Catégorie : Actualité

  • ELECTRICITÉ – Le président de la Refondation assure qu’il n’y a quasiment plus de délestage à Antananarivo et ses environs 

    ELECTRICITÉ – Le président de la Refondation assure qu’il n’y a quasiment plus de délestage à Antananarivo et ses environs 

    “Il n’y a plus que des coupures sporadiques”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, assure que les problèmes de délestage sont quasiment résolus à Antananarivo et ses environs. “Je crois qu’il n’y a plus de délestage, nous faisons plutôt face à des coupures dues à la vétusté des équipements”, indique-t-il lors de l’émission spéciale diffusée ce dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques. “Nous faisons des efforts”, souligne-t-il.

     

    Pour les autres régions, le chef de l’Etat soulève surtout le cas d’Antsiranana où la situation reste encore difficile mais où une demi-douzaine de groupes devraient bientôt être envoyés. Mais des groupes électrogènes ont déjà été envoyés dans les régions, rappelle-t-il. Dans une publication publiée vendredi, la Jirama indique que 58 groupes électrogènes ont déjà été déployés dans les régions depuis février. 116 groupes électrogènes devraient être déployés en tout, et leur envoi se poursuit dans les zones enclavées.

  • DROITS HUMAINS – Un magistrat malgache intègre le Comité d’expert des Nations Unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

    DROITS HUMAINS – Un magistrat malgache intègre le Comité d’expert des Nations Unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

    Une première historique pour Madagascar. Le magistrat malgache Fabien Tombohavana intègre officiellement le Comité des Nations Unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW). Il s’agit de la toute première présence de la Grande Île au sein d’un organe conventionnel des Nations Unies dédié aux droits humains.

     

    Le représentant malgache a prêté sa déclaration d’engagement aux côtés de deux autres experts internationaux lors de l’ouverture de la 42e session du Comité, le 28 mai au Palais des Nations à Genève. Il s’est engagé à exercer ses fonctions “en pleine et parfaite impartialité et en toute conscience”, conformément aux principes fondamentaux des Nations Unies. Cette formalité constitue une étape obligatoire avant l’entrée officielle en fonction des membres du Comité, dont le mandat de quatre ans a débuté le 1er janvier 2026.

     

    Pour Fabien Tombohavana, cette élection revêt une portée qui dépasse largement le cadre personnel. Historiquement, il s’agit de la première représentation de Madagascar au sein d’un organe de traité de l’ONU, alors que plusieurs pays y siègent depuis les années 1960. Selon lui, cette présence offre une opportunité précieuse de contribuer à l’amélioration de la protection des droits humains, notamment ceux des travailleurs migrants malgaches et de leurs familles.

     

    Outre les enjeux techniques, cette représentation va améliorer la visibilité de Madagascar sur la scène internationale, à en croire l’expert malgache. De nombreux États accordent une importance stratégique à ces instances, qui permettent d’influencer les débats internationaux et de rapprocher les autorités nationales des experts et décideurs du système onusien, selon ses dires.

     

    Élu en juin 2025 à New York, Fabien Tombohavana rejoint les 14 experts indépendants chargés de veiller à l’application de la Convention internationale sur les droits des travailleurs migrants. Une fierté nationale qui ouvre à Madagascar une nouvelle tribune pour défendre ses intérêts et promouvoir les droits fondamentaux de ses ressortissants à travers le monde.

  • ENRÔLEMENT BIOMÉTRIQUE – Le gouvernement annonce plus de 2,6 millions de personnes enregistrées

    ENRÔLEMENT BIOMÉTRIQUE – Le gouvernement annonce plus de 2,6 millions de personnes enregistrées

    Un objectif dépassé. Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a dressé un bilan concernant le recensement de citoyens dans le cadre du projet Prodigy sur l’enrôlement biométrique. Le pensionnaire de l’immeuble Patte d’éléphant à Anosy rapporte devant les députés dans le cadre de la séance d’interpellation à l’Assemblée nationale ce jeudi, qu’un peu plus de 2 600 000 individus ont pu être enrôlés depuis le lancement du projet au début de l’année.

