Catégorie : Politique

  • Herimanana Razafimahefa déchu de son poste de sénateur

    Herimanana Razafimahefa déchu de son poste de sénateur

    Antananarivo, 29 Mars, 12h05 – Herimanana Razafimahefa déchu. La Haute cour constitutionnelle a prononcé jeudi la déchéance de l’ancien président du Sénat de son statut de sénateur. “Par ses propos séditieux appelant les citoyens à la révolte et incitant l’Armée à une mutinerie ainsi que ses agissements tendant à faire entrave au processus électoral, un processus par lequel s’exerce et s’évalue la démocratie dans le pays, le Sénateur Herimanana Razafimahefa a dévié de la ligne de conduite du groupe parlementaire Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) auquel il appartient et ce, sans motif valable”, indique la Haute Cour dans sa décision.

     

    La HCC soutient dans sa décision que l’article 72 alinéa 4 de la Constitution qui indique que “la déchéance d’un député peut également être prononcée par la Haute Cour Constitutionnelle s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire » est également applicable aux sénateurs conformément à l’article 85 de la loi fondamentale.

     

    La HCC soutient également que “la ligne de conduite d’un groupe parlementaire ne doit pas aller à l’encontre de la Constitution et de la loi sur les partis politiques ; que dès lors, elle ne peut faire entrave à la démocratie, l’Etat de droit et à l’exercice des droits et libertés fondamentaux reconnus par la Constitution”. Or, poursuit la Cour d’Ambohidahy, cela a été “bafoué” par Herimanana Razafimahefa durant les évènements précédant l’élection présidentielle du mois de novembre où il a notamment publié sur sa page “des propos séditieux et incendiaires, appelant les citoyens à la révolte et incitant l’Armée à une mutinerie”.

     

    Contrairement à Christine Razanamahasoa, Herimanana Razafimahefa a bien déposé son mémoire en défense. Il y soutient qu’il “n’a jamais fait obstacle au processus électoral, il a même exhorté tous les membres de son cabinet à prendre part activement à toutes les manifestations visant à faire élire le Président Andry Rajoelina”. Concernant le message sur sa page Facebook, il soutient qu’il a déjà expliqué lors d’une conférence de presse “qu’il n’était pas l’auteur de cette publication” et “il a publié un message d’appel au calme pour dissiper tout doute”.

     

    Herimanana Razafimahefa étant déchu, la HCC a nommé à sa place son suppléant, le Sénateur Sylvain Rabetsaroana, second de la liste Irmar à Antananarivo.

    Le groupe parlementaire Irmar au niveau du Sénat a déposé mardi une requête aux fins de déchéance de Herimanana Razafimahefa en tant que sénateur auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Il était dans le collimateur du parti au mois de novembre depuis qu’il a déposé une requête pour devenir chef d’Etat par intérim après avoir initialement refusé de prendre le poste.

     

  • La HCC prononce la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député.

    La HCC prononce la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député.

    Antananarivo, 28 mars, 21h15 – Le couperet tombe. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) a prononcé la déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député « avec toutes les conséquences de droit », selon son arrêt, publié en début de soirée ce jeudi.

    « Les actes commis par la députée Razanamahasoa Christine Harijaona constituent une violation flagrante de la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) » considère la HCC. Elle cite la mise en place d’une plateforme de dialogue et de médiation « qui avait pour objectif de reporter l’élection présidentielle ».

    Pour la Cour, la députée d’Ambatofinandrahana, « usant de sa fonction de Présidente de l’Assemblée Nationale entrent en contradiction avec la ligne de conduite du groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) à laquelle elle est affiliée ». « La composition de la plateforme de dialogue et de médiation et les actions entreprises par celle-ci laissent apparaître qu’il s’agit d’une force politique qui s’oppose à la tenue de l’élection présidentielle dont le processus a déjà été engagé, et à la candidature soutenue par le groupe parlementaire « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » (IRD) », affirme-t-elle.

    Dans ses considérants, l’arrêt de la HCC cite l’article 72 de la Constitution qui dispose que « la déchéance d’un député peut [également] être prononcée par la Haute Cour Constitutionnelle s’il dévie de la ligne de conduite de son groupe parlementaire ». La Cour balaie d’un revers de la main les arguments de Christine Razanamahasoa sur les conditions de déchéance d’une présidente d’une institution et sur le délai de 48 heures qui lui a été donné pour présenter sa défense après le dépôt de requête aux fins de déchéances par le groupe parlementaire IRD à Ambohidahy le 26 mars.

