Catégorie : Actualité

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière souligne l’importance des investisseurs pour la transformation des potentiels en richesses

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière souligne l’importance des investisseurs pour la transformation des potentiels en richesses

    Antananarivo, 5 Juin, 7h40 – Des potentiels qui attendent d’être valorisés. Le directeur général des Mines, Désiré Alphonse Rakotondravaly, a saisi la tenue de la conférence sur les opportunités du secteur minier à Madagascar pour exposer les différentes ressources dont dispose le pays. Mais il a surtout profité de l’occasion pour insister sur le besoin d’investisseurs miniers pour les transformer en richesses.

    ⭕L’administration minière indique que le gouvernement malgache avait déjà procédé à des réformes et des mises à jour pour améliorer le cadre relatif au secteur minier. L’objectif est d’attirer et de convaincre les investisseurs d’investir des capitaux à Madagascar. L’attractivité et la compétitivité, l’instauration d’un climat sain et propice en matière d’investissement avaient d’ailleurs été mis en avant lors de cette conférence sur le secteur minier, un évènement organisé par l’ambassade de Corée, en marge de la deuxième édition du Salon international des acteurs économiques (SIAE).

    ⭕L’attractivité de Madagascar est ainsi à promouvoir. « Les autorités devraient veiller à offrir un environnement incitatif aux investisseurs, notamment étrangers, pour leur permettre d’accompagner le développement de Madagascar », a dernièrement soulevé le juriste international Raphael Jakoba. Celui-ci a noté un certain attentisme des investissements miniers ou encore le mauvais signal envoyé aux potentiels investisseurs privés, notamment avec le gel des permis miniers.

    Photo : MMRS

  • PRISON – Une deuxième visite surprise de la ministre de la justice à la maison centrale d’Antanimora

    PRISON – Une deuxième visite surprise de la ministre de la justice à la maison centrale d’Antanimora

    Antananarivo, 4 Juin, 21h30 – La ministre de la justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa a effectué une deuxième visite surprise à la maison centrale d’Antanimora, samedi soir. Une visite inopinée qui avait pour objectif de  »confronter la liste des prisonniers inscrits et ceux présents dans la maison centrale cette nuit-là », indique un communiqué du ministère. Comme pour la première visite, des failles ont été constatées au cours de cette deuxième descente. « Des prisonniers, dont les noms ne figuraient pas dans le cahier, ont été visibles sur place », rapporte le ministère.

     

    La Garde des sceaux a ainsi appelé la direction de l’établissement à suivre la nouvelle méthode établie dans l’enregistrement des noms des détenus. Cela devrait permettre de distinguer les détenus qui n’ont pas encore été jugés de ceux qui ont été jugés, souligne le ministère.

     

    Outre le problème de la liste des détenus, la ministre a également mis l’accent sur la question de l’égalité de traitement des prisonniers et de leurs droits, lors de cette visite. « Tous les prisonniers doivent bénéficier d’un traitement égal que ce soit au niveau de lieux de détention, ou dans l’exercice d’un travail hors de la prison. Pour ce dernier cas, seuls ceux qui satisfont aux exigences de la loi doivent recevoir l’autorisation de sortie », indique le ministère.

     

    Deux personnes ont été enregistrées comme ayant reçu une autorisation de sortie lors de cette visite. Le membre du gouvernement a rappelé qu’il est conforme à la loi de donner une autorisation spéciale, s’il y a une raison importante de quitter la prison pour un temps déterminé.

  • AGRICULTURE – Vers la digitalisation du service de vulgarisation et de conseils agricoles

    AGRICULTURE – Vers la digitalisation du service de vulgarisation et de conseils agricoles

    Antananarivo, 4 Juin, 18h45 – Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage va procéder à la digitalisation du service de conseils agricoles. Dans un communiqué, le ministère explique que « la faible productivité agricole dans la grande île est liée au manque d’efficacité des services de conseils agricoles et à la difficulté d’accès aux conseils agricoles ». La digitalisation servira alors d’outil de vulgarisation pour améliorer l’accès aux conseils agricoles.

