Catégorie : Actualité

  • MANANJARY- Des infrastructures anticycloniques en construction pour bâtir des communautés résilientes à Mahatsara Sud

    MANANJARY- Des infrastructures anticycloniques en construction pour bâtir des communautés résilientes à Mahatsara Sud

    A Mahatsara Sud, Mananjary, la nouvelle unité de production artisanale et le nouveau magasin de stockage en cours de construction constituent bien plus que des bâtiments. Ces nouvelles infrastructures, réalisées dans le cadre d’un partenariat entre le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation internationale du travail (OIT), visent à renforcer la résilience des communautés locales face aux aléas climatiques tout en soutenant les activités génératrices de revenus.

    Les ouvrages sont construits selon l’approche à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) structurée. Cette méthode favorise l’emploi de travailleurs locaux, notamment des jeunes et des femmes, tout en développant leurs compétences dans le secteur du bâtiment. Elle privilégie également l’utilisation de matériaux locaux ainsi que le recours à des entreprises formées.

    Pour le directeur du bureau pays de l’OIT à Madagascar, Frederick Muia, le développement des compétences locales et la création d’opportunités d’emploi constituent des leviers essentiels pour bâtir des communautés plus résilientes tout en promouvant le travail décent.

    Prévues résister au cyclone, ces infrastructures devraient également améliorer les conditions de stockage et de commercialisation des productions locales. “Avant, il était difficile de conserver nos récoltes et de trouver des débouchés. Avec ces infrastructures, nous pourrons mieux stocker nos produits et vendre davantage”, témoigne la présidente de l’association Miavotra.

    Les principales bénéficiaires des projets mis en œuvre à Mahatsara Sud sont les membres de cette association, composées en grande partie de femmes cheffes de ménage et de mères célibataires. Elles exploitent notamment un champ-école paysan destiné à améliorer la production agricole et les revenus des ménages.

    Ces actions s’inscrivent dans une approche plus large associant développement économique local et sécurité alimentaire. Selon la représentante du PAM à Madagascar, Tania Goossens, les projets visent à renforcer la disponibilité et l’accès à des aliments nutritifs tout en créant des débouchés pour les petits producteurs agricoles.

    L’état d’avancement de ces réalisations a été présenté jeudi lors d’une visite conjointe conduite par le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Denis Franconie Mac, la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, ainsi que des représentants du PAM et de l’OIT. La délégation a également visité le champ-école paysan et deux écoles primaires publiques dotées de cantines scolaires approvisionnées en produits locaux.

  • FOOTBALL – PSG et Arsenal veulent écrire une nouvelle page de leur histoire en Ligue des champions

    FOOTBALL – PSG et Arsenal veulent écrire une nouvelle page de leur histoire en Ligue des champions

    Une même ambition pour le Paris Saint-Germain et Arsenal qui joueront la finale de la Ligue des champions ce samedi à Budapest. Les deux équipes entendent l’une et l’autre inscrire durablement leur nom dans l’histoire du football européen. D’un côté, le PSG est en quête d’un deuxième sacre continental consécutif, de l’autre, l’Arsenal est porté par son récent titre de champion d’Angleterre.

     

    Tenant du titre, le club parisien entend confirmer son statut parmi les grandes puissances européennes. Pour le capitaine Marquinhos, l’expérience du premier sacre européen nourrit désormais l’envie de revivre ces émotions. Une victoire permettrait au PSG de réaliser un exploit rare dans l’ère moderne de la compétition, seuls les Madrilènes ayant réussi à conserver leur couronne ces dernières années.

     

    L’entraîneur parisien Luis Enrique assume également cette ambition. Depuis le triomphe de la saison passée, le technicien espagnol affiche la volonté d’installer durablement le PSG parmi les références du football européen. Son équipe se présente avec son effectif au complet, notamment grâce au retour d’Ousmane Dembélé et d’Achraf Hakimi.

     

    Face à lui, Arsenal vise un premier titre en Ligue des champions. Les Gunners arrivent à Budapest portés par leur conquête de la Premier League, leur premier championnat d’Angleterre depuis 2004. Pour l’entraîneur Mikel Arteta, ce succès national constitue une étape importante mais non une finalité. “Notre ambition va plus loin”, a affirmé le technicien espagnol, estimant que le titre de champion d’Angleterre doit servir de base pour atteindre des objectifs encore plus élevés.

