Catégorie : Actualité

  • COURSE AUTOMOBILE – Le duo Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik pourrait déjà prendre fin chez B-Quik Racing en GT3

    COURSE AUTOMOBILE – Le duo Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik pourrait déjà prendre fin chez B-Quik Racing en GT3

    Iaro Razanakoto pourrait avoir un nouveau coéquipier lors de la prochaine course de Gran Turismo GT3, prévue dans un mois. Le pilote malgache annonce que son association avec le Thaïlando-Norvégien Sandy Stuvik pourrait ne pas être reconduite après leur performance de ce week-end sur le prestigieux Chang International Circuit.

    “On nous a prévenus que pour la prochaine course, nous risquions de ne plus faire équipe ensemble. Il se pourrait qu’un pilote venant de Malaisie roule avec moi, et que ce ne soit plus Sandy”, confie Iaro Razanakoto sur sa page Facebook. A l’entendre, leurs caractères “ne sont pas faits pour être ensemble”, car ils sont “tous les deux agressifs sur la piste” et aucun d’eux “ne lâche rien”.

    La collaboration entre Iaro Razanakoto et Sandy Stuvik avait pourtant suscité un immense engouement auprès des passionnés thaïlandais. Lors des qualifications, le pilote malgache a décroché le troisième meilleur temps, alors que son coéquipier s’est emparé de la pole position.

    Pour la première course de samedi, la voiture conduite par le duo a été prise dans un accrochage dès le premier virage, rapporte le pilote malgache. Une crevaison leur a infligé un tour de retard par rapport à leurs adversaires. Malgré cet incident, ils ont réussi à remonter à la cinquième position, inscrivant ainsi 10 points à leur compteur.

    Pour la deuxième course, ils ont écopé d’une pénalité, ce qui les a relégués en fond de grille alors qu’ils auraient dû partir en pole position. Au quatrième tour, la voiture pilotée par Sandy Stuvik est de nouveau entrée en collision, provoquant une autre crevaison. Les débris du pneu crevé ont entraîné des problèmes mécaniques sur le bolide, les obligeant à abandonner.

    Dans un mois, Iaro Razanakoto pourrait se retrouver avec un autre coéquipier pour la deuxième manche de la saison. Ce sera sur le circuit de Bangsaen.

  • AFRIQUE – Le banquier et ancien ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô remplace Ousmane Sonko à la tête du gouvernement sénégalais

    AFRIQUE – Le banquier et ancien ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô remplace Ousmane Sonko à la tête du gouvernement sénégalais

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye nomme lundi un banquier et ancien ministre pour diriger le gouvernement, trois jours après le limogeage de son Premier ministre et ancien compagnon de route Ousmane Sonko. Il s’agit d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, un ancien de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), présenté comme au fait des « arcanes économiques et financiers ».

    Al Aminou Mohamed Lô a été secrétaire général dans le premier gouvernement formé par Diomaye Faye, au pouvoir depuis avril 2014, avant d’être nommé ministre. « Le Sénégal est un pays sûr et viable et entend le rester », indique dans sa première déclaration le successeur d’Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, limogé vendredi. « Il ne s’agit pas d’un changement de cap mais de méthode », ajoute-t-il, citant la droite et la transparence ainsi que « la souveraineté économique et culturelle » parmi les fondements de son action.

    La nomination du nouveau Premier ministre a lieu alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132% du PIB, dont le traitement est un point de divergences entre le chef de l’Etat et son ex-chef de gouvernement. Le président Diomaye Faye souhaite discuter avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un nouveau programme d’aide, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko vante lui une approche souverainiste.

    Al Aminou Mohamed Lô est nommé à la veille de la réunion plénière de l’Assemblée nationale qui doit examiner mardi la « réintégration » au poste de député d’Ousmane Sonko. Elu lors des législatives de novembre 2024, celui-ci avait renoncé à son mandat pour rester chef de gouvernement. Dimanche, le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, un ses fidèles, a présenté sa démission, ouvrant la voie à l’élection au perchoir de l’ex-Premier ministre, leader du parti Pastef, fort de 130 députés sur 165.

