Catégorie : Actualité

  • FOOTBALL – Les Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud remporte la Ligue des champions africaine face aux FAR Rabat du Maroc

    FOOTBALL – Les Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud remporte la Ligue des champions africaine face aux FAR Rabat du Maroc

    Le club sud-africain de Mamelodi Sundowns a remporté la Ligue des champions africaine en concédant le nul (1-1) face aux Marocains du FAR dimanche à Rabat, une semaine après sa victoire à domicile 1-0.

     

    Battue l’année dernière à la surprise générale par les Egyptiens de Pyramids FC, l’équipe basée à Pretoria s’est offert son second titre continental, dix ans après le premier (2016).

     

    Le gardien international des Bafana Bafana Ronwen Williams a été le héros de ce match disputé au stade Moulay Abdellah, théâtre de la récente finale de la CAN, en stoppant un penalty accordé à Rabat dans le dernier quart d’heure alors que les deux formations étaient à égalité 1-1.

     

    Mohamed Hrimat avait pourtant bien lancé l’équipe des Forces armées royales du Maroc sur un premier pénalty à quatre minutes de la pause, mais cet avantage a été de courte durée, Teboho Mokoena égalisant d’une d’une belle frappe de près au bout du temps additionnel de la première période (45e+7).

  • ENVIRONNEMENT – Près de 150 longrines illégales saisies au cœur de l’Aire protégée de Mikea

    ENVIRONNEMENT – Près de 150 longrines illégales saisies au cœur de l’Aire protégée de Mikea

    Un pillage des ressources forestières dans le Sud-Ouest de Madagascar découvert. Les autorités locales rapportent la saisie de 147 longrines, des pièces de bois équarries destinées à la construction, issues de coupes réalisées au sein de l’Aire protégée de Mikea. Les saisies ont été opérées dans la commune de Milenaka et dans la localité d’Ampihamy An’Ala lors d’une double opération menée les 19 et 20 mai, indique la direction régionale de l’environnement et du développement durable (Dredd) d’Atsimo Andrefana.

     

    Ce succès est le résultat d’une action concertée associant les forces de l’ordre et les acteurs de la protection de l’environnement. L’opération a mobilisé les officiers de police judiciaire forestiers de la Dredd, les forces de l’ordre locales, les équipes de Madagascar National Parks (MNP), gestionnaire de l’Aire protégée de Mikea, ainsi que les membres de l’association Farafatsi.

     

    L’affaire ne s’arrête pas à la seule saisie du bois. Les enquêtes préliminaires ont rapidement conduit à l’interpellation des auteurs présumés de cette exploitation illégale. Déférés devant le parquet, ils ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.

     

    Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, l’Aire protégée de Mikea abrite une biodiversité exceptionnelle. Les autorités rappellent que l’exploitation illicite du bois et la dégradation des forêts constituent une menace pour la conservation de cet écosystème et pour les moyens de subsistance des populations locales.

  • SPORTS – Le judoka malgache Mickael Jean Allo de Montpellier Judo Olympic médaillé d’argent à l’Open d’Alger

    SPORTS – Le judoka malgache Mickael Jean Allo de Montpellier Judo Olympic médaillé d’argent à l’Open d’Alger

    Mickael Jean Allo termine vice-champion de l’Open d’Alger qui s’est déroulé ce week-end. Le judoka malgache de la diaspora a été battu en finale des moins de 66 kg par le Britannique Aiden Moffat, et se contente de la médaille d’argent.

    Dans sa catégorie, neuf judokas se sont inscrits. Pour son premier combat, il a battu l’Algérien Mohammed Amine Agoun. C’est un autre Algérien, Boualam Aifa, qu’il a battu en demi-finale.

    Cette médaille d’argent à Alger vient couronner un début de saison particulièrement dense pour le pensionnaire du Montpellier Judo Olympic (MJO). Multipliant les expériences sur le circuit international, le combattant de 24 ans confirme sa montée en puissance sous les couleurs malgaches. 

    Au championnat d’Afrique, il a signé une victoire par ippon contre le Béninois Segla Prudence Djotchou au premier tour, avant de s’incliner en huitième de finale face à l’Angolais Edmilson Pedro.

    Avec ce podium en Algérie, Mickael Jean Allo engrange des points précieux pour le classement international et valide la dynamique entamée depuis ses récents titres régionaux en France.

    Les Algériens ont dominé cet Open qui s’est déroulé sur leur terre en remportant huit médailles d’or, dix en argent et 16 en bronze. 105 combattants ont participé en provenance de 11 pays sur cinq continents.

