Catégorie : Politique

  • MOBILITÉ – Le Colonel Michaël Randrianirina assure qu’il trouvera des financements pour réhabiliter le tronçon Ihosy-Ambovombe de la RN13 

    MOBILITÉ – Le Colonel Michaël Randrianirina assure qu’il trouvera des financements pour réhabiliter le tronçon Ihosy-Ambovombe de la RN13 

    Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, s’engage à trouver des solutions pour désenclaver les régions d’Anosy et d’Androy. “Tant que nous sommes là, nous ferons le nécessaire pour trouver les financements afin de réhabiliter cette RN13, quel que soit le temps que cela prendra, un mois, un an, deux ans”, assure le chef de l’Etat, lors du lancement des travaux de réhabilitation des rues dans la ville de Betroka, dans le cadre de son déplacement dans le Grand Sud de Madagascar.

     

    Pour l’axe Ambovombe-Tolagnaro, reliant l’Anosy et l’Androy, 143 km, les travaux de réhabilitation arrivent à leurs termes et seront inaugurés à la fin de cette fin de semaine. Pour la portion reliant la RN13 à la RN7, entre Ambovombe et Ihosy, l’Etat doit encore trouver de financement pour les travaux.

     

    En attendant les grands travaux, le président de la Refondation a donné des instructions au ministre des Travaux publics pour des travaux d’urgence. L’objectif est d’éradiquer les points noirs qui ralentissent le trajet dans une zone où les attaques à main armée se répètent souvent. Pour couper court à cette insécurité grandissante, 38 kilomètres de route seront goudronnés au niveau de ces points noirs critiques.

     

    En 2021, durant la conférence régionale pour le développement du Sud, organisée à Tolagnaro, le président de l’époque, Andry Rajoelina, avait évoqué un projet de réhabilitation de cet axe reliant Ambovombe – Betroka et Ihosy, des travaux de réhabilitation sous forme de de Haute intensité de main-d’œuvre (Himo), mobilisant plus de 50 000 hommes. Le projet n’a pas démarré. Il avait déjà aussi annoncé des projets de réhabilitation de ce tronçon avec l’appui des bailleurs de fonds, mais ceux-ci ne semblent pas s’être concrétisés.

     

    Photo : PRRM

  • DIPLOMATIE – Une délégation gabonaise attendue à Madagascar pour la fête nationale du 26 juin 

    DIPLOMATIE – Une délégation gabonaise attendue à Madagascar pour la fête nationale du 26 juin 

    Une suite dans l’initiative. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, annonce la venue à Madagascar d’une délégation gabonaise à l’occasion de la célébration de la fête nationale du 26 juin.

     

    Entre-temps, le chef de l’Etat évoque la “présence de techniciens” qui vont discuter avec les autorités locales à cette occasion. “Pour la coopération bilatérale, on verra plus tard les détails”, indique-t-il lors de la rencontre avec les membres de la diaspora à Libreville samedi.

     

    L’officier supérieur partage également aux membres de la diaspora l’intention du gouvernement gabonais d’envoyer des éléments pour la formation à l’Académie militaire d’Antsirabe. “C’était le cas auparavant mais elles [autorités gabonaises] avaient suspendu [la participation des Gabonais au programme auprès de l’AcMil]”, explique-t-il.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina évoque une relation particulière avec le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. “Il fait partie des premiers à m’appeler [après son accession au pouvoir] (…) Il m’a invité à venir ici lors de notre rencontre au Kenya [à l’occasion de l’Africa forward, le sommet entre la France et l’Afrique, à Nairobi les 11 et 12 Mai]. Il essaie d’apporter son appui sur le processus [vers les élections]”, rapporte le président de la refondation de la République.

     

    Dans la foulée, le chef de l’Etat revient sur sa position sur l’importance des relations avec les pays africains. Il confirme son déplacement au Nigéria lundi, puis en Egypte les 16 et 17 juin. Il souligne le “renforcement de la coopération avec les pays africains”. “Ces pays avancent, pas comme nous”, déplore-t-il, réitérant les avantages de cette orientation. “Auparavant, nous étions toujours tournés vers les pays occidentaux”, poursuit-il.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte un projet de loi facilitant l’accès au crédit

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte un projet de loi facilitant l’accès au crédit

    Le projet de loi relatif aux sûretés passe le cap à l’Assemblée nationale. “L’accès au crédit sera plus facile à Madagascar”, réagit Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, après l’adoption par les députés en séance plénière, jeudi, de la version amendée de cette loi.

    “Jusqu’à présent, de nombreux agriculteurs, pêcheurs, commerçants, ainsi que des petites et moyennes entreprises (PME) éprouvaient des difficultés à obtenir des prêts bancaires, faute de posséder un terrain ou une maison à proposer comme garantie aux banques”, souligne l’élu de Toliara. Avec cette nouvelle loi, il y a l’élargissement des biens éligibles comme garanties pour ceux qui ne possèdent pas de biens immobiliers.