    Pour ce faire, la direction de la vulgarisation, formation agricole et rurale au sein du ministère entend pallier, dans un premier temps, le manque de qualification des conseillers agricoles. Dans ce sens, un atelier de réflexion sur le renforcement de compétences et sur la capitalisation des expériences des conseillers agricoles s’est tenu mercredi dernier à Nanisana.

    L’objectif de cet atelier est de recueillir des propositions émanant des agents de vulgarisation agricole pour le renforcement de leur compétence. Ainsi, les conseillers agricoles bénéficieront de renforcement de compétence en matière digitale.

  • CULTURE – Brume de Clipse Tean raconte la déconstruction d’une artiste en 16 oeuvres 

    CULTURE – Brume de Clipse Tean raconte la déconstruction d’une artiste en 16 oeuvres 

    Antananarivo, 4 Juin, 18h30 – Raconter une histoire. Voilà ce que propose l’exposition intitulée Brume, vernie le 01er juin, à Is’art Galerie Ampasanimalo. L’artiste, la plasticienne Clipse Tean, durant trois semaines, y emmène par l’entremise de ses oeuvres dans un voyage introspectif devenu narration. « A un moment j’ai dû vivre pendant deux ans sans mes lunettes, et c’est de là que c’est partie », déclare-t-elle dans son discours de vernissage, jeudi. Elle raconte ces deux ans où cet handicap va l’amener à la déconstruction de son art pour le porter vers de nouvelles horizons marqué par une acceptation des failles et des défauts qui constituent au final toute qu’elle est.

     

    L’exposition est constituée de 16 oeuvres, « comme un couplet de rap », déclare Clipse Tean en marge du vernissage, et la dernière œuvre, intitulée « Éphémère », est un gâteau où transparaît les blacklines de l’artiste. 16 oeuvres aux techniques diverses où echograffiti, stamp, graffiti, tissage, recyclage et même pâtisserie convergent en des écrans projetant l’intérieur de l’artiste formant un miroir dans lequel le public est amené à réfléchir sur soi pour s’accepter entièrement avec et au-delà des handicaps, des défauts et des erreurs.

     

    Clipse Tean est une des artistes qui ont marqué l’art urbain à Madagascar. Si elle a oeuvré depuis des années dans ce genre particulier, avec Brume elle marque une rupture. S’ouvrant par exemple à techniques nouvelles comme le tissage, elle déborde les limites du street art. Brume est ouverte au public depuis le 2 juin jusqu’au 29 juin.

     

  • CULTURE DE RENTE – 4 910 tonnes de fibres de sisal exportées par Madagascar en 2022

    CULTURE DE RENTE – 4 910 tonnes de fibres de sisal exportées par Madagascar en 2022

    Antananarivo, 4 Juin, 12h28 – La Grande île a exporté 4 190 tonnes de fibres de sisal en 2022. Avec un prix unitaire de 5 295,3 ariary par kilo, la valeur FOB des exportations de ce produit a été de 25,998 milliards d’ariary l’année dernière. Ces chiffres de la Direction générale de la douane ont été rapportés par la Banky foiben’ny Madagasikara (BFM) dans le bulletin qu’elle a récemment publié.

    En 2021, la valeur des exportations de ces fibres a été de 27,108 milliards d’ariary. 5 792 tonnes ont été exportés, pour 4 680,5 ariary le kilo. Le plus gros volume de fibre de sisal exporté enregistré est de 14 477 tonnes en 2006, avec toutefois un prix unitaire de 1 077 ariary par kilo, d’après toujours ce bulletin de la BFM.

    Le sisal, une plante introduite à Madagascar dans les environs des années 30 est cultivée dans le Sud de l’île. Ses fibres sont préparées pour être revendues aux artisans pour la fabrication de cordage, de tissus ou de tapis ou pour l’exportation.