  • COOPÉRATION INTERNATIONALE – Le quatrième Sommet Inde–Afrique reporté sine die en raison de la situation sanitaire liée à Ebola

    COOPÉRATION INTERNATIONALE – Le quatrième Sommet Inde–Afrique reporté sine die en raison de la situation sanitaire liée à Ebola

    Le quatrième Sommet du Forum Inde–Afrique (IAFS IV), qui devait se tenir à New Delhi du 28 au 31 mai 2026, est reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite jeudi par le ministère indien des Affaires étrangères, à l’issue de discussions avec l’Union africaine (UA), en raison de la “situation sanitaire publique émergente” dans certaines parties de l’Afrique, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

     

    Selon le communiqué cité par Reuters, l’Inde et l’Union africaine ont estimé qu’il était “conseillé” de reporter la rencontre après avoir examiné l’évolution de la situation sanitaire sur le continent. Aucune nouvelle date n’a encore été communiquée. La République démocratique du Congo fait actuellement face à une épidémie d’une souche rare d’Ebola pour laquelle aucun vaccin n’est disponible.

     

    Ce sommet devait réunir des dirigeants africains, des ministres, des représentants gouvernementaux, des organisations multilatérales, des partenaires internationaux, des groupes de réflexion ainsi que des acteurs du secteur privé. Placée sous le thème “Coopération Afrique-Bharat : l’Inde et l’Afrique en plein essor, co-créer un avenir partagé”, la rencontre visait à renforcer les relations stratégiques entre l’Inde et le continent africain.

     

    D’après les documents préparatoires du sommet, les discussions devaient porter sur plusieurs domaines prioritaires, notamment le commerce et les investissements, les infrastructures, l’énergie, l’économie numérique, l’innovation, l’agriculture durable, la santé, l’éducation, les industries minières ainsi que la gouvernance mondiale. Les organisateurs prévoyaient également des rencontres entre entreprises (B2B), des échanges entre gouvernements et secteur privé (B2G), des expositions thématiques et des tables rondes sectorielles.

     

    Le programme du forum mettait particulièrement l’accent sur la transition énergétique, les partenariats technologiques et numériques, le développement des infrastructures, l’intégration des marchés africains ainsi que le développement du capital humain. L’intelligence artificielle, les technologies de l’information et de la communication, les services financiers numériques, l’économie bleue et les minerais critiques figuraient également parmi les secteurs identifiés comme stratégiques.

     

    Les organisateurs attendaient notamment du sommet un renforcement de la coopération économique et industrielle entre l’Inde et l’Afrique, un soutien à la transformation agricole et industrielle du continent, ainsi qu’une accélération de l’intégration commerciale africaine à travers de nouvelles initiatives en matière de connectivité physique et numérique.

     

    Le Forum Inde–Afrique constitue la principale plateforme institutionnelle de dialogue entre l’Inde et les pays africains. Lancé en 2008, il vise à promouvoir la coopération politique, économique et sécuritaire, le développement des capacités et les échanges entre les peuples. Le précédent sommet s’était tenu en 2015 à New Delhi avec la participation de l’ensemble des 54 pays africains et de nombreux chefs d’État et de gouvernement.

     

    Les autorités indiennes ont indiqué que les nouvelles dates du sommet seraient fixées ultérieurement en concertation avec l’Union africaine.

  • VATICAN – “Magnifica Humanitas, la première encyclique du Pape Léon XIV portant sur la dignité humaine à l’ère de l’IA attendue ce lundi

    Un rendez-vous majeur. Le Pape Léon XIV est prévu présenter lui-même ce lundi à 12h30 heure de Madagascar, 9h30 heure GMT, sa première encyclique intitulée « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique en latin). Ce document de premier plan est consacré à la protection de la dignité humaine face à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale. Pour cette première, le Souverain Pontife sera entouré de hauts responsables du Saint-Siège et d’experts de l’IA, dont le co-fondateur de la start-up américaine Anthropic.

     

    Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA, notamment son usage dans la sphère militaire. Il dénonce, au passage, les « ravages environnementaux » de la « course effrénée » aux terres rares, essentielles à l’électronique moderne.

     

    En y consacrant une encyclique, le pape envoie un message fort: adressée à l’ensemble des fidèles, elle fixe une position de référence sur des questions sociales, morales, politiques ou théologiques et sert généralement de base à l’enseignement et aux débats à plus long terme. Les experts estiment que l’impact de « Magnifica Humanitas » pourrait être comparable à celui de l’encyclique Laudato Si’, manifeste du pape François sur l’écologie intégrale qui avait, dès sa publication en 2015, entraîné une vague de réactions politiques et associatives dans le monde.

