Catégorie : Politique

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison cible l’argent illicite issu de la corruption pour briser l’impunité

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison cible l’argent illicite issu de la corruption pour briser l’impunité

    La traque de l’argent issu du crime à placer au cœur de la stratégie anticorruption. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison mise sur la lutte contre l’enrichissement illicite, et la saisie des avoirs obtenus de façon illicite pour lutter contre la corruption. En s’attaquant au portefeuille des corrupteurs, celui qui avait été pendant plus de cinq ans directeur du Service des renseignements financiers (Samifin), entend “rendre la corruption non rentable”.

    “Jusqu’à présent, nous cherchions l’auteur du crime”, rappelle le Premier ministre lors de la présentation du rapport annuel du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, jeudi. Désormais, le système anti-corruption est invité à “priver les réseaux de leurs ressources pour étouffer toute tentative de corruption future”. “Sans argent, le corrupteur ne peut plus corrompre”, insiste le chef du gouvernement.

    En plus de rendre la corruption non rentable, Mamitiana Rajaonarison entend la “rendre risquée, avec un impact sur la descendance du coupable”, celle-ci ne pouvant pas en hériter. “Celui qui s’est enrichi illicitement ne doit plus pouvoir jouir de ses biens”, ajoute-t-il, espérant aussi “rendre la corruption détestée”.

    Le Premier ministre élargit également la cible de la lutte. Au-delà de la “petite corruption”, il appelle à s’attaquer aux circuits de grande corruption et aux détournements massifs, notamment dans les marchés publics. L’enjeu est de neutraliser les mécanismes financiers qui alimentent ces pratiques et de dissuader les hauts responsables qui pourraient y être impliqués.

  • EXÉCUTIF – Les membres du gouvernement Mamitiana Rajaonarison en “conclave” à Ampefy en cette fin de semaine

    EXÉCUTIF – Les membres du gouvernement Mamitiana Rajaonarison en “conclave” à Ampefy en cette fin de semaine

    Pas d’audiences ni de rendez-vous officiels au niveau du ministère de l’Education nationale à partir de ce vendredi. A en croire la nouvelle ministre, Sendra Nirina Rajaonarison, lors de la passation de service, ce jeudi, à Anosy, elle ne pourra pas recevoir des visites “pour les trois prochains jours puisque le gouvernement effectuera un conclave à Ampefy”.

    Une source auprès d’un autre ministère évoque des préparatifs liés à cette “retraite gouvernementale” prévue ce week-end durant le Conseil de gouvernement de jeudi. Après les deux premières réunions officielles de son équipe, Conseil des ministres mercredi, et Conseil de gouvernement jeudi, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison regroupe ses ministres pour deux à trois jours de travail, loin des agitations administratives de la Capitale.

  • ADMINISTRATION – Trois chefs de région par intérim nommés lors du premier Conseil des ministres avec le gouvernement Mamitiana Rajaonarison

    ADMINISTRATION – Trois chefs de région par intérim nommés lors du premier Conseil des ministres avec le gouvernement Mamitiana Rajaonarison

    La machine gouvernementale est de nouveau lancée. Le premier acte porte sur une série de nominations. Le premier Conseil des ministres avec le gouvernement Mamitiana Rajaonarison qui s’est tenu juste après la présentation des membres du gouvernement à Iavoloha, mercredi soir, procède à la désignation de plusieurs hauts employés de l’Etat. Parmi ces décisions figurent la désignation de chefs de région intérimaires l’intérim à la tête des régions de Bongolava, d’Amoron’i Mania et Haute Matsiatra.

    Selon le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif, c’est une femme qui est nommée a la tête de la région du Bongolava. Il s’agit de Faratiana Safeno Victoire Manampisoa. Celle-ci avait travaillé au sein de la préfecture de la région avant cette nomination.. Dans la région Haute Matsiatra, le choix de l’Executif s’est porté sur un officier général en l’occurrence de Pierre Raymond Raherinjanahary. Dans l’Amoron’i Mania, le poste est désormais occupé par Hariliva Rakotomalala.

