Catégorie : Politique

  • REFONDATION – Les enseignants-chercheurs de la FLSH de l’Université d’Antananarivo remettent leurs recommandations aux autorités et annoncent leur participation aux concertations nationales

    REFONDATION – Les enseignants-chercheurs de la FLSH de l’Université d’Antananarivo remettent leurs recommandations aux autorités et annoncent leur participation aux concertations nationales

    “Autour des enjeux de la Refondation”. Des enseignants-chercheurs de la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH) de l’Université d’Antananarivo ont participé à une table ronde intitulée ainsi en avril dernier. Le document de synthèse et de recommandations correspondant a été présenté et remis au Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, ainsi qu’à la ministre chargée de la Refondation Hanitra Razafimanantsoa et à celle de l’Enseignement supérieur Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, ce 13 mai à Ankatso. Ce document se veut une contribution intellectuelle et citoyenne au processus de concertations nationales.

     

    Les recommandations plaident notamment pour un État respectueux de la dignité humaine et de l’éthique, selon le doyen de la FLSH, Roland Rakotovao. Celui-ci appelle à une réflexion sur le passé afin de mieux construire l’avenir. Le document met en avant huit axes prioritaires, dont la refondation de l’État et de la gouvernance républicaine, le renforcement des services publics, de la justice sociale et de l’éthique citoyenne, ainsi que le soutien à la jeunesse, à l’université publique et à la recherche.

     

    Le document sera étudié au sein du Gouvernement dès le prochain Conseil, indique le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Les propositions des enseignants-chercheurs seront ainsi prises en considération. D’ailleurs, “les intellectuels, les chercheurs et les jeunes sont fortement sollicités dans le processus des concertations et de la refondation”, a rappelé la ministre de tutelle, Maître Hanitra Razafimanantsoa. Outre leurs recommandations, les enseignants-chercheurs participeront également aux concertations. Le lancement officiel du processus y afférent est prévu pour le 3 juin.

     

    Pour le professeur émérite Rarivomanantsoa, initiateur de la concertation au sein de la FLSH, les crises actuelles découlent notamment de la fragilisation du lien entre l’État et les citoyens, de la banalisation de la corruption et d’une perte du sens collectif. Il insiste ainsi sur la nécessité de reconstruire l’éducation civique, de soutenir la jeunesse et de lutter contre la désinformation.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le FMI alerte sur un système institutionnel fragmenté et sous influence

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le FMI alerte sur un système institutionnel fragmenté et sous influence

    Lorsque le Fonds monétaire international (FMI) passe au crible le Système anti-corruption (SAC) de Madagascar dans son diagnostic d’avril 2026, le constat dépasse l’analyse administrative. Pour les experts de l’institution de Bretton Woods, l’efficacité de la lutte contre les flux financiers illicites est une condition sine qua none à la stabilité macroéconomique du pays. Dans son rapport d’assistance technique, le FMI pointe une vulnérabilité structurelle majeure sur un arsenal institutionnel marqué par une fragmentation excessive.

    Avec une prolifération d’entités telles que le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), le Service de renseignements financiers (Samifin), le pôle anti-corruption, le Comité de sauvegarde de l’intégrité (CSI) ou encore l’Agence pour le recouvrement des avoirs illicits (Arai), le dispositif malgache souffre d’une dilution des responsabilités qui paralyse l’action publique et disperse des ressources budgétaires déjà limitées.

    Cependant, l’analyse du FMI se montre particulièrement incisive sur la question de l’indépendance de ces organes. Le rapport souligne que la complexité du cadre juridique actuel laisse la porte ouverte à des interférences politiques persistantes, notamment dans le processus de nomination des dirigeants de ces institutions. En l’absence d’une autonomie réelle et de garanties de protection pour les enquêteurs et les magistrats, le risque de « capture institutionnelle » par des intérêts particuliers reste élevé. Cette situation, selon le FMI, explique en partie pourquoi les dossiers impliquant des hautes personnalités stagnent, transformant l’arsenal législatif en un tigre de papier qui peine à produire des condamnations exemplaires et dissuasives.

