Catégorie : Actualité

  • AGRICULTURE – Le consortium Hydroneo Africa se dit prêt à investir dans le secteur rizicole à Marovoay 

    AGRICULTURE – Le consortium Hydroneo Africa se dit prêt à investir dans le secteur rizicole à Marovoay 

    Un consortium d’investisseurs prêt à investir à Marovoay. Il s’agit du consortium Hydroneo Africa qui négocie actuellement pour l’exploitation d’une usine rizicole à Marovoay. Les négociations sont en cours et une rencontre avec le ministre de l’Agriculture est en vue pour concrétiser ce projet.

     

    Le projet de ce consortium consiste, dans un premier temps, à améliorer le rendement des riziculteurs de cette localité réputée pour être l’un des greniers à riz de Madagascar. La construction d’une usine de rizerie avec des silos et des entrepôts à Marovoay s’inscrit aussi dans le projet. Celle-ci devrait fonctionner avec une centrale d’énergie biomasse, selon les informations communiquées par le gouvernorat de Boeny.

     

    Pour y parvenir, il compte fournir des formations de technique rizicole améliorée, des matériels mécaniques de production, des engrais naturels. « Le but est d’arriver à un rendement annuel de 5 à 7 tonnes par hectare », explique Mokthar Salim Andriatomanga, gouverneur de la région Boeny. Il ajoute que « le consortium envisage aussi de construire une usine, dont la capacité de production est de 35.000 tonnes par an », et prévoit dans son programme « l’aménagement des 7 000 ha de rizières ».

     

    Selon le gouverneur, ce projet devrait contribuer à l‘amélioration des revenus annuels des agriculteurs qui collaborent avec ce projet. Il est notamment prévu que le consortium Hydroneo Africa va directement acheter le paddy auprès des paysans qui contractent avec lui.

     

    Le projet était sur la table des discussions depuis le mois de janvier dernier. Des études ont été déjà menées dans le district de Marovoay et la population locale semble déjà acquise à ce projet, selon le gouverneur. Le projet touche environ dix communes au sein de ce district.

     

     

    Photo : Gouvernorat Boeny

  • TRANSPORT AÉRIEN – Airlink reprend ses vols sur Nosy Be à partir du 23 juin prochain 

    TRANSPORT AÉRIEN – Airlink reprend ses vols sur Nosy Be à partir du 23 juin prochain 

    Les bonnes nouvelles s’enchaînent pour Airlink. La compagnie sud-africaine reprendra ses vols hebdomadaires réguliers entre Johannesburg et Nosy Be à partir de 23 juin prochain. Cette information vient d’être annoncée par la compagnie elle même dans un communiqué. L’annonce intervient juste au lendemain de l’augmentation de la fréquence des vols de cette compagnie entre sa base à OR Tambo à Johannesburg et Antananarivo. Depuis le 14 Février, elle assure trois rotations hebdomadaires sur cette ligne.

     

     

    « Ayant tout récemment rétabli la connectivité entre Johannesburg et Antananarivo, qui est une route principalement commerciale, Airlink se prépare à relancer le tourisme entre les deux pays en redémarrant son service sur Nosy Be. En rétablissant l’itinéraire, nous offrons à nos clients une autre excellente destination parmi lesquelles choisir », explique Rodger Foster, PDG et directeur général d’Airlink dans un communiqué.

     

    La compagnie sud africaine s’ajoute donc à la longue liste des compagnies aériennes qui assurent un vol direct sur cette destination touristique phare de Madagascar. Airlink programme un vol une fois par semaine avec un Embraer T170 sur Nosy Be à partir de juin. Aujourd’hui, elle en est à trois vols hebdomadaires sur Antananarivo.

