.

    L’Algérie, l’Angola, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, les Comores, l’Egypte, le Gabon, la Guinée, le Kenya, Madagascar, le Maroc, le Maurice, le Niger, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Tunisie et le Zimbabwe ont répondu présents pour ces championnats d’Afriques des jeunes.

    Pour Madagascar, l’objectif est de rafler le maximum de médailles sur son territoire. La Grande île alignera des combattants dans toutes les catégories. En tout, 36 judokas malgaches vont monter sur le tatami du Palais des sports dans les deux catégories. Il y a 18 combattants juniors et 18 cadets.

    A en croire Mamy Randriamasinoro, directeur technique national, les championnats debuteront par les éliminatoires des juniors ce jeudi matin, et se poursuivront par les phases finales dans l’après-midi. Les combats par équipe se tiendront ce vendredi pour les juniors pour ce sommet africain des jeunes. Ces championnats s’enchaînent avec les cadets, ce samedi et dimanche.

    Le tirage au sort du tournoi s’est déroulé, ce mercredi à l’hôtel Ibis, Ivandry, pour la catégorie junior. Les cadets se tiendront ce jeudi.

     

  • TRANSPORT EN COMMUN – Cinq mégawatts d’énergie solaire pour alimenter le fonctionnement du train urbain 

    TRANSPORT EN COMMUN – Cinq mégawatts d’énergie solaire pour alimenter le fonctionnement du train urbain 

    Antananarivo, 27 Juillet, 8h15 – Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) estime le besoin en énergie pour le fonctionnement du Train urbain (TU) à 5 MW. Les études sur l’emplacement de la centrale solaire qui fournira ce besoin sont actuellement effectuées par la Jirama, indique ce département à l’issue d’une descente de plusieurs responsables pour constater l’évolution de ce projet de transport par voie ferrée, mercredi.

    La Jirama a déjà entrepris les études sur la manière de raccorder les huit gares traversées par le train urbain sur son réseau de distribution d’électricité, ainsi que celle sur leur alimentation en énergie via cette centrale solaire. La compagnie nationale est également en train de rassembler les équipements nécessaires et va procéder à l’électrification de ces gares, poursuit encore le ministère.

    En attendant, le tain urbain qui est prévu être mis en service à partir du mois d’août fonctionnera au gasoil. Il tournera entièrement avec de l’énergie solaire dans un avenir proche, rassure le ministère. Celui-ci rappelle que la ligne de 12 km entre Soarano et Amoronakona compte quatre stations et quatre sous stations.

    Plusieurs travaux ont été entrepris sur la première ligne de ce projet de train urbain. Ceux-ci ont concerné les rails, les barrières de sécurité ou encore les gares, avec un niveau d’achèvement très avancé. La descente effectuée par les responsables du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, du ministère des Transports et de la météorologie, de la Commune urbaine d’Antananarivo, de la Jirama ou encore de la société Madarail leur a permis de constater l’évolution de ce grand chantier.

    Pour les autorités, ce train urbain devrait contribuer à améliorer la mobilité urbaine. Il devrait également aider à alléger les embouteillages dans le Centre-ville.

     

  • ENVIRONNEMENT – De nouvelles investigations sur les crimes environnementaux dans la première édition du magazine Malina Le Mag

    ENVIRONNEMENT – De nouvelles investigations sur les crimes environnementaux dans la première édition du magazine Malina Le Mag

    Antananarivo, 27 Juillet, 7h10 – “Trandraka by Malina” tire sa révérence, “Malina Le Mag” prend le relais. Ce nouveau magazine dédié à l’investigation sur les affaires de corruption à Madagascar a été officiellement présenté ce jour au Cinepax. “Le magazine sera publié tous les six mois car les investigations prennent parfois quatre à six mois”, explique Mialisoa Randriamampianina, rédactrice en chef de Malina.

    Le premier numéro intitulé “Espèces sauvages de Madagascar : L’éternelle traque” traite en grande partie des affaires liées au trafic des espèces sauvages à Madagascar. L’on y traite, entre autres, de l’affaire de coupe illégale de bois précieux à Maroantsetra ou encore de l’affaire de trafic de tortue dans le Sud de la grande île en passant par l’affaire de trafic de bois qui éclabousse une parlementaire.

