Catégorie : Politique

  • ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    La France réaffirme son soutien au processus de Refondation à Madagascar tout en défendant un partenariat « équilibré » et tourné vers des résultats concrets. Dans cet entretien accordé à www.2424.mg, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, revient sur les enjeux de la visite de travail en France du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, le 24 février dernier, et sur les  priorités de la coopération bilatérale, notamment autour du développement du port d’Antsiranana. Il clarifie la position de Paris face à la diversification des partenaires internationaux d’Antananarivo. Entretien. 

     

    Quels étaient les enjeux de la visite de travail du président de la Refondation en France en février dernier?

    Le président de la Refondation de la République de Madagascar a en effet été reçu en tête à tête au Palais de l’Elysée par le président de la République française, le 24 février. Cet entretien a été suivi d’une rencontre élargie aux délégations ministérielles.  A cette occasion, le Président Macron a réitéré le soutien de la France à la poursuite du processus de Refondation, en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi par les autorités de la Refondation et réaffirmé depuis lors par le Président Randrianirina. Les deux Présidents ont confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays, un partenariat équilibré, tourné vers l’avenir et orienté vers des résultats concrets répondant aux aspirations de la population de Madagascar et notamment de sa jeunesse. La France souhaite notamment contribuer aux objectifs de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés. 

     

    La France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana

     

    Sur quoi les deux pays se sont-ils mis d’accord, notamment à Antsiranana?

    Les deux Présidents ont donc confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays. A présent, il nous appartient de mettre en œuvre conjointement cet engagement présidentiel. S’agissant de ce qui a été agréé concernant Antsiranana, il s’agit d’une déclaration d’intention signée au Palais de l’Elysée devant les deux Présidents par les Ministres malgache et français. Elle porte, et je cite l’intitulé de la déclaration, sur « l’émergence d’un écosystème de l’économie bleue et le développement des capacités portuaires à Antsiranana ». Plus précisément, il s’agit pour la France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana, en s’attachant à réaliser des objectifs concrets : meilleure navigabilité via l’enlèvement des épaves, dragage et mise en œuvre d’un système de suivi de la navigation et du trafic, réalisation d’ouvrages permettant d’améliorer la desserte du port notamment pour la pêche et le cabotage, amélioration des zones de stockage, construction de linéaires de quai supplémentaires et d’une route de contournement du centre-ville. 

     

    Il a également été question d’une redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana?

    En parallèle, nos deux Présidents ont exprimé, en effet, dans cette déclaration d’intention, leur souhait commun de travailler à la redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana à travers l’entreprise publique Secren (Sociétés d’études, de construction et de réparation navale). L’objectif global est d’accompagner la dynamisation économique de la région Diana et du Grand Nord de Madagascar en contribuant à l’amélioration de la performance du complexe portuaire et à créer des emplois, notamment pour les jeunes, dans une dynamique inclusive. J’ajoute que l’Union Européenne et la Commission de l’Océan Indien ont vocation à rejoindre ce projet. Comme vous pouvez le voir, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’ambition que j’évoquais un peu plus tôt : contribuer aux objectifs des autorités de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, y compris en région. 

     

    De manière plus générale, où en sont les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation ?

    En ce qui concerne les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation, notre position est claire : la population de Madagascar, et en particulier sa jeunesse, a exprimé des revendications légitimes, que les autorités de la Refondation ont reprises dans leur programme : l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation, à un système de santé plus efficace, l’aspiration à la justice et à une meilleure gouvernance. La France souhaite s’inscrire en soutien à ces priorités. Comme pour nombre de nos partenaires, beaucoup de nos projets de coopération ont pâti par le passé d’une gouvernance locale trop fragile. Il est souhaitable d’y remédier. Et je précise qu’il ne s’agit pas seulement d’une question d’amitié et de solidarité entre nos deux pays, même si cette dimension est très importante. Comme vous le savez, nos deux pays sont voisins dans l’océan Indien. Nous faisons face aux mêmes enjeux dans cette région, dont la stabilité et la sécurité, qui sont essentielles dans le contexte international actuel.