    Un « coup d’Etat institutionnel » est en préparation avec ce « forcing que la majorité veut imposer », dénonce lundi la cheffe des députés de la principale coalition de l’opposition, Aïssata Tall Sall, lors d’une conférence de presse. Les députés sont convoqués mardi à 9 heures (locales et GMT) afin de voter la « réintégration du député Ousmane Sonko » et d’élire le prochain président de l’Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.

  • CIRCULATION – L’ATT “rassure” sur la non-application immédiate des nouvelles dispositions du code de la route

    CIRCULATION – L’ATT “rassure” sur la non-application immédiate des nouvelles dispositions du code de la route

    Le permis de conduire ne sera pas tout de suite exigé aux conducteurs des véhicules à deux ou trois roues de moins de 49cc. Tout comme l’autorisation de conduire ne sera pas encore demandée aux cyclistes, tireurs de pousse-pousse ou conducteurs de charrette. Les dispositions prévues par le code de la route de 2017 et son décret d’application récemment adopté “ne sont pas encore applicables immédiatement”, assure l’Agence des transports terrestres (ATT), vendredi tard dans la nuit. Une précision qui intervient après une vague de réactions suscitées par un communiqué publié quelques heures plus tôt par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

    Dans son communiqué, l’ATT souligne que “plusieurs étapes préparatoires” restent nécessaires avant l’entrée en vigueur effective des nouvelles dispositions prévues par le nouveau Code de la route et son décret d’application. Ces étapes, souligne-t-elle, impliquent “les auto-écoles qui sont chargées de la formation”, l’ATT elle-même qui organise les examens à passer pour l’obtention des permis de conduire, le centre immatriculateur et le ministère de l’Intérieur qui délivrent les permis de conduire ainsi que la police et la gendarmerie qui doivent contrôler l’application des lois et des règlements.

    A en croire l’ATT, “aucune communication officielle” n’a encore été faite sur l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions sur les permis de conduire et les autorisations de conduire. “Ces thèmes ont été abordés dans le cadre d’une réunion relative à l’amélioration de la circulation à Antananarivo à titre de simples explications”, insiste-t-elle. Elle rappelle que les objectifs de ces nouvelles dispositions sont de réduire les accidents de circulation et faire baisser jusqu’à 50% le nombre de morts et de blessés de la route d’ici à 2030.

    Selon le nouveau Code de la route, “nul ne peut conduire un véhicule motorisé sur les voies ouvertes à la circulation publique sans être titulaire d’un permis de conduire”, tandis que “pour la conduite des véhicules non motorisés, une autorisation est établie et délivrée par la municipalité ou la commune”.

  • FOOTBALL – Un nouveau gardien de but et deux revenants dans la liste des Barea pour des matchs amicaux en juin

    FOOTBALL – Un nouveau gardien de but et deux revenants dans la liste des Barea pour des matchs amicaux en juin

    Corentin Martins choisit la continuité. Le sélectionneur des Barea mise sur la continuité pour préparer les deux matchs amicaux du mois de juin au Maroc. Un seul nouveau, le gardien de but Ilam Djailane, est convoqué pour la première fois pour renforcer les Barea. Le nouveau Barea de 23 ans joue au Blagnac FC, en national 3, en France, lors de la saison 2025-26.

    La liste des Barea pour préparer deux matchs amicaux au Maroc compte également deux revenants. Loïc Lapoussin, écarté de la sélection depuis un bon moment, fait son retour au sein de l’équipe nationale. Le joueur évoluant en Chine avait fait parler de lui en coulisses lors de ses derniers passages en équipe nationale. Louis Démoléon, défenseur central fait également son retour au sein des Barea.

    Michel “Toldo” Mandimbisoa, Geordan Dupiré, Thomas Fontaine, Eshan Kari, Rayan Raveloson ou encore Clément Couturier font partie du voyage au Maroc. Il en est de même pour Bono Rabearivelo, Mathieu Acapandié, Radoniaina Rabemanantsoa, tout comme Johan N’Zi, Arnaud Andrianantenaina, El Hadary Raheriniaina et Hakim Abdallah.

    Outre Zakanirina “Nina” Rakotoasimbola, Marco Ilaimaharitra fait partie des grands absents de la liste. Le milieu de terrain est remplacé numériquement par Nicolas Randriamanampisoa. Le défenseur Jean Harisson Marcelin est en phase de rééducation après sa grosse blessure.

