Catégorie : Politique

  • FORCES ARMÉES – Le Général Zafisambatra Ravoavy nommé Inspecteur général à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale

    FORCES ARMÉES – Le Général Zafisambatra Ravoavy nommé Inspecteur général à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale

    Une nouvelle mission pour le général de division Zafisambatra Ravoavy. Selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi, celui-ci devient inspecteur général au sein de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN).

     

    Cet officier général de la Gendarmerie n’est plus à présenter au grand public. Il avait été directeur de la sécurité et du renseignement au sein du commandement de la Gendarmerie jusqu’en novembre 2025. Mais il avait déjà aussi occupé le poste de commandant du groupement de la Gendarmerie dans la région Analamanga.

     

    Avec son nouveau poste, il sera chargé d’une mission stratégique de contrôle, d’audit et d’enquêtes internes au sein de la Gendarmerie.

  • JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    La Cour d’appel d’Antananarivo accueille un nouveau procureur général. Le Conseil des ministres de jeudi entérine la nomination de Bienvenu Manjany. Celui-ci remplace Didier Alban Razafindralambo, qui a occupé ce poste depuis avril 2025.

     

    Bienvenu Manjany, en dehors de ses fonctions au sein du corps de la magistrature, a également été un homme politique. Ancien sénateur élu en 2016 pour la province de Mahajanga sous les couleurs du parti HVM, il a occupé, durant son mandat, le poste de vice-président de Mahajanga et a “siégé” au nom de cette institution au sein de la Haute Cour de justice. Il s’est également présenté aux dernières élections législatives dans la circonscription électorale de Maintirano.

     

    Avant d’embrasser une carrière politique, Bienvenu Manjany avait déjà été membre de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (Cenit) de 2012 à 2015.

     

    Outre le nouveau PGCA, le Conseil des ministres procède d’autres nominations. Johanna Hariniony Randrianasolo devient commissaire général de la loi près le Conseil d’État. Tafita Razafimanantsoa est nommé commissaire général du Trésor public près la Cour des comptes. Marie-Laure Arimalala est, quant à elle, nommée Premier président de la Cour d’appel de Fianarantsoa.

  • DIPLOMATIE – La France dément toute implication dans une tentative de destabilisation à Madagascar et s’interroge sur l’origine des rumeurs

    DIPLOMATIE – La France dément toute implication dans une tentative de destabilisation à Madagascar et s’interroge sur l’origine des rumeurs

    “Ces rumeurs sont mensongères”. L’ambassade de France nie toute participation française dans ce qui est qualifié de tentative de déstabilisation à Madagascar. Alors que les déclarations d’un conseiller technique à la présidence évoquent la présence sur la Grande île de mercenaires français munis de passeport de service, Paris dénonce des “fausses informations” et se pose des questions sur l’identité et les motivations réelles de ceux qui les diffusent.

     

    Au-delà du “démenti formel” sur “les allégations qui circulent actuellement sur certains réseaux sociaux, relatives à une prétendue implication de la France dans une tentative de déstabilisation à Madagascar”, l’ambassade dénonce une “volonté manifeste de nuire aux relations entre les deux pays”. Elle dit ainsi “s’interroger sur l’origine et les motivations de ceux qui diffusent” ces rumeurs.

     

    Quelques heures avant le communiqué de l’ambassade de France, la présidence de la Refondation a assuré ne pas être à l’origine des informations dénoncées. “Les éléments évoqués n’engagent en aucun cas la présidence”, souligne un communiqué publié par la présidence. Bien que la direction de la communication reconnaisse que leur auteur exerce des fonctions de conseil auprès du Président, celui-ci a agi à titre individuel en tant que journaliste, insiste-t-elle.

     

    “Ces éléments ont été rendus publics dans le cadre d’un travail d’investigation” et de “travaux journalistiques qui s’inscrivent dans le cadre d’une démarche indépendante, professionnelle, autonome et distincte de ses responsabilités institutionnelles”, précise le communiqué. “Il importe de distinguer clairement les contributions individuelles de la parole institutionnelle”, indique-t-il encore.