    Il est désormais possible selon lui d’utiliser comme garantie pour l’obtention d’un crédit, les outils et équipements de travail, les machines et le matériel, les véhicules, les stocks de marchandises, les créances, les dépôts et comptes bancaires ou encore certains droits commerciaux et de propriété intellectuelle. “Cela signifie qu’un plus grand nombre de personnes et d’entreprises pourront accéder aux financements nécessaires au développement de leurs activités”, poursuit-il.

    Selon les explications fournies par le Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, accompagné des techniciens de son ministère et de ceux de la Banky foiben’i Madagasikara, ce projet de loi vise à “lever les obstacles juridiques et techniques qui freinent encore la circulation du crédit”. Ils ont également déclaré que le cadre juridique actuel régissant les Sûretés n’est plus adapté aux besoins de financement contemporains.

    Ce projet de loi ambitionne de “réformer en profondeur le régime juridique applicable aux sûretés mobilières, afin d’en faire un outil souple, sécurisé et adapté aux besoins des entreprises”, communique l’Assemblée nationale. Les députés mettent un accent particulier sur les bénéfices attendus pour les citoyens ainsi que pour les petites et moyennes entreprises. Sur les 240 articles qui composent ce projet de loi, 51 ont fait l’objet d’amendements et/ou de modifications de la part des membres de la Chambre basse.

     

    Photo Assemblée nationale

  • COOPÉRATION MILITAIRE – Madagascar et la France renforcent leur capacité à opérer ensemble en mer en jumelant le 2ème BIMa et le 5ème RE

    COOPÉRATION MILITAIRE – Madagascar et la France renforcent leur capacité à opérer ensemble en mer en jumelant le 2ème BIMa et le 5ème RE

    Face à des défis maritimes qui dépassent les frontières nationales, les Forces armées malgache et les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (Fazsoi) renforcent leur coopération afin de pouvoir intervenir conjointement dans leur espace maritime commun. Cette nouvelle étape de leur partenariat a été officialisée par la signature d’un protocole de jumelage entre le 2ème Bataillon d’infanterie de marine (2ème BIMa) malgache et le 5ème Régiment étranger (5ème RE) français, à l’issue d’une période d’instruction commune.

    “Ce qui se passe en mer ne peut pas être géré par un seul pays”, souligne le Contre-amiral Kalobe Mickael Sam Hieng Twion, Chef d’État-major de la Marine malgache. “Il ne s’agit pas de dire que parce que cela se passe dans les eaux territoriales de Madagascar, Madagascar doit mener la poursuite seule ; c’est un combat commun”, explique-t-il. “Il est donc nécessaire de savoir opérer ensemble”, souligne-t-il.

    Selon lui, cette coopération n’est pas nouvelle. “Ce n’est pas une nouveauté, c’est quelque chose qui existait déjà il y a dix ans, sous des noms différents pour ces deux forces”, rappelle le Contre-amiral Sam Hieng Twion. À l’époque, le 2ème BIMa portait l’appellation de 2ème Régiment des forces d’intervention (2ème RFI), tandis que le 5ème RE était alors le Détachement de la Légion étrangère à Mayotte. “Ce qui a été fait, c’est un renforcement de ce jumelage”, précise le chef d’état-major de la Marine.

    La signature de ce protocole marque ainsi une nouvelle phase de coopération entre les deux unités militaires, avec pour objectif de consolider leur interopérabilité et leur capacité à répondre ensemble aux enjeux de sécurité maritime dans la région.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina en déplacement au Gabon

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina en déplacement au Gabon

    Direction Gabon pour le président de la Refondation de la République. Le Colonel Michaël Randrianirina a quitté le pays ce vendredi matin pour rejoindre Libreville, la capitale du Gabon. Cette visite de travail et d’amitié s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations diplomatiques et de la coopération entre les deux pays, indique un communiqué de la Présidence de la Refondation.

    La rencontre et les échanges avec son homologue gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema devraient porter sur plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment dans les domaines politique, économique et institutionnel. Mais le programme de visite inclut plusieurs séances de travail, rencontres officielles et visites de terrain.

    Ces activités visent à consolider les partenariats existants et à explorer de nouvelles opportunités de collaboration entre Madagascar et le Gabon, précise la présidence. Lors de sa dernière intervention sur les chaînes audiovisuelles publiques, le président de la Refondation a rappelé son attachement au “panafricanisme” et à la coopération interafricaine.