  • INVESTISSEMENT – Le général Béni Xavier Rasolofonirina, ancien ministre de la Défense nationale, nommé a la tête du Fonds Souverain Malagasy

    INVESTISSEMENT – Le général Béni Xavier Rasolofonirina, ancien ministre de la Défense nationale, nommé a la tête du Fonds Souverain Malagasy

    Le Général de corps d’armée à la retraite, Béni Xavier Rasolofonirina revient aux affaires. Le Conseil des ministres de ce mercredi confie la gestion du Fond souverain Malagasy (FSM) à cet officier général en le nommant directeur général par intérim. Il remplace à ce poste le Général Jean Alfred Rakotomaronirina, nommé directeur général par intérim le 27 janvier 2026.

     

    Officier général à la retraite, Béni Xavier Rasolofonirina, a été ministre de la Défense nationale de 2016 à 2019. Avant d’être nommé à ce poste, il a déjà été chef d’Etat major des Forces armées. Pour son retour aux affaires publiques, il prend la tête d’une société d’Etat qui se trouve au cœur de la polémique et qui fait l’objet d’enquêtes judiciaires.

     

    Suspicion de détournement de fonds

     

    Dans un communiqué publié mercredi, la présidence de la Refondation qui assure la tutelle de cette société à participation publique annonce que “des enquêtes judiciaires sont en cours contre les responsables de cette société après un contrôle inopiné effectué par les autorités”. “Ce contrôle a révélé des détournements de fonds publics d’ampleur considérable”, poursuit le communiqué de la présidence.

     

    Dans son discours lors de la nomination des membres du gouvernement, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, parle d’une suspicion de détournement de 20 milliards d’ariary en un mois. La présidence de la Refondation affirme “ne pas transiger sur toute forme de détournements de fonds publics” et assure “devoir appliquer les lois en vigueur contre tous ceux qui en sont reconnus coupables”.

     

    Le récent rapport de la cour des comptes pointe aussi du doigt la gestion de ce fonds de gestion. Il dénonce, entre autres, une “libération occulte de capital”, des “transferts massifs du fonds logé à la Banque centrale” vers des comptes ouverts auprès d’une banque commerciale, de l’“opacité sur le paiement” d’une compagnie d’assurances ainsi que “des paiements ne répondant pas aux finalités” du Fonds.

  • EXÉCUTIF – Liste complète des membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison

    EXÉCUTIF – Liste complète des membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison

    Les nouveaux ministres, membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison sont présentés ce mercredi soir au Palais d’Etat d’Iavoloha :
    Ministre des Forces armées : Général de corps d’armée : Maminirina Ely Razafitombo
    Ministre des Affaires étrangères :  Alice N’Diaye
    Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Fanirisoa Ernaivo
    Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana
    Ministre de l’Economie et des finances :  Herinjatovo Aimé Ramiarison
    Ministre de la Sécurité publique : Inspecteur général de police Eric Michel Wouli Soumah Idrissa
    Ministre de la Refondation : Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa
    Ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers : Général de division Lylison René de Roland
    Ministre de la Santé publique : Dr Monira Managna
    Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionelle  : Todisoa Manampy Andriamampandry
    Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Pr Ndaohialy Ravonimanantsoa
    Ministre de l’Education nationale :  Sendra Nirina Rajaonarison
    Ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire : Gaetan Ramindo
    Ministre de l’Elevage : Riana Nantenaina Randrianomenjanahary
    Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé : Ny Riana Nampoina Raharimanjato
    Ministre du Commerce et de la consommation : Haingotiana Michela Angèle Andriamadison
    Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique : Mac Denis Franconio
    Ministre des Transports et de la météorologie  : Herizo Andrianavalona Ramanambola
    Ministre de l’Energie et des hydrocarbures : Radonirina Lucas Rabearimanga
    Ministre des Mines et des ressources stratégiques : Carl Andriamparany
    Ministre des Travaux publics : Sambilason Richard Rafefimanana
    Ministre de la pêche et de l’économie bleue : Jean Maharavo
    Ministre de l’Environnement et du développement durable : Nolave Luck Aristide Andriatsihala
    Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Lucie Vololoniaina
    Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène : Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina
    Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications  : Mahefa Andriamampiadana
    Ministre de la Population et des solidarités : Voahanginirina Cathia Rakotoniaina
    Ministre de la Jeunesse et des sports : Alain Désiré Rasambany
    Ministre de la Communication et de la culture : Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony
    Ministre délégué de la gendarmerie nationale : Général de divison Marima Bama
  • PARLEMENT – Cinq députés déclarés démissionnaires d’office par la Haute Cour constitutionnelle