     

    Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent que contribuer au développement de Madagascar.

     

    Les relations entre Madagascar et la Russie prennent une nouvelle tournure, que pense la France en particulier et l’Europe en général de ce réchauffement diplomatique et économique des relations malgacho-russes ? En êtes-vous gênés ?

    Votre question m’amène à rappeler une évidence : Madagascar est un Etat souverain, qui décide donc librement de ses partenariats internationaux. J’insiste sur ce point : nous n’avons pas à juger de l’opportunité pour Madagascar de développer ses relations avec tel ou tel pays. Ce qui compte pour la très grande majorité des partenaires internationaux de Madagascar, qui sont à ses côtés notamment depuis le premier jour de la Refondation, c’est que votre pays, qui a un potentiel extraordinaire, puisse progresser dans la voie d’un développement économique et social inclusif. Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent qu’y contribuer. 

     

    Comment faut-il interpréter le renouveau des relations entre la France et le continent africain voulu et mis en œuvre par le Président Macron ?

    Dès 2017, le Président Macron a souhaité placer les relations entre la France et les pays du continent africain sous le signe du renouveau, avec l’ambition d’élaborer des partenariats mutuellement avantageux. Il s’agit notamment de privilégier une approche plus horizontale, où l’innovation, la jeunesse et l’entrepreneuriat occupent une place centrale pour répondre aux défis du continent. Coorganisé par le Kenya et la France, le Sommet “Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance” s’inscrit dans cette logique de renouveau. Il se tiendra les 11 et 12 mai à Nairobi. Le président de la Refondation y est invité. 

     

    Que va-t-il se passer à ce Sommet?

    Le Sommet donnera notamment lieu à des rencontres et à des échanges tournés vers l’entrepreneuriat et la société civile. Plusieurs grands enjeux essentiels pour la France comme pour les pays du continent africain seront abordés : questions de paix et de sécurité, réforme de l’architecture financière internationale, transition énergétique, industrialisation verte, intelligence artificielle et technologies numériques, économie bleue, agriculture, santé. D’autres thématiques de première importance feront l’objet d’échanges : la formation et l’emploi des jeunes, le sport ainsi que les industries culturelles et créatives. Madagascar y a, selon nous, toute sa place ! 

  • DIPLOMATIE – Ibrahim Norbert Richard succède à Edgard Razafindravahy au poste de Secrétaire général de la COI

    DIPLOMATIE – Ibrahim Norbert Richard succède à Edgard Razafindravahy au poste de Secrétaire général de la COI

    Le Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI) entérine la nomination d’Ibrahim Norbert Richard, proposé par Madagascar, au poste de Secrétaire général de l’organisation. Cette décision fait suite à la démission d’Edgard Razafindravahy, intervenue la semaine dernière. En proposant un diplomate de carrière, le ministère malgache des Affaires étrangères évoque une démarche motivée par “l’intérêt collectif de l’Organisation et de l’ensemble de ses États membres”.

    Avec cette nomination, l’organisation régionale confie ses rênes à un diplomate chevronné, fort d’une longue expérience au sein des institutions nationales et internationales.Pour Madagascar, “la proposition d’un candidat malgache expérimenté au profil technique s’inscrit dans la volonté de contribuer au renforcement de l’efficacité et de l’impact de la Commission de l’océan Indien dans la région face aux nouveaux défis régionaux et internationaux”. A en croire le ministère, les Etats membres ont reconnu qu’il s’agit d’une candidature “de très bonne qualité et à la hauteur des défis”.

    Titulaire d’un doctorat en droit, le nouveau secrétaire général de la COI a consacré l’essentiel de sa carrière au ministère des Affaires étrangères, où il a servi de 1988 jusqu’à sa retraite en juillet 2020, en gravissant progressivement tous les échelons. Ibrahim Norbert Richard a notamment été responsable de la formation des agents diplomatiques et consulaires à l’Ecole nationale d’administration de Madagascar. Il a aussi été Premier conseiller et Chargé d’affaires auprès de l’ambassade de Madagascar à Bruxelles entre 2005 et 2019. Il a contribué aux travaux du Centre d’études et d’analyse stratégique (CEAS), mettant son expertise au service de l’intégration régionale africaine et du multilatéralisme.

