Catégorie : Politique

  • IMMIGRATION – L’Allemagne en quête de travailleurs malgaches pour combler son déficit de travailleurs qualifiés

    IMMIGRATION – L’Allemagne en quête de travailleurs malgaches pour combler son déficit de travailleurs qualifiés

    Antananarivo, 28 Février, 14h55 – L’Allemagne ouvre ses bras aux travailleurs malgaches. Ce pays européen est actuellement à la recherche de mains d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activité, indique Michael Häusler, ambassadeur d’Allemagne. “Il y a actuellement un manque de travailleurs qualifiés en Allemagne”, souligne l’ambassadeur lors d’une rencontre avec la presse à la Villa Berlin d’Ambatoroka ce mercredi.

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    D’après le diplomate, les secteurs concernés sont nombreux, notamment la santé, les soins, la gastronomie ou encore le tourisme et l’industrie. “Les travailleurs malgaches sont très appréciés car ils connaissent déjà assez bien la langue allemande”, explique l’ambassadeur. « Le niveau technique des travailleurs malgaches est aussi reconnu sur place », ajoute-t-il.

    Les travailleurs malgaches intéressés à s’expatrier en Allemagne pour travailler sont ainsi appelés à se rendre sur le site web “Make it in Germany”. Les travailleurs malgaches et les entreprises allemandes peuvent communiquer via ce site. Des rencontres par visioconférence sont même possibles. En cas d’accord, les entreprises allemandes envoient directement le contrat de travail qui va faciliter l’octroi des visas à long terme. L’octroi de visa peut se faire en quatre à six semaines, explique toujours l’ambassadeur.

    D’après Michael Haüsler, le centre de Visa de l’ambassade d’Allemagne à Madagascar a octroyé en 2023 environ 1800 visas dont 1000 pour les au pair et les volontaires. 90% des visas sont des visas à long terme tandis que 10% de visa à court terme.

  • L’appel à candidature pour les postes de secrétaire d’Etat ouvert jusqu’au 29 février, selon la Présidence

    L’appel à candidature pour les postes de secrétaire d’Etat ouvert jusqu’au 29 février, selon la Présidence

    Antananarivo, 27 Février, 18h22 – Plus que deux jours. La Présidence fixe le dernier délai de dépôt de dossier de candidature à la date du 29 Février. Les prétendants à ce poste n’auront plus deux jours pour se manifester. « Nous encourageons ceux qui désirent encore le faire avant le 29 février. Les démarches restent ouvertes jusqu’à cette date butoir », indique la Présidence sur sa page LinkedIn, ce mardi.

    Dix postes sont disponibles, dont neuf secrétaires d’Etat et un coordonateur général, tous rattachés à la Présidence. L’appel a été lancé depuis le début de ce mois de février. Sur sa page LinkedIn, la Présidence souligne qu’ils sont nombreux à répondre à l’appel à candidature pour les postes de secrétaire d’Etat, sans avoir indiqué le nombre.

    Lors de la formation du nouveau gouvernement, le 14 janvier dernier, le Président Andry Rajoelina avait confié que ces secrétaires d’Etat devraient prendre « en charge des projets ou des actions spécifiques qui sont parfois oubliés ou délaissés au niveau des départements ministériels parce que les ministres ne savent pas toujours coordonner et gérer leurs activités ». Pour lui, l’objectif de l’instauration de ces postes est d’accélérer le développement.

    Pour ces postes, la Présidence recherche ainsi des hommes ou des femmes de terrain leaders et patriotes qui veulent “s’engager pour le pays en tant qu’acteur et non spectateur”.

     

  • RÉCLAMATION – Le ministère de la Justice lance un site internet de doléances

    RÉCLAMATION – Le ministère de la Justice lance un site internet de doléances

    Antananarivo, 27 Février, 7h20 – Quand les boîtes à doléances se digitalisent. Le ministère de la Justice a lancé lundi son nouveau site web appelé  » Fitsarana valio ny tarainako » dédié à recueillir les doléances du public et des usagers des services de la justice et des services pénitenciers. Le service peut être joint via le lien « www.fitsarana-valio-tarainako.mg ».

    Le site web « Fitsarana valio ny tarainako » est entièrement sécurisé indique le ministère. Il permet à une personne de déposer une doléance moyennant la somme de 500 ar via son téléphone ou un ordinateur. La plainte se fera après inscription du « plaignant » qui mentionnera son identité, ses adresses physique et électronique, ainsi que son numéro d’identification nationale. Elle sera reçue et traitée par un technicien, le seul qui échangera avec le plaignant, selon le ministère. Elle sera également analysée et une réponse sera apportée, promet encore le ministère.

    Comme l’ensemble de l’administration, le ministère de la Justice compte aussi digitaliser ses services pour plus d’efficacité mais aussi pour lutter contre la corruption. Le ministère indique bien avoir un service de doléance via courrier mais indique que celui-ci croule sous les lettres. Pour le ministère, ce service permettra au public de perdre moins de temps et d’argent en déplacement. Le service sera accessible même via l’étranger.