    A part les crimes environnementaux, d’autres affaires font aussi l’objet d’investigations dans ce premier numéro, notamment, l’affaire de détournements des ristournes de QMM ou les affaires de corruption sexuelle à l’Université de Maninday à Toliara.

    Comme son prédécesseur, Malina Le Mag est produit par le réseau de journalistes d’investigation Malina devenu aujourd’hui une ONG. L’ONG travaille toujours avec Transparency International, son soutien de toujours et est soutenu par de nombreux partenaires à l’instar de la Fondation Friedrich Ebert (FES), de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), le projet Countering Corruption and Wildlife Trafficking (CCWT), et l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ).

    Le magazine Malina Le Mag sera toujours distribué gratuitement. “Nous allons les déposer dans différents endroits dont certains ciblés spécialement comme l’assemblée nationale mais tous les articles seront disponibles sur le site web du Magazine”, précise la rédactrice en chef.

  • SPORTS – Fabio Rakotoarimanana et Laura Rasoanaivo seront les porte-drapeaux malgaches aux Jeux de la Francophonie

    SPORTS – Fabio Rakotoarimanana et Laura Rasoanaivo seront les porte-drapeaux malgaches aux Jeux de la Francophonie

    Antananarivo, 26 Juillet, 13h17 – Les porte-drapeaux malgaches aux Jeux de la Francophonie à Kinshasa sont connus. Fabio Rakotoarimananana, pongiste est désigné pour porter le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture tandis que Laura Rasoanaivo le fera pour la cérémonie de clôture, indique Haja Resampa, ministre de la Jeunesse et des sports en marge de la cérémonie de signature des conventions avec les partenaires des Jeux des îles à Mahamasina, ce mercredi.

    ⭕Madagascar a des objectifs fermes pour ces jeux de Kinshasa : rentrer avec des résultats. « Nous participons pour gagner », martèle le membre du gouvernement qui veut en finir avec l’adage « l’important, c’est de participer ». « Les athlètes choisis sont les meilleurs pour apporter des résultats à Madagascar”, poursuit-il.

    ⭕André Haja Resampa officialise l’absence des athlètes handisports et des footballeurs dans la délégation malgache pour cette neuvième édition des Jeux de la Francophonie. Une partie de la délégation est prévue quitter Madagascar cette semaine. Les derniers membres à quitter le pays seront les judokas qui participent encore aux championnats d’Afrique juniors. Ils sont prévus rejoindre l’équipe nationale en République democratique du Congo, ce samedi. Les Jeux de la Francophonie débuteront le 28 juillet et se clôtureront le 6 août.

    Photo : Laura Rasoanaivo

  • NIVEAU DE DEVELOPPEMENT – Madagascar reste dans la catégorie des économies à faible revenu, selon la nouvelle classification des pays établie par la Banque mondiale pour l’exercice 2024

    NIVEAU DE DEVELOPPEMENT – Madagascar reste dans la catégorie des économies à faible revenu, selon la nouvelle classification des pays établie par la Banque mondiale pour l’exercice 2024

    Antananarivo, 26 Juillet, 9h08 – Madagascar, comme le Mali, le Burundi ou encore le Rwanda, est parmi les 26 pays qui restent dans la catégorie des économies à faible revenu. C’est ce qui ressort de la nouvelle classification des pays, en fonction de leur revenu, que la Banque mondiale a établie pour l’exercice 2024. C’est cette classification qui sera tenu en compte à partir du second semestre de cette année jusqu’au premier semestre de l’année prochaine.

    ⭕La Banque mondiale actualise chaque année cette classification au début du mois de juillet, en fonction du Revenu national brut (RNB) par habitant de l’année calendaire précédente. Ce RNB correspond à la somme des revenus des résidents d’une économie sur une période donnée. La Banque mondiale a relevé les seuils de revenu pour l’exercice 2024 par rapport à l’exercice 2023. Pour les pays à faible revenu, dans lesquels figure Madagascar, ce seuil est par exemple passé de 1 085 à 1 135 dollars. Celui pour les pays à revenu élevé passe de 13 205 à 13 845 dollars.