    Le dernier front de cette réforme, préconisé par le FMI, est celui d’une restructuration profonde visant la cohérence et l’efficacité opérationnelle. L’institution recommande au gouvernement de clarifier les mandats de chaque entité pour éviter les chevauchements et d’assurer un financement pérenne et protégé contre les pressions arbitraires. Pour le FMI, la lutte contre la corruption ne pourra changer d’échelle sans un système judiciaire véritablement indépendant, capable de traiter les dossiers de grande corruption sans crainte de représailles. En simplifiant ce millefeuille institutionnel et en sanctuarisant l’indépendance du SAC, Madagascar pourrait enfin transformer ses engagements politiques en résultats tangibles, essentiels pour restaurer la confiance des investisseurs et des citoyens

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la nomination prochaine de trois nouveaux ambassadeurs

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la nomination prochaine de trois nouveaux ambassadeurs

    Madagascar devrait avoir trois nouveaux ambassadeurs dans les prochains jours. Sauf changement, un Conseil des ministres de la semaine prochaine devrait procéder à la nomination de trois nouveaux chefs de mission. L’annonce a été faite mardi par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, lors de sa rencontre avec les membres de la diaspora malgache au Kenya, mardi soir. Aucun détail n’a cependant encore été donné sur les pays d’affectation de ces futurs diplomates.

    Pour le Colonel Michaël Randrianirina, bien que les ambassades soient “budgétivores”, ces nominations sont importantes. Parce qu’elles “reflètent la reconnaissance internationale du régime de la Refondation par les autres pays”, en particulier les pays d’accréditation, mais “cela permet aussi de défendre les intérêts de Madagascar dans les pays où il dispose d’ambassades”, poursuit-il.

    Le chef de l’Etat rappelle que depuis son arrivée au pouvoir, il a déjà procédé à la nomination de cinq ambassadeurs, alors que son prédécesseur “n’en a nommé que quatre, peut-être à cause du caractère budgétivore des ambassades”, glisse-t-il.

    Aux membres de la diaspora kenyane qui a demandé la nomination d’un consul honoraire après le limogeage du dernier consul honoraire de Madagascar à Nairobi en 2018, la ministre des Affaires étrangères, Alice Ndiaye a promis la désignation prochaine du successeur d’Abel Rakotomalala. “Proposez un nom et nous allons lancer les démarches”, leur assure-t-elle.

  • DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa désignée représentante personnelle du président de la refondation auprès de la Francophonie 

    DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa désignée représentante personnelle du président de la refondation auprès de la Francophonie 

    Une nouvelle fonction pour Christine Razanamahasoa. L’ancienne ministre des Affaires étrangères est désignée “pour exercer les fonctions de sherpa national auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie”, indique une lettre du secrétariat général de la présidence de la Refondation de la République adressée au ministère des Affaires étrangères le 27 avril.

     

    Le SG de la Présidence demande au passage au ministère des Affaires étrangères de “prendre les dispositions nécessaires en vue de la formalisation de cette nomination” auprès des instances compétentes de l’Organisation internationale de la Francophonie.

     

    Christine Razanamahasoa devient donc la représentante personnelle du chef de l’Etat auprès de l’OIF. Elle devrait, entre autres, apporter son soutien au président de la refondation de la République pour porter les dossiers techniques, discuter en coulisse ou encore préparer le terrain des négociations auprès de l’OIF.

     

    Christine Razanamahasoa reprend du service après son départ du ministère des Affaires étrangères. L’ancienne chef de la diplomatie avait déjà occupé plusieurs autres hautes fonctions dans sa carrière. Elle était, entre autres, présidente de l’Assemblée nationale ou encore ministre de la Justice.

  • DIPLOMATIE – La Commission de l’Union africaine réaffirme sa « disponibilité à accompagner » Madagascar pour un retour à l’ordre constitutionnel 

    DIPLOMATIE – La Commission de l’Union africaine réaffirme sa « disponibilité à accompagner » Madagascar pour un retour à l’ordre constitutionnel 

    Antananarivo, 12 Mai, 20h00 – Une position réitérée. Mahmoud Ali Youssouf, le président de la Commission de l’Union africaine, a rencontré le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, à Nairobi, au Kenya, mercredi. C’était l’occasion pour lui de faire passer un message au dirigeant malgache en marge du Sommet Africa Forward (Afrique en avant).

     

    Le président de la Commission de l’Union africaine a “réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner Madagascar durant sa transition”, rapporte la page Facebook de l’Union africaine. La disponibilité d’accompagnement entre dans le cadre du “retour à l’ordre constitutionnel ainsi que sa réintégration dans l’Union africaine”. “Les échanges ont porté sur les développements récents sur l’île”, rajoute les informations délivrées par la Commission.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina, lui, multiplie les rencontres bilatérales avec des dirigeants africains, en marge du Sommet, présents à Nairobi. C’est, entre autres, le cas avec le président kényan William Ruto, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ou encore le président nigérian Bola Ahmed Tinubu et le président botswanais Duma Boko, selon la présidence de la Refondation de la République.