     

    Vingt ans après leur unique finale de Ligue des champions, perdue contre Barcelone, les Londoniens espèrent cette fois franchir la dernière marche. Arteta estime que son équipe a démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleures formations européennes au cours des dernières saisons et veut désormais transformer cette progression en trophée. Le capitaine Martin Odegaard partage cette confiance. Selon lui, le sacre en Premier League a renforcé les certitudes du groupe, tandis que l’ailier Bukayo Saka, formé au club, affirme vouloir contribuer à écrire une nouvelle page de l’histoire d’Arsenal.

     

    Sur le plan sportif, les deux entraîneurs s’attendent à une confrontation équilibrée. Luis Enrique souligne les similitudes entre les deux équipes, tout en relevant des approches tactiques différentes. Le PSG mise sur son football offensif et sa capacité à imposer un rythme élevé, tandis qu’Arsenal s’appuie sur sa solidité collective et son efficacité sur phases arrêtées.

     

    Aucun des deux camps ne revendique ouvertement le statut de favori. Les Parisiens cherchent à bâtir une dynastie européenne. Les Londoniens, eux, veulent transformer leur retour au premier plan en consécration continentale.

     

    Textes et Photo : AFP

  • FOOTBALL – L’Elgeco Plus rejoint Disciples FC en demi-finales de la PFL

    FOOTBALL – L’Elgeco Plus rejoint Disciples FC en demi-finales de la PFL

    L’Elgeco Plus peut encore espérer conserver son titre de champion de Madagascar. Le club de By Pass a décroché son billet pour les demi-finales de la Pure Play Football League (PFL) jeudi, à l’issue du quart de finale retour disputé à l’Elgeco Plus Stadium face au FC Rouge.

     

    Champion de Madagascar en titre, l’Elgeco Plus s’est qualifié au terme de la séance des tirs au but (4-2), après une victoire 1-0 obtenue lors du match retour à domicile. Lors du match aller, les protégés d’Oelison Rafanomezantsoa s’étaient inclinés sur le même score sur la pelouse du FC Rouge.

     

    Les deux derniers billets pour les demi-finales se joueront entre le CFFA et le Cosfa d’une part, et entre Sainte-Anne et l’Ajesaia d’autre part. Disciples FC avait déjà validé sa place dans le dernier carré samedi dernier

  • UNIVERSITÉ – La FLSH réaffirme son rôle “indispensable pour l’avenir” face au culte de l’instantané

    UNIVERSITÉ – La FLSH réaffirme son rôle “indispensable pour l’avenir” face au culte de l’instantané

    Dans un contexte où la société exige des réponses immédiates et se tourne de plus en plus vers l’intelligence artificielle, la Faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo défend la nécessité du temps long. Rolland Rakotovao, doyen de l’établissement, a souligné lors du colloque international organisé depuis mercredi que la recherche en lettres et sciences humaines demeure la boussole incontournable d’une société en mutation rapide.

    “Notre société moderne est entrée dans l’ère de l’instantanéité, une culture du “tout, tout de suite” qui pousse parfois la communauté à s’interroger sur la pertinence des disciplines littéraires et humaines”, souligne l’enseignant-chercheur du département d’Histoire de cette faculté.

    La FLSH, selon lui, “est absolument indispensable”. À l’en croire, “c’est elle qui analyse en profondeur et qui se projette sur le long terme”. Il estime que “si notre société ne réfléchit pas ainsi et se contente de gérer le quotidien au jour le jour, elle ne pourra pas progresser”.

    C’est dans ce cadre qu’un colloque international, clôturé par une table ronde ce vendredi, a été organisé. Le doyen indique que la FLSH doit prouver son importance dans la société moderne, d’où le thème, “Lettres, sciences humaines et sociales : rôles dans une société en mutation”.

    Toutefois, “il est impératif de s’efforcer de s’adapter et de définir les actions à mener. Il s’agit de former les jeunes pour qu’ils puissent s’insérer et évoluer dans cette société en mutation rapide”, explique le doyen. Cette feuille de route moderne intègre de fait les outils contemporains, y compris l’utilisation de l’intelligence artificielle.

  • MONDIAL 2026 – L’ambassadeur iranien au Mexique indique que l’Iran n’a pas encore de visas pour aller jouer aux Etat-Unis

    MONDIAL 2026 – L’ambassadeur iranien au Mexique indique que l’Iran n’a pas encore de visas pour aller jouer aux Etat-Unis

    « Nous ne savons pas s’ils vont nous accorder des visas ou non ». Abolfazl Pasandideh, ambassadeur iranien au Mexique, évoque un handicap sportif en raison de la guerre pour l’équipe nationale iranienne à la Coupe du monde de football 2026. Il affirme ce jeudi en conférence de presse que les joueurs de la sélection nationale ne disposaient pas encore des visas pour aller disputer aux Etats-Unis ses rencontres de la Coupe du monde de football.