  • Isabelle Delattre : « Je ne pense pas que la castration soit une solution dissuasive pour les violeurs »

    Isabelle Delattre : « Je ne pense pas que la castration soit une solution dissuasive pour les violeurs »

    Antananarivo, 26 Février, 15h10 – L’ambassadrice de l’Union européenne réagit à la décision de Madagascar d’adopter la castration parmi les peines à appliquer aux violeurs . « Je ne pense pas que la castration chimique ou la castration tout court soit une solution dissuasive pour les violeurs », indique Isabelle Delattre Burger, chef de la délégation de l’Union européenne à Madagascar, lors d’une conférence de presse ce lundi à Ankorondrano, à propos de cette peine envisagée par Madagascar pour les personnes reconnues coupable de viol sur mineur.

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    La diplomate reconnait que « le viol est un crime mais il faut le combattre par tous les moyens dignes de ce nom ». Elle insiste que « le viol d’enfant est absolument abject, c’est un crime odieux qu’il faut combattre avec tous les moyens légaux », mais la castration, souligne-t-elle est une peine « qui est contraire de la constitution même de Madagascar ». Elle met notamment en avant l’article 8 de la Constitution pour soutenir son opinion contre ce qu’elle qualifie de traitement cruel et dégradant. Isabelle Delattre Burger insiste également sur la ratification par Madagascar des conventions des Nations unies contre les traitements cruels et dégradants en 2005.

    Vendredi dernier, la Haute cour constitutionnelle a estimé que la castration chirurgicale est conforme à la Constitution et aux engagements internationaux de Madagascar dès lors que les modalités de mise en oeuvre de l’opération soient clairement définies dans un décret d’application et n’entraînent ni douleurs ni souffrances aiguës, physiques ou morales ». Elle estime également que la réforme initiée par le législateur vise à « adopter une législation spécifique respectueuse de l’identité de la société malgache qui qualifie la violence sexuelle sur les enfants de traitements cruels et inhumains ». Elle met aussi en avant les obligations constitutionnelles et les engagements de l’Etat à protéger les enfants en vertu de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.

  • La politique générale de l’Etat et les élections discutées durant le dialogue stratégique entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers de Madagascar

    La politique générale de l’Etat et les élections discutées durant le dialogue stratégique entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers de Madagascar

    Antananarivo, 25 Février, 9h50 – Dialogue enclenché. Le Gouvernement et les Partenaires techniques et financiers (PTF) de Madagascar ont tenu leur première réunion stratégique de cette année, vendredi. Une occasion pour les deux parties d’aborder des sujets comme la Politique générale de l’Etat (PGE), leur coopération ainsi que l’appui aux élections qui devraient se tenir prochainement, selon la représentation des Nations-Unies au pays qui a rapporté cette rencontre.

    La cellule communication du bureau du Premier ministre indique que ces PTF auraient déjà manifesté leurs intérêts à appuyer la Politique générale de l’Etat. Les priorités définies dans la PGE s’aligneraient aux objectifs de ces partenaires de Madagascar. Issa Sanogo, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies (SNU) à Madagascar, a remercié le Gouvernement, au nom de la communauté internationale et ces PTF, pour le dialogue qui leur a permis de connaître la PGE avec les priorités de l’Etat. Cette initiative permet « de mieux les accompagner, les soutenir et de mieux comprendre certains sujets stratégiques », rapporte de son côté le SNU sur sa page Facebook.

    Ces institutions seraient également prêtes à appuyer à nouveau Madagascar dans l’organisation des prochaines élections, comme elles l’ont fait pour la dernière élection présidentielle. Le bureau du Premier ministre insiste d’ailleurs qu’en tant que pays démocratique, seules les élections permettront de donner le pouvoir aux représentants du peuple, poursuit la cellule communication de Mahazoarivo.

    Ce genre de dialogue stratégique est jugé essentiel. Les deux parties estiment qu’il permet d’améliorer la relation entre Madagascar et la communauté internationale.

  • La HCC rejette la proposition gouvernementale de présenter publiquement les personnes appréhendées pour suspicion de viol 

    La HCC rejette la proposition gouvernementale de présenter publiquement les personnes appréhendées pour suspicion de viol 

    Antananarivo, 24 Février, 6h45 – L’identité des personnes soupçonnées de viol ne devrait pas être connue avant qu’elles ne soient définitivement condamnées. La Haute cour constitutionnelle a rejeté vendredi la proposition du gouvernement de « présenter publiquement les personnes appréhendées dans les cas de viol ». Pour la Cour d’Ambohidahy, agir de la sorte serait présumer de la culpabilité du suspect. Mais cela ferait également pression sur les magistrats pour maintenir le suspect en détention préventive.

