Catégorie : Actualité

  • DÉVELOPPEMENT – Cinq communes du district de Fandriana désenclavées avec la réhabilitation d’un réseau routier de 40Km

    DÉVELOPPEMENT – Cinq communes du district de Fandriana désenclavées avec la réhabilitation d’un réseau routier de 40Km

    Ambinanitelo-Imito, Fiadanana, Sahamadio, Milamaina, Sandrandrahy. Ces communes dans le district de Fandriana sont désormais désenclavées par le réseau routier intercommunal de 40Km. Longtemps impraticables en saison des pluies, ces pistes sont désormais accessibles toute l’année. Près de 88 672 habitants bénéficient directement de cette route intercommunale, facilitant l’accès aux marchés, aux soins de santé, aux écoles ainsi qu’aux différentes opportunités économiques. Cette infrastructure a été réalisée à travers le Programme de développement des filières agricoles inclusives (Defis) du ministère en charge de l’Agriculture, avec l’appui du Fonds international de développement agricole et la collaboration de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

    “Avant, il nous fallait parfois une journée entière pour atteindre le marché. Aujourd’hui, nous pouvons transporter nos produits plus rapidement”, témoigne une habitante, reconnaissante quant à cette route réhabilitée. La réalisation de ce chantier a été marquée par l’approche Haute intensité de main d’oeuvre “Himo structurée”, mise en œuvre par l’OIT. Plus de 1 040 travailleurs locaux, dont de nombreuses femmes, ont été mobilisés pendant deux mois, ce qui a contribué à la création d’emplois, selon le directeur pays de l’OIT, Frederick Muia. “Nous avons utilisé des matériaux locaux et fait appel à des entreprises locales afin de créer un véritable écosystème économique”, explique-t-il.

    Le Coordonnateur national du programme Defis, Pierrot Serge Randrianaritiana, souligne que l’approche Himo structurée, privilégiant la main-d’œuvre aux machines, permet de réduire les coûts tout en garantissant la qualité des travaux. Pour le député élu à Fandriana, Zavamanitra Andriamiharivolamena, ce réseau routier intercommunal permet aux cinq communes, désormais connectées par des pistes fabriquées en pavé, en macadam et en matériaux sélectionnés, de combler les écarts de développement et dynamiser durablement l’économie locale.

    Cette infrastructure routière a été inaugurée le 23 mai par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, les hauts conseillers de la Refondation Général Lucien Rabearimanana et le Colonel Thierry Rampanarivo, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, celui des Travaux publics, et celui de l’Enseignement supérieur ainsi que des parlementaires et des autorités locales.

  • ÉPIDÉMIE – La barre des 3 000 cas notifiés de Mpox atteinte, 1 773 cas confirmés enregistrés

    ÉPIDÉMIE – La barre des 3 000 cas notifiés de Mpox atteinte, 1 773 cas confirmés enregistrés

    Une évolution inquiétante. L’épidémie de Mpox reste active à Madagascar, selon le dernier bilan publié par le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national. La barre des 3 000 cas a été franchie le 25 mai. Sept nouveaux cas ont été notifiés, dont cinq cas confirmés dans la ville d’Antananarivo. Deux personnes ont également été déclarées guéries, tandis qu’aucun nouveau décès n’a été enregistré au cours de cette journée.

    Depuis le début de l’épidémie, en décembre 2025, le pays totalise 3 005 cas notifiés. Parmi eux, 1 773 cas ont été confirmés. Le nombre total de personnes guéries s’élève à 1 341. Concernant les décès, six cas ont été enregistrés jusqu’à présent, dont les deux derniers remontent respectivement aux 17 et 18 mai.

    Face à cette progression continue des chiffres, l’Incident Manager du Cousp national, le Pr Mamy Randria, rappelle que le virus de la Mpox circule encore activement dans plusieurs localités. Il insiste ainsi sur le renforcement des mesures de prévention et de vigilance afin de limiter la propagation de la maladie.

    Il met particulièrement l’accent sur les risques liés aux rapports sexuels non protégés, qui favorisent la transmission du virus. “Évitez d’avoir des rapports sexuels si vous ne connaissez pas l’état de santé de votre partenaire. S’il s’agit d’une personne inconnue ou présentant des symptômes, il vaut toujours mieux se protéger”, recommande le responsable.

    Il lance également un appel à la population à adopter des comportements responsables afin de freiner la propagation de la maladie.

  • FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    30 %. Ce serait la part critique du portefeuille de projets de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) paralysée par la lenteur des décaissements à Madagascar. Un sujet abordé par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison avec le président de cette institution financière, Abdullah KH Almusibeeh lors d’un entretien en marge des Assemblées de la Banque Africaine de développement qui se tiennent à Brazzaville depuis le 25 mai.

