Catégorie : Politique

  • Le général Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka prend le commandement de l’État-major de l’armée

    Le général Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka prend le commandement de l’État-major de l’armée

    Antananarivo, 15 Mars, 19h20 – Passation de commandement effectuée. Le général Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka prend officiellement le commandement de l’État-major de l’armée ce vendredi après une cérémonie militaire de passation de commandement qui s’est tenue ce vendredi au Stade Mahamasina avec son prédécesseur le général Delphin Monja Sahivelo, devenu ministre des Forces armées. Suite à sa prise de commandement le nouveau chef d’Etat Major de l’armée galvanise ses troupes en les incitants à prendre les armes pour le bien de la population.

    “C’est un ordre que je donne. Levez-vous et soyez toujours prêts à accomplir votre devoir sacré. Ne cherchez que l’intérêt collectif et le bonheur du peuple car nous venons du peuple et nous reviendront vers le peuple”, lance-t-il aux troupes. “Vous avez un devoir et une redevabilité envers nos concitoyens”, ajoute-t-il.

    Pour sa part, le nouveau chef d’Etat major de l’armée (Cema) indique être prêt à accomplir sa tâche. “Je vous promets que je ne vais pas vous décevoir mais faire tous les efforts pour le bien de la patrie”, indique-t-il dans son discours. “J’ai fait le serment depuis longtemps de défendre l’honneur de la patrie et de protéger le peuple”, poursuit-il.

    Sous son commandement, l’armée va œuvrer pour la réalisation des objectifs de développement de l’Etat. “Le ministère des Forces armées a de nombreuses visions pour mettre en place une défense au niveau local dans le pays, et parmi cela la poursuite de la réforme de l’armée et l’amélioration de la façon de travailler d’une façon rapide et efficace qui font partie des objectifs des 100 jours de l’Armée”, indique-t-il.

    Le général Monja Delphin Sahivelo, ministre des Forces armées, pour sa part, insiste sur l’unité des forces armées. “L’unité fait la force dit un adage malgache, cela nous pousse à avoir une vision unie afin de mettre en œuvre avec ferveur les politiques fixés par l’Etat”, indique-t-il à son successeur. Il invite le CEMA a agir sans attendre et à ne pas tergiverser.

     

  • LEGISLATURE – Le seuil d’attribution d’un siège supplémentaire à l’Assemblée nationale fixé à 310 000 habitants, sauf pour Antsirabe selon Lalatiana Rakotondrazafy

    LEGISLATURE – Le seuil d’attribution d’un siège supplémentaire à l’Assemblée nationale fixé à 310 000 habitants, sauf pour Antsirabe selon Lalatiana Rakotondrazafy

    Antananarivo, 15 mars, 18h22 – Le gouvernement a fait un choix. Face à la hausse de la population, le gouvernement a décidé de fixer à 310 000 habitants le seuil d’attribution d’un siège supplémentaire à l’Assemblée nationale. Sauf pour Antsirabe qui a droit à deux sièges malgré un nombre moins important de la population, et pour les chefs-lieux de province, tous les districts de plus de 310 000 habitants selon les estimations du dernier recensement général de la population (RGPH3) ont droit à deux sièges. Ce choix a été fait principalement pour des raisons économiques, indique Lalatiana Rakotondrazafy, porte-parole du gouvernement sur la chaîne nationale ce vendredi.

    “Il fallait trouver un équilibre”, explique Lalatiana Rakotondrazafy. Elle estime qu’avec la hausse du nombre de la population, il fallait augmenter le nombre de députés. Mais “on ne pouvait pas non plus fixer un nombre trop élevé de députés en raison des impacts économiques que cela aurait, et des impacts que cela aurait sur les dépenses à l’Assemblée nationale”, explique-t-elle encore. A en croire Lalatiana Rakotondrazafy, plusieurs scénarios avaient été envisagés pour fixer le nombre des députés par circonscription. “Nous avons retenu le scénario où il y a eu le moins de députés à pourvoir”, poursuit-elle encore.