     

    « La présentation publique de l’identité d’une personne soupçonnée d’avoir commis un viol, ou une autre infraction quelconque s’apparente à une présomption de culpabilité aux yeux du public, d’autant plus que la présentation se fait au moment de l’enquête préliminaire », souligne la HCC dans sa décision. « La publication constitue une pression envers le juge pour ordonner le maintien en détention préventive, qui selon le dernier alinéa de l’article 13 suscité constitue une exception », ajoute-t-elle encore.

     

    Outre cette disposition sur la présentation publique des suspects, la HCC a aussi rejeté la proposition gouvernementale qui voulait que les nouvelles sanctions contre le viol s’appliquent à toutes les affaires en cours devant les Cours et les tribunaux et qui n’ont pas encore fait l’objet de décisions définitives. « Nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi promulguée et publiée antérieurement à la commission de l’acte punissable », rappelle la HCC, rapportant les dispositions constitutionnelles qui font du principe de la non rétroactivité de la loi pénale un principe ayant valeur constitutionnelle.

     

    Dans son projet, l’Exécutif avait proposé que « sous la supervision du procureur de la République territorialement compétent, la police judiciaire présente publiquement les personnes appréhendées dans les cas de viol prévus par l’article 332 [du Code pénal] et ce, sans préjudice de la présomption d’innocence ni du respect des droits de la défense ». Il avait également suggéré que les nouvelles dispositions « s’appliquent aux instances en cours qui n’ont pas fait l’objet de décisions définitives ».

     

  • ELECTIONS – Des candidatures uniques aux législatives pour le collectif des partis « Firaisankina »

    ELECTIONS – Des candidatures uniques aux législatives pour le collectif des partis « Firaisankina »

    Antananarivo, 23 Février, 17h15 – Les prochaines élections dans la ligne de mire. Ils sont cinq formations politiques ayant présenté des candidats à la dernière élection présidentielle à vouloir présenter des candidatures uniques aux prochaines échéances électorales. La plateforme « Firaisankina », regroupant les partis Tiako i Madagasikara, Hery Vaovao ho an’i Madagasikara, Antoko Politika Madio, Tsara Tahafina et Pro Siteny, a été officiellement présentée ce vendredi.

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    D’après l’ancien président Marc Ravalomanana, la plateforme va « participer aux prochaines élections législatives et communales ». Ses membres vont ainsi « unir leurs forces » et “présenter des candidats uniques pour ces élections”, si l’on en croit toujours l’ancien chef d’Etat. « Le ‘Firaisankina’ a été fondé suite à la prise de conscience de la situation actuelle », soutient Marc Ravalomanana avant d’ajouter que « c’est aussi pour poursuivre les luttes durant l’élection présidentielle ».

    L’annonce de ce nouveau groupement de partis politiques marque ainsi la scission du collectif des candidats, une alliance politique créée par 11 prétendants à la magistrature suprême afin de dénoncer le processus électoral de la présidentielle de 2023. Il y a dix jours, la plateforme « kolektifa an’ny Malagasy », composée de cinq autres partis issus du collectif des candidats, s’est aussi créée. Lors de l’annonce officielle de sa création, le mouvement indique s’inscrire dans la continuité des mouvements populaires ayant réclamé des élections libres, transparentes et réclamées par tous.

  • VIOLS SUR MINEUR – La peine de castration chirurgicale déclarée conforme à la Constitution

    VIOLS SUR MINEUR – La peine de castration chirurgicale déclarée conforme à la Constitution

    Antananarivo, 23 Février, 12h55 – La castration chirurgicale devrait finalement être la seule peine de castration qui s’appliquera aux violeurs d’enfants. La Haute cour constitutionnelle (HCC) vient de donner son feu vert à la promulgation de certaines dispositions du projet de loi modifiant le Code pénal et intégrant la castration chirurgicale parmi les peines afflictives et infamantes en cas de crime de viol sur mineur.

     

    La castration chimique, qui était prévue pour s’appliquer aux personnes reconnues coupables de viol sur les enfants de 10 ans révolus et de moins de 18 ans, devrait être extirpée de la loi à promulguer, indique la HCC. Selon la Cour d’Ambohidahy, cette intervention qui a un « caractère temporaire et réversible » est « en contradiction » avec les objectifs des autorités de « neutraliser définitivement les prédateurs sexuels et de diminuer les risques de récidive ».

     

    La HCC émet, par ailleurs, quelques réserves avant que les nouvelles dispositions relatives à la castration chirurgicale ne soient appliquées et promulguées. Elle demande ainsi que le Gouvernement précise, « par voie règlementaire, les modalités de l’opération chirurgicale tenant compte de l’obligation de respect des droits humains ». Pour la HCC, ces modalités « ne devraient causer ni douleurs ni souffrances aigües, physiques ou morales » de façon à ce que l’exécution de la peine ne puisse « pas être considérée comme un acte de torture et de traitement inhumain et cruel ».