    Christine Razanamahasoa était venue à la HCC ce jeudi en début d’après-midi, non pas pour déposer sa mémoire en défense mais pour déposer une requête demandant un délai supplémentaire. Elle avait soulevé la nécessité de « respecter les procédures » avant de parler d’ « acharnement » et de « dérive ». Elle se sent attaquée « car je défends l’Etat de droit », lâche-t-elle.

    Pour sa part, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de l’Enseignement technique et la formation professionnelle avait indiqué qu’un député ne peut dévier de la ligne politique de son parti, sous peine de déchéance, dans une vidéo publiée par la Dépêche informative Taratra. Pour elle « Madame Christine Razanamahasoa (…) veut torpiller le processus démocratique [et que] son problème est qu’elle veut écarter le président fraîchement élu ».

  • Christine Razanamahasoa demande à la  HCC un délai supplémentaire pour préparer sa défense

    Christine Razanamahasoa demande à la HCC un délai supplémentaire pour préparer sa défense

    Antananarivo, 28 mars, 19h10 – La bataille fait rage autour de la requête aux fins de déchéance de Christine Razanamahasoa. La présidente de l’Assemblée nationale s’est rendue à la Haute Cour constitutionnelle (HCC), à Ambohidahy, sans pour autant franchir la salle d’audience pour l’occasion, jeudi. « Nous avons déposé une requête demandant un délai supplémentaire pour déposer notre [mémoire en] défense », indique-t-elle, alors que l’audience en soi n’a duré que trois quarts d’heures, y compris avec l’intervention des requérants.

    La HCC avait demandé à Christine Razanamahasoa, visée par une requête aux fins de déchéances, de produire sa mémoire en défense « à faire déposer à la greffe de la Cour céans dans un délai de 48 heures » mardi, selon la missive adressée à la présidente de la Chambre basse. Elle fustige ce délai pour organiser sa défense, « qui n’est même pas expiré (…) Mais la HCC a fixé la date d’aujourd’hui (…) pour que je comparaisse », déplore-t-elle.

    Pour la présidente de la Chambre basse, on « ne peut pas [lui] appliquer l’article 72 [ de la Constitution concernant la déchéance d’un député]. Celui-ci ne s’applique qu’en cas de transhumance politique. Mais je n’ai encore adhéré à aucun parti », argumente-t-elle avant de marteler la nécessité des « règles de procédure qu’il faut respecter comme le rappel à l’ordre express ».

    Christine Razanamahasoa voit dans la procédure de déchéance engagée par le groupe IRD à l’Assemblée nationale contre elle un « acharnement ». «Ca se traduit aussi par des dérives », enchaîne-t-elle avant de parler d’une « démocratie en danger, de la République en danger ». “Nous avançons dans la voie de la justice (…) et on m’attaque dans la mesure où je défends l’Etat de droit », soulève-t-elle.

    De son côté, Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, monte sur le front pour défendre la démarche de la majorité présidentielle. « Un député ne peut pas changer de groupe politique autre que celui auquel il se fait élire », rétorque la porte-parole du gouvernement, dans une vidéo diffusée par la Dépêche informative Taratra jeudi après-midi.

    La membre du gouvernement met en avant la nécessité pour chaque député de « respecter la discipline de parti ». « Si elle dévie de la ligne de conduite politique, il ne devrait plus rester député car elle trahit ses électeurs. Elle s’est présentée aux législatives pour soutenir le président Rajoelina (…) mais sa conduite tend vers le renversement du président de la République, c’est un motif de déchéance », étaye Lalatiana Rakotondrazafy, réfutant l’existence d’une « mesure exceptionnelle » pour la déchéance du chef d’institution.

    Pour la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Christine Razanamahasoa « veut torpiller le processus démocratique (…) son problème est qu’elle veut écarter le président fraîchement élu ». « Elle veut rester à son poste mais ne veut pas affronter la population. Pourquoi Madame Christine Razanamahasoa ne se présente-t-elle pas aux élections pour se mettre à l’épreuve des urnes », assène-t-elle.

    Pour Ranesa Firiana Rakotonjanahary, secrétaire général de la HCC, les hauts conseillers vont examiner le dossier. « On ne sait pas quand est-ce que le verdict tombera comme on ne sait pas s’il y aura d’autres audiences ou pas », poursuit le magistrat.