    Le président de la Fédération iranienne de football avait déclaré plus tôt qu’il espérait que les Etats-Unis accorderaient des visas « à entrées multiples » pour l’équipe et le staff technique. L’Iran disputera ses trois matchs de phase de groupes dans deux villes américaines : il débutera à Los Angeles le 15 juin contre la Nouvelle-Zélande, puis y affrontera la Belgique le 21 avant de se déplacer le 26 à Seattle rencontrer l’Egypte.

    L’ambassadeur s’exprimait dans la ville mexicaine frontalière de Tijuana (nord-ouest), où les Iraniens ont déplacé leur camp de base initialement prévu à Tucson, aux Etats-Unis. « Le pays voisin du Nord avait la responsabilité d’accueillir la sélection iranienne, mais ne l’a pas fait », a pointé l’ambassadeur. En déplaçant le camp de base de l’équipe, le patron de la Fédaration iranienne Mehdi Taj avait espéré que “le problème des visas sera en grande partie résolu ».

    Lundi, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a affirmé que la Fédération internationale de football avait « promis » que tous les joueurs iraniens disposeraient de visas pour la Coupe du monde 2026 qui se déroule aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet. « Le pays hôte de la Coupe du monde a des obligations et doit fournir les conditions d’accueil adéquates. L’une de ces conditions est la délivrance de visas à tous les pays, sans exception, pour tous les joueurs, le personnel technique, l’encadrement et même les journalistes », a-t-il également souligné.

    Les Etats-Unis et l’Iran n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980, à la suite de la crise des otages à l’ambassade américaine de Téhéran. La délégation iranienne a entamé la semaine dernière en Turquie, où l’équipe nationale avait effectué son stage de préparation, des démarches pour l’obtention de visas.

    Une source au sein de l’équipe locale de football de Tijuana a indiqué à l’AFP que des représentants diplomatiques avaient visité leur stade, où se préparera l’équipe iranienne. Ils ont également tenu des réunions avec des responsables mexicains de la sécurité.

  • PARLEMENT – Deux ministres présents à l’Assemblée nationale pour la première journée de la séance d’interpellation

    PARLEMENT – Deux ministres présents à l’Assemblée nationale pour la première journée de la séance d’interpellation

    L’Assemblée nationale consacre deux jours, à partir de ce vendredi, à une séance d’interpellation de quelques membres du gouvernement. Pour cette première journée, deux ministres ont répondu présents ce vendredi matin, à Tsimbazaza. Il s’agit de Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation et du général de corps d’armée Bama Marima, ministre délégué en charge de la Gendarmerie.

    Selon l’ordre du jour adopté il y a une semaine, cinq ministres devaient comparaître devant les députés ce vendredi. Les trois autres ministres “convoqués” mais absents sont en mission à l’étranger. C’est le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation qui assure ainsi l’intérim du ministre de la Sécurité publique, tandis que le ministre délégué en charge de la Gendarmerie assure celui du ministre des Forces armées. Pour le ministre de la Justice, il n’y aura pas d’intérimaire.

    Six ministres sont attendus à Tsimbazaza samedi, lors de la deuxième journée. Il s’agit du ministre de l’Éducation nationale, du ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, du ministre de l’Élevage, du ministre du Commerce et de la consommation, ainsi que du ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.

    À en croire Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie et des Finances est également convoqué. Cependant, celui-ci se trouve actuellement à l’étranger. L’élu de Toliara rassure toutefois que la “rencontre avec le gouvernement est une tout autre affaire. Elle doit impérativement avoir lieu car elle est prévue par la loi”. Pour l’heure, il s’agit d’une convocation, précise-t-il. “Si nous ne sommes toujours pas satisfaits, nous leur enverrons une lettre. Et si celle-ci reste sans réponse, nous procéderons alors à une enquête parlementaire”, conclut le président de l’Assemblée nationale.

  • MIGRATION – La BAD pointe 1,4 milliard de dollars de capital inexploité dans une diaspora malgache ancrée dans des pays riches

    MIGRATION – La BAD pointe 1,4 milliard de dollars de capital inexploité dans une diaspora malgache ancrée dans des pays riches

    Démographiquement restreinte mais hautement qualifiée. Bien que la diaspora malgache se caractérise par un effectif relativement modeste, estimé à 200 000 personnes, sa configuration géographique témoigne d’un profil socio-professionnel d’élite. Une écrasante majorité de cette population, soit 93,6 %, est établie dans des pays à revenu élevé en 2024. C’est la Banque africaine qui l’expose dans son dernier Rapport sur les perspectives économiques en Afrique.