    PARLEMENT – Cinq députés déclarés démissionnaires d’office par la Haute Cour constitutionnelle

    Lalao Rahantanirina, Jocelyne Rahelihanta, Roberto Tinoka Raharoarilala, Princia Soafilira et Ahmad ne sont plus députés. Ces parlementaires respectivement élus à Mahajanga I, Antsiranana I, Toliara I, Analalava et Mitsinjo ont été déclarés démissionnaires d’office par la Haute Cour constitutionnelle. Ils sont considérés comme ayant manqué la totalité de la dernière session ordinaire et leurs postes ont ainsi été déclarés vacants.

    Afin de les remplacer, la juridiction constitutionnelle a proclamé les nouveaux députés appelés à siéger à l’Assemblée nationale. Il s’agit de Claude Émile Sylvain pour la circonscription d’Antsiranana I, Tia Solofomanga Heriniaina pour Mahajanga I, Jean de Dieu Maharante pour Toliara I, Jérôme Mananko pour Analalava, et Honaisiford Edwin Mena pour Mitsinjo.

  • EXÉCUTIF – Les nouveaux membres du gouvernement connus ce mercredi

    EXÉCUTIF – Les nouveaux membres du gouvernement connus ce mercredi

    L’équipe de Mamitiana Rajaonarison sera officiellement constituée dans les prochaines heures. La Présidence de la Refondation de la République a annoncé, via un communiqué publié ce mardi, la tenue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, ce mercredi.

    Le document officiel précise que “le premier Conseil des ministres, faisant suite à la nomination des membres du nouveau gouvernement, se tiendra demain, mercredi 25 mars”. La direction de la communication de la Présidence souligne d’ailleurs que la nomination officielle interviendra juste avant cette réunion de l’exécutif.

    Cette annonce intervient dix jours après la nomination du nouveau Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, appelé à succéder à Herintsalama Rajaonarivelo. Le colonel Michaël Randrianirina avait évoqué, vendredi dernier, “un peu de retard” dans la formation de l’équipe gouvernementale, justifié par la rigueur du processus de sélection des candidats, incluant notamment des tests de fiabilité au polygraphe.

  • DROITS HUMAINS – Des consultations régionales pour réfléchir aux réformes du cadre législatif de la liberté d’expression

    DROITS HUMAINS – Des consultations régionales pour réfléchir aux réformes du cadre législatif de la liberté d’expression

    Les réflexions sur la réforme du cadre législatif relatif à la liberté d’expression se poursuivent. Après Mahajanga et Antsiranana le 13 mars, le Comité ad hoc en charge des consultations et des réflexions, ainsi que les techniciens du ministère de la Communication et de la culture se sont rendus à Fianarantsoa le 19 mars. L’équipe est attendue à Toliara le 26 mars puis à Antananarivo le 31 mars.

     

    Les consultations régionales réunissent un large éventail d’acteurs, allant des journalistes aux membres de la société civile, en passant par les créateurs de contenu, les influenceurs sur les réseaux sociaux et d’autres parties prenantes concernées par le sujet. Les travaux se structurent autour de trois volets: le volet législatif, les nouveaux médias et la régulation de la communication médiatisée. Les réflexions communes qui se veulent inclusives devraient ensuite “déboucher sur des réformes législatives permettant de renforcer la liberté d’expression dans la Grande île”.