     

    La présidence de la Refondation explique que les différentes rencontres “montrent clairement la reconnaissance du régime à Madagascar et l’honneur du peuple malgache”. Elle évoque également des discussions sur les potentiels secteurs de coopération avec des pays africains.

     

    L’Union africaine a sanctionné Madagascar après l’accession au pouvoir du Colonel Michaël Randrianirina en octobre 2025. “La suspension de Madagascar des activités de l’Union africaine sera levée automatiquement après les élections”, avait indiqué Mohamed Idriss Farah, l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA), lors de son passage dans la Grande île en février. Le diplomate djiboutien avait souligné que c’est “l’élection présidentielle [qui] verra les sanctions à l’encontre de Madagascar levées”.

  • SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    Nairobi, 12 Mai, 7h30 – “Notre défi commun, Europe et Afrique? C’est de ne pas dépendre”. Le président français, Emmanuel Macron, expose sa vision Afrique – France devant la jeunesse africaine réunie en amont de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du Sommet Africa Forward 2026. Répondant aux discours aussi bien des dirigeants que des jeunes d’Afrique qui disent ne plus avoir besoin de l’aide de la France, il affirme vouloir des “partenariats d’égal à égal”.

     

    S’exprimant lundi à Nairobi lors de la séquence jeunesse “Future Makers”, Emmanuel Macron estime que l’Afrique a davantage “besoin d’investissements pour être plus souveraine”, plutôt que des relations où la France viendrait aider. Parce qu’elle “n’a plus totalement les moyens” et parce qu’en plus “cela crée plein de tensions à la maison”, explique-t-il. Mais au-delà, il s’agit aussi, pour la France et pour l’Europe d’investir au cœur du “continent le plus jeune au monde” et “qui a le plus de croissance au monde”.

     

    Il défend alors une coopération centrée sur la souveraineté technologique, énergétique et culturelle entre l’Afrique et l’Europe. Devant la jeunesse africaine qui a présenté ses “rêves”, ses “ambitions” et ce qu’elle est “déjà en train de faire”, le président français répond qu’“on a des investissements à faire, c’est intelligent pour vous, c’est bon pour nous, on le fait ensemble”. “Si nous travaillons ensemble, nous serons d’autant plus forts”, poursuit-il.

     

    Et l’enjeu, laisse-t-il entendre, c’est de réduire les dépendances vis-à-vis des grandes puissances technologiques. “Les solutions sont conçues aux États-Unis ou en Chine”, soulève-t-il, estimant que l’Afrique et l’Europe sont encore davantage des consommateurs que des producteurs dans plusieurs secteurs stratégiques. Il appelle ainsi à investir ensemble dans les infrastructures et l’énergie afin de bâtir “l’autonomie stratégique” des deux continents, mais aussi afin de défendre leur souveraineté.

     

    Mais la France n’entend pas limiter les investissements aux infrastructures, il insiste également sur la question de la formation et de la rétention des talents africains. Pour lui, les partenariats avec les universités africaines et l’accélération des investissements français dans ce domaine contribuent à créer du talent qui, espère-t-il, restera afin d’aider le développement du continent. Car l’idée est aussi que la jeunesse africaine réussisse “parce que c’est bon pour la France et pour l’Europe”. “Si vous échouez, votre jeunesse quittera, on aura plein de tensions migratoires”, reconnaît-il, ajoutant surtout que “si vous échouez, on n’a aucune chance”.

     

    Emmanuel Macron est d’autant plus optimiste qu’il dit avoir senti chez la jeunesse africaine un “panafricanisme positif” qui “veut juste conquérir tout, bâtir son continent, soulever ses défis, attirer les investissements du monde entier”. Et cela, assure-t-il, fait que la France veuille “investir à vos côtés parce qu’on est sûrs que ça va marcher et que l’histoire africaine est une grande histoire”.

