Catégorie : Politique

  • INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    La Haute Cour constitutionnelle (HCC) sort de sa réserve. Elle dénonce “une entorse grave à l’indépendance de la haute cour constitutionnelle et à la séparation des pouvoirs” dans une déclaration lue ce mardi par son secrétaire général, Firiana Ranesa Rakotonjanahary. Rappelant les déclarations de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo relatives à la poursuite de quatre hauts constitutionnels pour leur prise de position dans le cadre d’une requête déposée par un député auprès de la HCC, elle parle d’une “attitude désinvolte” et d’un “affront à la Constitution”.

     

    Selon le secrétaire général de la HCC, “la règle du secret de la délibération” veut que “personne ni aucune autorité ou entité n’est censé connaître le déroulement du débat ni la position et argument de chaque membre”. “Les membres de la haute cour constitutionnelle, qui sont des juges du siège avant de prendre une décision, ou arrêt ou avis, se réunissent en audience privée”, rappelle-t-il.

     

    Soulignant que ce principe du secret de la délibération est protégé par la Constitution, il affirme que “cette protection constitutionnelle des juges du siège interdit et écarte toute poursuite ou harcèlement judiciaire se rapportant à la prise de position à l’encontre des membres de la HCC lors de prises de parole pendant les débats, en phase de délibération, en audience privée”.

     

    Pour Firiana Ranesa Rakotonjanahary, les poursuites sont possibles dans le cas “de délits ou crimes commis hors de l’exercice de leur fonction”. Celles-ci ne devraient être engagées “en aucune manière du fait de leur position ou opinion pendant la délibération avant la prise de décision, arrêt ou avis, quelle que soit la nature ou l’objet de la requête ou de l’affaire déférée devant la haute cour constitutionnelle”, poursuit-il.

     

    Lundi, la ministre de la Justice a évoqué sa volonté de signer un ordre de poursuite contre quatre hauts conseillers constitutionnels qui sont soupçonnés d’“abus de pouvoir” et de “déstabilisation”. “Ils ont accepté et estimé recevable une requête déposée par un seul député auprès de la HCC alors que la Constitution prévoit que la saisine soit faite par les deux tiers des députés”, avait-elle déclaré lundi, en marge du lancement de la célébration des festivités de l’Indépendance.

  • INFRASTRUCTURE – Près de 50 % des travaux de la première phase de la voie rapide Antananarivo – Toamasina déjà achevés

    INFRASTRUCTURE – Près de 50 % des travaux de la première phase de la voie rapide Antananarivo – Toamasina déjà achevés

    Le gouvernement dresse un bilan sur l’avancement des travaux de réalisation de la “voie rapide” reliant Antananarivo à Toamasina. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère des Travaux publics, le taux global d’avancement de la première section de cette infrastructure routière majeure atteint désormais les 45,8%.

    Ce premier volet se concentre sur la portion de 80 kilomètres entre Ambodifasina jusqu’à Anjozorobe. Selon le communiqué de ce ministère, 19 kilomètres de route sont déjà recouverts de goudron. Dans le détail, cette avancée concerne principalement les portions stratégiques situées entre le Point Kilométrique PK0 et le PK12, le tronçon reliant le PK14 au PK18, ainsi que la zone comprise entre le PK27 et le PK30.

    L’installation des fondations solides progresse de manière linéaire. 25 kilomètres de couche de base sont d’ores et déjà finalisés, tandis que la couche de fondation s’étend désormais sur 31 kilomètres souligne le communiqué. Sur les 70 kilomètres programmés pour cette étape technique, 55 kilomètres sont déjà considérés comme quasiment achevés. Le ministère précise que la portion comprise entre le PK0 et le PK55 est entièrement terminée, alors que les équipes s’activent pour finaliser les 15 kilomètres restants, localisés entre le PK55 et le PK70.

    Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation avait exprimé dans son émission diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche, l’importance de cette route. Le chantier a été lancé durant la présidence d’Andry Rajoelina en décembre 2023, et le pouvoir actuel ne pense pas l’arrêter.

     

    Photo : MTP

  • REFONDATION – Une réunion restreinte pour le lancement de la concertation nationale du 3 juin

    REFONDATION – Une réunion restreinte pour le lancement de la concertation nationale du 3 juin

    Un ajustement en cours. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, annonce une rencontre limitée à sept personnes pour le lancement de la conférence nationale du 3 juin.
    “Il y avait des invitations qui avaient déjà été lancées. Mais nous allons commencer par une réunion entre les quatre [chefs d’Eglise] au sein du Conseil chrétien des Eglises (FFKM), le Premier ministre [Mamitiana Rajaonarison], la ministre de la refondation [Hanitra Razafimanantsoa] pour le 3 juin”, dévoile le chef de l’Etat durant son intervention dimanche.