    Juste avant cette nomination, Ibrahim Norbert Richard a occupé depuis 2020 le poste de Sous-secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), une organisation regroupant plus de 70 pays autour d’objectifs communs en matière de coopération, de développement et de dialogue international.

  • COLLECTIVITÉS TERRITORIALES – Le Chef de l’État encourage les maires à maximiser les recettes fiscales

    COLLECTIVITÉS TERRITORIALES – Le Chef de l’État encourage les maires à maximiser les recettes fiscales

    La mobilisation des recettes fiscales pour assurer le développement local. Le Colonel Michaël Randrianirina invite les maires à maximiser les ressources de leurs communes pour soutenir le développement de leur localité lors d’une rencontre organisée ce week-end à Ihosy.
     
    Après une première étape dans la Haute Matsiatra, le chef de l’État a poursuivi sa tournée dans l’Ihorombe en échangeant avec une trentaine de maires, entre autres. En réponse aux attentes des édiles en matière de projets de développement, il les a encouragés à “explorer toutes les pistes permettant d’augmenter les recettes fiscales locales”.
     
    Dans sa réponse, le président de la Refondation a indiqué que “l’État peut appuyer certains investissements de manière ponctuelle, mais que le développement durable repose avant tout sur la capacité des communes à mobiliser leurs propres ressources”. Il a également recommandé aux maires d’“adopter une culture de progrès, en identifiant et en exploitant les opportunités de partenariat avec les opérateurs économiques”.
     
    Le colonel Michaël Randrianirina a enfin souligné que les préoccupations exprimées à Ihosy reflètent des défis structurels communs à l’ensemble des collectivités territoriales du pays.
  • FONCTION PUBLIQUE – Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes et un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels annoncés

    FONCTION PUBLIQUE – Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes et un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels annoncés

    L’État dit promouvoir l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques. Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes, de même qu’un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels seront prochainement instaurés. Ces dispositions qui visent à attribuer des responsabilités aux jeunes avaient été convenues durant le récent séminaire gouvernemental qui s’est tenu à Ampefy, indique le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison.

     

    L’approche préconisée par le Chef du Gouvernement repose sur l’attribution de responsabilités fondées sur la compétence et non sur l’octroi discrétionnaire de postes. Le Premier ministre indique écarter ainsi l’octroi de privilèges statutaires. D’ailleurs, l’application stricte du principe de concours et de mérite pour l’accès à ces fonctions de responsabilités sera de mise, insiste-t-il.

     

    Cette intervention de Mamitiana Rajaonarison intervient à un moment où plusieurs sollicitations émanant de jeunes revendiquant des nominations administratives au titre de leur participation à la lutte populaire sont observées auprès des plus hautes instances de l’État. Elles vont des membres du Gouvernement, du Bureau du Premier ministre jusqu’à la présidence de la Refondation de la République. Cette approche doit toutefois évoluer, soutient le Premier ministre, administrateur civil de formation, en expliquant que “l’engagement militant ne saurait constituer, en soi, un titre d’accès automatique aux fonctions publiques”.

     

    Il rassure toutefois que le président de la Refondation place la jeunesse au centre des priorités nationales. Et les orientations du Chef de l’État, exprimées lors de ses interventions officielles, promeuvent activement l’autonomisation et l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques.

  • ELECTIONS COMMUNALES – Le Conseil d’Etat donne un délai de trois mois pour le traitement des contentieux électoraux

    ELECTIONS COMMUNALES – Le Conseil d’Etat donne un délai de trois mois pour le traitement des contentieux électoraux

    Vitesse supérieure. Le nouveau président du Conseil d’Etat, Andrianaina Rabarisoa veut accélérer le traitement des dossiers relatifs aux contentieux électoraux des élections communales et municipales de 2024. Lors de son installation, vendredi, il a annoncé un délai n’excédant pas trois mois.