    Les Barea prépareront deux matchs amicaux au Maroc au début du mois de juin. Ils affronteront les Lions de l’Atlas du Maroc, mondialiste, à Rabat le 2 juin. Puis ils rencontreront les Cranes ougandais à Marrakech le 8 juin.

  • ENERGIE – Montée en puissance du parc photovoltaïque sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo

    ENERGIE – Montée en puissance du parc photovoltaïque sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo

    La puissance globale injectée par les nouvelles centrales solaires sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) s’élève actuellement à 12,5 MWc. Cette capacité de production d’électricité photovoltaïque est répartie stratégiquement à travers quatre sites clés, à savoir 5 MWc à Mangatany, 5 MWc à Ampangabe, 1,5 MWc à Ambatomirahavavy et 1 MWc à Ambohidrano Ilafy, comme indiqué par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

    Cette dynamique va être renforcée par les 86 protocoles d’accord (MOU) signés en avril dernier. Ces derniers progressent graduellement, conformément aux procédures réglementaires en vigueur. Ils devront alors contribuer à intensifier à grande échelle le développement du secteur de l’énergie solaire à Madagascar.

    Lors de cette mobilisation du secteur privé, placée sous le thème de “Solution solaire pour Madagascar”, la Jirama avait exprimé des besoins qui portaient sur 55 centrales dans 22 régions, pour une puissance de 526 MWc. Les offres reçues par la compagnie nationale avaient atteint un volume de 3 753,191 MWc

  • VATICAN – Appel du Pape à « désarmer » l’IA pour « l’empêcher de dominer l’humain » dans son encyclique Magnifica Humanitas

    VATICAN – Appel du Pape à « désarmer » l’IA pour « l’empêcher de dominer l’humain » dans son encyclique Magnifica Humanitas

    « Désarmer » l’intelligence artificielle (IA) pour « l’empêcher de dominer l’humain ». Le Pape Léon XIV a lancé un puissant appel à encadrer et réguler les algorithmes et dénoncé les « nouvelles formes d’esclavage » derrière leur essor fulgurant. Dans « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique), un texte de 130 pages à la tonalité profondément sociale publié ce lundi par le Vatican, le pape américain répond à une multitude de défis de notre époque. En se posant en défenseur de la dignité humaine à l’ère de la révolution numérique, il évoque écologie, crise du multilatéralisme, monopoles économiques.

     

    Dans cette encyclique très attendue, lettre adressée à l’ensemble des fidèles, fixant une position de référence sur des questions sociales, morales ou théologiques, Léon XIV appelle à dépasser le concept de « guerre juste » invoqué notamment par l’administration américaine de Donald Trump et dénonce la délégation de décisions létales à la technologie. Signe de l’importance accordée à ce manifeste, il a participé lui-même à sa présentation, une première, aux côtés de hauts responsables du Saint-Siège et d’experts de l’IA, dont le cofondateur de la start-up américaine Anthropic, Christopher Olah.

     

    Nouvelles formes d’esclavage

     

    L’IA ne pouvant « être considérée comme moralement neutre », il convient de la « désarmer » pour « l’empêcher de dominer l’humain », avance le pape augustinien, qui insiste sur la nécessité d’un code éthique commun sur l’IA ainsi que sur le rôle crucial de l’éducation pour apprendre à en maîtriser les risques. Aujourd’hui, « le contrôle des plateformes, des infrastructures, des données et de la puissance de calcul n’appartient pas aux États, mais à de grands acteurs économiques et technologiques » qui « fixent les conditions d’accès, les règles de visibilité et les possibilités de participation », regrette-t-il.

     

    Citant Platon, JRR Tolkien, Picasso ou encore Beethoven pour leur contribution à lutter contre la déshumanisation, le pape américain fustige aussi « les nouvelles formes d’esclavage » nées pour extraire les ressources nécessaires à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) et appelle à « des solutions technologiques plus durables afin de réduire l’impact sur l’environnement ». « Dans certaines régions du monde, des adolescents et des enfants travaillent dans des conditions dangereuses au broyage des matériaux dont on tire les terres rares. Des corps marqués, mutilés, usés pour que le flux de calcul ne s’interrompe pas », dénonce-t-il.