    ⭕La valeur la plus récente du RNB par habitant de Madagascar était celle de l’année 2022 qui était de 510 dollars. Et si on se réfère aux données sur les comptes nationaux de la Banque mondiale, c’est la plus haute valeur que la Grande île a enregistré en termes de revenu national brut par habitant. Le pays a enregistré ce même niveau en 2019 et en 1982. Des efforts restent ainsi à déployer pour Madagascar car pour accéder au niveau supérieur qui est celui des pays à revenu inférieur intermédiaire, il doit avoir un RNB par habitant compris entre 1 136 et 4 465 dollars si l’on s’en tient à cette nouvelle classification.

    ⭕La Banque mondiale avait par ailleurs estimé à 81,6% le taux de la population malgache vivant en dessous du seuil de pauvreté qui est fixé à 2,15 dollars par jour en 2022. Toutes ces personnes sont considérées comme vivant dans l’extrême pauvreté, indique l’institution de Bretton Woods.

    ⭕La plus forte concentration de pauvreté est enregistrée dans les trois régions administratives de la Grande île que sont l’Anosy, l’Androy et l’Atsimo Andrefana, précise la Banque mondiale dans le document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar. 91% de la population dans cette partie Sud du pays vivent en dessous du seuil de la pauvreté, selon les estimations de cette institution financière.

    ⭕Le sous-investissement chronique du gouvernement central est notamment avancé parmi les principales causes ayant conduit cette partie de l’île à prendre du retard par rapport au reste du pays. Ces régions sont vulnérables aux chocs naturels répétés et la pandémie de COVID-19 a mis à rude épreuve les moyens de subsistance et le développement humain et a accru la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire, expose la Banque mondiale.

    ⭕Les perspectives sont peu reluisantes. Le taux de croissance de Madagascar devrait se stabiliser mais les pressions inflationnistes resteront cependant relativement élevées. La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,0% cette année pour Madagascar. L’inflation, pour sa part, se situera en moyenne à 10,5% selon la prévision du Fonds monétaire international (FMI), avancée dans son rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). L’inflation à la fin de 2023 devrait encore atteindre 9,3% après la dissipation de l’effet direct de l’augmentation des prix des carburants en juillet 2022, d’après les estimations du FMI.

  • DIASPORA – 7 millions d’euros de l’AFD pour l’engagement de la diaspora dans le développement de Madagascar

    DIASPORA – 7 millions d’euros de l’AFD pour l’engagement de la diaspora dans le développement de Madagascar

    Antananarivo, 26 Juillet, 8h16 – Engager la diaspora malgache dans le développement de la Grand île. Cela fait partie des objectifs de Madagascar lors de la mise en place de la Lettre de Politique nationale d’engagement de la diaspora malagasy (LPNED) il y a deux ans. Aujourd’hui cela prend forme grâce au projet Tantsoroka ho an’ny Diaspora (Tady) lancé officiellement mardi auprès du ministère des Affaires étrangères (MAE) en présence d’Arnaud Guillois, l’ambassadeur de France à Madagascar.

    ⭕Le projet Tady ambitionne de « créer les conditions favorables à la mobilisation de la diaspora pour le développement socio-économique de Madagascar. Il est financé à hauteur de 7 millions d’euros par l’Agence française de développement et sera mis en œuvre par Expertise France. Il s’agira principalement d’appuyer le ministère des Affaires étrangères. Un renforcement des capacités au niveau central du ministère est prévu mais aussi le renforcement du réseau diplomatique et consulaire dans les territoires à forte présence de la diaspora malgache ou encore le renforcement de la coordination entre le MAE et les autres ministères en charge des questions migratoires.

    ⭕Il s’agit aussi de permettre à la diaspora de co-financer des projets au pays ou de participer à des actions bénévoles. Et finalement le programme aura aussi un volet recherche dans le but d’ instaurer un dispositif de développement des connaissances afin d’alimenter le dialogue de politique publique sur les enjeux de migration.

    Photo : MAE