  • POLITIQUE – Christine Razanamahasoa dénonce une « procédure illégale » à son encontre

    POLITIQUE – Christine Razanamahasoa dénonce une « procédure illégale » à son encontre

    Antananarivo, 28 Mars, 10h30 – La présidente de l’Assemblée nationale répond à ses détracteurs. Dans un message vidéo diffusé jeudi sur sa page facebook, Christine Razanamahasoa dénonce « l’acharnement » qu’elle subit actuellement de la part du parti au pouvoir notamment la requête en déchéance déposée par le groupe parlementaire IRD auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Un acharnement qu’elle juge cependant totalement « illégale ».

    « Toute la procédure est contraire à la loi. On me considère comme un simple député alors que je suis toujours présidente de l’Assemblée nationale », indique-t-elle. « Destituez-moi de la présidence de l’Assemblée nationale avant d’appliquer ma déchéance en tant que député », ajoute-t-elle.

    Elle dénonce aussi la forme de la démarche, rappelant qu’il faut « deux rappels à l’ordre” avant de déposer la requête. Christine Razanamahasoa indique également ne plus être assujettie à la discipline de son « ancien » parti vu qu’elle en a déjà été exclue. « La discipline de ce parti ne s’applique plus à moi lorsque j’ai dénoncé les maux du pays”, explique-t-elle. En novembre 2023, alors qu’elle avait initié une démarche de médiation, le parti TGV avait déjà annoncé son exclusion du parti mais sans entamer aucune démarche pour la destituer de son poste de présidente de l’Assemblée nationale, contrairement à celle adoptée pour le président du Sénat.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • Gerard Andriamanohisoa, premier secrétaire d’Etat nommé depuis la formation du nouveau gouvernement

    Gerard Andriamanohisoa, premier secrétaire d’Etat nommé depuis la formation du nouveau gouvernement

    Antananarivo, 28 Mars, 7h45 – Le premier secrétaire d’Etat du premier gouvernement du second mandat de Andry Rajoelina est connu. Il s’agit de Gérard Andriamanohisoa qui revient à son poste de Secrétaire d’Etat chargé des nouvelles villes et de l’habitat. Le décret de sa nomination a été pris par le président de la République mercredi, indique la communication de la Présidence.

    Gérard Andriamanohisoa est jusqu’ici le premier secrétaire d’Etat officiellement nommé. La présidence de la République avait annoncé la nomination d’au moins dix secrétaires d’Etat lors de la formation du gouvernement le 14 janvier. Un appel à candidature avait été lancé en février et les candidats avaient jusqu’au 29 février pour postuler. Mais si le présidence de la République avait évoqué la réception de nombreux dossiers, les nominations se font encore attendre un mois après.

    Selon Andry Rajoelina, la nomination des secrétaires d’Etat rattachés à la présidence de la République répond aux soucis de l’Etat d’accélérer la réalisation des projets présidentiels prioritaires. Pour ce gouvernement, il avait prévu la nomination d’un secrétaire d’État en charge de l’Electrification rurale et des ménages, d’un secrétaire d’Etat en charge du planning familial, d’un secrétaire d’Etat en charge de la Jeunesse et de la lutte contre les stupéfiants, d’un secrétaire d’Etat en charge de l’Artisanat et des métiers, d’un sécrétaire d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire, d’un secrétaire d’Etat en charge de la Digitalisation des services publics, d’un secrétaire d’Etat en charge du Commerce et de la consommation, d’un secrétaire d’Etat en charge de la Lutte contre la pauvreté et de la réinsertion sociale et d’un secrétaire d’Etat en charge de l’Economie et du plan.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • URBANISATION – La capacité à remblayer en dehors du Grand Tana pour l’extension de la ville d’Antananarivo encore énorme, selon le ministre Naina Andriantsitohaina

    URBANISATION – La capacité à remblayer en dehors du Grand Tana pour l’extension de la ville d’Antananarivo encore énorme, selon le ministre Naina Andriantsitohaina

    Antananarivo, 27 Mars, 18h30 – De l’espace pour une extension. Entre 2% et 3% des rizières et des marécages en dehors du Grand Tanà sont pour le moment remblayés. Ce qui veut dire que la capacité à remblayer dans ces zones est encore énorme pour une extension future de la ville d’Antananarivo, d’après les explications du ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire, Naina Andriantsitohaina. C’était lors de la présentation de la Revue de l’urbanisation de Madagascar au siège de la Banque mondiale, ce mardi.