     

    Le Vatican a tenu secret ce nouveau texte consacré à la « protection de la personne humaine à l’ère de l’IA ». Mais il l’inscrit dans la continuité de son enseignement social. Il a été signé le 15 mai, date du 135e anniversaire de Rerum Novarum (1891), encyclique de Léon XIII qui a posé les fondements de la doctrine sociale de l’Eglise face à la révolution industrielle.

     

    Le chef de l’Eglise catholique a notamment souligné la nécessité d’une « alphabétisation numérique (…) pour comprendre comment les algorithmes modèlent notre perception de la réalité » et appelé à davantage de transparence dans ces systèmes qui régissent le fonctionnement des différents chatbot. En décembre, Léon XIV avait dénoncé la course à l’IA dans le domaine militaire, voyant dans « la délégation aux machines des décisions concernant la vie et la mort des personnes humaines » une « spirale destructrice ».

     

    « Humanité magnifique » parachève plusieurs années de réflexion par l’Eglise sur les technologies liées à l’IA: dès 2020, le Saint-Siège avait lancé, avec des entreprises du numérique et des institutions académiques, l’ »Appel de Rome pour une éthique de l’IA », plaidant pour un développement des technologies respectueux de la dignité humaine. Le pape François lui-même avait multiplié les prises de parole sur le sujet, appelant à encadrer ces technologies et à éviter qu’elles n’accentuent les inégalités.

  • JUSTICE – Un présumé réseau de trafiquants d’or démantelé, 14 suspects placés sous mandat de dépôt

    JUSTICE – Un présumé réseau de trafiquants d’or démantelé, 14 suspects placés sous mandat de dépôt

    La Gendarmerie nationale rapporte avoir démantelé un présumé réseau de trafic d’or transfrontalier. Les 14 individus soupçonnés dans cette contrebande ont été placés en détention provisoire après avoir comparu devant le Pôle anti-corruption (PAC). Dix d’entre eux ont été envoyés à Tsiafahy tandis que quatre ont été placés à Antanimora.

     

    Selon un communiqué publié par le service de la communication de la Gendarmerie, ce coup de filet est le fruit d’une étroite collaboration entre la Compagnie de la Gendarmerie de l’Aéroport d’Ivato, la Compagnie Territoriale de Nosy Be et la Brigade de l’Aéroport. Le réseau, qualifié de “bien structuré”, comprenait des financiers, des transporteurs intermédiaires, des agents aéroportuaires et trois membres des forces de l’ordre qui couvraient l’activité.

     

    A en croire la Gendarmerie, les trafiquants étaient manifestement des habitués. Le mode opératoire révélé raconte que les cerveaux de l’organisation remettaient l’or à des complices à l’extérieur de l’enceinte aéroportuaire. Les lingots étaient passés par-dessus la clôture de l’aéroport, puis récupérés à l’intérieur par des employés complices. La marchandise était ensuite acheminée discrètement vers les salles d’attente et de restauration, avant d’être remise en main propre aux passeurs prêts à embarquer.

     

    Le grain de sable dans la machine est venu d’une dispute interne liée à des mécontentements financiers. Pris de panique à l’idée de se faire arrêter, un passeur a hésité au dernier moment. Au lieu d’être acheminés en zone d’embarquement, 17 lingots d’or ont été cachés temporairement au sein de l’aéroport. C’est durant cette phase de dissimulation qu’une partie du butin s’est volatilisée.

     

    Pensant à un vol interne, les chefs du réseau ont kidnappé les passeurs, les séquestrant et leur infligeant des séances de torture et des interrogatoires secrets pour tenter de retrouver l’or manquant indique la Gendarmerie. Les forces de l’ordre ont mené des recherches pour retrouver les personnes portées disparues.

     

    Après que la Gendarmerie a localisé leur cachette, l’agent aéroportuaire séquestré, est passé aux aveux complets, déroulant l’intégralité du fil de l’organisation. C’est cette déposition qui a permis aux gendarmes de cueillir les membres du réseau un par un.

     

    Outre les arrestations, les forces de l’ordre ont saisi quatre véhicules tout-terrain utilisés par le réseau. Les enquêteurs s’activent désormais à identifier et interpeller les complices et d’éventuels hauts protecteurs qui ont permis à ce réseau de piller les ressources nationales.