    Pour Antsirabe où le nombre estimé de la population est de près de 276 500 habitants en 2024, le gouvernement a choisi de lui donner “deux sièges compte tenu de son poids économique dans le pays”, souligne encore la porte-parole du gouvernement. Celle qui n’écarte pas une éventuelle candidature dans cette circonscription ou dans le district de Faratsiho a d’ailleurs remercié le président de la République et le Premier ministre d’avoir tenu compte de cette “importance économique d’Antsirabe en tant que capitale économique de Madagascar”.

  • La tenue des élections législatives ne devrait pas empêcher la tenue de la session ordinaire du parlement, indique Christine Razanamahasoa

    La tenue des élections législatives ne devrait pas empêcher la tenue de la session ordinaire du parlement, indique Christine Razanamahasoa

    Antananarivo, 14 Mars, 18h35 – L’un n’empêche pas l’autre. La tenue des élections législatives ne devrait pas entraver la tenue de la session ordinaire de l’Assemblée nationale à en croire Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale. De retour de Paris mercredi, elle a rappelé l’importance de cette première session ordinaire de l’année qui a notamment pour but d’adopter la Loi de finances rectificative.

    ⭕ “La constitution indique qu’il y a une session pour étudier et adopter la loi de finance rectificative”, indique-t-elle. “Je pense que c’est très important car la réalisation des programmes de l’Etat dépend du budget”, poursuit-elle. “Lorsque la session ordinaire se tient comme la Constitution le dit, les députés font leur travail”, conclut-elle.

    ⭕Selon le calendrier annoncé par le gouvernement, les élections législatives se tiendront le 29 mai prochain. Selon la Constitution, la première session du parlement se tient à partir du premier mardi du mois de mai et est prévue durer 60 jours.

  • LÉGISLATIVES – Le gouvernement fixe à 163 le nombre de sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale

    LÉGISLATIVES – Le gouvernement fixe à 163 le nombre de sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 14 Mars, 7h35 – Le nombre de députés qui siège à Tsimbazaza est en hausse. Le Conseil des ministres de mercredi vient d’adopter le décret modifiant la répartition des sièges à l’Assemblée nationale pour la prochaine législature. Ainsi, le nombre de député passe de 151 à 163. Il y aura donc 12 sièges de plus à pourvoir comparer à l’actuelle législature.

     

    Cette hausse s’explique par l’augmentation du nombre des habitants pour certains districts. L’exécutif a fixé deux sièges de députés pour chaque district qui a plus de 310 000 habitants. 12 districts ont vu leur population dépasser ce seuil. Il s’agit des districts d’Ambatolampy, Betafo, Antsirabe I, Ambalavao, Ihosy, Toamasina II, Mahanoro, Mandritsara, Betioky Sud, Amboasary Sud, Ambilobe et Antalaha.

     

    Par ailleurs, les autres districts qui ont déjà eu droit à deux sièges de députés restent inchangés selon le compte rendu du Conseil des ministres. Il en est de même pour les six arrondissements de la capitale avec deux sièges chacun et les cinq chefs lieu de province. Les districts qui ont moins de 310 000 habitant seront représentés par un seul deputé.

     

    Les élections législatives sont fixées pour le 29 mai prochain. Et les dépôts de candidature sont ouverts du 28 mars au 6 avril prochain. Ceux qui souhaitent se présenter doivent d’abord s’acquitter de la caution à 20 millions d’ariary.

     

    Ce scrutin animera l’atmosphère politique pour les prochains mois. Les partis qu’ils soient issus de l’opposition ou des rangs de l’actuel pouvoir tenteront le tout pour tout pour rafler plus de sièges à Tsimbazaza jusqu’à obtenir la majorité. Avec cette nouvelle configuration, il faut obtenir au moins 82 sièges pour avoir la majorité à l’Assemblée nationale. L’opposition réunie au sein de la plateforme Firaisankina s’est déjà fixée comme objectif de conquérir la majorité à l’Assemblée nationale. Les groupes de partis au pouvoir ou soutenant le président de la République n’ouvriront pas facilement cette voie à l’opposition.