    « Il faut que nous affinions la réflexion sur le sujet. Les remblais en eux-mêmes ne sont pas une mauvaise chose et l’extension de la ville doit aussi se penser en termes de remblais. Mais il faut qu’ils soient faits de manière intelligente, techniquement viable, qui nécessite des compléments d’informations au-delà de toutes les études qui ont déjà été faites », insiste-t-il.
    Pour ce qui est de Tana-ville, Naina Andriantsitohaina réitère que le remblayage est complètement interdit. Et puisque c’est interdit, « nous continuons de pourchasser ceux qui sont en contradiction avec les textes », lance-t-il. Et ce, malgré le faible moyen à la disposition de son département, expose-t-il.

    D’après la revue qui vient d’être publiée, l’urbanisation à Madagascar croît à un rythme plus rapide que dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne. Celle-ci se produit cependant en l’absence d’une planification, d’un financement et d’une coordination suffisants pour répondre à la demande croissante d’emplois de qualité, de logements, d’infrastructures et de services de vase dans les villes. Pour Atou Seck, le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, la Grande île « est encore dans le processus d’urbanisation ». Il estime que le moment est opportun pour s’assurer que cette croissance soit bénéfique pour le pays et la population.

    Cette revue sur l’urbanisation à Madagascar propose quatre piliers d’intervention. Le document avance le renforcement de la politique et de la stratégie nationale de développement urbain avec une approche intégrée. La revue parle également de la mise en œuvre d’un cadre politique coordonné au niveau national pour diverses réformes en vue de l’amélioration des services municipaux de l’aménagement du territoire. Elle met en avant l’accroissement des investissements et des financements en faveur d’infrastructures et de services urbains résilients ainsi que l’amélioration de la performance institutionnelle et de la capacité des villes.

    Pour ce qui est de la ville d’Antananarivo en particulier, le ministre Naina Andriantsitohaina parle d’une réforme autour du foncier qu’il faudrait apporter. « Il y a d’abord à consolider le foncier, poursuivre la réforme sur les textes, remettre à jour l’ensemble du catalogue foncier pour que chacun soit rassuré sur ses droits de propriétés. Et surtout il faut faciliter et fluidifier la possibilité de se transférer les terres », avance-t-il.

  • ÉLECTIONS – Ouverture du dépôt de candidature aux législatives  ce mercredi

    ÉLECTIONS – Ouverture du dépôt de candidature aux législatives ce mercredi

    Antananarivo, 27 Mars, 10h30 – C’est parti pour la course à Tsimbazaza. Le dépôt de candidature est officiellement ouvert à partir de ce mercredi à 9het jusqu’au 8 avril prochain, selon le décret fixant les modalités d’organisation des élections législatives pris conseil de gouvernement. Les candidats intéressés peuvent ainsi déposer dès ce mercredi leur dossier de candidature auprès des organes de vérification et d’enregistrement des candidatures (Ovec) au niveau des districts ou autre chef-lieu de circonscription administrative fixé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    La Ceni indique être prête à accueillir les candidatures à partir de ce mercredi dans tous les districts concernés y compris dans le district d’Antanimora Sud nouvellement établi. « C’est un décret qui a fixé Antanimora Sud donc c’est légal, puisque la structure est légale, les structures de la Ceni doivent aussi être établies », indique Ando Andriamalazaray, membre de la Ceni en marge d’un événement à Alarobia mardi.

    Actuellement, la Ceni finalise la révision annuelle de la liste électorale, précise le commissaire électoral. Renvoyé pour 20 jours auprès des fokontany pour vérification après l’arrêtage provisoire du 15 février, certaines listes sont déjà de retour auprès des démembrements de la CENI tandis que d’autres ne le sont pas encore, explique notre interlocuteur. Cela est notamment dû au trajet que doivent effectuer certaines listes. La révision annuelle sera clôturée le 15 mai et la liste servira lors des législatives du 29 mai.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • IRMAR – Une requête en déchéance du sénateur Herimanana Razafimahefa à la HCC

    IRMAR – Une requête en déchéance du sénateur Herimanana Razafimahefa à la HCC

    Antananarivo, 27 Mars, 8h40 – L’ancien président du Sénat également dans le viseur du parti présidentiel. Une requête aux fins de déchéance de Herimanana Razafimahefa en tant que sénateur a également été déposée à la Haute Cour Constitutionnelle. D’après la liste des dossiers en instance publiée sur le site web de la Cour d’Ambohidahy, la requête a été déposée par le groupe parlementaire “Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina” (Irmar)

    Herimanana Razafimahefa avait été destitué de son poste de président du Sénat le 12 octobre dernier lors d’une session extraordinaire convoquée par les sénateurs de la majorité. La majorité l’avait destitué et l’avait remplacé après qu’il avait dénoncé des pressions l’ayant obligé à refuser d’assurer l’intérim du président de la République.