     

    Alphabétisation numérique

     

    L’évêque de Rome en profite pour demander « sincèrement pardon » pour le retard avec lequel l’Église a condamné « le fléau de l’esclavage » au cours de l’Histoire, reconnaissant pour la première fois le rôle direct du Saint-Siège dans sa légitimation. Au-delà des enjeux technologiques, le pape s’inquiète d’un risque de « déshumanisation », mettant en garde contre une vision de l’humain réduit à ses performances ou à des données exploitées par les machines. Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA, en soulignant la nécessité d’une « alphabétisation numérique ».

     

    Abordant la crise du multilatéralisme, le chef de l’Eglise catholique renouvelle sa condamnation de l’utilisation de l’IA dans le domaine militaire. « Aucun algorithme ne peut rendre la guerre moralement acceptable », écrit-il. Sans citer de nom, il réaffirme « le dépassement de la théorie de la +guerre juste+ trop souvent invoquée pour justifier n’importe quelle guerre », un concept défendu notamment par l’administration américaine de Donald Trump, regrettant que « l’humanité (soit) en train de glisser vers une culture violente de la puissance » qui normalise la guerre comme un « instrument de politique internationale ».

     

    Ecoute et échanges

     

    Ce manifeste s’inscrit dans la continuité de l’enseignement social de l’Eglise. Il a été signé le 15 mai, date du 135e anniversaire de Rerum Novarum (1891), encyclique de Léon XIII qui a posé les fondements de la doctrine sociale de l’Eglise face à la révolution industrielle. Le pape explique avoir tiré ce texte de « l’écoute », après avoir échangé avec des scientifiques, des ingénieurs, des responsables politiques, des parents et des enseignants « préoccupés » pour les jeunes générations.

     

    « Nous avons besoin que davantage d’acteurs dans le monde, communautés religieuses, société civile, chercheurs, gouvernements, fassent ce que Sa Sainteté a fait ici : prendre cela au sérieux, regarder attentivement et orienter les événements dans une meilleure direction », a pour sa part déclaré Christopher Olah.

     

    Textes et photo : AFP

     

  • TRAVAUX ROUTIERS – 30 mois d’entretien supplémentaire pour garantir la qualité et la durabilité de la RNS41, reliant Ikelikampona et Fandriana

    TRAVAUX ROUTIERS – 30 mois d’entretien supplémentaire pour garantir la qualité et la durabilité de la RNS41, reliant Ikelikampona et Fandriana

    54 milliards d’ariary. Tel est le montant du financement alloué par les banques partenaires, dans le cadre du projet connecter Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI), pour les travaux de réhabilitation de la route nationale secondaire RNS41. Cette route de 42Km relie Ikelikampona et Fandriana, dans la région Amoron’i Mania.

     

    Lancé en début mars 2026, Ce chantier se spécifie par l’application du système “marché routier à obligation de résultats” (MROR). Ce mécanisme ne se limite plus à des réparations provisoires, mais impose une obligation de qualité durable. L’entreprise titulaire, ECH BTP, devra ainsi assurer l’entretien de la route pendant 30 mois afin de garantir sa praticabilité et la sécurité des usagers sur le long terme.

     

    L’avancement des travaux est actuellement estimé à 16%, selon le ministre des Travaux publics (MTP), Sambilason Richard Rafefimanana. La première phase de six mois sera consacrée aux travaux de bitumage, à la construction des ponts et aux ouvrages d’assainissement. Les travaux devront être achevés avant le 4 mars 2029, sous la supervision du MTP.

     

    De son côté, la population locale s’attend à ce que les travaux s’achèvent vraiment, après plusieurs promesses non tenues et des travaux lancés puis suspendus à plusieurs reprises. Ceci d’autant plus que la RNS41 a longtemps constitué un véritable calvaire pour les usagers, particulièrement durant la saison des pluies où certaines portions devenaient presque impraticables.

     

    Lors de la visite du contrôle et suivi du chantier, le 23 mai à Andidy Fandriana, le Président de la Refondation de la République, Colonel Michaël Randrianirina, a insisté sur la qualité des travaux et la transparence. Il a également exigé au MTP l’affichage public du nom de l’entreprise, du montant du marché ainsi que de l’ingénieur chargé du contrôle des travaux sur tous les chantiers routiers de Madagascar.