     

    L’objectif fixé par le gouvernement était de deux millions inscrits jusqu’à 30 Juin. Il reste encore un mois jusqu’à la fin du projet Prodigy. “Ce processus aurait dû débuter il y a déjà trois ans”, fait savoir le ministre. “Le projet Prodigy devait initialement prendre fin en juin 2025, mais nous avons obtenu une prolongation d’un an, ce qui a conduit le gouvernement à décider de lancer définitivement l’opération”, explique-t-il.

     

    Une fois le projet  clôturé c’est le programme Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) de la Banque mondiale qui prendra le relais pour piloter l’opération d’enrôlement biométrique.

     

    La Banque Mondiale a accepté de fournir mille équipements supplémentaires afin d’accélérer le rythme des enregistrements, rapporte le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. Ces matériels resteront basés au niveau des districts, car ce processus d’enrôlement biométrique a vocation à s’inscrire dans la durée, souligne-t-il.

  • ENTREPRENEURIAT – “(Extra)ordinaires” met en lumière des parcours de femmes entrepreneures à travers l’art 

    ENTREPRENEURIAT – “(Extra)ordinaires” met en lumière des parcours de femmes entrepreneures à travers l’art 

    Et si les parcours des femmes entrepreneures étaient racontés autrement? C’est le pari de “(Extra)ordinaires : Les Femmes dans l’Entrepreneuriat” qui met en lumière des trajectoires souvent invisibilisées par le poids des statistiques économiques. Les récits se font alors à travers des portraits photographiques, des textes slamés et des créations artistiques. Cette immersion culturelle, organisée en fin de semaine par Madagascar Entreprises Développement (MED) et ses partenaires, a permis aux femmes entrepreneures de reprendre le pouvoir sur leur propre récit.

     

    L’événement s’inscrit dans un contexte où les femmes représentent 58,1 % des travailleurs à leur propre compte à Madagascar, mais continuent de faire face à des obstacles importants en matière d’accès au financement et de développement de leurs activités. Portée par le projet Mamoa-Itovia, soutenue par le Fonds Metis, l’Agence française de développement (AFD) et l’Institut européen de coopération et de développement (IECD), l’initiative entend valoriser l’entrepreneuriat féminin sous un angle plus humain, en donnant à voir les réalités, les défis et les réussites qui se cachent derrière les données économiques.

     

    “L’art nous permet de sortir les femmes entrepreneures de la seule image de la vulnérabilité pour mettre en avant leur force de résilience, leur créativité et leur leadership concret sur le terrain”, explique Landry Randriamanantena, directeur exécutif de Madagascar Entreprises Développement. Selon lui, cette approche vient compléter les dispositifs d’accompagnement économique en renforçant la confiance en soi des bénéficiaires.

     

    Les œuvres présentées sont le fruit d’un travail de co-création mené avec des artistes locaux, notamment le photographe Fidisoa Ramanahadray et le collectif de slameuses Vav’y. Ensemble, ces artistes ont transformé des expériences entrepreneuriales parfois marquées par les difficultés en récits porteurs d’espoir et de perspectives. “En intégrant les arts et la culture dans nos programmes, nous ne faisons pas seulement de l’appui technique, nous accompagnons une réelle transformation sociale qui change le regard porté par la société sur ces actrices du changement”, souligne encore Landry Randriamanantena.

     

    À travers cette démarche, MED et ses partenaires entendent contribuer à renforcer la reconnaissance sociale et économique des femmes entrepreneures, en faisant de leurs parcours des sources d’inspiration et des leviers de développement pour le pays.

  • BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    Une nouvelle mesure fiscale pour le secteur des télécommunications. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) prévoit une réduction du droit d’accise appliqué aux services de télécommunications. Le taux de cette taxe est fixé à 5 %, contre 8% auparavant. Le projet devrait néanmoins encore passer devant le parlement pour examen et adoption avant son application.