    Les deux parties ont fait le point sur le portefeuille des projets financés par la Badea lors de cette rencontre. Les deux responsables ont alors insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets. Et ce, dans un contexte marqué par des retards d’exécution et des besoins persistants en infrastructures économiques, note le ministère de l’Économie et des finances qui rapporte l’entretien.

    Pour débloquer la situation, les deux parties misent sur un audit technique conjoint destiné à repérer et éliminer un à un les verrous administratifs qui freinent les financements, tout en ouvrant le portefeuille au secteur privé. Elles ont d’ailleurs convenu de renforcer leur collaboration, en vue d’approfondir l’analyse du portefeuille de projets.

    Le portefeuille de la Badea à Madagascar est actuellement très axé sur les infrastructures de transport stratégiques et la connectivité. Cette Banque avait confirmé son engagement à Madagascar avec un prêt de 80 millions de dollars destiné à la construction de l’autoroute Antananarivo–Toamasina, lors du déplacement de son Président à Madagascar au mois d’août 2025. Outre ce projet, d’autres infrastructures bénéficient de l’appui de la Badea. La réhabilitation d’une portion de la route nationale RN5 vers Soanierana Ivongo, la construction du pont de Mangoky et la réalisation des deux échangeurs routiers d’Anosizato et Andohatapenaka figurent dans son portefeuille d’investissements.

    Si l’urgence reste à l’accélération des grands projets, la rencontre avait également permis d’ouvrir une nouvelle feuille de route pour le secteur privé. La Badea et le gouvernement malgache ont mis l’accent sur le soutien aux PME, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès au financement et concevoir des mécanismes financiers enfin adaptés aux réalités du terrain.

  • AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu mardi président de l’Assemblée nationale quatre jours après avoir été limogé par le chef de l’Etat. Les tensions qui s’étalaient au grand jour depuis des mois entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre ont mené à l’inévitable rupture vendredi soir.

    Leader incontesté de leur parti le Pastef, largement majoritaire à l’Assemblée, Ousmane Sonko a été confortablement élu au perchoir mardi matin. La question se pose désormais de savoir si le parlement coopérera avec le président Diomaye Faye pour gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques.

    Leviers de contre-pouvoir

    Le nouveau chef des députés a été longuement applaudi par les députés de son parti qui détient 130 des 165 sièges du Parlement. Il remplace El Malick Ndiaye qui avait démissionné dimanche pour lui céder la place. « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Aucun député avec moi n’utilisera cette institution pour une vendetta personnelle », assure Ousmane Sonko, en langue wolof, après son installation au perchoir de l’Assemblée nationale.

    Mais « l’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement”, ajoute-t-il. A l’entendre, “elle usera de manière responsable de tous les leviers de contre-pouvoirs. Nous voterons les lois conformes à l’intérêt général et rejetterons celles qui ne le sont pas ».

    Majorité

    L’ancien chef de gouvernement félicite aussi son successeur Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô nommé lundi par le président Diomaye Faye qui l’a chargé ensuite de former un gouvernement « dans les plus brefs délais ». Il reconnaît en celui-ci des qualités malgré « leurs divergences sur le franc CFA et la gestion de la dette ».

    Ousmane Sonko estime néanmoins que « dans toutes les démocraties, l’exécutif ne peut pas nommer un gouvernement sans se concerter avec la majorité. C’est la majorité à l’Assemblée nationale qui doit gouverner ». Selon lui, « avant de nommer un Premier ministre, le président (de la République) devait en discuter avec la majorité dans le pouvoir et dans l’opposition ».

    Boycott

    L’élection d’Ousmane Sonko au perchoir a été boycottée par les députés de la principale coalition de l’opposition qui y voit un « coup d’Etat institutionnel », a constaté un journaliste de l’AFP. La majorité parlementaire a « installé quelqu’un, Ousmane Sonko, qui a déjà perdu son mandat de député et ne peut le retrouver. Nous n’allons pas nous associer à cette mascarade », déclare à la presse le député d’opposition Abdou Mbow.

    Empêché de se présenter à la présidentielle d’avril 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux. Les tensions ont commencé à émerger en juillet 2025 lorsque le bouillonnant Premier ministre s’en était vivement pris au président Faye, fustigeant un « problème d’autorité » dans le pays.

    Economie plombée

    La nomination du nouveau Premier ministre est interprétée comme un appel du pied aux bailleurs et aux investisseurs en raison des difficultés financières du pays ouest-africain dont l’économie est plombée par une dette atteignant 132% du PIB. A leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités avaient accusé le pouvoir de l’ex-président Macky Sall (2012-2024) d’avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension du programme d’aide du FMI de 1,8 milliard de dollars.

