Catégorie : Politique

  • ORGANE DE GESTION DES ÉLECTIONS – Les organisations de la société civile invitées à lancer le processus de remplacement de leurs représentants à la Ceni

    ORGANE DE GESTION DES ÉLECTIONS – Les organisations de la société civile invitées à lancer le processus de remplacement de leurs représentants à la Ceni

    Un comité ad hoc à constituer pour organiser l’élection des représentants de la société civile au sein de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Les organisations de la société civile oeuvrant dans l’observation des élections sont invitées à se réunir ce jeudi après-midi pour mettre en place ce comité préparatoire. L’objectif est que cette structure puisse se réunir lundi matin de façon à organiser l’élection des remplaçants d’Andoniaina Andriamalazaray et de Jacques Michaël Ravalitera au sein de l’organe de gestion des élections.

    Le message a été transmis mercredi aux membres des organisations de la société civile concernées par le le processus au cours d’une réunion dirigée par le président de la Ceni, entouré des deux commissaires électoraux démissionnaires. Il a été notamment rappelé au cours de cette réunion que les organisations de la société civile concernées par le processus doivent justifier leurs activités en matière d’observation des élections. Elles ont jusqu’à midi ce jeudi pour produire une attestation en ce sens.

    Absence d’unanimité

    Le processus ne fait cependant pas l’unanimité. Alors qu’une cinquantaine d’organisations de la société civile réunis autour du mouvement Rohy refusent de participer au remplacement des membres de la Ceni, appelant à sa dissolution, le Comité national d’observation des élections et d’éducation citoyenne (KMF/Cnoe – Fanabeazana olompirenena) rappelle l’importance et l’utilité de la Ceni pour le pays.

    Dans un communiqué publié mardi, le mouvement Rohy insiste sur la nécessité de supprimer ou du moins de réformer entièrement la Ceni tant dans sa structure que dans sa composition. “Dans sa forme actuelle, la Ceni n’est pas digne de confiance et n’est pas en mesure de conduire les réformes du processus, des lois et du système électoral”, écrit-il. Il estime que “le remplacement des membres permanents et des commissaires du bureau de la Ceni n’est ni nécessaire ni prioritaire”.

    Le KMF/Cnoe, de son côté, insiste sur la collaboration étroite qu’il doit y avoir entre la société civile et la Ceni “dans les domaines de l’éducation, de l’observation et de l’organisation des élections, en particulier dans la préparation et le déroulement du processus électoral”. “Il n’est pas fondé d’affirmer que la Ceni n’a aucune mission à accomplir”, poursuit l’organisation, soulevant que “le processus électoral ne se limite pas au seul jour du vote” et que “l’amélioration ou la révision de la liste électorale ne peut être ignorée”.

    Fin de mandat

    Pour le KMF/Cnoe, la Ceni constitue un organe constitutionnel qui reste prévu par la Constitution en vigueur. Et “le pays n’est pas en période de transition mais évolue dans un ordre constitutionnelle”, insiste-t-il, pour expliquer sa participation au processus.

    Le processus de remplacement des commissaires électoraux a été ouvert après la démission de huit des neuf membres de la Ceni. Selon la décision de constatation de vacance de poste prononcée par la Haute Cour constitutionnelle (HCC), les membres remplaçants sont censés terminer le mandat de leurs prédécesseurs. Ils devront donc terminer leur mandat au plus tard en novembre 2027, le mandat des commissaires électoraux démissionnaires ayant commencé en novembre 2021. Mais il n’est pas exclu qu’ils finissent leur mandat plus tôt, juste après les concertations menées autour de la réforme du système électoral.

  • GESTION PUBLIQUE – Retour aux procédures administratives normales pour les déplacements à l’international des fonctionnaires

    GESTION PUBLIQUE – Retour aux procédures administratives normales pour les déplacements à l’international des fonctionnaires

    Le Bureau du Premier ministre annonce la levée officielle de certaines mesures de restriction qui avaient été imposées aux agents de l’État en octobre 2025. Les fonctionnaires n’ont plus besoin de l’accord direct du chef du Gouvernement pour sortir du territoire national. Ceux-ci doivent désormais simplement suivre les procédures habituelles liées aux ordres de mission, suivant les dispositions de l’instruction émise par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison le 17 mars.