     

    Photo : PRRM

  • AFRIQUE – La démission du président de l’Assemblée nationale sénégalaise ouvre la voie à Ousmane Sonko pour le remplacer

    AFRIQUE – La démission du président de l’Assemblée nationale sénégalaise ouvre la voie à Ousmane Sonko pour le remplacer

    Le président de l’Assemblée sénégalaise, El Malick Ndiaye, a annoncé dimanche sa démission. Ce départ ouvre un boulevard à Ousmane Sonko pour le remplacer. Celui-ci a été limogé de son poste de Premier ministre il y a deux jours. El Malick Ndiaye, fidèle entre les fidèles d’Ousmane Sonko, avait été élu président de la 15ème législature du Sénégal au lendemain de la large victoire de leur parti, le Pastef, avec 130 sièges sur 165 en novembre 2024.

    « Cette décision procède d’un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation », a indiqué sur son compte Facebook ce proche de l’ex-Premier ministre, sans donner plus de précisions sur les raisons de son départ. Les députés sont convoqués en séance plénière mardi à 9h, heure locale, afin de voter la « réintégration du député Ousmane Sonko » et d’élire le prochain président de l’Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.

    Engouement

    Vendredi, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’était séparé de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte, le charismatique Ousmane Sonko, après des mois de tensions entre les deux hommes, arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’un immense espoir populaire. Diomaye Faye est redevable de son poste à Ousmane Sonko, son ancien mentor, qui avait été empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. Celui-ci l’avait alors désigné pour le remplacer dans la course.

    Avec une rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal, après des mois d’un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu’il brigue un troisième mandat. A peine sorti de prison à la faveur d’une loi d’amnistie en mars 2024, le tandem avait alors fait campagne sur le slogan « Diomaye Moy Sonko », soit « Diomaye c’est Sonko » en wolof.

    Dissensions

    Depuis, les signes de dissensions se sont multipliés sur la place publique jusqu’à la rupture consommée vendredi soir. Les tensions ont commencé à émerger en juillet 2025 lorsque le bouillonnant Premier ministre s’en était vivement pris au président Faye, fustigeant un « problème d’autorité » dans le pays. Début mai, le président avait critiqué la « personnalisation excessive » de son Premier ministre au sein du parti au pouvoir. « Tant qu’il reste Premier ministre, c’est parce qu’il bénéficie de ma confiance », avait-il déclaré dans une interview télévisée.

    Quelques heures avant son limogeage, le Premier ministre avait critiqué Diomaye Faye lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, à propos du contrôle et de la transparence des fonds politiques, des sommes d’argent dont l’utilisation se fait à la discrétion du président. Par ailleurs, Ousmane Sonko critiquait régulièrement la lenteur des poursuites contre d’anciens responsables sous l’ex-président Macky Sall, qu’il accuse de corruption.

    Approbation des députés

    Se pose désormais la question de la possibilité pour le président de pouvoir gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques. Signe de l’assise populaire du leader du Pastef, vendredi soir, des centaines de militants ont convergé vers le domicile dakarois d’Ousmane Sonko, donnant à son limogeage des allures de victoire.

    Le président doit désormais nommer un Premier ministre, qui doit être approuvé par les députés au plus tard trois mois après sa nomination. Toutefois, il ne pourra pas dissoudre l’Assemblée nationale avant le mois de novembre, soit deux ans après l’élection de cette législature.

     

    Textes et photo : AFP

  • ART ORATOIRE – L’UCM en tête de la Ligue mondiale de débat francophone avant sa prochaine demi-finale du concours de La Haye

    ART ORATOIRE – L’UCM en tête de la Ligue mondiale de débat francophone avant sa prochaine demi-finale du concours de La Haye

    Une place à consolider pour l’Université Catholique de Madagascar (UCM). L’établissement d’Ambatoroka caracole en tête de la Ligue mondiale de débat francophone, selon le classement établi par la Fondation Corax à partir des résultats cumulés de toutes les éditions du Concours inter-universitaire de débat de La Haye depuis sa création en 2022. Cette première place peut se confirmer alors que l’établissement malgache poursuit son parcours dans l’édition 2026 du concours et s’apprête à disputer une demi-finale.

    Cette position, l’UCM le doit à son titre de champion remporté en 2024 mais aussi à ses deux qualifications en demi-finales. Des performances qui lui permettent de devancer l’Université de Tours (France) et l’Université de la Polynésie française (Tahiti), toutes deux également sacrées lors des précédentes éditions.