  • AFRIQUE-FRANCE – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Nairobi pour le Sommet Africa Forward

    AFRIQUE-FRANCE – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Nairobi pour le Sommet Africa Forward

    Madagascar sera bien au Sommet Afrique-France en ce début de semaine. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, dirigera une délégation à cette rencontre baptisée Africa Forward Summit, co-organisée par la France et le Kenya et qui se tiendra à Nairobi lundi et mardi. Il y est attendu aux côtés d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que d’Emmanuel Macron, prévu atterrir dans la capitale kenyane dès ce dimanche.

     

    Madagascar aura, à cette occasion, l’opportunité de tracer et de revoir sa coopération avec la France et les autres pays africains présents. Pour l’instant toujours suspendu des instances de l’Union africaine, la Grande île aura l’occasion d’évoquer le sujet avec les autres nations de l’organisation continentale. Le chef d’Etat avait déjà pu aborder ce thème avec son homologue équato-guinéen en marge du 11ème Sommet de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) en mars dernier.

     

    C’est la première fois que le Sommet Afrique-France est organisé en dehors des pays francophones. Placé sous le thème “Partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance”, le Sommet vise à redéfinir la coopération entre l’Afrique et la France à travers des partenariats concrets et orientés vers l’action, moteurs d’investissement, d’innovation et de développement durable.

     

    Plus de 4 000 délégués, ainsi que plus de 2 000 dirigeants du secteur privé et entreprises seront également présents. Le Sommet se concentrera sur le renforcement de la collaboration dans des domaines stratégiques clés, notamment la transition énergétique et l’industrialisation verte, la réforme de l’architecture financière internationale. Ce sera une opportunité pour l’Etat malgache et les opérateurs économiques malgaches de trouver des partenaires africains et français.

  • HISTOIRE – Une double commémoration de la victoire des alliés contre le nazisme à Antananarivo

    HISTOIRE – Une double commémoration de la victoire des alliés contre le nazisme à Antananarivo

    Entre recueillement et festivités. La Capitale malgache a vibré au rythme d’une double commémoration de la victoire sur le nazisme et le fascisme vendredi et samedi. Si la France a honoré la mémoire des combattants “au monument dédié aux morts pour la Patrie du cimetière français d’Anjanahary” le 8 mai, la Russie a marqué le “Jour de la Victoire” à travers une série d’événements culturels et solennels à l’IKM Antsahavola et à l’ambassade de Russie, ainsi qu’un imposant cortège motorisé le 9 mai. Les deux pays ont profité de ces hommages pour saluer solennellement l’engagement des milliers de soldats malgaches ayant servi sur les fronts européens et mondiaux lors de la Seconde Guerre mondiale.

     

    “Des milliers de Malgaches prirent également part à ce combat contre le nazisme au sein des forces françaises”, rappelle l’ambassade de France dans son communiqué relatif à la cérémonie d’Anjanahary. “Leur engagement fut particulièrement marquant lors du débarquement de Provence en août 1944, où ils contribuèrent courageusement à la libération du territoire français et au retour de la paix en Europe”, poursuit-elle.

     

    Dans son hommage aux soldats soviétiques et aux plus de 40 000 Malgaches ayant participé à la Seconde Guerre mondiale, Fabienne Erilaza Andriantseheno, vice-présidente de l’Association des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, a “insisté sur l’importance de préserver la mémoire de ce pan méconnu de l’histoire malgache”, indique, de son côté, l’organisation Africa Initiative, initiatrice de la commémoration russe dans son communiqué. Celle-ci souligne que “c’est la première fois que la célébration conjointe du Jour de la Victoire avec la Russie est organisée à Madagascar”.

     

    Ilya Vladimirovich, représentant de Africa Initiative, souligne que “le 9 mai demeure une date historique pour nos peuples”. Dans son discours prononcé lors de festivités organisées au centre culturel Ivon-toeran’ny Kolontsaina Malagasy (IKM) Antsahavola, il évoque “des périodes difficiles” traversées par Madagascar et la Russie. Ils “ont combattu le fascisme et lutté pour leur liberté et leur souveraineté”, rappelle-t-il. Le chargé d’affaires a.i. russe, Alexei Buriak, lui, a dénoncé que la Russie soit “obligée de résister aux tentatives de l’Occident collectif de réécrire l’histoire, de blanchir le nazisme et d’imposer son diktat à la Russie et au monde entier”.

