Catégorie : Actualité

  • INFRASTRUCTURE – Près de 50 % des travaux de la première phase de la voie rapide Antananarivo – Toamasina déjà achevés

    INFRASTRUCTURE – Près de 50 % des travaux de la première phase de la voie rapide Antananarivo – Toamasina déjà achevés

    Le gouvernement dresse un bilan sur l’avancement des travaux de réalisation de la “voie rapide” reliant Antananarivo à Toamasina. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère des Travaux publics, le taux global d’avancement de la première section de cette infrastructure routière majeure atteint désormais les 45,8%.

    Ce premier volet se concentre sur la portion de 80 kilomètres entre Ambodifasina jusqu’à Anjozorobe. Selon le communiqué de ce ministère, 19 kilomètres de route sont déjà recouverts de goudron. Dans le détail, cette avancée concerne principalement les portions stratégiques situées entre le Point Kilométrique PK0 et le PK12, le tronçon reliant le PK14 au PK18, ainsi que la zone comprise entre le PK27 et le PK30.

    L’installation des fondations solides progresse de manière linéaire. 25 kilomètres de couche de base sont d’ores et déjà finalisés, tandis que la couche de fondation s’étend désormais sur 31 kilomètres souligne le communiqué. Sur les 70 kilomètres programmés pour cette étape technique, 55 kilomètres sont déjà considérés comme quasiment achevés. Le ministère précise que la portion comprise entre le PK0 et le PK55 est entièrement terminée, alors que les équipes s’activent pour finaliser les 15 kilomètres restants, localisés entre le PK55 et le PK70.

    Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation avait exprimé dans son émission diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche, l’importance de cette route. Le chantier a été lancé durant la présidence d’Andry Rajoelina en décembre 2023, et le pouvoir actuel ne pense pas l’arrêter.

     

    Photo : MTP

  • Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    L’économie malgache revoit ses ambitions à la baisse pour cette année. Initialement projetée à +4,8%, la croissance est révisée à +3,8%, rattrapée notamment par les réalités climatiques et géopolitiques. C’est une projection avancée par les autorités dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

    Cette révision à la baisse est le résultat de chocs exogènes survenus en début d’année, comme exposé par le ministère de l’Economie et des finances. Ce département évoque les passages successifs et dévastateurs des cyclones Fytia et Gezani qui ont lourdement pénalisé le secteur primaire en ravageant les cultures, tout en paralysant le secteur industriel à la suite des graves dommages matériels infligés au réseau électrique de Toamasina et au complexe minier d’Ambatovy.

    À cette crise climatique s’est greffé un choc énergétique mondial lié au conflit en Iran, provoquant un renchérissement du prix du pétrole qui asphyxie la production thermique et pèse sur les coûts industriels. Le MEF parle également de la suspension prolongée des vols de la compagnie Fly Emirates en provenance de Dubaï, causée par les restrictions de l’espace aérien régional, qui a brutalement freiné l’élan du secteur touristique.

    Pour le secteur primaire, le ministère de l’Economie révise alors à la baisse à +4% sa projection initiale très optimiste de +6,4% dans la loi des finances initiale (LFI) 2026. Un coup de frein qui s’explique, selon ce département, par les dégâts majeurs causés par les deux cyclones sur “l’agriculture”, dont la croissance se tasse à +4,1 %. “L’élevage et la pêche” devraient également afficher un léger repli à +4,0 % contre +4,3 % initialement. Ces impacts globaux devraient néanmoins être amortis par les mesures d’urgence prises par l’État, telles que la distribution de semences homologuées et l’extension des périmètres irrigués.

    Le secteur secondaire subit la révision la plus brutale, s’effondrant à +1,9 % alors que la LFI tablait sur +3,3 %. Ce décrochage est principalement imputable à la “branche extractive” qui s’écroule à +0,6 %, contre +4,5 % prévus, en raison de l’arrêt forcé du site d’Ambatovy après le passage du cyclone Gezani et de la baisse de la demande de titane. De même, “l’énergie” devrait stagner à 0,0 % au lieu des +1,3 % espérés sous l’effet notamment du choc pétrolier iranien. Mais le MEF estime que cette contre-performance globale devrait être atténuée uniquement par le sursaut spectaculaire du “textile” qui bondit à +4,0 %, contre +1,2 % en LFI, grâce à la diversification de ses marchés.