     

    D’après le document rectificatif du budget de l’Etat, sont concernées par cette mesure fiscale les communications nationales et internationales par téléphonie et réseaux mobiles, notamment l’accès à Internet, le trafic de voix, les services de messagerie, le transfert de données et les services de connectivité par satellite.

     

    Cette mesure répond en partie aux revendications du secteur, qui avait plaidé pour un allègement de la fiscalité afin de soutenir les investissements et favoriser l’accès aux services numériques. La disposition figure parmi les ajustements fiscaux proposés par le gouvernement dans le cadre de la révision budgétaire en cours. La réduction du droit d’accise constitue une avancée pour les opérateurs télécoms, qui réclamaient depuis longtemps un allègement fiscal afin de favoriser l’accès à Internet à Madagascar.

     

    Pas plus tard qu’au mois de novembre dernier, au moment où le bras de fer entre l’Etat et les membres du groupement des opérateurs télécom de Madagascar (GTM) sur le prix de l’internet s’est intensifié, les opérateurs avaient rappelé leur revendication de suppression totale de ce droit d’accise. Ils avaient également demandé la suppression de la taxe sur les transactions mobiles et de celle sur les smartphones à bas prix. Ils avaient alors assuré que ces mesures ne devraient pas entraîner de baisse des recettes fiscales. Ils avaient même promis une hausse des impôts versés à l’État à hauteur de 400 milliards d’ariary.

     

    Le gouvernement qui n’avait pas fermé la porte à un allègement avait souhaité que les économies réalisées grâce à d’éventuelles mesures soient réinvesties, “utilisées dans l’investissement pour améliorer surtout la qualité d’Internet à Madagascar”, avait alors soutenu à l’époque Mahefa Andriamampiadana, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications. “Tout cela dans le but de promouvoir la digitalisation, mais aussi d’assurer l’inclusion numérique pour tous”, avait-il poursuivi.

  • FOOTBALL – Liesse et tensions à Paris après la victoire de PSG en Ligue des champions européenne

    FOOTBALL – Liesse et tensions à Paris après la victoire de PSG en Ligue des champions européenne

    Cris de joie, klaxons, bruits de pétards. Les rues de la capitale française étaient en liesse samedi soir après que son club, le Paris Saint-Germain (PSG) a remporté la finale de la Ligue des champions européenne. Mais cette nuit de liesse a aussi été marquée par des tensions avec plus de 400 interpellations dans tout le pays, dont 283 à Paris et ses environs.

     

    Dès la fin du match, le Parc des Princes, plein à craquer et où la rencontre était diffusée sur six écrans géants, s’est embrasé. Des feux d’artifice sur la pelouse et des cris de liesse sans fin ont accompagné le sacre parisien. « Champions d’Europe », « Ici c’est Paris », « Luis Enrique », « le back-to-back », ont hurlé plus de 48 000 supporters acquis au PSG.

     

    Des cortèges de supporters, vêtus de maillots du PSG, ont convergé vers l’avenue des Champs-Elysées, le lieu traditionnel des manifestations spontanées de joie où la préfecture de police recensait 20 000 personnes en milieu de soirée. Avec 22 000 policiers et gendarmes mobilisés dans tout le pays, dont 8 000 pour Paris et son agglomération, un dispositif de sécurité hors norme a été déployé.

     

    Dans la nuit, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a indiqué que 416 personnes ont été interpellées à l’échelle du pays, dont 283 dans l’agglomération parisienne. Sept policiers ont été blessés, dont un grièvement à Agen selon le ministre, qui a dénoncé des débordement « absolument inacceptables ».