  • COOPÉRATION – L’Italie encourage Madagascar à poursuivre les efforts entrepris durant ce qu’il qualifie d’“importante phase de transformation”

    COOPÉRATION – L’Italie encourage Madagascar à poursuivre les efforts entrepris durant ce qu’il qualifie d’“importante phase de transformation”

    “Nous observons avec respect les efforts entrepris pour construire un avenir plus prospère, plus moderne et plus inclusif”. Le Dr Michele Franchi, consul honoraire d’Italie à Madagascar, exprime le soutien de son pays à Madagascar alors que la Grande Île se trouve à un tournant de son histoire. “L’Italie est aux côtés de Madagascar dans cette importante phase de transformation et de développement”, déclare-t-il dans son discours à l’occasion de la réception du 79ème anniversaire de la République italienne mardi.

    Dans son allocution, le diplomate insiste surtout sur les appuis italiens au capital humain de Madagascar. Car pour lui, “la véritable énergie capable de transformer un pays réside avant tout dans le cœur des femmes et des hommes qui le composent”. “Les infrastructures se construisent en quelques années, les compétences, les connaissances et l’amitié entre les peuples”, ajoute-il.

    Michele Franchi rappelle, entre autres, les “plus de 110 ONG italiennes actives sur l’ensemble du territoire malgache” pour évoquer ce soutien italien. Ces ONG, “présentes dans de très nombreuses régions et districts (…) interviennent dans des domaines essentiels comme la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, le développement rural, l’agriculture, la protection de l’enfance, la formation professionnelle et l’accompagnement des populations les plus vulnérables”, souligne-t-il.

    Le consul rend parallèlement hommage aux “responsables d’ONG italiennes ainsi qu’aux volontaires du Service Civil italien” qui consacrent une partie de leur vie au service des autres à plusieurs milliers de kilomètres de leur famille”. Cela “représente l’un des plus beaux visages de l’Italie”, confie-t-il.

    Mais Michele Franchi souligne également la mission d’accompagnement que son consulat remplit auprès de jeunes Malgaches qui partent poursuivre des études supérieures en Italie. “Ces jeunes deviennent des ponts entre nos deux pays”, assure-t-il, ajoutant qu’ils “découvrent une nouvelle culture, acquièrent de nouvelles compétences et reviennent souvent enrichis d’une expérience qui profite à Madagascar tout entier”

  • Le président de la Refondation dit s’aligner sur la déclaration de la Haute Cour constitutionnelle

    Le président de la Refondation dit s’aligner sur la déclaration de la Haute Cour constitutionnelle

    Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, dit s’aligner sur la déclaration de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) affirmant que les Hauts conseillers constitutionnels ne devraient pas être poursuivis pour les décisions prises dans le cadre de leurs délibérations. Le chef de l’Etat insiste toutefois que ces juges demeurent responsables d’éventuelles fautes commises en dehors de leurs fonctions ou de tout acte de complot contre les institutions.

  • DIPLOMATIE – Madagascar et l’Indonésie se mettent d’accord sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatique et de service

    DIPLOMATIE – Madagascar et l’Indonésie se mettent d’accord sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatique et de service

    Les “missionnaires officiels” malgaches qui se déplacent en Indonésie devraient plus avoir besoin de visa pour entrer en Indonésie. Il en est de même pour les missionnaires indonésiens qui viennent à Madagascar. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont signé mercredi à Jakarta un protocole d’accord relatif à l’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, rapporte le ministère des Affaires étrangères.

     

    La signature de ce mémorandum d’entente entre dans le cadre de la visite officielle d’Alice N’Diaye, ministre des Affaires étrangères, en Indonésie en vue de “renforcer et dynamiser les relations de coopération entre les deux pays, une échéance attendue enfin concrétisée”. L’accord d’exemption de visas vise à “donner une impulsion concrète à cette coopération”, “en fluidifiant et en accélérant les échanges officiels”, précise le ministère dans son communiqué.

     

    Le MoU est d’ailleurs signé parallèlement à un autre portant “création d’une commission mixte de coopération” qui sera, selon le ministère, “le nouveau moteur de nos échanges bilatéraux”. Les échanges ont aussi porté sur “de nouvelles perspectives de coopération dans plusieurs secteurs d’intérêt commun”, les deux ministres ayant “réaffirmé, d’une seule voix, leur volonté de bâtir un partenariat durable, résolument dynamique et répondant à leurs intérêts réciproques”, comme le souligne le ministère.

     

    Madagascar et l’Indonésie se sont alors engagés “à intensifier les investissements et le transfert de compétences dans des secteurs clés et hautement stratégiques pour le développement de la Grande Île et mutuellement bénéfiques, comme l’agriculture et l’agro-industrie, la pêche et l’économie bleue, les énergies renouvelables ainsi que les mines et les ressources naturelles”, indique encore le ministère.

     

    La visite d’Alice N’Diaye en Indonésie entre dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Madagascar et l’Indonésie. “Cinq décennies d’amitié, aujourd’hui tournées vers l’avenir”, soulève le ministère.