    Les interdictions spécifiques émises par le ministère de l’Intérieur restent toutefois valables. “Les mesures d’interdiction de sortie du territoire prescrites par arrêté de ce département ne sont pas soumises à la présente instruction”, précise la lettre.

    L’instruction annonce parallèlement la simplification de l’engagement des crédits. Il se fera désormais selon les textes réglementaires en vigueur, sans qu’il soit nécessaire de demander une autorisation d’ouverture de compte auprès du secrétariat général du Gouvernement. Le document marque ainsi un retour aux procédures administratives normales concernant les déplacements à l’international des fonctionnaires et la gestion financière des entités publiques.

    L’ancien Premier ministre de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, avait entrepris un triple acte de contrôle patrimonial, de coercition administrative et de rigueur financière. Les responsables auprès du Bureau du Premier ministre et des ministères ainsi que ceux des organismes rattachés étaient sommés à l’époque d’établir un inventaire exhaustif de tous les biens de l’Etat. Aucun d’entre eux ne devait sortir du territoire national sauf autorisation dûment établie par la Primature. Un gel des crédits était également décidé et aucun engagement de crédits n’était autorisé à l’exception des dépenses à caractère alimentaire.

  • ELECTION – La Haute Cour Constitutionnelle à la recherche de son représentant à la Ceni

    ELECTION – La Haute Cour Constitutionnelle à la recherche de son représentant à la Ceni

    La succession est ouverte. La Haute cour constitutionnelle (HCC) ouvre la voie au remplacement de Roger Marc Fidimiafy, celui qu’elle avait envoyé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en 2021. Elle lance ce mardi un appel à candidatures en vue de “l’élection” de son “représentant” au sein de l’organe de gestion des élections.

    La candidature est ouverte après que la HCC a constaté la vacance de poste de huit membres de la Ceni, dont celui qui se trouvait sur son quota, le 12 mars dernier. La décision qu’elle avait prononcé avait alors fait suite à la démission des commissaires électoraux élus en 2021 par les différentes entités en charge de désigner un membre de la Ceni.

    Dans son appel à candidatures, la HCC précise le profil recherché. Son représentant doit être de nationalité malgache, âgé d’au moins 40 ans, inscrit sur la liste électorale et justifier d’une expérience avérée dans le domaine électoral. L’indépendance politique constitue également une exigence majeure, excluant toute appartenance à un parti ou à un groupement politique. À cela s’ajoutent des compétences reconnues en droit, en administration publique ou en communication.

    Outre la HCC, plusieurs entités sont appelées à désigner ou à élire un individu pour siéger à la Ceni et terminer le mandat des commissaires électoraux démissionnaires. Il s’agit de l’Ordre des avocats, de l’Ordre des journalistes, des organisations de la société civile, de la Cour suprême et de la présidence de la République.

    Le Sénat ne siégeant plus, il ne devrait pas pouvoir envoyer un représentant au sein de la Ceni. Seule l’Assemblée nationale a son quota en la personne de Thierry Rakotonarivo. Celui-ci avait été élu pour remplacer le commissaire électoral décédé Houssene Abdallah. Il a ensuite été porté à la présidence de l’organe constitutionnel après la démission de Arsène Dama.

  • GOUVERNEMENT- Le nouveau Premier ministre table sur des ministres « choc choc » avec des  » résultats immédiats »

    GOUVERNEMENT- Le nouveau Premier ministre table sur des ministres « choc choc » avec des  » résultats immédiats »

    Le nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, plante le décor. « Selon les instructions du Président de la refondation de la République, on a besoin de ministres choc choc avec des résultats immédiatement », indique-t-il dans son allocution lors de la passation de service entre lui et son prédécesseur, Herintsalama Rajaonarivelo, ce lundi au palais de Mahazoarivo.

    Le nouveau chef du gouvernement veut imprimer une culture de résultats. « On attend de nous des résultats » car  » la population est impatiente ».  » Les collaborateurs doivent en prendre compte : résultats et non travail », lance-t-il. Mamitiana Rajaonarison insiste qu’ »il s’agit d’indicateurs de résultats et non d’activités ». « Jour et nuit, la population mesure (les résultats)”, martèle-t-il.

    A la presse, le Premier ministre indique formuler des propositions pour la formation du gouvernement « incessamment ». Il estime qu’ »il ne devrait pas y avoir d’entités « s’opposant à une refondation ».