    La gestion de cette dette a été, avec notamment celle de la justice, parmi les points de désaccord entre le chef de l’Etat et son ex-Premier ministre. Pendant que le premier souhaite discuter avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un nouveau programme d’aide, le second vante lui une approche souverainiste.

  • AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu mardi président de l’Assemblée nationale quatre jours après avoir été limogé par le chef de l’Etat. Les tensions qui s’étalaient au grand jour depuis des mois entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre ont mené à l’inévitable rupture vendredi soir.

     

    Leader incontesté de leur parti le Pastef, largement majoritaire à l’Assemblée, Ousmane Sonko a été confortablement élu au perchoir mardi matin. La question se pose désormais de savoir si le parlement coopérera avec le président Diomaye Faye pour gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques.

     

    Leviers de contre-pouvoir

     

    Le nouveau chef des députés a été longuement applaudi par les députés de son parti qui détient 130 des 165 sièges du Parlement. Il remplace El Malick Ndiaye qui avait démissionné dimanche pour lui céder la place. « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Aucun député avec moi n’utilisera cette institution pour une vendetta personnelle », assure Ousmane Sonko, en langue wolof, après son installation au perchoir de l’Assemblée nationale.

     

    Mais « l’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement”, ajoute-t-il. A l’entendre, “elle usera de manière responsable de tous les leviers de contre-pouvoirs. Nous voterons les lois conformes à l’intérêt général et rejetterons celles qui ne le sont pas ».

     

    Majorité

     

    L’ancien chef de gouvernement félicite aussi son successeur Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô nommé lundi par le président Diomaye Faye qui l’a chargé ensuite de former un gouvernement « dans les plus brefs délais ». Il reconnaît en celui-ci des qualités malgré « leurs divergences sur le franc CFA et la gestion de la dette ».

     

    Ousmane Sonko estime néanmoins que « dans toutes les démocraties, l’exécutif ne peut pas nommer un gouvernement sans se concerter avec la majorité. C’est la majorité à l’Assemblée nationale qui doit gouverner ». Selon lui, « avant de nommer un Premier ministre, le président (de la République) devait en discuter avec la majorité dans le pouvoir et dans l’opposition ».

     

    Boycott

     

    L’élection d’Ousmane Sonko au perchoir a été boycottée par les députés de la principale coalition de l’opposition qui y voit un « coup d’Etat institutionnel », a constaté un journaliste de l’AFP. La majorité parlementaire a « installé quelqu’un, Ousmane Sonko, qui a déjà perdu son mandat de député et ne peut le retrouver. Nous n’allons pas nous associer à cette mascarade », déclare à la presse le député d’opposition Abdou Mbow.

     

    Empêché de se présenter à la présidentielle d’avril 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux. Les tensions ont commencé à émerger en juillet 2025 lorsque le bouillonnant Premier ministre s’en était vivement pris au président Faye, fustigeant un « problème d’autorité » dans le pays.

     

    Economie plombée

     

    La nomination du nouveau Premier ministre est interprétée comme un appel du pied aux bailleurs et aux investisseurs en raison des difficultés financières du pays ouest-africain dont l’économie est plombée par une dette atteignant 132% du PIB. A leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités avaient accusé le pouvoir de l’ex-président Macky Sall (2012-2024) d’avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension du programme d’aide du FMI de 1,8 milliard de dollars.

     

    La gestion de cette dette a été, avec notamment celle de la justice, parmi les points de désaccord entre le chef de l’Etat et son ex-Premier ministre. Pendant que le premier souhaite discuter avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un nouveau programme d’aide, le second vante lui une approche souverainiste.

  • ÉLECTION – Plus de 600 000 carnets de recensement utilisés pour la refonte de la liste électorale

    ÉLECTION – Plus de 600 000 carnets de recensement utilisés pour la refonte de la liste électorale

    Les matériels pour la refonte générale de la liste électorale arrivent petit à petit au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à Alarobia. Plus de 600 000 carnets seront utilisés pour le recensement des électeurs, rapporte cet organe électoral dans un communiqué publié ce mardi.

    Dans ces centaines de carnets, il y aura 14 millions de fiches individuelles de recensement des électeurs. Selon Thierry Rakotonarivo, président de la Ceni, tous les documents utilisés durant la refonte, y compris ces fiches, seront protégés au maximum afin d’éviter toute fraude.