     

    Photo : MAE

  • ADMINISTRATION DU TERRITOIRE – Le ministère de l’Intérieur recense un millier de demandes de nouveaux districts, communes et fokontany

    ADMINISTRATION DU TERRITOIRE – Le ministère de l’Intérieur recense un millier de demandes de nouveaux districts, communes et fokontany

    Le chantier de la refonte territoriale suscite un engouement. Lors de son intervention face aux députés à l’Assemblée nationale, vendredi, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, a révélé qu’un millier de demandes pour la création de nouvelles communes, de nouveaux districts et de nouveaux fokontany sont actuellement sur la table de ce ministère.

    Face aux parlementaires, le ministre rappelle que la création d’une nouvelle région, de commune, de district ou d’un fokontany est régie par la loi. Il souligne toutefois que son département “se penche sérieusement sur cette question, car les demandes sont extrêmement nombreuses. Qu’il s’agisse de collectivités, de création de communes ou de régions”.

    Cette volonté de morcellement ou de réorganisation émane souvent d’une nécessité de rapprocher l’administration des administrés, mais elle se heurte à des réalités géographiques et budgétaires criantes. Pour illustrer ce déséquilibre, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana prend l’exemple de la région Atsimo-Andrefana. “C’est une région immense composée de neuf districts. Une décentralisation y est donc nécessaire. Cela exige une véritable réorganisation”, admet-il, tout en soulevant une injustice flagrante dans l’allocation des ressources publiques.

    Il soulève que les subventions sont les mêmes pour chaque région, alors que certaines comptent neuf districts, et d’autres n’en a que deux. Cette situation engendre des coûts de fonctionnement disproportionnés et rend l’action publique inefficace dans les zones les plus vastes, bien que le ministre reconnaisse que ces demandes de scission soient “pleinement légitimes pour certains”.

    Au-delà du simple découpage des frontières administratives, le cœur du débat reste l’effectivité de la décentralisation, à savoir le transfert réel des pouvoirs et des budgets vers les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Sur ce point, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation évoque la nécessité de la mise en place d’une commission d’évaluation des compétences à transférer aux CTD et des charges correspondantes.

    “Il est nécessaire d’avoir une commission spéciale pour étudier ce dossier, afin que le ministère de l’Intérieur ne soit pas le seul à en décider”, martèle le numéro un du ministère de l’Intérieur. Cette ouverture à d’autres entités vise à garantir la transparence et la viabilité économique des futures entités territoriales. “Nous devons impérativement établir des priorités, car si nous essayons de tout traiter en même temps, la réalisation de ce projet risque d’être particulièrement difficile”, conclut-il.

  • INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    La Haute Cour constitutionnelle (HCC) sort de sa réserve. Elle dénonce “une entorse grave à l’indépendance de la haute cour constitutionnelle et à la séparation des pouvoirs” dans une déclaration lue ce mardi par son secrétaire général, Firiana Ranesa Rakotonjanahary. Rappelant les déclarations de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo relatives à la poursuite de quatre hauts constitutionnels pour leur prise de position dans le cadre d’une requête déposée par un député auprès de la HCC, elle parle d’une “attitude désinvolte” et d’un “affront à la Constitution”.

     

    Selon le secrétaire général de la HCC, “la règle du secret de la délibération” veut que “personne ni aucune autorité ou entité n’est censé connaître le déroulement du débat ni la position et argument de chaque membre”. “Les membres de la haute cour constitutionnelle, qui sont des juges du siège avant de prendre une décision, ou arrêt ou avis, se réunissent en audience privée”, rappelle-t-il.

     

    Soulignant que ce principe du secret de la délibération est protégé par la Constitution, il affirme que “cette protection constitutionnelle des juges du siège interdit et écarte toute poursuite ou harcèlement judiciaire se rapportant à la prise de position à l’encontre des membres de la HCC lors de prises de parole pendant les débats, en phase de délibération, en audience privée”.

     

    Pour Firiana Ranesa Rakotonjanahary, les poursuites sont possibles dans le cas “de délits ou crimes commis hors de l’exercice de leur fonction”. Celles-ci ne devraient être engagées “en aucune manière du fait de leur position ou opinion pendant la délibération avant la prise de décision, arrêt ou avis, quelle que soit la nature ou l’objet de la requête ou de l’affaire déférée devant la haute cour constitutionnelle”, poursuit-il.

     

    Lundi, la ministre de la Justice a évoqué sa volonté de signer un ordre de poursuite contre quatre hauts conseillers constitutionnels qui sont soupçonnés d’“abus de pouvoir” et de “déstabilisation”. “Ils ont accepté et estimé recevable une requête déposée par un seul député auprès de la HCC alors que la Constitution prévoit que la saisine soit faite par les deux tiers des députés”, avait-elle déclaré lundi, en marge du lancement de la célébration des festivités de l’Indépendance.