    L’officier supérieur informe que l’“invitation pourrait être reportée ou pas”. “Mais nous, sept, vont débuter la concertation nationale. J’exhorte tout le monde à prendre part [à la conférence nationale] car c’est le moment propice pour changer Madagascar”, encourage-t-il.

    Le chef de l’Etat assure en même temps qu’il n’y aura pas de résolutions préétablies pour la concertation nationale. “Faites-moi confiance. Je ne fais pas partie de la préparation de la concertation nationale. Le Comité technique va à la Primature, l’organisation est confiée au Conseil chrétien des Eglises (FFKM) pour qu’on ne me dise pas que toute l’organisation me revient”, soutient-il.

    Un rendez-vous avait été fixé pour le 20 Mai pour la concertation nationale. Mais le rendez-vous avait été repoussé le 3 juin car il y avait la concertation nationale du FFKM à la même date. Hanitra Razafimanantsoa avait évoqué une question d’organisation pour expliquer le changement de calendrier. La concertation nationale avait été lancée en décembre 2025.

  • DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    Des tracteurs pour les agriculteurs. Des kits de prélèvement sanguin pour les Centres de santé de base CSB 2. Des groupes électrogènes. “Ce sont les collaborations actuellement en cours” et qui ne relèvent pas du domaine militaire avec les Russes, rapporte le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, au cours de l’émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche soir. A cela s’ajoutent les travaux des médecins russes sur l’affaire Ambohimalaza, autant dans les soins et les traitements donnés aux patients encore en vie, que dans la recherche des causes des décès, indique encore le chef de l’Etat.

     

    Dans son intervention, le Colonel Michaël Randrianirina regrette que ces actions ne soient pas visibles. “Nous ne sommes pas aussi bons que ceux d’avant en matière de communication, parce que nous travaillons avec le cœur”, glisse-t-il, pour expliquer que les gens ne voient pas ce que les Russes font déjà à Madagascar en dehors du volet militaire. Il n’’exclut pas non plus que ces activités d’appui non-militaire s’étendent encore. “Nous allons voir la suite si on va en rester avec les armes ou s’il y aura d’autres appuis”, indique-t-il. Mais il souligne au cours de son intervention, que les appuis militaires étaient “les plus urgents” parce que “l’Armée avait été brisée auparavant”.

     

    “Le 25 septembre, certains camps militaires n’avaient plus de munitions”, confie le président de la Refondation. “Les militaires ne pouvaient plus faire leur travail, et ne pouvaient même plus mener des opérations anti-dahalo”, ajoute-t-il, pour illustrer ses propos. “Il était donc urgent de redonner aux militaires la capacité de faire face aux problèmes du pays”, explique-t-il. Et il assure que depuis la coopération avec les Russes, même s’il évoque le secret militaire sur les détails, “les militaires peuvent désormais assumer ce que la population attend d’eux, parce qu’ils disposent d’hélicoptères, de blindés, et de beaucoup de choses”.

     

    Outre les équipements et le matériel militaires, le Colonel Michaël Randrianirina rappelle également les appuis russes en matière de formation des militaires. “Je n’ai pas de garde du corps russes, mais nous avons des instructeurs et des formateurs russes qui donnent des formations aux militaires et aux éléments de la garde présidentielle”. Il estime cela d’autant plus normal que les armes utilisées par les forces de défense et de sécurité sont principalement des armes de marque russe. “Les dernières armes françaises que nous utilisons remontent à 1949”, souligne-t-il.

    Lors de sa récente visite en Russie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a également évoqué des coopérations en matière économique. Il a notamment parlé d’un projet de construction d’une zone économique commune ainsi que d’un site de stockage d’hydrocarbures

     

  • ENRÔLEMENT BIOMÉTRIQUE – Le gouvernement annonce plus de 2,6 millions de personnes enregistrées

    ENRÔLEMENT BIOMÉTRIQUE – Le gouvernement annonce plus de 2,6 millions de personnes enregistrées

    Un objectif dépassé. Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation a dressé un bilan concernant le recensement de citoyens dans le cadre du projet Prodigy sur l’enrôlement biométrique. Le pensionnaire de l’immeuble Patte d’éléphant à Anosy rapporte devant les députés dans le cadre de la séance d’interpellation à l’Assemblée nationale ce jeudi, qu’un peu plus de 2 600 000 individus ont pu être enrôlés depuis le lancement du projet au début de l’année.

     

    L’objectif fixé par le gouvernement était de deux millions inscrits jusqu’à 30 Juin. Il reste encore un mois jusqu’à la fin du projet Prodigy. “Ce processus aurait dû débuter il y a déjà trois ans”, fait savoir le ministre. “Le projet Prodigy devait initialement prendre fin en juin 2025, mais nous avons obtenu une prolongation d’un an, ce qui a conduit le gouvernement à décider de lancer définitivement l’opération”, explique-t-il.