    Selon le chronogramme partagé par la Ceni, le recensement débutera le 28 juillet au niveau des fokontany et devrait se terminer le 24 novembre, soit une durée de 120 jours. La Ceni cible entre 13 et 14 millions d’électeurs dans le registre électoral qui sera établi à l’issue de la refonte.

  • INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    Les deux hauts conseillers constitutionnels visés par une procédure de remplacement par l’Assemblée nationale sortent de leur silence. William Noëlson, haut conseiller constitutionnel Doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana condamnent “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux, ou l’un d’entre-eux, d’“illégale et impossible”

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana font référence à l’ordre du jour voté par l’Assemblée nationale prévoyant une “élection du représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour (…) sans qu’aucune vacance de poste ne soit constatée”. Le vote en question est prévu se tenir jeudi dans la matinée.

     

    Les deux hauts conseillers se réfèrent à l’ordonnance portant loi organique relative à la juridiction constitutionnelle pour fonder leurs arguments. “Le remplacement d’un membre élu ne peut se faire que si son siège est vacant suite à une démission d’office, un décès, une démission volontaire ou une incapacité d’exercer la fonction”, rappellent-ils. “La procédure légale exige que la HCC constate d’abord la vacance, en avise le président de la République, lequel prend un décret constatant une vacance de poste et invite l’autorité de désignation à une élection. Rien de tout cela n’est le cas actuellement”, rajoutent-ils.

     

    “Forcer ce remplacement arbitraire revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure. Au-delà de son illégalité, une telle dérive créerait un précédent extrêmement dangereux”, préviennent les deux hauts conseillers. “Elle ouvrirait à porte à une précarisation de l’ensemble des mandats constitutionnels, menaçant la stabilité de toutes les institutions républicaines”, mettent-ils en garde.

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana rappellent que la Constitution malgache “protège vigoureusement l’indépendance des juges de la HCC afin de les soustraire aux velléités et pressions politiques”. “Les Hauts conseillers sont investis d’un mandat de sept (7) ans non-renouvelable”, précisent-ils. “Une fois élus, les représentants acquièrent une autonomie institutionnelle totale et échappent définitivement à la volonté politique de l’organe qui les a élus”, avant d’enchaîner que “l’Assemblée nationale n’a donc ni le pouvoir, ni le droit de remplacer et de révoquer ses représentants en cours de mandat”.

     

    Peu d’échanges sur le sujet avaient eu lieu à l’Assemblée nationale lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. L’heure de la tenue du vote avait été soulevée, tout comme la possibilité de candidature des députés eux-mêmes. L’administration indique “avoir eu seulement de consigne pour préparer l’élection”. La HCC n’a pas encore non plus réagi par rapport au dossier.

     

    La HCC avait attiré l’attention de l’opinion sur le remplacement de trois de ses membres en décembre 2025. A l’époque, les circonstances de départ de Vololoniriana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, de Rondro Lucette Razanadrainiarison Rahelimanantsoa, de Ranaivo Fidèle Mbalo avaient suscité des échanges. Finalement, ils étaient remplacés par Tianjanahary Andriamalaza, de Norovola Haritiana Rasolonjatovo et de Haingotiana Andriamampandry.

  • CIRCULATION – La Police nationale confirme le retour des sanctions pour les usagers de la route

    CIRCULATION – La Police nationale confirme le retour des sanctions pour les usagers de la route

    La Police nationale annonce la fin de la période de sensibilisation auprès des usagers de la route. “Les six mois accordés expirent demain, les forces de l’ordre vont désormais passer aux sanctions”, déclare le contrôleur général de police, Hercule Seraly, directeur général adjoint auprès du ministère de la Sécurité publique.

    “On dirait que les gens ne respectent pas les règles pour autant. Malgré cela, les actions de sensibilisation vont se poursuivre afin d’éduquer les usagers sur la conduite à tenir sur la voie publique et sur le respect des lois”, poursuit le contrôleur général de police. Malgré les actions menées, la Police nationale constate encore un grand laisser-aller et de nombreuses infractions, ce qui l’a conduite à sévir.

    Cette annonce a été faite ce mardi lors de la remise de matériel par le ministère des Transports et de la Météorologie aux autorités en charge de la sécurité routière. 300 éthylotests et dix pèse-essieux mobiles, permettant de vérifier que le poids des véhicules ne dépasse pas la limite autorisée, ont été remis à la Gendarmerie, à la Police nationale et au Centre de sécurité routière. À cette occasion, la Police nationale a souligné la nécessité de renforcer la législation à l’encontre des personnes qui conduisent en état d’ébriété ou sous l’emprise de l’alcool.