  • FINANCES – Madagascar se trouve 24ème sur 26 pays africains en matière de marché financier

    FINANCES – Madagascar se trouve 24ème sur 26 pays africains en matière de marché financier

    Antananarivo, 4 Juin, 9h50 – Du chemin reste à faire. Evalué pour la première fois, avec un score global de 34 sur 100, Madagascar se trouve au 24ème rang sur 26 pays africains classés dans le rapport Absa Africa financial markets index 2022. L’Indice des marchés financiers en Afrique, devenu une référence pour la communauté des investisseurs, a évalué le développement de ces 26 pays, principalement sur la base de mesures de l’accessibilité, de l’ouverture et de la transparence de leurs marchés financiers.

     

    Comme l’indique ce rapport, les notes ont été déterminées par la performance relative, plutôt qu’absolue, de chaque pays sur six piliers clés. Il s’agit de la profondeur du marché, de l’accès aux devises étrangères, de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, de la capacité des investisseurs locaux, de l’environnement macroéconomique et de la transparence, ainsi que des normes juridiques et de leur applicabilité.

     

    Pour Madagascar, il est fait l’observation que son marché financier est « peu profond mais avec des normes économiques qui s’améliorent ». Concernant cette profondeur du marché, la Grande île n’a obtenu qu’un score de 16 sur 100. Ce premier pilier évalue la taille et la liquidité des marchés de capitaux nationaux, ainsi que la diversité des catégories d’actifs cotés et l’existence de caractéristiques standards qui renforcent la profondeur du marché.

     

    Pour l’accès aux devises étrangères, Madagascar a obtenu une bonne note de 72 sur 100. Ce deuxième pilier concerne l’ouverture des marchés aux investissements étrangers. Il examine la sévérité des contrôles de capitaux, la liquidité interbancaire des devises et les normes de déclaration des données relatives aux taux de change. Il évalue également la capacité des banques centrales à gérer la volatilité des flux de capitaux étrangers en examinant l’adéquation des réserves de change.

     

    Le pays est en dessous de la moyenne pour ce qui est de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, avec un score de 33 sur 100. Ce troisième pilier examine la transparence des marchés financiers ainsi que l’environnement fiscal et réglementaire, chacun de ces éléments favorisant la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance sont également pris en compte pour évaluer le développement durable des marchés.

     

    Madagascar obtient son score le plus bas de 10 sur 100 dans la capacité des investisseurs locaux. Ce quatrième pilier évalue le potentiel des investisseurs institutionnels à stimuler la croissance des marchés de capitaux sur la base de la taille des marchés des fonds de pension, à la fois par habitant et par rapport aux titres locaux cotés en bourse. Les stratégies d’inclusion financière sont également examinées.

     

    La Grande île obtient par contre un score au-dessus de la moyenne de 63 sur 100 pour ce qui est de l’environnement macroéconomique et de la transparence. Ce cinquième pilier examine les environnements macroéconomiques sous-jacents des pays et la transparence des données économiques, qui sous-tendent le développement de leurs marchés financiers.

     

    Cependant, le score attribué au pays pour les normes juridiques et leur applicabilité n’a été que de 10 sur 100. Ce dernier pilier prend en compte l’alignement des pays sur les normes juridiques et contractuelles internationales en vigueur sur les marchés financiers, évalué par l’adoption d’accords-cadres standard et l’applicabilité de la compensation avec déchéance du terme et des dispositions en matière de garanties.

     

  • DELESTAGE – Manifestations dans quelques localités d’Antananarivo et ses environs samedi soir en raison des coupures d’électricité

    DELESTAGE – Manifestations dans quelques localités d’Antananarivo et ses environs samedi soir en raison des coupures d’électricité

    Antananarivo, 4 Juin, 7h00 – Alasora, Itaosy, Andoharanofotsy, Vontovorona. Des habitants de quelques localités de la banlieue d’Antananarivo sont descendus dans la rue samedi soir pour manifester leur colère alors que l’électricité y était coupée. « Des gens ont manifesté à Androka en raison de la coupure de courant depuis 19h20 », poste la Commune rurale d’Alasora sur sa page Facebook vers 20h samedi. « Des gendarmes sont venus sur place pour calmer les manifestants », poursuit-elle.