  • Mamitiana Rajaonarison : « Nous devons travailler vite »

    Mamitiana Rajaonarison : « Nous devons travailler vite »

    Mamitiana Rajaonarison, nouveau Premier de la Refondation, fait part de sa détermination à se mettre au service de Madagascar et des Malgaches.
    Il se dit prêt à s’engager et à ne pas décevoir les Malgaches qui, à l’entendre, comptent sur lui. Co-promotionnaire du président de la Refondation à l’Académie militaire d’Antsirabe, cet ancien officier de la gendarmerie, veut travailler vite.

    “Mes premiers mots sont des remerciements au président de la Refondation de la République de Madagascar pour la confiance qu’il a placée en moi. Je remercie également l’Assemblée nationale. Si j’ai été nommé, c’est aussi parce que la coopération entre la présidence de la Refondation et l’Assemblée nationale a été respectée Ensuite, j’ai été nommé aujourd’hui, je rencontrerai le Président afin de travailler à la formation du gouvernement. Cela ne devrait pas tarder, car nous devons travailler rapidement, nous devons bien travailler, car le peuple malgache attend, et le peuple malgache n’attend plus. Je m’engage et je ne décevrai pas les Malgaches. », a déclaré  Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre de la Refondation.

  • NÉCROLOGIE – L’ancien ministre Richard Randriamandrato passe l’arme à gauche

    NÉCROLOGIE – L’ancien ministre Richard Randriamandrato passe l’arme à gauche

    Le paysage politique malgache perd l’un de ses visages. La famille Randriamandrato fait part du décès de Richard James Randriamandrato, une des figures marquantes de l’administration Rajoelina. Il avait été ministre de l’Economie et des finances de 2019 à 2021, avant de se voir confier la tête de la diplomatie malgache en tant que ministre des Affaires étrangères au cours de l’année 2022. En 2024, il avait été le candidat de Madagascar au poste de président de la Commission de l’Union africaine.

     

    Diplômé en sciences politiques et en relations internationales, Richard Randriamandrato avait travaillé pendant plusieurs années en Afrique. Il avait notamment été directeur de la planification stratégique et des recherches du Marché commun pour l’Afrique de l’Est et australe (Comesa) de 2001 à 2009. Mais il avait déjà travaillé au sein du Bureau international du travail, au sein du Programme des nations unies pour le développement, au sein de la Banque mondiale mais aussi au sein de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

     

    Membre de l’équipe d’experts fondateurs de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) d’Andry Rajoelina, il avait été conseiller spécial du Premier ministre Christian Ntsay en charge des relations avec les partenaires techniques et financiers et la coopération en 2018. Son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères avait été marqué par une contestation des agents du ministère mais aussi par son limogeage après un vote de Madagascar condamnant les “annexions illégales” de quatre régions ukrainiennes par la Russie. A l’époque, Madagascar avait pourtant toujours affirmé son non-alignement et sa neutralité dans le dossier.

  • CHEF DU GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina dit avoir “nommé Mamitiana Rajaonarison pour son intégrité”

    CHEF DU GOUVERNEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina dit avoir “nommé Mamitiana Rajaonarison pour son intégrité”

    “C’est cette droiture que vous avez que je veux vous voir porter debout à partir d’aujourd’hui”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, donne ses consignes au nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison. Il le veut “mener le gouvernement sur le chemin de l’intégrité pour redonner de l’espoir aux Malgaches”.

     

    “Montrez que les Malgaches ont besoin de gens intègres, qui ne peuvent être détournés du droit chemin et qui sont incorruptibles”, martèle le chef de l’Etat dans son discours à l’occasion de la nomination du deuxième chef du gouvernement de la Refondation, ce dimanche soir. “La Nation malgache a besoin de prendre des décisions fortes car nous sommes à un tournant”, poursuit-il.

     

    Dans son allocution, le président de la Refondation rappelle le parcours de son nouveau chef de gouvernement dans la lutte contre la corruption. “Vous avez été dans la lutte contre la corruption alors que vous étiez encore lieutenant de la gendarmerie”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina. Il indique que “c’est peut-être même à cause de cela que vous ne vous êtes pas entendu avec votre chef hiérarchique de l’époque, et que vous avez décidé de démissionner” des Forces armées, suppose-t-il.