    Le secteur tertiaire présente pour sa part une trajectoire contrastée par rapport aux prévisions initiales. D’un côté, la branche des “hôtels et restaurants” subit un véritable crash par rapport aux ambitions de la LFI, tombant à +6,1 % de croissance contre les +15,0 % initialement programmés. De l’autre, deux branches surperforment largement la LFI. Il y a le “BTP” qui grimpe à +9,0 %, contre +7,3 %, pour répondre à l’urgence de la reconstruction et des grands chantiers. Il y a également les “postes et télécommunications” qui s’envolent à +12,2 %, contre +9,5 %, portés par le boom de l’externalisation (BPO), avance le MEF dans ses analyses.

  • REFONDATION – Une réunion restreinte pour le lancement de la concertation nationale du 3 juin

    REFONDATION – Une réunion restreinte pour le lancement de la concertation nationale du 3 juin

    Un ajustement en cours. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, annonce une rencontre limitée à sept personnes pour le lancement de la conférence nationale du 3 juin.
    “Il y avait des invitations qui avaient déjà été lancées. Mais nous allons commencer par une réunion entre les quatre [chefs d’Eglise] au sein du Conseil chrétien des Eglises (FFKM), le Premier ministre [Mamitiana Rajaonarison], la ministre de la refondation [Hanitra Razafimanantsoa] pour le 3 juin”, dévoile le chef de l’Etat durant son intervention dimanche.

    L’officier supérieur informe que l’“invitation pourrait être reportée ou pas”. “Mais nous, sept, vont débuter la concertation nationale. J’exhorte tout le monde à prendre part [à la conférence nationale] car c’est le moment propice pour changer Madagascar”, encourage-t-il.

    Le chef de l’Etat assure en même temps qu’il n’y aura pas de résolutions préétablies pour la concertation nationale. “Faites-moi confiance. Je ne fais pas partie de la préparation de la concertation nationale. Le Comité technique va à la Primature, l’organisation est confiée au Conseil chrétien des Eglises (FFKM) pour qu’on ne me dise pas que toute l’organisation me revient”, soutient-il.

    Un rendez-vous avait été fixé pour le 20 Mai pour la concertation nationale. Mais le rendez-vous avait été repoussé le 3 juin car il y avait la concertation nationale du FFKM à la même date. Hanitra Razafimanantsoa avait évoqué une question d’organisation pour expliquer le changement de calendrier. La concertation nationale avait été lancée en décembre 2025.

  • TRANSPORT MARITIME – Un pétrolier sous sanctions annoncé comme ayant arboré un faux pavillon malgache intercepté par la France dans l’Atlantique

    TRANSPORT MARITIME – Un pétrolier sous sanctions annoncé comme ayant arboré un faux pavillon malgache intercepté par la France dans l’Atlantique

    Le président français Emmanuel Macron annonce ce lundi l’arraisonnement dans l’océan Atlantique d’un pétrolier sous sanctions internationales en provenance de la Russie. Selon la France, le bâtiment en question avait changé de pavillon à plusieurs reprises au cours de ses activités, et avait déjà arboré le pavillon de Madagascar, mais aussi ceux des Îles Marshall, du Panama et plus récemment du Cameroun. La Russie, de son côté, évoque un acte « à la limite de la piraterie internationale ».

    Le navire, baptisé Tagor, a été arraisonné à plus de 740 kilomètres à l’ouest de la Bretagne par la Marine française. Selon les autorités françaises, le pétrolier est soupçonné d’avoir navigué sous de faux pavillons afin de dissimuler son identité et de contourner les sanctions visant les exportations de pétrole russe et iranien.

    Dans un message publié sur le réseau social X, le président français Emmanuel Macron dénonce les tentatives de contournement des sanctions internationales. “Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine”, déclare-t-il, affirmant que la lutte contre la “flotte fantôme” russe demeure une priorité pour la France.

    Le Tagor provenait du port russe de Mourmansk et se dirigeait vers Limbé, au Cameroun. Les autorités françaises indiquent que le navire affichait alors un pavillon camerounais dont l’authenticité était mise en doute. En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, la Marine française a procédé à une inspection du bâtiment.