     

    Aux abords du Parc des Princes à Paris, quelque 150 personnes ont tenté de forcer une entrée avant d’être repoussées par les forces de l’ordre, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. Une journaliste de l’AFP présente sur place rapporte des heurts entre policiers et supporters au niveau de la porte de Saint-Cloud, à proximité du Parc. Des mortiers d’artifice ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

     

    Alors que la Tour Eiffel a scintillé samedi soir pour célébrer la victoire, près de 100 000 personnes sont attendues sur le Champ-de-Mars ce dimanche après-midi pour fêter les joueurs et le staff parisiens. Ceux-ci devraient rentrer au bercail pour une méga-célébration après une finale cadenassée et irrespirable qui s’est conclue aux tirs au but. Après être venus à bout des Gunners à la fin de tout à Budapest (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3), les Parisiens communieront avec leurs fans, avant d’être reçus à l’Elysée par le président Emmanuel Macron, puis de retrouver leur Parc des Princes dans la soirée.

     

    Textes et photo AFP

  • MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    231,4 milliards d’ariary. Ce serait le montant des pertes matérielles engendrées par les manifestations, accompagnées de pillages, dans les principales villes de Madagascar entre le 25 septembre et le 17 octobre 2025. Cette estimation est avancée dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

     

    Déjà en octobre 2025, lors d’une rencontre avec les organisations patronales, l’ancien président de la République, Andry Rajoelina, avait alerté sur la gravité de la situation, chiffrant les pertes des deux premiers jours de crise à 200 milliards d’ariary. Il avait également déploré à l’époque la destruction de 2 000 emplois.

     

    Pour la Refondation de la République, le bilan de ces événements dans les grands centres urbains, comme Antananarivo, Toamasina, Antsirabe, Toliara et Antsiranana, ne se limite pas aux pertes matérielles. Ces bouleversements ont provoqué l’interruption ou la destruction partielle de nombreuses activités économiques, peut-on lire dans le projet de loi de finances rectificatives de cette année.

     

    Le secteur privé avait déjà soulevé l’importance d’intégrer les impacts de cette dernière crise comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. Les Groupements estimaient que ses conséquences socio-économiques devaient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances (LFI) 2026.

     

    Un dispositif de soutien financier d’urgence avait été promis en réponse à cette situation à l’époque. Celui-ci était destiné à faciliter la reconstruction et le redémarrage des entreprises sinistrées. Ce plan repose sur l’allègement de la trésorerie des opérateurs économiques à travers l’octroi de crédits à taux zéro et la prise en charge par l’État des intérêts des prêts de reconstruction. En parallèle, des mesures fiscales avaient aussi été annoncées, incluant des subventions ciblées, des allègements fiscaux et des discussions pour des exonérations temporaires afin d’atténuer la pression financière sur le secteur privé.

  • FOOTBALL – Le PSG s’offre une deuxième Ligue des champions d’affilée en battant Arsenal en finale

    FOOTBALL – Le PSG s’offre une deuxième Ligue des champions d’affilée en battant Arsenal en finale

    Le PSG a réussi l’exploit de remporter une deuxième Ligue des champions d’affilée, une première pour un club français, en dominant Arsenal en finale à l’issue de la séance de tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3) samedi à Budapest.

    Paris réédite ainsi la performance du Real Madrid, dernière formation à s’être adjugée deux Ligues des champions d’affilée, les Madrilènes dirigés par Zinédine Zidane ayant même fait mieux avec trois C1 entre 2016 et 2018.

    Arsenal a ouvert le score par Kai Havertz dès la 6ème minute de jeu mais Ousmane Dembélé a égalisé pour Paris sur penalty à la 65e minute. Tout s’est ensuite décanté au cours des tirs au but, le défenseur brésilien d’Arsenal Gabriel ratant sa tentative pour offrir une deuxième étoile aux Parisiens.

    Après un parcours impressionnant et des qualifications de prestige contre des géants comme Liverpool ou le Bayern Munich, les Parisiens ont ainsi brisé le verrou des Gunners, qui n’avaient encaissé que six buts cette saison en C1 avant la finale.

    Après s’être adjugés la Supercoupe d’Europe, la Coupe Intercontinentale, le Trophée des champions et un 14e titre de champion de France, les joueurs de Luis Enrique ont donc ajouté un nouveau trophée à leur palmarès cette saison.