     

  • ELECTION PRÉSIDENTIELLE – La Haute cour constitutionnelle entérine la proposition de date formulée par la CENI

    ELECTION PRÉSIDENTIELLE – La Haute cour constitutionnelle entérine la proposition de date formulée par la CENI

    La Haute cour constitutionnelle (HCC) valide le calendrier proposé par la Commission électorale nationale indépendante pour la tenue de l’élection présidentielle même s’il implique que le mandat du président en exercice soit écourté de dix jours s’il se portait candidat. Dans son avis de constitutionnalité publié ce mercredi les juges d’Ambohidahy indiquent que “la demande d’avis du Président de la Commission électorale nationale indépendante est recevable” et que “la proposition de calendrier pour la tenue de la prochaine élection présidentielle, le 9 novembre 2023 pour le premier tour et le 20 décembre 2023 pour le deuxième tour, n’est pas contraire à la Constitution”.

     

    ⭕En proposant la date du 9 novembre pour le premier tour de la présidentielle, la Ceni anticipe de dix jours la date du premier tour, et ainsi la fin du mandat du président en exercice si celui-ci se présentait à sa propre succession. Sachant que le mandat du président de la République a commencé le 19 janvier, le premier tour devrait avoir lieu le 19 novembre au plus tôt. Cependant, afin de réduire les risques d’organiser la présidentielle en pleine saison cyclonique, la Ceni a proposé une anticipation de dix jours du premier tour. Or, cela impliquerait que le président en exercice démissionne également avec 10 jours d’avance sur le calendrier prévu s’il était candidat.

     

    ⭕Pour la HCC pourtant, le fait d’écourter le mandat du président de la République de 10 jours “ne constitue pas une mesure disproportionnée et excessive”. Elle rappelle qu’une décision assez similaire a été prise en 2006. Dans cet avis, la HCC avait déjà établi “qu’une « anticipation» de 20 jours, ne constituant pas une prorogation du mandat du Président en exercice au cas où ce dernier se représente à sa propre réélection”.

     

    ⭕Selon la loi organique n°2018-008 relative au régime général des élections et des référendums, le premier tour de l’élection présidentielle doit se tenir trente jours au moins, et soixante jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice soit du 19 novembre 2023 et le 19 décembre 2023. La tenue de l’élection présidentielle durant cette période risque cependant d’être compliquée dû notamment à l’arrivée de la saison pluvieuse et cyclonique, estime la Ceni. Celle-ci pense que cela “porterait gravement atteinte aux droits des électeurs et à l’égalité des chances des candidats étant donné que la célérité du traitement, la publication des résultats ainsi que la sécurité des documents ne seront pas assurées”. La HCC, de son côté, estime en validant la demande “que la bonne conduite des opérations électorales constitue l’une des conditions essentielles de la légitimité des élections”.

  • RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Madagascar veut mettre à jour sa politique nationale de la recherche et de l’innovation

    RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Madagascar veut mettre à jour sa politique nationale de la recherche et de l’innovation

    Les consultations régionales se poursuivent. Après la consultation auprès des cinq universités du pays, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organisé une consultation mardi 14 Février à Ankatso en vue de mettre en place la politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI). Le but est de doter le pays d’une politique bien claire et à jour dans ces domaines.

    “L’objectif de la PNRI est de guider les acteurs de la recherche scientifique pour que ces derniers puissent adapter leurs recherches aux besoins de chaque région. Tout cela afin d’obtenir des résultats tangibles entre 2023 et 2030”, indique le ministère dans un communiqué. Cette séance est la dernière étape des consultations menées auprès des six universités du pays entamées en août 2022.

    Il s’agit d’une politique bien à jour répondant aux besoins de toutes les régions et de tout le pays. Pour l’instant, la dernière trace d’une politique claire de recherche à Madagascar remonte à 1980. « En 2013 une stratégie nationale de la recherche scientifique a été mise en place », explique la Pr Elia Béatrice Assoumacou lors du lancement de la consultation régionale en août 2022.

    La direction générale de la recherche scientifique auprès de ce département ministériel s’est engagée avec les laboratoires, les centres de formation, les instituts de recherche et s’engage également à diriger la mise en place d’un plan d’action pour la mise en place de la PNRI. Ce plan vise à consolider la collaboration entre le ministère et ses partenaires, tels que le secteur privé ou les partenaires sociaux, nationaux et internationaux.