    Selon le parquet français, le capitaine du navire, qui s’est présenté comme de nationalité russe, aurait refusé à plusieurs reprises d’obtempérer aux injonctions de la Marine nationale. Une enquête a été ouverte pour non-justification de nationalité du navire, défaut de pavillon et refus d’obtempérer.

    Le pétrolier transporte un équipage de 23 personnes. Il a été escorté vers une zone de mouillage afin de poursuivre les vérifications administratives et judiciaires. Il figure déjà sur plusieurs listes de sanctions, notamment celles des États-Unis, de l’Union européenne et du Royaume-Uni.

    « Nous considérons ces actions comme illégales, à la limite de la piraterie internationale », réagit lundi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien. Il ajoute que « la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos ».

    Cette interception est la quatrième menée par la France contre un navire présenté comme appartenant à la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions occidentales contre la Russie. Les précédentes opérations avaient concerné les pétroliers Boracay, Grinch et Deyna entre septembre 2025 et mars 2026.

    Face à la multiplication de ces pratiques, la France a annoncé en avril dernier son intention de renforcer les sanctions pénales applicables aux navires naviguant sans pavillon valide ou refusant les contrôles en mer.

  • AÉRONAUTIQUE – Grand spectacle et éveil de vocations à l’Aero Expo 2026

    AÉRONAUTIQUE – Grand spectacle et éveil de vocations à l’Aero Expo 2026

    Succès d’affluence pour l’édition 2026 du salon Aero Expo. Vols d’initiation affichant complet et longues files d’attente pour les visites statiques d’aéronefs sur le tarmac. Le public, les yeux rivés vers le ciel, a pu vibrer au rythme des démonstrations dynamiques, incluant des évolutions de drones, des largages de parachutistes et des présentations en vol spectaculaires.
    Sous la coordination du Capitaine Eric Ramiarinjatovo, cet événement a également offert une immersion totale au cœur de l’écosystème aéronautique, permettant aux visiteurs de découvrir une flotte variée d’avions et d’hélicoptères, de tester des simulateurs de vol et d’échanger directement avec les professionnels et acteurs majeurs du secteur. Entre éveil de vocations pour les néophytes et renforcement d’une culture commune pour les passionnés, cette édition a pleinement atteint ses objectifs de rayonnement aéronautique.
    Cette deuxième édition de l’Aero Expo dépasse d’ailleurs le simple cadre d’une exposition, souligne le Général de Brigade Aérienne Toky Fihandrianana Rabemizana, Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air. Et ce, pour s’imposer comme une plateforme stratégique majeure dédiée au ciel, à l’innovation et à la jeunesse.
    Fixant un cap ambitieux, le premier responsable de l’armée de l’air malgache avait rappelé que l’aviation ne se limite pas au transport, mais constitue un véritable levier de modernisation et d’ouverture. Elle s’impose comme un vecteur essentiel de souveraineté nationale, de sécurité, de désenclavement territorial et de développement touristique, tout en stimulant le progrès technologique et la montée en compétences des forces vives du pays, explique-t-il.
    Le salon de l’aéronautique met par ailleurs un point d’honneur à valoriser la jeunesse et les talents de demain en accueillant les phases finales des concours de pilotes et d’agents techniques d’escale (ATE). Ces initiatives phares traduisent une volonté ferme de soutenir la formation d’excellence et de susciter de nouvelles vocations, garantissant ainsi la pérennité et le haut niveau de compétence de la future génération de professionnels du ciel.
  • BASKETBALL 3×3 – Les sélections malgaches débutent face à l’Azerbaïdjan chez les dames et face à l’Autriche chez les hommes au Mondial de Pologne

    BASKETBALL 3×3 – Les sélections malgaches débutent face à l’Azerbaïdjan chez les dames et face à l’Autriche chez les hommes au Mondial de Pologne

    Jour J. La Coupe du monde FIBA 3×3 débute ce lundi à Varsovie, en Pologne, pour les Ankoay hommes et dames. La sélection féminine malgache commence sa campagne face à l’équipe de l’Azerbaïdjan à 18h05, heure de Madagascar, tandis que les hommes affrontent l’Autriche à 18h55.