    A l’époque, les sénateurs Irmar avaient même remis en cause “la santé mentale” de l’ancien président du Sénat. Ils avaient reproché au président du Sénat de ne pas avoir respecté la discipline du parti et sa ligne directrice. Pierre Holder Ramaholimasy coordinateur national de la plateforme présidentielle avait alors indiqué face à la presse que “c’est le parti qui l’a proposé comme sénateur et qui l’a présenté au poste de président du Sénat, donc tout ce qu’il fait doit être décidé d’un commun accord avec le parti”. Le parti avait déjà brandi des mesures à son encontre juste avant sa destitution.

    La requête aux fins de déchéance du sénateur Razafimahefa est l’un des dossiers actuellement en instance auprès de la HCC, aux côtés de la requête en déchéance déposée à l’encontre de Christine Razanamahasoa. Le fait que le parti présidentiel n’a pas demandé la déchéance des députés ayant viré de bord durant la campagne présidentielle de 2023 est l’une des lignes de défense mises en avant par l’équipe de Christine Razanamahasoa.

  • HCC – Le TGV/IRD dépose une requête aux fins de déchéance de Razanamahasoa en tant que député

    HCC – Le TGV/IRD dépose une requête aux fins de déchéance de Razanamahasoa en tant que député

    Antananarivo, 26 Mars, 17h10 – Le processus de déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député enclenché. “Nous avons reçu une requête aux fins de déchéance de la présidente de l’Assemblée nationale », confie une source auprès de la Haute cour constitutionnelle, jointe au téléphone, ce mardi. Celle-ci indique que « le dossier a été déposé par Hery Rasoamaromaka, secrétaire national du parti Tanora Malagasy vonona (TGV) au bureau de la HCC à Ambohidahy, ce 26 Mars, à 8h”.

    Un document qui circule sur les réseaux sociaux indique que la “requête [émane] du groupe parlementaire IRD présidé par Paul Bert Velontsara aux fins de déchéance de Mme Christine Razanamahasoa”. Le document en question sollicite la présidente de l’Assemblée nationale de produire “un mémoire en défense à faire déposer au greffe de la Haute cour constitutionnelle dans un délai de 48 heures”.

    La présidente de l’Assemblée nationale doit ainsi répondre aux accusations de son groupe parlementaire qui avait déclaré vouloir “prendre les décisions” qui s’imposent face à celle qui a “renié son parti et la population qui avait exprimé son choix”. En réplique aux déclarations tenues samedi par Christine Razanamahasoa, fustigeant la situation du pays, indiquant qu’il s’agit d’un problème d’homme et non de structure.

    Selon l’article 72 de la Constitution, un député risque la déchéance pour deux motifs. Le premier motif de déchéance est le “changement de groupe politique pour adhérer à un nouveau groupe, autre que celui au nom duquel il s’est fait élire”. Le deuxième motif est la “déviation de la ligne de conduite du groupe parlementaire”.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • SENEGAL – L’opposant Bassirou Diomaye Faye donné vainqueur de la présidentielle, selon les premières tendances

    SENEGAL – L’opposant Bassirou Diomaye Faye donné vainqueur de la présidentielle, selon les premières tendances

    Antananarivo, 26 Mars, 9h25 – Une alternance démocratique se prépare au Sénégal. Bien que les résultats définitifs et officiels de l’élection présidentielle soient encore attendus, les premières tendances publiées par les médias locaux donnent le candidat de l’opposition Bassirou Diomaye Faye vainqueur du scrutin dès le premier tour.

    Dès dimanche, à l’issue du vote, les partisans du jeune candidat de 44 ans ont envahi les rues pour célébrer la victoire. Son principal rival, le candidat du parti au pouvoir, Amadou Ba, a par ailleurs déjà concédé sa défaite. Dans un communiqué diffusé lundi soir, l’ancien Premier ministre a souhaité « beaucoup de réussite et de succès pour le bien-être du peuple sénégalais » à celui qui va succéder à Macky Sall.

    Le président sortant Macky Sall, pour sa part, a écrit sur les réseaux sociaux pour féliciter son successeur. « Je salue le bon déroulement de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 et félicite le vainqueur, M. Bassirou Diomaye Faye, que les tendances donnent gagnant. C’est la victoire de la démocratie sénégalaise » écrit-il.

    Les résultats provisoires officiels de l’élection sont attendus ce mardi. Les premières tendances donnent un taux de participation de 61%.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.