     

    Le nouveau patron du Conseil d’Etat veut instaurer une nouvelle méthode de travail dans sa Cour. Il a souligné que “la lenteur dans le traitement des dossiers contentieux constitue la principale doléance” adressée à leur encontre. De nombreuses communes sont pénalisées, sans maires, attendant la décision finale de ce tribunal.

     

    Les scrutins devaient être réorganisés dans au moins 12 communes mais cela attend encore les décisions du Conseil d’Etat. Parmi eux figurent Kianjandrakefina à Ambositra, Kalafotsy à Ikongo, Andohanilakaka à Ihosy, Anosivelo à Farafangana, Mahaly à Amboasary Atsimo, Mitsinjo Betanimena à Toliara II, Erada à Ambovombe, Ambinaninony à Brickaville, Ambinanidilana à Mahanoro, Morarano Arivonimamo, Antanetibe Soavinandriana et Masindray à Soavinandriana.

     

    Outre les affaires pendantes relatives aux dernières communales et municipales, l’ensemble des dossiers en instance déposés avant 2020 seront quant à eux jugés dans un délai de quatre mois, indique Andrianaina Rabarisoa dans son discours de prise de fonction vendredi. Les décisions relatives aux dossiers introduits avant l’année 2024 seront rendues avant la fin de l’année en cours, poursuit le magistrat.

     

    A l’entendre, à compter de l’année prochaine, “l’objectif est de respecter pleinement les standards de service fixés par le ministère de la Justice afin de statuer sur chaque dossier dans un délai n’excédant pas un an”.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michael Randrianirina appelle les étudiants à “ne pas se laisser acheter”

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michael Randrianirina appelle les étudiants à “ne pas se laisser acheter”

    “Je vous en conjure. Concentrez-vous sur vos études. Ne vous laissez pas entraîner sur le mauvais chemin”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, lance un énième appel aux jeunes, notamment aux étudiants des universités publiques. Il les invite à “ne pas se laisser acheter”. “Prenez l’argent, parce que c’est le nôtre, celui qu’ils ont détourné et qu’ils utilisent pour déstabiliser le pays, mais ne faites pas ce qu’ils vous demandent de faire en échange”, déclare-t-il à Fianarantsoa dans son discours à l’occasion de l’inauguration d’infrastructures sur le campus de l’Université d’Andrainjato.

     

    A en croire le chef d’Etat, ceux qui s’adonnent à ces pratiques d’instrumentalisation des étudiants se lancent dans des surenchères pour rallier les étudiants à leurs actions. “À Soavinandriana, j’ai évoqué la somme de 100 000 ariary. Mais après cela, certains ont commencé à proposer 300 000 ariary pour acheter des étudiants”, confie le Colonel Michaël Randrianirina. “Aujourd’hui, je parle de 300 000, demain ils augmenteront à 500 000”, ajoute-t-il.

     

    Le président de la Refondation dit tenir ce discours à chaque fois qu’il se déplace auprès des Universités car ceux qui ont des velléités de semer des troubles au pays “approchent souvent les étudiants”. A l’entendre, ces gens qui profitent de la situation et qui cherchent à déstabiliser le pays sont aujourd’hui nombreux. “Leur démarche est égoïste, ils ne se soucient pas de votre avenir”, réitère-t-il encore.

     

    Dans son allocution, le Colonel Michaël Randrianirina insiste sur le rôle des jeunes dans l’avenir du pays. “Vous êtes les piliers de demain, la fierté de Madagascar”, soulève-t-il. Il les encourage alors “à se préparer, à accumuler et à enrichir leurs connaissances et leur sagesse parce que c’est cela va forger leur maturité et les aidera à devenir des cadres compétents pour la Nation”.