    Muriel Rahajanirina, Tokiniaina Sambatrarimiora, Minaoharisoa Christiane Jaofera et Ravaka Sarobidy Randriantahiana joueront deux matchs pour cette première journée de la phase de groupes. Après la rencontre face aux Azerbaïjanaises, elles affronteront les Polonaises à 19h55.

    Chez les hommes, Madagascar aura également un deuxième match après celui face à l’Autriche ce lundi. Marco Rakotovao, Elly Randriamampionona, Arnol Solondrainy et Anthony Rasolomanana affronteront les Serbes à 20h45.

    Les deux sélections malgaches seront au repos mardi. Elles reviendront sur le terrain mercredi pour les deux derniers matchs de la phase de groupes. Chez les dames, l’équipe malgache affrontera celle des Pays-Bas et de la République tchèque. Les hommes, eux, joueront contre les Australiens et les Espagnols.

  • FISCALITÉ – Un droit d’accise de 5% sur les abonnements TV proposé dans le projet de loi de finances rectificative 2026

    FISCALITÉ – Un droit d’accise de 5% sur les abonnements TV proposé dans le projet de loi de finances rectificative 2026

    Regarder nos programmes favoris pourrait nous coûter davantage dans les prochains mois. Le gouvernement glisse dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, un projet de Droit d’accise (DA) de 5 % ciblant directement la télévision à péage. C’est une mesure qui est encore à l’état de proposition, mais qui pourrait éventuellement s’inviter sur la facture des abonnés.

    Une télévision à péage, souvent appelée télévision payante ou télévision par abonnement, désigne un service de diffusion de programmes de télévision. Contrairement aux chaînes publiques gratuites ou financées par la publicité, son accès est restreint et conditionné par un paiement.

    Aucun détail sur ce projet n’est avancé dans le PLFR 2026. Mais le fait que la télévision à péage soit soumise à un Droit d’accise, son prélèvement devra s’effectuer au moment de payer, c’est-à-dire que la taxe devrait s’appliquer directement lorsque l’usager règle son abonnement. Ce sont les distributeurs de bouquets TV qui devront collecter ces 5 % sur chaque facture pour les reverser ensuite à l’État. Mais ce n’est qu’un projet pour l’instant.

  • SÉCURITÉ – Les autorités expulsent 64 ressortissants étrangers soupçonnés de skimming, selon le ministre de l’Intérieur

    SÉCURITÉ – Les autorités expulsent 64 ressortissants étrangers soupçonnés de skimming, selon le ministre de l’Intérieur

    Des activités clandestines opérées par des ressortissants étrangers mises à jour. Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, dévoile l’existence d’activités liées au skimming [fraudes et piratage de cartes bancaires] dans la Grande île. “Il est prouvé qu’il y a des Chinois, des Cambodgiens et d’autres qui s’adonnent aux activités de skimming”, affirme le membre du gouvernement lors de la séance d’interpellation avec les députés à l’Assemblée nationale vendredi.

     

    A en croire le ministre, ces suspects “utilisent des matériels sophistiqués dans certains endroits qui arnaquent des gens à l’étranger”. Il indique que “les autorités ont pris des mesures adéquates”, évoquant que “jusqu’à maintenant, 34 individus sont incarcérés” tandis que “d’autres ont été refoulés du territoire”. Il parle de “30 ressortissants du Bangladesh, 15 Indiens, 13 Indonésiens, un Vietnamien et 9 Chinois”.

     

    Le membre du gouvernement répond ainsi à la question posée sur la présence des ressortissants étrangers dans la Grande île. “Nous en avons parlé [avec le ministère de la Sécurité publique]. C’est un dossier délicat”, concède-t-il.

  • DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    Des tracteurs pour les agriculteurs. Des kits de prélèvement sanguin pour les Centres de santé de base CSB 2. Des groupes électrogènes. “Ce sont les collaborations actuellement en cours” et qui ne relèvent pas du domaine militaire avec les Russes, rapporte le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, au cours de l’émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche soir. A cela s’ajoutent les travaux des médecins russes sur l’affaire Ambohimalaza, autant dans les soins et les traitements donnés aux patients encore en vie, que dans la recherche des causes des décès, indique encore le chef de l’Etat.