     

  • Christine Razamahasoa confie avoir évoqué avec Emmanuel Macron les problèmes d’approvisionnement en électricité à Madagascar

    Christine Razamahasoa confie avoir évoqué avec Emmanuel Macron les problèmes d’approvisionnement en électricité à Madagascar

    Antananarivo, 13 Mars, 20h07 – L’approvisionnement en électricité à Madagascar parmi les sujets de discussion entre Christine Razanamahasoa et Emmanuel Macron à Paris. De retour du sommet des femmes présidentes d’Assemblée nationale à Paris la semaine dernière, la présidente de l’Assemblée nationale de Madagascar indique qu’elle a pu s’entretenir avec le Président français. Plusieurs sujets ont été discutés entre les deux personnalités notamment le cas de l’insuffisance de la production en électricité dans la Grande île. “C’est un sujet qui fait souffrir tout le monde. Je ne sais pas comment est le délestage actuellement mais on recherche des solutions et j’ai apporté les complaintes à propos de cela”, raconte-t-elle.

    D’après Christine Razanamahasoa, le sujet était de première ordre, raison pour laquelle elle a été évoqué avec le président français. “Ce n’est pas seulement la population qui en subit les effets négatifs mais également les investisseurs qui viennent chez nous car l’électricité n’est pas encore aux normes requises”, explique-t-elle.

    Dans son discours par visioconférence durant lequel elle a fait le bilan de sa mission à Paris mardi, l’élue d’Ambatofinandrahana a indiqué “qu’il y a de nombreux projets dans le secteur de l’électricité qui sont suspendus actuellement même si le financement et le côté technique concernant leur construction sont prêts”. Cela permettrait pourtant de sortir le pays des délestages, souligne-t-elle. “Selon les explications, le blocage ne viendrait pas des institutions mais bien d’individus”, glisse-t-elle encore. “Ce n’est pas l’argent le problème, les projets sont aussi en place mais il y a des blocages, et ce n’est ni financier ni technique mais bien venant d’individu”, conclut-elle.

  • Gisèle Ranampy rejoint le HCDDED dont les membres sont officiellement nommés

    Gisèle Ranampy rejoint le HCDDED dont les membres sont officiellement nommés

    Antananarivo, 12 Mars, 5h20 – Le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED) peut à nouveau fonctionner. Le président de la République a adopté le 6 mars dernier le décret qui constate la nomination et l’élection des nouveaux membres du haut conseil, selon une note diffusée ce jour par la présidence de la République.

     

    Parmi les nouveaux hauts conseillers figure l’ancienne ministre en charge du Travail et de la Fonction publique, la magistrate Gisèle Ranampy. L’èpouse du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), inamovible ministre de janvier 2019 à février 2023, rejoint l’organe constitutionel sur le quota du président de la République.

     

    Les autres membres sont Fenosoa Emile Ramarokoto désigné par le Sénat,

    Zafilaza, venant de l’Assemblée nationale, Angelo Ranadialison envoyé par la Haute Cour Constitutionnelle, Herimandimby Rakotondrainy, nommé par la Cour suprême, Jean Marc Andriamanantena, venant du CNIDH, James Ramarosaona élu par l’ordre des journalistes et Solo Radson, désigné par l’ordre des avocats.

     

  • Mialy Rajoelina demande à l’Etat d’être sans pitié envers les auteurs de viols et de violences

    Mialy Rajoelina demande à l’Etat d’être sans pitié envers les auteurs de viols et de violences

    Antananarivo, 9 Mars, 13h00 – La Première Dame Mialy Rajoelina appelle à “l’application des peines les plus sévères contre les individus coupables de viol et contre les auteurs des atrocités envers les enfants”. Sans se prononcer sur son soutien à la loi sur la castration, l’épouse du président de la République demande, entre autres, “l’application de la loi en vigueur”. Dans son discours à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, Mialy Rajoelina “demande aux autorités d’être sans pitié car rien ne justifie les atrocités faites aux enfants”.