     

    Des embouteillages monstres ont eu lieu du côté d’Itaosy à la même heure pour les mêmes raisons. « Des gens en colère en raison du délestage brûlent des pneus au milieu de la chaussée », confient des sources sur place. « Vontovorona en a aussi marre des délestages », racontent, de leur côté, des habitants de la localité. « Les coupures d’électricité ont duré plusieurs heures aujourd’hui », s’indignent quelques-uns d’entre eux.

     

    Si l’on en croit la Jirama, le délestage devrait encore se poursuivre ce dimanche sur le réseau interconnecté d’Antananarivo. Le fuel lourd destiné à faire fonctionner à plein temps les centrales thermiques de la compagnie a déjà commencé à être acheminé vers la Capitale depuis vendredi et samedi. Mais « comme il faut passer par plusieurs étapes pour l’utiliser, les résultats de l’arrivée du carburant ne devraient commencer à être ressentis que lundi », indique encore la Jirama. Celle-ci ne promet d’ailleurs pas que le délestage devrait complètement disparaître. Elle évoque juste une réduction des coupures de courant.

     

    Selon la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, elle a dû procéder à un rationnement de l’électricité de ses abonnés pour cause d’insuffisance de la production d’électricité. Outre les problèmes de fuel pour faire tourner ses centrales thermiques, elle avance une augmentation des demandes en raison de l’arrivée de la période hivernale. Elle évoque également la vétusté des matériels ainsi que la réduction des sources en eau au niveau des zones de production hydroélectrique. Elle met également en avant une baisse de la production d’énergie solaire, jusqu’à 1/5 des capacités prévues vendredi, par exemple.

     

    Photo : Commune Alasora

  • Andry Rajoelina promet de créer une nouvelle région pour Maroantsetra et Mananara

    Andry Rajoelina promet de créer une nouvelle région pour Maroantsetra et Mananara

    Antananarivo, 3 Juin, 21h15 – La région d’Ambatosoa bientôt « indépendante » d’Analanjirofo ? Le président de la République Andry Rajoelina annonce ce samedi que les démarches administratives pour la création d’une nouvelle région réunissant Maroantsetra et Mananara Avaratra seront entamées dès que possible. « L’objectif est que vous ne dépendiez plus d’Analanjirofo », lance-t-il devant les habitants de Maroantsetra, ravis de cette promesse. « Aujourd’hui, quand vous devez faire des papiers ou des déclarations, ou quand vous devez payer des ristournes, vous devez passer par Fénérive Est alors que la route qui y mène est en mauvais état », explique-t-il.

     

    « Lorsque vous serez indépendant, les routes de votre région seront réhabilitées », poursuit-il, rappelant que chaque région devrait être dotée d’engins destinés à la réhabilitation et la construction de ses infrastructures. Pour l’heure, en étant rattachés à Analanjirofo, les deux districts de la zone d’Ambatosoa dépendent encore administrativement de cette région. « Or, le trajet est long », souligne encore le chef de l’Etat. Il confie que ses collaborateurs ont dû faire 22 heures de route, le trajet en bateau venant de Sainte Marie inclus, pour rejoindre Maroantsetra. Il souley également que faute de route, les engins destinés à Analanjirofo ne parviennent pas jusqu’à Maroantsetra ou Mananara Avaratra.

     

    Mais au-delà des raisons pratiques et administratives, Andry Rajoelina indique vouloir répondre à la demande de création d’une nouvelle région pour les districts du Nord de la province de Toamasina parce que « je vous aime et que vous m’aimez ». « Vous m’avez donné 88% à l’élection », rappelle-t-il. A l’entendre, Mananara Avaratra lui a aussi donné 91% des voix lors de la dernière présidentielle. « Et comme je vous aime, je vais lancer les procédures des maintenant pour que vous ayez votre indépendance », conclut-il.

  • BASKETBALL – Les vice-champions d’Afrique U18 en force dans la liste des Ankoay retenus pour le mondial hongrois U19

    BASKETBALL – Les vice-champions d’Afrique U18 en force dans la liste des Ankoay retenus pour le mondial hongrois U19

    Antananarivo, 3 Juin, 15h20 – La continuité. Sans surprise, la Fédération malgache de basketball (FMBB) formalise la présence des « cadres » des Ankoay lors de l’Afrobasket U18 l’année dernière pour défendre les couleurs malgaches au mondial U19, dans trois semaines. Les Mathias M’Madi, Lovasoa Andriatsarafara, Donovan Rakotonanahary, Jerry Pépin Rabibisoa ou encore Rino Randimbiarivelo seront du voyage à Debrecen, en Hongrie selon la liste publiée par la FMBB samedi.