    Créée en 2024, la Ligue mondiale de débat francophone vise à mesurer les performances des universités engagées dans le Concours de La Haye sur plusieurs années. Les résultats de chaque édition sont cumulés afin d’établir un classement mondial durable des établissements participants.

    Depuis la première édition du concours, quatre universités se sont partagé les titres. L’Université de Tours a remporté l’édition inaugurale en 2022, l’Université de la Polynésie française celle de 2023, l’Université Catholique de Madagascar celle de 2024 et l’Université de la Nouvelle-Calédonie celle de 2025.

    Les établissements malgaches figurent parmi les participants les plus réguliers du tournoi. L’UCM s’était déjà distinguée en atteignant les demi-finales en 2023 avant de décrocher le titre mondial en 2024. Son parcours dans l’édition 2026 lui permet aujourd’hui de conserver la tête du classement général de la Ligue.

    L’autre représentant malgache présent dans le classement est l’Université d’Antananarivo. Demi-finaliste lors de l’édition 2023, l’établissement figure à la 13ème place mondiale de la Ligue. Il a également participé à l’édition 2026 et s’est qualifié pour les quarts de finale du tournoi.

    Organisé chaque année à La Haye par la Fondation Corax avec le soutien de partenaires de la francophonie universitaire, le concours réunit des équipes étudiantes autour de débats portant notamment sur le droit, les relations internationales, l’économie et les sciences politiques. Les résultats définitifs de l’édition 2026 devraient entraîner une actualisation du classement mondial de la Ligue.

  • DESTINATION MADAGASCAR – 71 190 arrivées touristiques rapportées pour le premier trimestre de 2026

    DESTINATION MADAGASCAR – 71 190 arrivées touristiques rapportées pour le premier trimestre de 2026

    Madagascar avait enregistré un cumul de 71 190 arrivées touristiques au cours des trois premiers mois de l’année 2026. Un trimestre qui avait débuté par une fréquentation de 30 469 visiteurs au mois de janvier, avant de connaître une baisse saisonnière attendue en février avec 22 877 arrivées, pour se stabiliser enfin à 17 844 arrivées en mars, d’après les données provisoires du ministère du Tourisme et de l’artisanat.

     

    Cette diminution progressive reflète notamment la tendance classique de la basse saison touristique en début d’année, généralement marquée par les périodes cycloniques sur la Grande Île. Mais en comparant ces résultats à ceux de l’année précédente, une nette reprise de l’activité touristique avait été observée. Le premier trimestre 2025 affichait un total de 63 567 arrivées. L’année 2026 affiche ainsi une croissance globale de +12,0 % par rapport à 2025.

     

    En revanche, par rapport aux performances du premier trimestre 2024, le bilan global affiche un repli de -17,0 %. En 2024, le trimestre avait atteint un niveau de 85 735 arrivées, porté par un mois de janvier s’affichant à 38 754 visiteurs et un mois de février à 31 071 visiteurs. Une note positive est toutefois à souligner pour le mois de mars 2026 (17 844 arrivées), qui surperforme le mois de mars 2024 (15 910 arrivées) de +12,2 %.

     

    D’importantes dispositions sont déployées pour consolider la reprise et renforcer durablement l’attractivité de la destination Madagascar, dans le prolongement de ces dynamiques. Une délégation conduite par le ministre du Tourisme et de l’artisanat avait, par exemple, rencontré le Medef International et plusieurs de ses membres à Paris. Une rencontre qui avait pour objectif d’approfondir les discussions autour des projets prioritaires de la Grande Île mais également de mobiliser un volume accru d’investisseurs internationaux en faveur du secteur touristique national.

     

    Pour concrétiser cette ambition, Madagascar s’appuie sur une stratégie de relance progressive, ciblée et durable. Les efforts s’articulent prioritairement autour de trois axes de développement technique : l’amélioration de l’accessibilité globale de la destination, la mise à niveau de la qualité des infrastructures ainsi que des services, et l’intensification de sa visibilité sur la scène internationale. L’avantage concurrentiel de cette politique de relance repose par ailleurs sur la valorisation scientifique et touristique de la biodiversité ainsi que du patrimoine culturel unique du pays.