     

    Exprimant un “attachement aux principes de liberté d’expression et à l’existence d’une presse libre, pluraliste et indépendante”, la présidence voit dans “les informations portées à la connaissance du public” des pistes pour lancer des enquêtes. A en croire le communiqué, celles-ci “feront l’objet d’examens appropriés”. Celui-ci indique même que “des enquêtes sont d’ores et déjà en cours, visant aussi bien des ressortissants malgaches que des personnes de nationalité étrangère suspectées d’être impliquées dans cette affaire”.

  • ADMINISTRATION – Le TIM reprend la direction de la Capitale avec la nomination du PDS Fenoherintsoa Ralambomanana

    ADMINISTRATION – Le TIM reprend la direction de la Capitale avec la nomination du PDS Fenoherintsoa Ralambomanana

    Le parti Tiako i Madagasikara signe son retour à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo. C’est le député élu sous sa bannière dans le troisième arrondissement de la Capitale, Fenoherintsoa Ralambomanana qui en est désormais le président de la délégation spéciale. Celui-ci devrait donc quitter son siège à Tsimbazaza pour occuper celui du maire à l’Hôtel de Ville.

    Le TIM était arrivé en deuxième position lors des élections municipales de 2024 dans la Capitale, selon les résultats publiés par le tribunal administratif en janvier 2025. Après la défaite de son candidat, Tojo Ravalomanana, face à Harilala Ramanantsoa, le TIM avait déposé une requête auprès du Conseil d’État. En mars, la juridiction électorale a annulé toutes les voix obtenues par la liste Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) lors de ces municipales et a appelé à l’organisation de nouvelles élections.

    De 1999 à 2007, le TIM avait dirigé la Capitale, alternant maires élus et PDS. Son candidat Hery Rafalimanana a été battu par Andry Rajoelina lors des municipales de Décembre 2007. Ce “règne” avait été interrompu par la transition, mais a repris en 2015 avec l’élection de Lalao Ravalomanana. Mais en 2019, le TIM avait perdu la direction de la Capitale. Son candidat Ny Riana Randriamasinoro avait alors été battu par Naina Andriantsitohaina. Aux élections de 2024, c’est Tojo Ravalomanana qui perd face à Harilala Ramanantsoa. Jusqu’à ce que celle-ci voie sa victoire invalidée par le Conseil d’Etat.

  • SITUATION POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité appellent au calme et au respect des dispositions menant à la concertation nationale

    SITUATION POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité appellent au calme et au respect des dispositions menant à la concertation nationale

    Les forces de défense et de sécurité sortent de leur silence face à la situation politique actuelle du pays. Dans une déclaration commune effectuée ce mercredi au ministère des Forces armées à Ampahibe, elles appellent au calme et au respect des dispositions mises en place en vue de la concertation nationale. “Nous invitons ceux qui ont l’intention de semer des troubles à cesser leurs manoeuvres et exhortons ceux qui souhaitent s’exprimer à le faire dans la sérénité”, indique le Général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, qui a lu la déclaration commune dans les locaux de son département.

     

    Dans leur communiqué, les forces de défense et de sécurité reconnaissent que “des jeunes, des civils et des éléments des forces de l’ordre aspirent à apporter des changements pour le pays”. Elles déplorent néanmoins “des velléités de perturbations de la vie nationale ainsi que de renversement des institutions actuellement en place”. “Nous constatons tous que les réseaux sociaux sont utilisés à cette fin”, souligne le Général Ely Razafitombo. Il rapporte, entre autres, que “des idées prônant la division et portant atteinte à la souveraineté ainsi qu’à l’unité nationale sont également véhiculées” sur ces plateformes.

     

    “Le temps n’est pas à la division et au clivage”, insiste-il alors, appelant les uns et les autres “à assurer et à préserver l’harmonie au sein de la société pour le développement du pays”. Un appel particulier est lancé aux éléments des forces de défense et de sécurité. Ceux-ci sont invités à préserver leur unité à travers le respect des valeurs qui les animent, la hiérarchie et l’esprit de promotion.

  • GOUVERNANCE – Les jeunes auront leur rôle dans la réalisation de la PGE-R, assure le Premier ministre

    GOUVERNANCE – Les jeunes auront leur rôle dans la réalisation de la PGE-R, assure le Premier ministre

    La jeunesse sera le fer de lance du changement. C’est le message du Premier ministre de la Refondation, Mamitiana Rajaonarison, lundi, lors de la présentation du Programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat pour la Refondation à Tsimbazaza. Les jeunes “occupent une place privilégiée et ont une responsabilité dans la mise en œuvre” de ce programme, souligne le pensionnaire de Mahazoarivo.