     

    Dans son intervention, le Colonel Michaël Randrianirina regrette que ces actions ne soient pas visibles. “Nous ne sommes pas aussi bons que ceux d’avant en matière de communication, parce que nous travaillons avec le cœur”, glisse-t-il, pour expliquer que les gens ne voient pas ce que les Russes font déjà à Madagascar en dehors du volet militaire. Il n’’exclut pas non plus que ces activités d’appui non-militaire s’étendent encore. “Nous allons voir la suite si on va en rester avec les armes ou s’il y aura d’autres appuis”, indique-t-il. Mais il souligne au cours de son intervention, que les appuis militaires étaient “les plus urgents” parce que “l’Armée avait été brisée auparavant”.

     

    “Le 25 septembre, certains camps militaires n’avaient plus de munitions”, confie le président de la Refondation. “Les militaires ne pouvaient plus faire leur travail, et ne pouvaient même plus mener des opérations anti-dahalo”, ajoute-t-il, pour illustrer ses propos. “Il était donc urgent de redonner aux militaires la capacité de faire face aux problèmes du pays”, explique-t-il. Et il assure que depuis la coopération avec les Russes, même s’il évoque le secret militaire sur les détails, “les militaires peuvent désormais assumer ce que la population attend d’eux, parce qu’ils disposent d’hélicoptères, de blindés, et de beaucoup de choses”.

     

    Outre les équipements et le matériel militaires, le Colonel Michaël Randrianirina rappelle également les appuis russes en matière de formation des militaires. “Je n’ai pas de garde du corps russes, mais nous avons des instructeurs et des formateurs russes qui donnent des formations aux militaires et aux éléments de la garde présidentielle”. Il estime cela d’autant plus normal que les armes utilisées par les forces de défense et de sécurité sont principalement des armes de marque russe. “Les dernières armes françaises que nous utilisons remontent à 1949”, souligne-t-il.

    Lors de sa récente visite en Russie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a également évoqué des coopérations en matière économique. Il a notamment parlé d’un projet de construction d’une zone économique commune ainsi que d’un site de stockage d’hydrocarbures

     

  • Le Colonel Michaël Randrianirina assure que les décès d’Ambohimalaza en juin 2025 étaient dus à un botulisme

    Le Colonel Michaël Randrianirina assure que les décès d’Ambohimalaza en juin 2025 étaient dus à un botulisme

    “A ce que l’on sait, il s’agit bien de botulisme”. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, est formel. A l’entendre, les dizaines de décès survenus en juin 2025 suite à une ingestion d’aliments contaminés à Ambohimalaza ont été causés par du botulisme. S’appuyant sur les résultats des consultations effectuées par des médecins russes sur l’un des patients encore en vie, le chef de l’Etat souligne au cours de l’émission spéciale diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques que “les personnes concernées avaient été victimes de botulisme”.

    Le président de la Refondation indique néanmoins que “des enquêtes doivent encore être menées pour prouver de quel type de botulisme il s’agit”. “Ce que l’on ne sait pas, c’est s’il s’agit d’un botulisme naturel ou d’un botulisme utilisé comme arme biologique”, affirme-t-il. Il indique que des analyses sont encore nécessaires pour déterminer avec exactitude le type de botulisme. Il demande alors que les échantillons qui sont encore conservés dans un laboratoire en France soient transmis aux autorités “pour que nous puissions déterminer de quel type de botulisme ont été victimes les personnes d’Ambohimalaza”.

    A entendre le Colonel Michaël Randrianirina, les médecins russes ont déjà été envoyés à Ambohimalaza pour faire ces investigations sur le site du drame, mais “tout avait déjà été nettoyé avec du détergent et les lieux ont été transformés en atelier de couture”, regrette-t-il. Il indique même que les dossiers médicaux de l’une des victimes encore en vie ont aussi été amenés par des gens qui ont dit avoir été envoyés par la présidence.

    En 2025, les responsables de l’ancien gouvernement avaient nié que la trentaine de victimes de l’affaire Ambohimalaza aient été victimes de botulisme. Pour eux, les symptômes présentés par les patients et les victimes n’étaient pas ceux de cette maladie. Ils avaient également brandi des résultats d’analyses qui avaient conclu à un empoisonnement au datura et à la belladone. Ils avaient aussi évoqué des conflits familiaux comme mobiles de la thèse qu’ils avaient retenue comme cause des multiples décès.

     

    Photo : Capture d’écran TVM