     

    Pour la Première Dame, “les viols sont une atteinte aux droits de l’homme, une destruction de l’avenir des victimes”. S’érigeant en porte-parole des enfants qui ont subi des violences et des viols, elle “dénonce les séquelles que ces actes ont sur leurs victimes”. Elle parle notamment “des corps meurtris, des grossesses non désirées ou encore des impacts psychologiques”. Elle s’engage alors à prendre en charge les soins à appliquer aux enfants victimes de viols.

     

    La loi sur la castration chirurgicale des violeurs est, selon le ministère de la Justice, entrée en vigueur depuis le 26 février, date de sa promulgation par le président de la République. La Haute cour constitutionelle avait indiqué que les dispositions relatives à la castration seraient conformes à la Constitution sous réserve de la publication par le gouvernement d’un texte réglementaire déterminant les modalités de l’opération chirurgicale, le ministère de la Justice souligne que même sans ce texte, la loi devrait déjà pouvoir s’appliquer aux cas survenus après le 26 février. Il estime que le décret d’application devrait être publié le temps que les procédures judiciaires aboutissent sur ces dossiers.

    Photo : Présidence de la République

  • JOURNEE MONDIALE – Andry Rajoelina incite à une candidature massive des femmes aux législatives

    JOURNEE MONDIALE – Andry Rajoelina incite à une candidature massive des femmes aux législatives

    Antananarivo, 8 Mars, 14h10 – “A Madagascar tous les efforts sont faits pour donner sa place aux femmes”. C’est ce qu’a déclaré Andry Rajoelina, président de la République lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée internationale des droits de la femme qui s’est tenue ce vendredi à Toamasina. Le locataire d’Iavoloha reconnaît que “le chemin est encore long” mais que Madagascar va dans la bonne direction.

    “Il faut leur donner la place, moi lorsque je dois attribuer des postes, par exemple au niveau des ministères, si il y a des femmes compétentes et ont de l’expérience, je préfère choisir des femmes et non des hommes”, lance-t-il dans son discours. Il rappelle l’avoir fait à la présidence de la Républqie où “90% des postes de direction sont occupés par des femmes”, souligne-t-il.

    Dans son élan, Andry Rajoelina encourage la participation des femmes dans la vie politique notamment lors des prochaines législatives. “Les législatives vont arriver, j’incite les femmes et les partis politiques, si c’est possible à présenter des candidates féminines”, martèle-t-il. “Il faut les choisir et les élire, optez pour les femmes et votez pour les candidates féminines pour vous représenter au niveau de l’Assemblée nationale”, demande-t-il encore à son audience.

    Le chef d’Etat annonce vouloir poursuivre son assistance aux femmes malgaches durant son second mandat. Il indique qu’il “ne laissera pas les femmes lutter toutes seules”. Comme lors des précédentes années, cette aide va se traduire par des formations professionnelles et en la dotation d’équipements afin que les femmes puissent entrer dans le monde du travail. Le Président indique aussi que des terrains seront aussi accordés afin que les femmes puissent produire.

    La célébration de la journée de internationale des droits de la femme à Toamasina ce vendredi a vu la participation et le défilé de femmes issus de toutes les régions de l’île. Après le défilé et la série de discours officiels, un concert de Denise a clôturé la cérémonie officielle.

    Photo : Présidence de la République

  • Castration – Le décret précisant les modalités de l’opération toujours en attente 

    Castration – Le décret précisant les modalités de l’opération toujours en attente 

    Antananarivo, 8 Mars, 8h05 – La loi sur la castration peut-elle déjà être appliquée? “Le texte a été promulgué par le président de la République le 26 février dernier”, indique la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa ce jeudi à Toamasina en marge de l’inauguration du nouveau bureau de la direction régionale de la sécurité publique de l’Atsinanana. Bien que la Haute cour constitutionnelle (HCC) ait émis des réserves, notamment “la publication d’un texte règlementaire précisant les modalités d’exécution de la peine de castration chirurgicale” pour que les articles instaurant la castration soient conformes à la Constitution, et bien que ce texte soit encore en cours d’élaboration, la ministre estime que le texte est déjà en vigueur.