     

    Le chef du gouvernement indique que des instructions ont déjà été données aux ministères afin d’élaborer des programmes spécifiques permettant l’implication des jeunes dans la réalisation de la politique générale de l’Etat. Cette participation devra se faire à tous les niveaux, ajoute-t-il.

     

    À l’entendre, ces jeunes “seront écoutés aussi bien lors de la conception que lors de la réalisation des projets”. Dans l’exécution, des responsabilités concrètes leur seront confiées. Il rapporte que, lors de la réunion gouvernementale à Ampefy, des instructions ont été données selon lesquelles “certains types de travaux au sein des ministères seront exclusivement réservés aux jeunes, car ils sont encore vigoureux, ont un esprit neuf et ne sont pas encore “rouillés” par le système”.

     

    Au niveau du Bureau du Premier ministre, une structure spécifique sera mise en place pour les jeunes. Ils auront également un rôle de contrôleurs, une mission de confiance destinée à s’assurer de la bonne exécution des projets. L’objectif est d’harmoniser les actions afin d’éviter les frustrations pouvant mener à des troubles ou au désordre, conclut le Premier ministre.

  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    “Nous devons nous concentrer sur des actions ayant un impact direct sur la population, car le temps nous est compté”. Et pour y arriver, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison mise sur la stratégie “10-5-2” destinée à piloter le Programme de mise en oeuvre de la Politique générale de l’Etat pour la Refondation. Cette approche repose sur trois axes : dix priorités d’action (10), cinq obstacles majeurs à lever (5) et deux exigences de mise en œuvre (2), centrées sur des résultats mesurables et des interventions concrètes.

    Si l’on en croit le chef du gouvernement, le “10” renvoie aux dix priorités du gouvernement : l’eau, l’électricité, la production, les infrastructures, la création d’emplois, la bonne gouvernance, la participation citoyenne, l’amélioration des services publics et la démocratie. “Ces choix traduisent une volonté d’efficacité dans une période de “Refondation”, qui impose de hiérarchiser les actions plutôt que de conduire une gestion administrative classique, explique-t-il.

    Le “5” désigne les principaux obstacles à lever, qualifiés de “gros cailloux” dans la PGE-R. “Si nous ne brisons pas ces obstacles, nous n’avancerons pas”, insiste le Premier ministre. Ces blocages concernent notamment les priorités vitales liées au quotidien des citoyens, la réponse économique face aux chocs internationaux, notamment pétroliers, la stabilisation macroéconomique et des finances publiques, la refondation institutionnelle et la transformation de l’action publique, ainsi que l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

    Enfin, le “2” renvoie aux principes d’exécution : ne pas invoquer le manque de moyens comme frein à l’action, d’une part, et mettre en place des indicateurs de résultats, notamment dans les PMO sectoriels, d’autre part. Pour Mamitiana Rajaonarison, il s’agit de privilégier l’impact concret plutôt que les seules activités.

    Le Premier ministre a conclu en affirmant que la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du gouvernement à agir rapidement, tout en garantissant la continuité économique nécessaire au développement.

  • LITTÉRATURE – La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy baptisée Clarisse Ratsifandrihamanana

    LITTÉRATURE – La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy baptisée Clarisse Ratsifandrihamanana

    Hommage à celle dont la plume a su épouser les battements du cœur national. La salle d’exposition principale du « Trano sary » Ambohidahy porte désormais le nom de Clarisse Ratsifandrihamanana. La cérémonie de baptême s’est tenue le 11 avril, sous la présidence du ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivaine.

    Née le 5 décembre 1926 à Fenoarivo Atsinanana, et disparue le 28 juin 1987 à son domicile à Betongolo Antananarivo, Clarisse Ratsifandrihamanana fut à la fois écrivaine, poétesse et gardienne des sensibilités malgaches. Elle est l’auteure de plus d’une trentaine d’ouvrages et d’une vingtaine de créations littéraires.
    Elle a également célébré la richesse de la langue malagasy, explorant avec délicatesse l’amour filial, les réalités sociales, la spiritualité et la nature. Sept de ses œuvres, primées à plusieurs reprises, témoignent de la finesse de son art et de son engagement pour la valorisation culturelle.