  • INFRASTRUCTURES – L’Etat toujours en quête de financement pour le projet TaTom

    INFRASTRUCTURES – L’Etat toujours en quête de financement pour le projet TaTom

    Mobilisation. L’Etat lance un appel à ses partenaires pour la mise en œuvre des activités prévues et inscrites dans le schéma directeur pour le développement de l’axe économique Antananarivo-Toamasina dans le cadre du projet Tatom. « Nous encourageons les bailleurs à prendre ces documents comme base pour prévoir leur entrée à Madagascar et à soutenir ce projet », indique Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, en marge d’une table ronde ayant réuni les quatre ministères concernés par le projet Tatom, mardi.

    A en croire ce responsable, le gouvernement japonais à travers son agence pour la coopération internationale (Jica) reste le plus grand partenaire de Madagascar dans la réalisation des programmes prévus dans le Tatom. Un financement de 3,7 millions de dollars a été déjà versé pour la réalisation de quelques infrastructures. Mais divers projets attendent d’autres investisseurs pour la modernisation de ces deux villes.

    Parmi le grand axe à travailler, selon Rolland Ranjatoelina, ministre des transports, figure la ligne ferroviaire entre Antananarivo et cette grande ville portuaire de Madagascar. Non seulement cela facilitera le transport de marchandise entre ces deux villes mais diminuera également le coût du transport jusqu’à moins de trois fois le prix actuel.

  • ENVIRONNEMENT – Une alliance nationale de la jeunesse pour le climat et la biodiversité en formation

    ENVIRONNEMENT – Une alliance nationale de la jeunesse pour le climat et la biodiversité en formation

    Un grand bloc de jeunes activistes environnementaux est en cours de formation. Les délégués malgaches à la Conférence des jeunes du climat (COY 17) et à la Conférence des parties sur le changement climatique (COP 27) décident de créer une Alliance nationale de la jeunesse pour le climat et la biodiversité à Madagascar. Il s’agit d’une initiative de jeunes qui souhaitent apporter leur contribution dans la mise en œuvre de toutes les politiques cadres mises en œuvre et ratifiées par le pays pour que la lutte contre le changement climatique soit effective, indique Katia Mahery Rakotonirina, du « Young leaders fighting climate change ».

    L’Alliance se fixe comme objectif de mobiliser durablement la jeunesse malgache autour des enjeux et défis du climat et de la biodiversité. Elle ambitionne également d’accroître la crédibilité des jeunes activistes et associations dans le mandat de cette lutte à Madagascar, en appuyant les actions de plaidoyer et de sensibilisation pour une meilleure intégration des jeunes dans le processus de négociations et de discussions liées aux changements climatiques. Le renforcement des capacités et la valorisation des innovations et solutions apportées par les jeunes figurent aussi dans les objectifs de l’Alliance, détaille Katia Mahery Rakotonirina.

    Les jeunes qui sont à l’origine de cette initiative travaillent actuellement sur la formalisation de cette Alliance. Et étant donné que le changement climatique figure parmi les thématiques qui suscitent actuellement beaucoup d’intérêt chez les jeunes, les initiateurs de ce projet annonce la tenue prochaine d’un bootcamp pour la constitution de cette alliance. L’engagement des jeunes dans toutes les régions de la Grande île et de tous les secteurs concernés y sera discuté. « Tous ceux qui veulent renforcer nos rangs et appuyer les jeunes militants écologistes sont les bienvenus », souligne Anja Radoharinirina.

    Un atelier de réflexion des jeunes de la société civile, pour dresser le bilan de la participation de Madagascar aux différentes conférences à l’international sur le climat et l’environnement, s’est par ailleurs tenu la semaine dernière. Plusieurs recommandations étaient émises par ces acteurs comme l’a rapporté la militante pour le climat et l’écofeministe Marie Christina Kolo. Il s’agit de recommandations pour l’avant, pendant et l’après COP.