     

    Il revient alors sur son propre parcours, notamment sur son passage en classe préparatoire à l’Ecole militaire à Fianarantsoa durant lequel il venait à Andrainjato pour les travaux pratiques de chimie. “A l’époque, je ne pensais pas du tout que je me tiendrai ici pour prononcer un discours. Je pensais juste finir mes études et travailler”, se souvient-il.

  • COOPÉRATION RÉGIONALE – Edgard Razafindravahy, rappelé, quitte le secrétariat général de la COI

    COOPÉRATION RÉGIONALE – Edgard Razafindravahy, rappelé, quitte le secrétariat général de la COI

    Coup de théâtre dans la cybercité d’Ébène. Selon la presse mauricienne, Edgard Razafindravahy quitte ses fonctions de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI). Il a officiellement présenté sa démission au Conseil des ministres de l’organisation, mettant un terme prématuré à un mandat débuté en 2024.

    Le ministère des Affaires étrangères indique que la question relative à son rappel et à son remplacement imminent a été abordée lors de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères Alice N’Diaye et l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois.

     

    Si l’on en croit la publication du ministère des Affaires étrangères, ce rappel s’est fait “dans la continuité des discussions entre le Chef d’État français et le Chef d’État malagasy à Paris”. Une source au courant du dossier indique que le Conseil des ministres de Madagascar devrait annoncer le nom de son remplaçant dans les prochains jours, avant que le Conseil des ministres de la COI ne l’officialise.

     

    A entendre notre source, Edgard Razafindravahy aurait été “notifié de son rappel bien avant cette démission”. Madagascar aurait motivé son rappel par des “manquements avérés aux exigences de sa fonction”. 

     

    La nomination de l’ancien ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, actée lors du 38e Conseil des ministres à Maurice, avait été annoncée comme une étape importante pour la diplomatie malgache. Désigné pour succéder au Réunionnais Vêlayoudom Marimoutou, il avait pour mission prioritaire de piloter la mise en œuvre du Plan de développement stratégique (PDS) de l’organisation, véritable feuille de route pour l’avenir de l’espace insulaire.

     

    Ses fonctions l’avaient appelé à coordonner les projets de coopération entre les États membres Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et les Comores, tout en assurant la gestion administrative et financière d’une institution solidement épaulée par ses partenaires historiques, l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).

     

    Ce départ prive l’organisation de son principal organe exécutif bien avant le terme prévu de son mandat de quatre ans. Cette démission intervient dans la foulée du changement à la tête de l’Etat. Edgard Razafindravahy avait été suggéré à ce poste par le régime Rajoelina.

  • COUR SUPRÊME – Andrianaina Rabarisoa promet la transparence et l’accès à l’information pour son mandat à la tête du Conseil d’Etat

    COUR SUPRÊME – Andrianaina Rabarisoa promet la transparence et l’accès à l’information pour son mandat à la tête du Conseil d’Etat

    À l’instar de la Cour des Comptes, nous souhaitons également rendre compte publiquement de nos travaux”. Le nouveau président du Conseil d’État, Andrianaina Rabarisoa, place la transparence et l’accès à l’information au cœur de son mandat. Et un rapport public des activités de son institution fait partie des actions qu’il entend mener. S’il s’agit, avant tout, de permettre à la Cour de “formuler des recommandations pour l’amélioration de la gestion des services publics”, la volonté de transparence est clairement annoncée.

     

    “Cette mission demeure largement méconnue du grand public, et la faire connaître constitue précisément l’une de nos priorités à compter de ce jour”, annonce-t-il dans son discours lors de l’audience solennelle de prestation de serment vendredi à la Cour suprême Anosy, évoquant la mission “de conseiller juridique de l’État et des collectivités territoriales décentralisées” de sa Cour. C’est “elle qui produira les effets les plus directs sur la vie des citoyens malgaches”, poursuit-il.

     

    Mais en plus du rapport annuel d’activités, le président du Conseil d’Etat entend également “renforcer la communication institutionnelle de la juridiction, et tout particulièrement la diffusion et l’explication de ses décisions”. “L’époque actuelle exige cette transparence”, soulève-t-il, reconnaissant que le travail en ce sens sera “considérable”, surtout que ce n’est “pas dans les habitudes des magistrats, formés à respecter ce que l’on appelle l’obligation de réserve”.