    Ce baptême revêt une importance particulière, en hommage à un pilier de la préservation de la culture malgache ainsi que d’une figure majeure de la littérature, de l’éducation et de la promotion de la langue Malgache. Bon nombre de ses œuvres et de sa biographie figurent dans les programmes scolaires et apparaissent dans les sujets d’examens.
    À partir de ce 13 avril, une exposition dédiée à la vie et aux écrits de Clarisse Ratsifandrihamanana sera ouverte au public au « Trano sary ». Une invitation à redécouvrir une voix qui, aujourd’hui encore, murmure à l’âme de Madagascar, et continue d’inspirer les nouvelles générations.

    Le « Trano sary » Ambohidahy conserve près de 85 albums photographiques retraçant l’histoire nationale, depuis les royaumes anciens jusqu’aux soubresauts de l’insurrection du 29 mars 1947. Ce lieu devient ainsi un carrefour où images et mots se répondent.

  • ADMINISTRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina déplore l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les fonctionnaires

    ADMINISTRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina déplore l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les fonctionnaires

    Antananarivo, 12 Avril, 11h27 – “Aujourd’hui, nous transportons du charbon, du bois de chauffe, des marchandises et tous les membres de notre famille avec les voitures appartenant à l’Etat”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, dénonce l’utilisation des biens publics à des fins personnelles par les agents de l’Etat. Pour lui, cette “patrimonialisation” personnelle des biens de l’Etat est l’une des principales raisons pour lesquelles la corruption règne à Madagascar. “Que nous soyons directeur, directeur général ou ministre, ce n’est pas nous qui devons conduire le véhicule [appartenant à l’Etat] mais le chauffeur”, souligne-t-il dans son discours à l’occasion de la sortie des promotions Iratra et Tafita des cycles d’approfondissement et d’expertise de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar, vendredi (Enam), vendredi.

    Le chef de l’Etat rappelle qu’auparavant, ce principe était respecté et qu’à une époque, notamment au sein des Forces armées, “toute utilisation personnelle des voitures administratives devait être signalée à la hiérarchie”. Ce qui, selon lui, n’est plus le cas aujourd’hui. “Nous pensons que le patrimoine de l’Etat nous appartient alors que cela appartient au peuple”, insiste-t-il. Il invite alors les agents de l’Etat à soutenir les dirigeants politiques à “lutter contre le fléau de la corruption qui détruit notre pays”. “Car quelles que soient les réformes que souhaitons mener, si la corruption n’est pas éliminée, la refondation restera un rêve”, conclut-il.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une session extraordinaire du Parlement pour la “présentation du programme général de la Refondation” par le Premier ministre

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une session extraordinaire du Parlement pour la “présentation du programme général de la Refondation” par le Premier ministre

    Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devant les députés. Près d’un mois après sa nomination, le chef du gouvernement se prête à l’exercice constitutionnel de présentation du programme de mise oeuvre de la politique générale de l’Etat. Le Conseil des ministres de mercredi annonce la convocation d’une session extraordinaire du Parlement. La “présentation par le Premier ministre du programme général de l’Etat de Refondation” est le principal point à l’ordre du jour.

    Aucune date précise n’est indiquée dans le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif publié mercredi soir. Mais si l’on s’en tient aux dispositions constitutionnelles, la séance devrait se tenir au plus tard le 14 avril, soit 30 jours après la nomination du nouveau chef du gouvernement qui a eu lieu le 15 mars. La Constitution prévoit que “dans les 30 jours de sa nomination, le Premier ministre présente son programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat au Parlement qui peut émettre des suggestions”.

    Outre la présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le Conseil des ministres prévoit également l’adoption d’autres projets de loi durant la session extraordinaire à venir. Aucun détail n’est non plus donné sur ces textes qui seront soumis à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

    Aucun autre dossier ne devrait par contre être examiné durant les réunions prévues la semaine prochaine. Selon la loi fondamentale, la session extraordinaire, convoquée par décret du président de la République pris en Conseil des ministres, est organisée “sur un ordre du jour déterminé”, et est clôturée dès que l’agenda est bouclé pour lequel il a été convoqué est épuisé.