     

    Une fois le projet  clôturé c’est le programme Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) de la Banque mondiale qui prendra le relais pour piloter l’opération d’enrôlement biométrique.

     

    La Banque Mondiale a accepté de fournir mille équipements supplémentaires afin d’accélérer le rythme des enregistrements, rapporte le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation. Ces matériels resteront basés au niveau des districts, car ce processus d’enrôlement biométrique a vocation à s’inscrire dans la durée, souligne-t-il.

  • COLLECTIVITÉ TERRITORIALE – Le paiement des indemnités des chefs fokontany par mobile money suspendu, selon le ministre de l’Intérieur

    COLLECTIVITÉ TERRITORIALE – Le paiement des indemnités des chefs fokontany par mobile money suspendu, selon le ministre de l’Intérieur

    Le gouvernement revoit sa copie sur le paiement des indemnités des chefs fokontany. Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, annonce vendredi devant les députés à l’Assemblée nationale la suspension du versement de ces allocations par mobile money.

    Il évoque notamment “un suivi trop difficile de ce système”. “Nous ne recevons aucun retour de la part des opérateurs pour savoir si les paiements ont réellement été effectués ou non”, souligne le membre du gouvernement lors de son intervention à Tsimbazaza pour expliquer la décision. Il rappelle néanmoins que certains bénéficiaires affirment avoir déjà perçu leurs indemnités.

    Mais pour s’assurer que tous les chefs de fokontany perçoivent leur “dû”, “il a été décidé de transférer le paiement au niveau des districts”, pour le deuxième semestre 2025 et pour l’année 2026, poursuit-il. Le versement se fera ainsi désormais par billetage ou par bon de caisse. “De cette manière, la réception est clairement visible puisque chaque retrait nécessite un émargement”, conclut le ministre.

  • PARLEMENT – Deux ministres présents à l’Assemblée nationale pour la première journée de la séance d’interpellation

    PARLEMENT – Deux ministres présents à l’Assemblée nationale pour la première journée de la séance d’interpellation

    L’Assemblée nationale consacre deux jours, à partir de ce vendredi, à une séance d’interpellation de quelques membres du gouvernement. Pour cette première journée, deux ministres ont répondu présents ce vendredi matin, à Tsimbazaza. Il s’agit de Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation et du général de corps d’armée Bama Marima, ministre délégué en charge de la Gendarmerie.

    Selon l’ordre du jour adopté il y a une semaine, cinq ministres devaient comparaître devant les députés ce vendredi. Les trois autres ministres “convoqués” mais absents sont en mission à l’étranger. C’est le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation qui assure ainsi l’intérim du ministre de la Sécurité publique, tandis que le ministre délégué en charge de la Gendarmerie assure celui du ministre des Forces armées. Pour le ministre de la Justice, il n’y aura pas d’intérimaire.

    Six ministres sont attendus à Tsimbazaza samedi, lors de la deuxième journée. Il s’agit du ministre de l’Éducation nationale, du ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, du ministre de l’Élevage, du ministre du Commerce et de la consommation, ainsi que du ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.

    À en croire Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie et des Finances est également convoqué. Cependant, celui-ci se trouve actuellement à l’étranger. L’élu de Toliara rassure toutefois que la “rencontre avec le gouvernement est une tout autre affaire. Elle doit impérativement avoir lieu car elle est prévue par la loi”. Pour l’heure, il s’agit d’une convocation, précise-t-il. “Si nous ne sommes toujours pas satisfaits, nous leur enverrons une lettre. Et si celle-ci reste sans réponse, nous procéderons alors à une enquête parlementaire”, conclut le président de l’Assemblée nationale.

  • INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    Un ajournement sine die. L’Assemblée nationale choisit de repousser l’élection de ses deux représentants à la Haute Cour constitutionnelle (HCC) selon l’ordre du jour établi initialement. Les députés votent l’ajournement du scrutin prévu jeudi en fin de journée à Tsimbazaza comme proposé par Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse. 

    Le député Pety Rakotoniaina a pris la parole et a suggéré l’annulation pure et simple de la procédure de remplacement. Le parlementaire élu à Ikalamavony pense que celle-ci “n’est pas bonne politiquement et n’est pas légale”. Dans la foulée, le président de la Chambre basse rappelle qu’“on a déjà pris une décision [vote de report]” et que “l’ajournement ne veut pas dire annulation”.

    Commission juridique

    Le débat n’a pas duré plus de cinq minutes et le dossier a été expédié pour plus tard. Le(s) motif(s) de la mise en branle de la procédure n’a (ont) pas été discuté(s) durant la séance plénière. 