    Pour la Garde des sceaux, “cette nouvelle loi s’applique déjà aux cas constatés récemment” car c’est “la loi en vigueur au moment de la commission du crime”. La procureure de la République, Narindra Rakotoniaina, elle aussi, avait déjà souligné à la presse que l’individu récemment soupçonné de viol sur une fillette de six ans encourt cette peine en plus des travaux forcés à perpétuité.

    Une source autorisée auprès du ministère de la Justice confie que le décret d’application en question est déjà “en cours d’élaboration et devrait sortir bientôt”. En attendant, la loi sur la castration est déjà considérée comme étant entrée en vigueur d’autant que “la peine de castration ne sera pas prononcée de si tôt”, compte tenu de la longue procédure liée à l’instruction des affaires criminelles. “On n’est pas encore à l’étape de la prononciation de la peine, nous sommes à l’étape de la poursuite, il y a encore le parquet, l’instruction, puis le jugement, la chambre d’accusation, le renvoi devant la cour criminelle donc il faudra encore du temps avant l’exécution de la peine” explique-t-elle. “Il se peut encore qu’il y ait appel”, ajoute-t-elle encore.

     

    La HCC a estimé la castration chirurgicale conforme à la Constitution à condition “que les modalités de l’opération tiennent compte de l’obligation de respect des droits humains”. L’objectif est “que l’exécution de la peine de castration ne rentre dans la catégorie des actes de torture et de traitement inhumain et cruel”. Si l’on se base sur la décision de la HCC, “le gouvernement est tenu de préciser ces modalités d’opération chirurgicale”. Jeudi, le président de la République a juste indiqué qu’il s’agit d’”empêcher l’organe qui a violé l’enfant de continuer à fonctionner et non de couper quoi que ce soit parce que ces gens ont tous déjà été circoncis”.

    Photo : Ministère de la Justice

  • Andry Rajoelina propose d « ‘envoyer les images des enfants victimes de viol à ceux qui sont contre la castration des coupables » 

    Andry Rajoelina propose d « ‘envoyer les images des enfants victimes de viol à ceux qui sont contre la castration des coupables » 

    Antananarivo, 7 Mars, 14h35 – Andry Rajoelina persiste et signe. Il ne changera pas d’avis sur la question de la castration chirurgicale des personnes reconnues coupables de viol. Mais il entend bien continuer son combat pour faire taire ceux qui sont contre sa politique de lutte contre les violeurs. « Nous allons faire une chose simple. Nous allons réaliser un film avec les images des enfants décédés, détruits par les viols et nous allons envoyer ce film à ceux qui nous disent de ne pas recourir à la castration. Ils ne retrouveront plus jamais le sommeil quand ils verront les images de ces femmes et de ces enfants ayant subi ces violences », déclare-t-il au cours de l’inauguration d’un bâtiment de la police nationale à Toamasina.

    Dans son discours, le président de la République assure ne pas souhaiter du mal à « ces Malgaches qui osent dire qu’il ne faut pas punir avec les châtiments qu’il faut les personnes coupables » de viol. Mais il « n’en pose pas moins la question : si c’était votre enfant, issu de votre chair, qui était détruit, est-ce qu’une peine de prison vous suffira? Non. Cela ne suffit pas ». Il dit « parler avec son cœur de père » et il espère « toucher des cœurs de père et de mère » pour rallier les plus sceptiques à sa cause.

    Andry Rajoelina, qui dit avoir « le coeur brisé quand [je] regarde les photos des victimes », assure vouloir « rester debout jusqu’au bout » pour ces enfants victimes de viol. Il insiste pour « que l’organe qui a fait du mal à ces enfants ne puisse plus être utilisé ». « Je me lève pour protéger ces enfants, ces hommes qui s’adonnent à ces crimes doivent être castrés », martèle-t-il.