    Pour l’avant COP, deux principaux messages avaient été livrés, à commencer par la valorisation d’une participation inclusive et équitable de tous les acteurs de la société dans la préparation des conférences internationales. Mettre les enjeux environnementaux et climatiques au cœur des priorités et de l’agenda politique s’avère aussi important, a-t-elle souligné.

    Pendant la COP, les jeunes de la société civile demandent au gouvernement d’augmenter la proactivité de la délégation Malgache au sein de ses groupes d’appartenances afin de rehausser sa visibilité. Ils recommandent aussi la valorisation de la visibilité de Madagascar à travers la mise en place d’un pavillon pour les prochaines COP. Puis, ces jeunes demandent au gouvernement d’être redevable par rapport aux engagements prises à la COP, rapporte Marie Christina Kolo.

    Et enfin pour l’après COP, le gouvernement devra démontrer, à chaque résolution, des engagements intersectoriels mesurables et spécifiques, en phase avec les priorités de Madagascar. Le gouvernement est par ailleurs appelé à développer une stratégie de redevabilité et d’engagement effective, pour que tous les acteurs à tous les niveaux, et issus de tous les secteurs concernés par le changement climatique, surtout les jeunes, soient pleinement engagés dans la traduction des résolutions en actions, conclut-elle.

  • TOURISME – Madagascar veut davantage s’ouvrir au marché italien

    TOURISME – Madagascar veut davantage s’ouvrir au marché italien

    Après la crise, place à la relance de la destination Madagascar. La Grande île était présente à la Bourse internationale du tourisme qui s’est tenue du 12 au 14 Février à Milan en Italie . Ce grand rendez-vous réunit chaque année des professionnels du tourisme venant des quatre coins du monde. “Une occasion ainsi pour le pays de renouer avec les professionnels italiens d’une part et de continuer à mettre en œuvre sa stratégie de relance post-pandémie”, indique le ministère du Tourisme dans un communiqué.

    La destination Madagascar n’est plus à présenter aux touristes italiens. Ils connaissent bien Madagascar, surtout Nosy Be qui est desservie par une ligne directe avec Neos Air. Ce qui place l’Italie comme le deuxième marché émetteur du tourisme malgache après la France. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Tourisme, ils représentent 13% des arrivées touristiques en 2022. Pour agrandir le marché, le gouvernement envisage d’ouvrir une autre ligne entre une ville italienne et la ville de Mahajanga, à en croire les propos du ministre des Transports Roland Ranjatoelina.

     

    Photo : Ministère du Tourisme

  • EVENEMENT – L’agriculture bio malgache au salon Biofach pour conquérir le marché international

    EVENEMENT – L’agriculture bio malgache au salon Biofach pour conquérir le marché international

    Le potentiel du bio malgache exposé en Allemagne. Douze sociétés malgaches, membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) ont fait le voyage en Allemagne pour participer au salon Biofach. Ce plus grand salon mondial de l’alimentation bio se déroule depuis ce mardi jusqu’au 17 février à Nuremberg. L’événement réunit en un seul endroit des producteurs, fabricants, clients, fournisseurs, partenaires ou simples visiteurs issus du monde entier.

    ⭕Avec près de 50 000 visiteurs et 3000 exposants, ce salon permet d’établir ou de consolider la collaboration avec de nombreux acteurs du secteur de l’alimentation et de l’agriculture biologique. “C’est un lieu de rencontre essentiel pour la mise en réseau et la discussion des opportunités de collaboration, tant pour les achats et l’approvisionnement que pour les projets d’investissement”, décrit l’Economic development board of Madagascar (EDBM) dans un communiqué.

     

    ⭕L’agriculture bio malgache est en plein essor. La Grande île compte plus de 80 000 hectares de terres plantées certifiées avec plus de 70 000 producteurs. Les chiffres d’affaires générés par la filière bio passent de 22 millions de dollars en 2009 à 110 millions de dollars en 2021, selon les données de Symabio. Le volume d’exportation de produits certifiés bios a également augmenté, passant de 776 tonnes à 5.832 tonnes entre ces deux périodes. Cette hausse est ddevenue possible grâce à la visibilité de plus en plus grande des produits bio de Madagascar.