    Luis Enrique s’offre de son côté une troisième Ligue des champions en tant qu’entraîneur après celles de 2015 (à la tête du FC Barcelone) et de 2025 avec le PSG, rejoignant dans les annales Pep Guardiola, Bob Paisley et Zinédine Zidane, également victorieux à trois reprises. Le record est détenu par l’Italien Carlo Ancelotti avec cinq succès.

     

    Textes et photo : AFP

  • INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    Le profil macroéconomique de Madagascar pour la période 2026-2027 est prévu s’améliorer progressivement, d’après les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD). La situation globale du pays reste néanmoins moyenne et fragile, selon cette institution panafricaine dans son Rapport 2026 sur les perspectives économiques en Afrique. Le document est publié, en marge des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville.

    Selon la BAD, les perspectives pour la Grande île montrent des signes d’amélioration progressive au cours de la période sous revue, avec une accélération de la croissance, un reflux de l’inflation et une réduction des déficits budgétaires et courants. En termes de croissance du PIB réel, l’économie malgache devrait connaître une accélération de son activité économique, progressant de 1,5 point de pourcentage entre 2026 et 2027. La BAD prévoit un taux de croissance passant de 3% à 4,5 entre les deux périodes.

    Concernant la hausse des prix, la prévision de la BAD avance un taux d’inflation de 9%, frôlant la barre des deux chiffres. Une nette décélération est toutefois projetée pour 2027 à 6,5 %. Le maintien sous le seuil des 10 % permet à Madagascar de rester dans la performance moyenne en Afrique.

    Les finances publiques de Madagascar devraient pour leur part rester déficitaires. Elles s’orientent néanmoins vers une trajectoire de consolidation. Pour la BAD, le déficit budgétaire devrait reculer, passant de -4,4 % à -3,8 %. Se situant dans la fourchette comprise entre 3 % et 5 %, cet indicateur est classé en performance moyenne.

    Le principal point de vigilance concerne le solde de compte courant du pays. Madagascar affiche un déficit structurel important de sa balance courante, estimé par la BAD à -7,5%. Bien qu’une légère amélioration de +1,5 point soit attendue en 2027 pour se situer à -6%, ces niveaux restent supérieurs au seuil critique de -5 %, maintenant une performance faible pour Madagascar. Ce qui traduit une forte dépendance extérieure ou un déséquilibre des échanges commerciaux.

    La BAD évoque alors plusieurs défis structurels. Les principaux risques comprennent les chocs climatiques, la baisse des prix des matières premières, les tensions géopolitiques et l’incertitude politique intérieure. Comme mesures d’atténuation, l’institution panafricaine préconise la diversification des exportations, une mobilisation accrue des ressources nationales et des financements pour le climat.

  • COLLECTIVITÉ TERRITORIALE – Le paiement des indemnités des chefs fokontany par mobile money suspendu, selon le ministre de l’Intérieur

    COLLECTIVITÉ TERRITORIALE – Le paiement des indemnités des chefs fokontany par mobile money suspendu, selon le ministre de l’Intérieur

    Le gouvernement revoit sa copie sur le paiement des indemnités des chefs fokontany. Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, annonce vendredi devant les députés à l’Assemblée nationale la suspension du versement de ces allocations par mobile money.

    Il évoque notamment “un suivi trop difficile de ce système”. “Nous ne recevons aucun retour de la part des opérateurs pour savoir si les paiements ont réellement été effectués ou non”, souligne le membre du gouvernement lors de son intervention à Tsimbazaza pour expliquer la décision. Il rappelle néanmoins que certains bénéficiaires affirment avoir déjà perçu leurs indemnités.

    Mais pour s’assurer que tous les chefs de fokontany perçoivent leur “dû”, “il a été décidé de transférer le paiement au niveau des districts”, pour le deuxième semestre 2025 et pour l’année 2026, poursuit-il. Le versement se fera ainsi désormais par billetage ou par bon de caisse. “De cette manière, la réception est clairement visible puisque chaque retrait nécessite un émargement”, conclut le ministre.