    L’institution panafricaine indique s’être référée à la base de données démographiques des Nations unies. Cette concentration massive dans les économies les plus développées pourrait alors suggérer un niveau d’instruction élevé ainsi qu’une intégration réussie dans des secteurs d’activité à forte valeur ajoutée. La BAD place alors Madagascar parmi les pays présentant le plus grand potentiel inexploité de la diaspora, en termes financiers.

    En prenant les données sur les transferts de fonds qui proviennent des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale, la contribution de la diaspora malgache se traduit par un flux annuel de transferts de fonds s’élevant à 400 millions de dollars. Si ce montant global peut paraître timide à l’échelle macroéconomique, la BAD révèle son importance lorsqu’il est ramené individuellement à chaque membre de la communauté expatriée. L’effort consenti par les migrants malgaches s’établirait en moyenne à 1 813,5 dollars par personne, selon cette institution financière.

    Ces capitaux constituent habituellement une bouffée d’oxygène quotidienne pour les ménages restés à Madagascar. Ils financent notamment les besoins de base tels que la santé, l’éducation et la consommation courante, tout en agissant ainsi comme un filet de sécurité sociale informel.

    Un immense potentiel inexploité au service du développement est toutefois soulevé. L’enjeu majeur réside, selon la BAD, dans l’écart entre la situation présente et les capacités réelles de mobilisation financière. Les projections économiques estiment le niveau de référence optimal pour Madagascar à 1,8 milliard de dollars. Avec les envois annuels de la diaspora malgache, il reste donc un potentiel annuel inexploité de 1,4 milliard de dollars.

    Cette situation pourrait s’expliquer par des mécanismes de transfert, souvent coûteux ou informels, ainsi que l’absence de produits financiers attractifs, tels que des obligations de la diaspora ou des fonds d’investissement dédiés. Ce qui freine généralement l’injection de ces capitaux dans l’économie formelle.

    La BAD explique que même lorsque la diaspora n’est pas exceptionnellement importante en termes absolus, des pays tels que la Gambie, le Kenya et le Sénégal sont capables de tirer parti de leurs réseaux internationaux plus efficacement que de nombreux autres pays africains. En moyenne, ces cinq pays reçoivent 8 461 dollars par membre de la diaspora chaque année des pays à revenu élevé et 4 950 dollars des pays à revenu intermédiaire et faible. Cette situation démontre qu’il est possible d’atteindre des niveaux élevés de mobilisation financière de la diaspora même en dehors des pays les plus riches, lance cette institution panafricaine.

  • RECONNAISSANCE – La compagnie aérienne nationale honore Ndriana Andriamboavonjy, l’un de ses pionniers

    RECONNAISSANCE – La compagnie aérienne nationale honore Ndriana Andriamboavonjy, l’un de ses pionniers

    Hommage protocolaire. Une cérémonie pour reconnaître le parcours du premier commandant malgache de la compagnie s’est tenue jeudi à Ivato, sous la houlette de la compagnie aérienne nationale. En mettant en lumière le parcours de Ndriana Andriamboavonjy, “Air Madagascar” cherche à réaffirmer l’importance de son capital humain et à ancrer la valorisation des métiers dans sa culture d’entreprise. Toutefois, au-delà de cet élan symbolique, le défi pour la compagnie réside désormais dans sa capacité à transformer cette célébration du passé en un levier concret pour motiver et fidéliser les talents actuels, dans un secteur aérien mondialisé en pleine mutation.

    Bien que le parcours exceptionnel du Commandant Andriamboavonjy, passé de l’Armée de l’Air française au pilotage du Boeing 747, constitue un modèle de réussite et de fierté nationale, sa mise en pratique au sein de la compagnie actuelle reste un enjeu de taille. Pour les jeunes pilotes et techniciens malgaches, cet héritage doit passer du statut de « légende » à celui de moteur opérationnel. Si l’engagement du Commandant envers l’identité malgache et la transmission de savoir-faire est une source d’inspiration, l’attractivité de la compagnie dépendra également de sa capacité à offrir des conditions de carrière capables de retenir, comme l’a fait son aîné, les talents qui pourraient être tentés par l’expatriation.