    Un premier report avait eu lieu dans la matinée, prévue initialement pour la tenue du vote. Le dossier a ensuite été reporté dans l’après-midi. Siteny Randrianasoloniaiko s’est excusé auprès des députés pour l’ajournement évoquant une “raison indépendant de m(s)a volonté”

    Fanomezantsoa Andrianjanahary, vice-président de l’Assemblée nationale, donne une explication sur le report à la sortie de la salle des séances. “La commission juridique qui va être mise en place va examiner la faisabilité ou non [du remplacement]”, soutient-il pendant la suspension de séance entre l’élection ajournée des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC et les élections des présidents des commissions permanentes à la Chambre basse. “On pense que la nouvelle commission qui va l’examiner car il y aura du changement avec l’élection de la nouvelle commission”, réitère-t-il. 

    Mandat intangible

    William Noëlson, haut conseiller constitutionnel doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana, deux hauts conseillers visés par le projet de remplacement, avaient condamné avec “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué publié mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux d’“illégale et impossible”. Ils rappellent l’intangibilité de leur mandat une fois élu et l’absence de l’une des cas de figure prévues par les textes justifiant le déclenchement de la procédure de leur remplacement. Un remplacement “arbitraire (…) [qui]  revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et [ qui] provoquer une crise institutionnelle majeure”, selon eux.

  • COOPÉRATION – Une zone économique commune et un projet de stockage d’hydrocarbures dans le pipeline entre Madagascar et la Russie

    COOPÉRATION – Une zone économique commune et un projet de stockage d’hydrocarbures dans le pipeline entre Madagascar et la Russie

    Un double partenariat d’envergure se dessine entre Madagascar et la Russie. En déplacement à Moscou à la tête de la délégation malgache pour participer à la Conférence internationale sur la sécurité, le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, décline la nouvelle feuille de route économique bilatérale devant la presse russe. Il évoque, entre autres, le lancement imminent d’une zone économique commune ainsi qu’un projet d’extension des infrastructures de stockage d’hydrocarbures.

    Le Chef du Gouvernement malgache indique au cours d’un entretien avec des journalistes russes et rapporté par le Bureau du Premier ministre qu’un accord portant sur la création de cette zone économique commune sera prochainement signé. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires à Madagascar seront parallèlement menées afin d’accroître l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

    Face aux perturbations de l’approvisionnement pétrolier engendrées par les tensions au Moyen-Orient, le Chef du Gouvernement malgache précise également que des discussions sont d’ores et déjà engagées avec les autorités russes, en vue d’accroître les capacités de stockage d’hydrocarbures à Madagascar. Ce volet énergétique intervient au lendemain de l’annonce par l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) du projet d’implémentation d’un système de stock stratégique, confirmant la volonté d’Antananarivo de sécuriser durablement ses approvisionnements.

    Ces deux chantiers majeurs, actuellement dans le pipeline, pourraient marquer un tournant dans les relations bilatérales. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison explique d’ailleurs qu’au-delà de l’aide humanitaire d’urgence déployée par la Russie au lendemain du passage du cyclone Gezani, les liens entre les deux nations se consolideront à travers le renforcement de la coopération scientifique interuniversitaire ainsi que des partenariats dans le secteur agricole. Ces axes de coopération s’étendront également aux domaines de l’éducation et de la formation militaire, avance le locataire de Mahazoarivo.

  • INSTITUTION – L’élection des représentants de l’Assemblée nationale à la HCC reportée à ce jeudi après-midi

    INSTITUTION – L’élection des représentants de l’Assemblée nationale à la HCC reportée à ce jeudi après-midi

    Partie remise de quelques heures à Tsimbazaza. La séance plénière censée élire les remplaçants des deux représentants de l’Assemblée nationale à la Haute Cour constitutionnelle et les 32 présidents des commissions permanentes, prévue jeudi matin n’a pas eu lieu. Les parlementaires présents sur place affirment avoir reçu un message pour l’ajournement de la séance à 16h.

    Des députés ont été présents dans l’enceinte du Palais de Tsimbazaza. Ils évoquent une question d’ »organisation » pour expliquer le report. Aucun d’entre eux ne souhaitent cependant s’exprimer sur les questions prévues à l’ordre du jour, notamment l’élection des représentants de l’Assemblée nationale à la HCC. Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, est également venu sur place, mais il est parti 15 minutes plus tard.

    Le scrutin prévu par Tsimbazaza ce jeudi est contesté par les deux membres de la HCC qui avaient été envoyés à Ambohidahy par les députés en 2021. William Noëlson, haut conseiller constitutionnel Doyen, et Georges Merlin Rasolo Nandrasana dénoncent une “procédure illégale”. Ils rappellent que “le remplacement d’un membre élu ne peut se faire que si son siège est vacant suite à une démission d’office, un décès, une démission volontaire ou une incapacité d’exercer la fonction”. Or, à les entendre, il n’y a jusqu’ici aucune constatation de vacance de leurs postes.