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    52,54%. La part cumulée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) représente plus de la moitié de l’ensemble des recettes fiscales internes de Madagascar. Leur montant combiné s’élevait à 681,9 milliards d’ariary pour les trois premiers mois de cette année, selon le Compte rendu de l’exécution budgétaire pour ce premier trimestre.

    Le montant total des réalisations des recettes fiscales internes s’élevait à 1 298 milliards d’ariary de janvier à mars 2026. Pour 459,6 milliards d’ariary recouvrés, la TVA représentait à elle seule 35,41 % des recettes fiscales internes encaissées sur la période. Cette taxe conserve de très loin sa place de premier contributeur aux recettes de l’État pour ce premier trimestre, devant l’Impôt sur les Revenus et l’Irsa, en générant plus du tiers des ressources fiscales intérieures à Madagascar.

    L’Impôt sur les revenus (IR) s’affirme solidement comme le second poste des recettes de l’État, avec 279,7 milliards d’ariary de réalisations contre une valeur cible de 291,9 milliards. Cet impôt représente 21,55 % de l’ensemble des encaissements de la période. Ce qui confirme le rôle crucial joué par les acomptes et les soldes de clôture des entreprises du secteur formel dans l’approvisionnement des caisses publiques en début d’exercice. Celui-ci a d’ailleurs enregistré une performance remarquable, en affichant le meilleur taux d’exécution budgétaire parmi les grands impôts, soit 95,82 % d’atteinte de ses objectifs trimestriels.

    L’Irsa complète ce podium à la troisième place avec une contribution de 222,3 milliards d’Ariary, soit 17,13 % du total des réalisations de la Direction générale des impôts (DGI). Avec un taux d’exécution de 95,12 %, l’Irsa affiche une efficacité de recouvrement l’affirmant comme l’une des sources de revenus les plus stables et les plus prévisibles pour le budget de l’État grâce notamment au mécanisme de retenue à la source.

    Sur un montant global de réalisations s’élevant à 1 298 milliards d’ariary pour la période de janvier à mars, le « Top 3 » composé de la TVA, de l’IR et de l’Irsa dicte à lui seul la trajectoire budgétaire de l’État en s’accaparant 74,08 % des encaissements totaux. C’est soit un montant combiné de 961,6 milliards d’ariary. Les dix autres rubriques fiscales se partagent ainsi le reliquat, soit à peine plus d’un quart des ressources fiscales internes recouvrées. Ces données confirment ainsi que le budget de l’État dépend structurellement de la consommation et des activités du secteur formel (Irsa).

  • COURSE AUTOMOBILE – Le duo Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik pourrait déjà prendre fin chez B-Quik Racing en GT3

    COURSE AUTOMOBILE – Le duo Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik pourrait déjà prendre fin chez B-Quik Racing en GT3

    Iaro Razanakoto pourrait avoir un nouveau coéquipier lors de la prochaine course de Gran Turismo GT3, prévue dans un mois. Le pilote malgache annonce que son association avec le Thaïlando-Norvégien Sandy Stuvik pourrait ne pas être reconduite après leur performance de ce week-end sur le prestigieux Chang International Circuit.

    “On nous a prévenus que pour la prochaine course, nous risquions de ne plus faire équipe ensemble. Il se pourrait qu’un pilote venant de Malaisie roule avec moi, et que ce ne soit plus Sandy”, confie Iaro Razanakoto sur sa page Facebook. A l’entendre, leurs caractères “ne sont pas faits pour être ensemble”, car ils sont “tous les deux agressifs sur la piste” et aucun d’eux “ne lâche rien”.

    La collaboration entre Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik avait pourtant suscité un immense engouement auprès des passionnés thaïlandais. Lors des qualifications, le pilote malgache a décroché le troisième meilleur temps, alors que son coéquipier s’est emparé de la pole position.

    Pour la première course de samedi, la voiture conduite par le duo a été prise dans un accrochage dès le premier virage, rapporte le pilote malgache. Une crevaison leur a infligé un tour de retard par rapport à leurs adversaires. Malgré cet incident, ils ont réussi à remonter à la cinquième position, inscrivant ainsi 10 points à leur compteur.

    Pour la deuxième course, ils ont écopé d’une pénalité, ce qui les a relégués en fond de grille alors qu’ils auraient dû partir en pole position. Au quatrième tour, la voiture pilotée par Sandy Stuvik est de nouveau entrée en collision, provoquant une autre crevaison. Les débris du pneu crevé ont entraîné des problèmes mécaniques sur le bolide, les obligeant à abandonner.

    Dans un mois, Iaro Razanakoto pourrait se retrouver avec un autre coéquipier pour la deuxième manche de la saison. Ce sera sur le circuit de Bangsaen.