  • OBJECTIF LUNE – La Chine envoie un astronaute dans l’espace pour un an dans le cadre de la mission Shenzhou-23

    OBJECTIF LUNE – La Chine envoie un astronaute dans l’espace pour un an dans le cadre de la mission Shenzhou-23

    La Chine a lancé dimanche sa mission Shenzhou-23, durant laquelle un astronaute chinois restera pour la première fois une année entière en orbite, étape cruciale dans l’ambition de Pékin d’envoyer des humains sur la Lune d’ici 2030. Une fusée Longue-Marche 2-F a décollé à 23H08 (15H08 GMT) du centre de lancement de Jiuquan, dans le désert de Gobi, dans le Nord Ouest de la Chine, propulsant le vaisseau et les trois membres d’équipage vers la station spatiale Tiangong (« Palais céleste »), selon des images de la télévision publique CCTV.

    La mission marquera aussi le premier vol spatial jamais réalisé par un astronaute originaire de Hong Kong, territoire semi-autonome chinois. Âgée de 43 ans, Li Jiaying (Lai Ka-ying en cantonais) travaillait auparavant pour la police hongkongaise. Les autres membres de l’équipage sont le commandant Zhu Yangzhu (39 ans), un ingénieur spatial, et Zhang Zhiyuan (39 ans), un ancien pilote de l’armée de l’air qui ira pour la première fois dans l’espace.

    Expérimentation

    Juste avant de rejoindre le pas de tir, les astronautes, dans leurs combinaisons blanches, ont défilé dimanche devant une foule d’employés et d’invités qui applaudissaient ou agitaient des bouquets de fleurs et des drapeaux chinois, au son d’une chanson patriotique. L’équipage doit mener de nombreux projets scientifiques dans les sciences de la vie, des matériaux, la physique des fluides ou la médecine.

    Mais la spécificité majeure de Shenzhou-23 réside dans l’expérimentation d’un séjour orbital d’une année complète par l’un des trois membres d’équipage. Cette expérience permettra notamment d’étudier les effets d’un long séjour en microgravité. Il s’agit d’une capacité indispensable à la préparation des futures missions lunaires, voire martiennes. L’astronaute qui sera retenu pour ce séjour d’un an sera désigné plus tard, en fonction de l’évolution de la mission Shenzhou-23, a indiqué samedi un responsable de l’agence spatiale chinoise chargée des vols habités (CMSA).

    Progrès visibles

    La mission Shenzhou-23 s’inscrit dans l’objectif chinois de poser des astronautes sur la Lune avant 2030, une course que les Etats-Unis mènent également avec leur programme Artemis. Les équipements nécessaires à cette ambition sont actuellement en période de test. La Chine doit ainsi effectuer courant 2026 le vol d’essai en orbite de son nouveau vaisseau Mengzhou (« Navire des rêves »). Remplaçant des vieillissants vaisseaux « Shenzhou », c’est lui qui devra acheminer les astronautes vers la Lune.

    Pékin espère d’ici 2035 y avoir construit la première tranche d’une base scientifique habitée, appelée Station internationale de recherche lunaire (ILRS). Le géant asiatique a considérablement développé ses programmes spatiaux depuis une trentaine d’années, injectant des milliards d’euros dans ce secteur afin d’arriver au niveau des Etats-Unis, de la Russie ou de l’Europe. Ses progrès sont particulièrement visibles depuis une décennie.

    La Chine avait posé en 2019 un engin spatial (la sonde Chang’e-4) sur la face cachée de l’astre lunaire, une première mondiale, puis fait atterrir en 2021 un petit robot sur Mars. La Chine est formellement exclue de la Station spatiale internationale (ISS) depuis 2011, date à laquelle les Etats-Unis ont interdit à leur agence spatiale, la Nasa, de collaborer avec Pékin. Cela a poussé le pays asiatique à développer son propre projet de station spatiale.

  • HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    Une surcouche de sécurité. Madagascar travaille sur la conception et l’opérationnalisation d’un système national de stocks stratégiques de carburant. Ce processus inclut la définition du cadre réglementaire, le choix du modèle de financement et la construction progressive de capacités de stockage dédiées pour garantir une réserve de sécurité souveraine. C’est un projet prévu dans la Lettre de politique de l’aval pétrolier, présentée récemment par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

     

    Comme rappelé par le directeur général des Hydrocarbures, Harivelo Andrianaharinjaka, Madagascar devrait disposer d’un stock de sécurité, en vertu du cadre légal et réglementaire déjà en vigueur au pays. Celui-ci doit obligatoirement correspondre à un minimum de 21 jours de consommation. Bien que cette obligation ne s’applique pas individuellement à chaque dépôt, elle s’apprécie de manière globale au niveau du système d’approvisionnement.