     

    Bonnes pratiques internationales

     

    L’idée est aussi que ces réformes soient “cohérentes et conformes aux standards et aux bonnes pratiques internationales en matière de liberté d’expression, de sécurité des journalistes et de développement des médias libres, indépendants et pluralistes”. Selon le Comité ad hoc en charge des consultations régionales et des réflexions, “ces réformes sont nécessaires pour sanctuariser la liberté d’expression dans le strict respect des lois mais aussi pour protéger les nouveaux métiers liés au développement technologique”.

     

    Initié par le ministère de la Communication et de la culture et porté par le Comité ad hoc, le projet est appuyé par des consultants nationaux et internationaux. Il est accompagné par différents partenaires techniques, notamment l’Unesco, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).

  • RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES – Le Colonel Michael Randrianirina appelle à des investigations approfondies après la présentation du rapport de la Cour des comptes

    RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES – Le Colonel Michael Randrianirina appelle à des investigations approfondies après la présentation du rapport de la Cour des comptes

    Une instruction qui se veut ferme. L’ensemble des organes de contrôle administratif reçoit l’ordre d’engager des investigations approfondies à l’encontre de tous les responsables impliqués dans les faits de détournement de deniers publics. Une disposition qui ne fera distinction de rang ni de fonction, précise le communiqué de la présidence de la République de la Réfondation, publié ce vendredi.

    Cette disposition fait suite à la publication du rapport 2025 de la Cour des Comptes qui avait établi que le montant total des détournements et des déperditions de fonds publics s’élève à plus de 3 811 milliards d’ariary l’année dernière. C’est sur la base des irrégularités liées à des suspicions de malversations financières détaillées dans le document que les organes de contrôle de l’Administration ont reçu l’ordre présidentiel d’agir.

    Mis à part les investigations qui devraient être engagées incessamment, le chef de l’Etat ordonne la comparution devant les juridictions compétentes de toute personne pour laquelle des charges et des preuves de participation auxdits faits seront établies. Le communiqué de la Présidence prescrit ensuite la reddition de comptes transparente auprès du peuple malgache concernant les conclusions des enquêtes.

    Par ailleurs, les autorités compétentes sont appelées à mener une action immédiate pour engager des réformes structurelles et législatives. Celles-ci devront renforcer l’efficacité des dispositifs d’audit, de contrôle et de surveillance des finances publiques.

    Comme résumé par le président de la Cour des Comptes, Jean de Dieu Rakotondramihamina, trois phénomènes majeurs ont été révélés dans ce document. Il parle de recours à une gestion opaque au profit d’une gestion parallèle, de contournement des dispositions relatives aux procédures de passation des marchés publics et de gestion discrétionnaire des agents de l’État.

  • GOUVERNEMENT – Les candidats-ministres soumis au détecteur de mensonge, selon le président de la Refondation

    GOUVERNEMENT – Les candidats-ministres soumis au détecteur de mensonge, selon le président de la Refondation

    La nomination des membres du gouvernement prend du temps parce que les candidats doivent passer par un “détecteur de mensonge”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, annonce que les ministres seront connus en début de semaine prochaine. Les candidats doivent encore passer par le polygraphe, un outil qui servira à découvrir et à connaître leur moralité, confie-t-il, en marge de la présentation du rapport annuel de la Cour des comptes à Anosy.

    La polygraphie, sous la supervision de d’experts internationaux, devrait alors se substituer aux enquêtes de moralité traditionnellement confiées aux services de renseignement (CIS), précise le Colonel Michaël Randrianirina. Le test polygraphique devient ainsi l’instrument de mesure de l’intégrité de chaque candidat.

    “Notre objectif est d’identifier d’éventuels actes de corruption, ainsi que de distinguer les collaborateurs loyaux de ceux susceptibles de trahir nos engagements”, explique le président de la Refondation. “Nous exigeons une équipe gouvernementale à l’éthique irréprochable”, souligne-t-il.