     

    Outre l’exposition de 40 photographies documentant la participation de soldats russes et malgaches à la Seconde Guerre mondiale et les performances artistiques incluant des chants nationaux, des lectures de poèmes dédiés, la “célébration” organisée par les Russes a inclus des démonstrations d’arts martiaux et de pentathlon, des exercices de tirs dans un stand de tirs électroniques mais aussi un défilé motorisé de 12 voitures et de 200 motos arborant les drapeaux de Madagascar et de la Russie. Et c’est le chargé d’affaires a.i. russe, Alexei Buriak qui était à la tête du cortège.

     

    Présidée par l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, la cérémonie qui a eu lieu à Anjanahary, elle a vu la présence de l’ambassadeur de l’Union européenne, Roland Kobia, du directeur de l’Office national malgache des anciens combattants, le Colonel Mamy Patrick Andriambololona, ainsi que du président de la Société des membres de la Légion d’Honneur (SMLH), l’Amiral Alain Coldefy. L’ambassadeur de France a lu, à cette occasion, le message de la ministre française des Armées et des anciens combattants, Catherine Vautrin, qui a rappelé “l’importance de transmettre aux jeunes générations ce patriotisme agissant, cette force morale qui permit à un peuple de se relever face à l’abîme”.

     

    Après la bataille de Berlin qui se termine le 2 mai 1945 par la victoire soviétique sur les troupes allemandes, l’Allemagne nazie capitule le 8 mai 1945. Cette date marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe même si la Guerre se poursuit en Asie. En raison du décalage horaire avec Moscou, où il était déjà le 9 mai au moment de la signature définitive de la capitulation allemande, la Russie célèbre traditionnellement le Jour de la Victoire le 9 mai.

  • SCRUTIN – La Ceni va engager des poursuites et des mesures disciplinaires contre les auteurs d’infractions liées aux élections

    SCRUTIN – La Ceni va engager des poursuites et des mesures disciplinaires contre les auteurs d’infractions liées aux élections

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne compte pas laisser impunis les auteurs d’infractions lors des précédents scrutins à Madagascar. Thierry Rakotonarivo, président de cet organe électoral, annonce que “des mesures administratives pouvant mener à des révocations, ainsi que des poursuites judiciaires”, seront engagées à l’encontre de ceux ayant commis des infractions ou des fautes graves.

     

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un assainissement profond au niveau des démembrements de la Ceni, indique Thierry Rakotonarivo. Il évoque notamment, parmi ces fautes lourdes, des détournements de fonds et des manipulations de résultats électoraux. “Des mesures seront prises impérativement à l’encontre de tous ces responsables”, martèle-t-il.

     

    Après le renouvellement complet du bureau permanent de l’institution, le remplacement des membres va se poursuivre au niveau des structures locales. À l’en croire, “si les plaintes et les critiques concernant les élections ont été aussi nombreuses jusqu’ici, c’est que des réformes s’imposent, et cela commence par le personnel au niveau des démembrements”.

  • JUSTICE – Harry Laurent Rahajason porte plainte contre ceux qu’il accuse de l’avoir envoyé en prison “sans raison”

    JUSTICE – Harry Laurent Rahajason porte plainte contre ceux qu’il accuse de l’avoir envoyé en prison “sans raison”

    Antananarivo, 07 mai, 20h00 – Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia contre-attaque. Le directeur de communication à la Présidence de la refondation, dépose trois plaintes, auprès du Pôle anti-corruption (PAC), “en son nom personnel”, ce jeudi.

    Rolly Mercia est venu au siège du PAC Antananarivo avec son avocat pour déposer ses plaintes. Parlementaire, un ancien haut responsable au sein de la Présidence de la République, se trouvent dans ses collimateurs. Il en est de même d’un homme d’affaires et une magistrate ayant détenu une haute fonction au sein de la justice.

    Harry Laurent Rahajason explique sa démarche après son “incarcération sans raison pendant cinq” conduisant à des “dégâts” sur sa vie et sur celle de sa famille. Trafic d’influence, abus de fonction, “sans écarter une suspicion de corruption” font partie des griefs évoqués. “Nous verrons. Mais il y a également une suspicion de corruption et de blanchiment d’argent”, estime l’ancien journaliste.

    Rolly Mercia fait référence à son emprisonnement qu’il impute aux personnes contre plaintes. Il pointe du doigt ce qu’il considère comme étant une “machination ourdie” ayant conduit à son incarcération. Puis il y avait une prolongation de son incarcération à la suite d’une demande de pourvoi en cassation “frappée de forclusion” pour le “maintenir en prison”.