     

    Seuls deux joueurs ayant pris part à la Coupe d’Afrique qui s’est tenue à Antananarivo, ne sont pas convoqués. Il s’agit de Tokiniaina Mihaja Raobisaona et de Zoherimalala Davida Raharinaivo. Ce dernier avait encore fait partie des joueurs retenus pour le stage en France avant de rester à quai pour la campagne hongroise.

     

    Tokiniaina Mihaja Raobisaona et de Zoherimalala Davida Raharinaivo sont remplacés par Yves Victorien Léon Emmanuel et Thesbon Sydney Raolompanatena. Le premier avait déjà été présélectionnés lors de l’Afrobasket U18 mais il n’avait pas été retenu dans la liste finale. Cette fois-ci, il a réussi à convaincre Aimé Randria et Malalatiana Razazaroavana, coaches des Ankoay.

     

    Les Ankoay U19 ont débuté leur troisième et dernier regroupement pour la préparation de ce Mondial hongrois depuis le 1er Juin. Ils partiront pour un tournoi de préparation en Serbie avant de rallier Debrecen en vue du Mondial qui va se dérouler du 24 juin au 2 juillet.

     

    Placés dans le groupe B, les Ankoay affronteront les Américains, tenants du titre, lors de leur entrée en lice le 24 Juin, avant de croiser les Libanais le lendemain. Ils terminent la phase de poules face à la Slovénie 27 juin.

  • Madagascar souffre de l’insuffisance d’investissements importants pour financer sa croissance, selon Raphael Jakoba

    Madagascar souffre de l’insuffisance d’investissements importants pour financer sa croissance, selon Raphael Jakoba

    Antananarivo, 3 Juin, 14h10 – Une attractivité à promouvoir. Les autorités devraient veiller à offrir un environnement incitatif aux investisseurs, notamment étrangers, pour leur permettre d’accompagner le développement de Madagascar, estime le conseiller juridique international, Raphael Jakoba. L’épargne intérieure brute du pays est pour le moment loin de combler le besoin de financement permettant de parvenir à un niveau de croissance acceptable, expose-t-il face à la presse.

     

    Ce juriste international, qui a élaboré entre autres le code des changes, la loi sur les zones économiques spéciales ou encore la nouvelle loi sur les investissements, regrette qu’il y ait « peu de gros investissements à Madagascar ». L’image du pays envoyée auprès des potentiels investisseurs privés demeure, selon lui, « ternie par le blocage de certains grands projets qui étaient déjà arrivés à maturité depuis plusieurs années ». Il prend l’exemple des projets hydroélectriques comme Sahofika ou encore le projet minier de Base Toliara.

     

    Dans le secteur extractif, il note un certain attentisme des investissements miniers notamment dû à des problèmes de gouvernance, comme le gel des permis miniers depuis 2010. Alors que les projets miniers comme Blackearth Minerals, Akora Iron Ore, Nextsource pourraient investir à Madagascar, a-t-il soulevé.

     

    Raphaël Jakoba insiste alors sur l’intérêt majeur de l’attractivité de Madagascar qui est vital pour le pays. Il plaide également pour la stabilité politique, notamment à l’aube de l’élection présidentielle cette année. Ce juriste international estime par ailleurs que les dirigeants malgaches doivent s’assurer de trouver l’équilibre entre la souveraineté nationale et l’intérêt d’avoir des investisseurs étrangers. Et ce, même si cet équilibre peut ne pas être évident.

     

    Il note néanmoins, pour ce qui est de la question de l’attractivité, l’adoption récente du projet de loi sur les investissements. Le projet de loi sur la programmation industrielle, laquelle sera déclinée sous la forme d’un Pacte sur l’industrie est également en préparation, avance-t-il, optimiste.