     

    En revanche, le stock stratégique est un dispositif qui n’existe pas encore à Madagascar. Les pays occidentaux, notamment les pays membres de l’OCDE, en disposent déjà. Selon les modèles, ils sont soit détenus par l’État, soit confiés à des opérateurs privés, explique le directeur général des Hydrocarbures. C’est un volume qui viendra donc s’ajouter au stock de sécurité classique dont la Grande île dispose actuellement. Le niveau d’un stock stratégique peut atteindre jusqu’à 90 jours de couverture, poursuit-il.

     

    Dans la gestion des risques énergétiques, le stock de sécurité (opérationnel) sert à gérer les aléas du quotidien. C’est le flux tendu pour que les stations-service ne tombent pas à sec. Le stock stratégique (souverain) est pour sa part activé en cas de crise majeure ou de force majeure internationale. C’est une réserve à laquelle on ne touche pas en temps normal.

    « La mise en place d’un mécanisme de stock stratégique est essentielle. Elle nous permettra de sécuriser l’approvisionnement national », a alors soutenu le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson. Ainsi, en cas de retards logistiques ou de perturbations sur la chaîne logistique internationale, ce stock stratégique prendra le relais pour assurer la continuité de l’approvisionnement, explique-t-il.

     

    Deux problématiques majeures se posent toutefois. Harivelo Andrianaharinjaka parle notamment du stockage ; car ce projet nécessitera la construction de nouvelles infrastructures, avec les capacités de stockage actuelles du pays qui sont déjà saturées. Il évoque également le financement pour la constitution et la valorisation de ce stock.

     

    « C’est une obligation que nous devons impérativement mettre en place. Ce dispositif devrait d’ailleurs être intégré dans le prochain projet de loi sur l’aval pétrolier », a avancé le directeur général des hydrocarbures. Les autorités s’accordent toutefois à dire que la mise en œuvre opérationnelle de ce projet prendra un certain temps.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale prévoit de remplacer les présidents de ses 32 commissions permanentes 

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale prévoit de remplacer les présidents de ses 32 commissions permanentes 

    Du changement attendu à Tsimbazaza dès la semaine prochaine. L’ordre du jour adopté par l’Assemblée nationale, jeudi, mentionne l’élection de nouveaux présidents de commission jeudi prochain. Il s’agira donc, pour les députés, de voter pour les 32 parlementaires qui occuperont ces postes.

     

    Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, a souligné dans son intervention durant la session plénière pour l’adoption de cet ordre du jour que « l’installation de ces commissions est de la plus haute importance ». « Nous ne pourrons pas travailler tant que ces nombreuses commissions ne seront pas officiellement en place », a-t-il insisté.

     

    Après la dissolution du Bureau permanent de l’Assemblée nationale, en octobre 2025, et l’élection des nouveaux membres actuels, le renouvellement des commissions composant cette institution avait également été évoqué. Ce n’est que durant cette première session ordinaire de l’année que ce projet peut enfin être accompli.

     

    « Nous sommes dans une période de refondation, nous devons apporter des changements à l’Assemblée nationale, y compris au niveau des dirigeants », confie un député élu à Antananarivo. « Le pouvoir doit changer de main si nous voulons aller de l’avant », poursuit-il.

  • PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    Les regards seront tournés vers l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Les députés ont inscrit à leur ordre du jour deux journées consacrées à des “rencontres avec les ministres”. 11 membres du gouvernement sont attendus à Tsimbazaza vendredi et samedi prochains.

     

    Il ne s’agit toutefois pas encore de la séance de questions-réponses prévue par la Constitution durant les sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Selon une source au sein de la Chambre basse, cette convocation concerne uniquement certains membres ciblés du gouvernement dans le cadre de “séances d’interpellation”.

     

    Les ministres concernés sont le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre des Forces armées, la ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique, le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale, la ministre de l’Éducation nationale, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l’Élevage, le ministre des Travaux publics, le ministre du Commerce et de la consommation ainsi que le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.

     

    Dans son discours d’ouverture de la session, le 5 mai dernier, Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, avait déjà annoncé que plusieurs ministres seraient convoqués au cours de cette session afin d’apporter des explications sur “certains sujets sur lesquels la population a besoin d’éclaircissements”. Il avait également souligné que “l’Assemblée nationale n’hésiterait pas à convoquer l’exécutif en cas de besoin”.