     

    Il parle alors de “l’open data des décisions de justice, c’est-à-dire leur diffusion par le biais des nouvelles technologies”. “Un chantier d’envergure, pour lequel nous ne disposons pas encore de budget à ce stade, mais que nous envisageons de lancer dès cette année”, ajoute-t-il dans son discours. Il met également en avant « l’attention particulière qui sera portée à la motivation des décisions, afin qu’elles soient enrichies et parfaitement intelligibles”.

     

    La facilitation de l’accès aux documents administratifs constitue également l’une des priorités du nouveau président du Conseil d’Etat. En plus de la simplification des procédures administratives, Andrianaina Rabarison estime que “la facilitation dans l’obtention des documents administratifs contribue à la réduction de la corruption”. Au-delà de la transparence, il entend également mettre “l’expérience et l’expertise” du Conseil d’Etat au service de l’amélioration de l’organisation administrative et de la suppression des niches de corruption.

  • JUSTICE – Le Parquet d’Antananarivo inculpe treize personnes pour tentative d’assassinat du président de la Refondation et pour un projet de coup d’Etat

    JUSTICE – Le Parquet d’Antananarivo inculpe treize personnes pour tentative d’assassinat du président de la Refondation et pour un projet de coup d’Etat

    Treize personnes dont le Colonel Patrick Rakotomamonjy se trouvent dans le collimateur de la justice. “Un projet d’attentat contre le président de la Refondation de la République (…) fait t partie de leurs chefs d’inculpation”, déclare Narindra Rakotoniaina, procureure de la République du Tribunal de première instance d’Antananarivo, dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice jeudi. Association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et complicité sont les autres infractions pénales reprochées à ces individus.

     

    Pour l’heure, onze individus ont été placés en détention préventive après leur comparution devant le Parquet le 31 mars, selon Narindra Rakotoniaina. D’autres suspects “font l’objet de mandat d’arrêt, délivré par les enquêteurs”, poursuit-elle.

     

    A entendre la procureure de la République, le Colonel Patrick Rakotomamonjy “fait partie de ceux qui ont concocté le plan dans le cadre de la réalisation de ces crimes”. Elle cite également un “officier général qui avait déjà fait part de son intention de renverser le pouvoir dans la rue”.

     

    “Pendant l’enquête, certains prévenus ont avoué que les 20 milliards d’ariary qui sont sur leur compte [bancaire] sont destinés à réaliser le crime”, soutient la magistrate. Elle fait part de l’existence de “réunions destinées à la planification des opérations”. Elle indique également la saisie d’“argent et de diverses armes” découvertes pendant la perquisition des domiciles des prévenus.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, avait dévoilé l’existence d’un plan visant à assassiner, lui et son épouse, lors de son déplacement en Guinée Equatoriale, le 26 mars. De son côté, le Colonel Patrick Rakotomamonjy parle d’un projet visant également à l’assassiner dans les vidéos qu’il partage sur les réseaux sociaux.

  • TENTATIVE DE COUP D’ETAT – 11 individus en détention préventive, selon la procureure de la République

    TENTATIVE DE COUP D’ETAT – 11 individus en détention préventive, selon la procureure de la République

    Le dossier relatif à la suspicion d’attentat contre le président de la Refondation est passé devant le parquet ce jeudi. 13 individus, dont le Colonel Patrick Rakotomamonjy, sont soupçonnés dans cette affaire, indique la procureure de la République Narindra Rakotoniaina. 11 d’entre eux ont été placés en détention préventive après leur comparution, tandis que deux autres font l’objet d’un avis de recherche. Outre le Colonel Patrick Rakotomamonjy, recherché, un autre militaire, officier général, est également cité parmi les suspects. Ils sont notamment inculpés de tentative d’assassinat du président de la Refondation, association de malfaiteurs, port d’armes illégal, et complicité.