     

    Photo : EDBM

  • TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    Pas de reprise en vue de la desserte Guangzhou pour le moment. « Je ne dis pas que cette destination n’est pas importante pour notre compagnie nationale. Je dis qu’elle n’est pas notre priorité pour le moment », déclare le ministre des Transports et de la météorologie Rolland Ranjatoelina, en marge de la table ronde avec les Partenaires techniques et financiers en vue de la recherche de financement pour les projets d’infrastructures, mardi.

     

    Le ministre des Transports précise que non seulement le gouvernement a ses priorités mais que Madagascar Airlines a également sa stratégie. Et la question d’exploitation des vols, c’est-à dire les gains générés par les différentes destinations est déterminante pour la situation financière de la compagnie nationale, poursuit-il. Le sujet aurait d’ailleurs été discuté entre lui et le directeur général de Madagascar Airlines lundi. « Nous avons des responsables à la tête de notre compagnie qui savent très bien ce qu’ils doivent faire », rassure-t-il.

     

    Les priorités pour Madagascar Airlines sont, selon Rolland Ranjatoelina, les vols domestiques et les vols long-courriers sur l’Europe. Le directeur général de cette compagnie aérienne, Thierry de Bailleul, a déjà confirmé cette position. Ainsi pour le réseau domestique, il avait annoncé des travaux à entreprendre et des améliorations à apporter. Celui qui est aux manettes de Madagascar Airlines avait parlé de fréquences à rajouter, avec le renforcement de la capacité de sa compagnie.

     

    Thierry de Bailleul avait également avancé que le plan de développement de Madagascar Airlines tient compte de la préservation des parts de marchés de la compagnie nationale. Il a notamment parlé de l’ambition de la compagnie nationale de renforcer sa présence sur les liaisons vers Paris ou La Réunion.

     

    Le ministre Ranjatoelina annonce, par ailleurs, que la concrétisation du projet Tatom (Antananarivo-Toamasina, Madagascar) renvoie sur la nécessité d’apporter des améliorations sur l’état de l’aéroport de Toamasina. Une hausse, que ce soit du nombre mais également de la fréquence des déplacements d’hommes d’affaires dans cette partie de l’île est en effet à prévoir, soutient-il

  • ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    Le déblocage des stocks de palissandre saisis par l’Etat pour une utilisation au niveau national semble en bonne voie. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, des partenaires travaillent actuellement avec Madagascar sur la mise en place du système de traçabilité de ces bois précieux, une des conditions imposées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) lorsque cette dernière a autorisé la Grande île à les utiliser.

    « Ils exigent [la Cites] notre capacité à gérer le déblocage de ces bois. Nous procédons actuellement à la mise en place de ce système de traçabilité et des partenaires techniques nous octroient actuellement un financement pour cela », indique la ministre Marie-Orléa Vina, à Anosy ce mardi.

    Selon la direction générale de la gouvernance environnementale, Madagascar travaille actuellement avec la Cites et l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dans la mise en place du système. Les deux institutions financent actuellement le travail de consultance sur le choix du système à utiliser. « Le consultant a déjà proposé trois systèmes mais on a trouvé qu’il y avait des failles et nous avons demandé s’il y a un meilleur système plus praticable et à un coût abordable » indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la gouvernance environnementale. Le choix du système devrait être fait avant la fin de ce premier trimestre, explique-t-il.

    Une fois le système choisi, il sera dans un premier temps utilisé dans deux régions de Madagascar laisse entendre le ministère. Une première phase test sera lancée dans les régions Menabe et Boeny. En cas de succès de cet essai, le système sera transposé dans tout Madagascar.

    L’utilisation des stocks de bois de palissandre illégaux saisis à Madagascar a été accordée par la conférence des parties de la Cites qui s’est déroulée au Panama du 14 au 25 novembre après un vif plaidoyer des autorités malgaches. L’utilisation a été octroyée uniquement pour une utilisation nationale. Les stocks de bois de rose saisis ne font pas encore partie de l’accord.