    Si la vision portée par le directeur général Rado Rabarilala met en avant la nécessité de reconnaître l’engagement pour faire vivre l’histoire, la culture d’entreprise seule ne suffira pas. À Madagascar, Air Madagascar doit naviguer entre la préservation de son identité historique et la modernisation indispensable de ses structures pour rester compétitive. Pour que cet hommage ne soit pas qu’un souvenir nostalgique, il est impératif que la compagnie accompagne cet élan par une politique de valorisation des métiers concrète, capable de créer un environnement de travail stimulant où la transmission de l’expérience devient le socle d’une excellence opérationnelle durable.

  • La CMIL insiste sur l’importance de la protection des données personnelles 

    La CMIL insiste sur l’importance de la protection des données personnelles 

    Nom, numéro de la carte d’identité nationale, photo, empreintes digitales, coordonnées téléphoniques. Ces données personnelles peuvent être exploitées à des fins malveillantes en cas de fuite ou d’utilisation sans autorisation. L’usurpation d’identité, le chantage en ligne ou encore la revente illégale d’informations figurent parmi les principales menaces évoquées à Antsiranana, lors d’une conférence-débat organisée par la Commission malagasy de l’informatique et des libertés (Cmil). Cette institution a pour mission d’assurer la protection des données personnelles.

     

    “Chaque fois que nous utilisons les réseaux sociaux, nous laissons des traces nous concernant, et certaines personnes peuvent exploiter ces données personnelles, “avertit la Vice-présidente de la Cmil, Liva Ratsimbazafy. Selon ses dires, la collecte d’informations personnelles, notamment lors de l’ouverture d’un compte bancaire ou de certaines démarches administratives, nécessite obligatoirement le consentement de la personne concernée. Celle-ci devrait connaître ses droits quant à l’utilisation de ses informations personnelles, à l’exemple du droit d’opposition, de suppression, etc.

     

    Avec les réseaux sociaux, mobile money, enrôlement biométrique et démarches administratives, les citoyens partagent quotidiennement des informations sensibles, parfois sans mesurer les risques liés à leur utilisation abusive. Cependant, toute manipulation de ces données personnelles nécessite obligatoirement une autorisation préalable de la Cmil. Ladite commission regroupe des représentants des parlementaires, de la société civile, de la Cour suprême ainsi que de l’Ordre des ingénieurs de Madagascar, nommés par décret pris en Conseil des ministres.

  • INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    Un ajournement sine die. L’Assemblée nationale choisit de repousser l’élection de ses deux représentants à la Haute Cour constitutionnelle (HCC) selon l’ordre du jour établi initialement. Les députés votent l’ajournement du scrutin prévu jeudi en fin de journée à Tsimbazaza comme proposé par Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse. 

    Le député Pety Rakotoniaina a pris la parole et a suggéré l’annulation pure et simple de la procédure de remplacement. Le parlementaire élu à Ikalamavony pense que celle-ci “n’est pas bonne politiquement et n’est pas légale”. Dans la foulée, le président de la Chambre basse rappelle qu’“on a déjà pris une décision [vote de report]” et que “l’ajournement ne veut pas dire annulation”.

    Commission juridique

    Le débat n’a pas duré plus de cinq minutes et le dossier a été expédié pour plus tard. Le(s) motif(s) de la mise en branle de la procédure n’a (ont) pas été discuté(s) durant la séance plénière. 

    Un premier report avait eu lieu dans la matinée, prévue initialement pour la tenue du vote. Le dossier a ensuite été reporté dans l’après-midi. Siteny Randrianasoloniaiko s’est excusé auprès des députés pour l’ajournement évoquant une “raison indépendant de m(s)a volonté”

    Fanomezantsoa Andrianjanahary, vice-président de l’Assemblée nationale, donne une explication sur le report à la sortie de la salle des séances. “La commission juridique qui va être mise en place va examiner la faisabilité ou non [du remplacement]”, soutient-il pendant la suspension de séance entre l’élection ajournée des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC et les élections des présidents des commissions permanentes à la Chambre basse. “On pense que la nouvelle commission qui va l’examiner car il y aura du changement avec l’élection de la nouvelle commission”, réitère-t-il. 

    Mandat intangible

    William Noëlson, haut conseiller constitutionnel doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana, deux hauts conseillers visés par le projet de remplacement, avaient condamné avec “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué publié mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux d’“illégale et impossible”. Ils rappellent l’intangibilité de leur mandat une fois élu et l’absence de l’une des cas de figure prévues par les textes justifiant le déclenchement de la procédure de leur remplacement. Un remplacement “arbitraire (…) [qui]  revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et [ qui] provoquer une crise institutionnelle majeure”, selon eux.