     

    A en croire le chef de l’Etat, Mamitiana Rajaonarison, sortant de l’Académie militaire, avait quitté les rangs de la gendarmerie sous la transition après avoir refusé les ordres d’un officier supérieur à l’époque. “C’était une grande décision qui vous a menée jusqu’à ce poste”, glisse-t-il. “Je vous ai choisi pour une raison”, insiste-t-il alors.

     

    Outre la lutte contre la corruption, le Colonel Michaël Randrianirina compte sur Mamitiana Rajaonarison pour “ne pas suivre le courant” et pour lui “remonter les bretelles quand il le faut”. Il l’invite également “à former très rapidement le gouvernement”, “à mettre en oeuvre la politique générale de la Refondation”, et “à unir toutes les forces vives du pays”.

  • GOUVERNEMENT – Mamitiana Rajaonarison nommé Premier ministre de la Refondation

    GOUVERNEMENT – Mamitiana Rajaonarison nommé Premier ministre de la Refondation

    Un nouveau locataire pour Mahazoarivo. C’est Mamitiana Rajaonarison qui prend la tête du deuxième gouvernement de la Refondation, un peu moins d’une semaine après la dissolution du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo. Sa nomination a été annoncée ce dimanche au Palais d’Etat d’Iavoloha, par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina.

     

    Avant cette désignation en tant que chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison occupait depuis avril 2021 le poste de directeur général du Service de renseignement financier (Samifin), l’organisme chargé notamment de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à Madagascar. Administrateur civil de formation, cet ancien officier supérieur de la Gendarmerie a également travaillé pendant plus de 12 au sein du Bureau indépendant anti-corruption où il a été successivement investigateur, chef de service investigateur et directeur de la branche du Bureau à Toliara.

  • GESTION MUNICIPALE – Un manque à gagner de 750 millions ariary paralyse la Commune d’Antananarivo

    GESTION MUNICIPALE – Un manque à gagner de 750 millions ariary paralyse la Commune d’Antananarivo

    La Jirama en cause. Le fonctionnement des services essentiels de la capitale traverse une zone de fortes turbulences financières. En marge de ses déclarations relatives aux récentes décisions du Conseil d’État sur les élections municipales, Harilala Ramanantsoa lève le voile sur un différend budgétaire majeur opposant la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) à la Jirama. Ce blocage financier, persistant depuis octobre dernier, fragilise directement la capacité d’intervention de la municipalité dans ses missions régaliennes, souligne-t-elle.

    Le cœur du litige repose sur le non-versement des redevances liées à l’assainissement et aux eaux usées, collectées par la société d’État mais non reversées à la commune. Selon les précisions de la maire déchue, les arriérés accumulés s’élèveraient désormais à la somme de 750 millions d’ ariary. Ce déficit de trésorerie impacte l’ensemble de la chaîne logistique de la ville, créant un effet domino sur les dépenses opérationnelles et la maintenance des infrastructures de base nécessaires au bien-être des administrés.

    Dettes et créances mutuelles

    Du côté de la Jirama, des responsables indiquent toutefois que le montant exact de la dette reste à clarifier. Selon eux, un rapprochement des comptes entre les deux institutions serait nécessaire afin d’établir précisément les sommes dues, d’autant que la compagnie affirme également disposer de créances envers la commune. Il s’agirait notamment de factures restées impayées, pour lesquelles des relances auraient déjà été adressées par le service commercial de l’entreprise aux responsables communaux, dans l’objectif d’organiser une rencontre et d’examiner conjointement les dettes respectives.

    Ainsi, l’enjeu de ce recouvrement dépasse la simple comptabilité pour toucher à l’urgence sanitaire de la ville. La collecte des déchets ménagers se retrouve en première ligne de cette crise de financement. Sans ces fonds, la Commune d’Antananarivo peine à couvrir les charges logistiques et les besoins matériels indispensables à l’évacuation des ordures.

  • INSTITUTIONS – L’Union africaine se dit “préoccupée par la destitution du Premier ministre” malgré un accueil favorable du programme de la Refondation

    INSTITUTIONS – L’Union africaine se dit “préoccupée par la destitution du Premier ministre” malgré un accueil favorable du programme de la Refondation

    Des inquiétudes exprimées malgré des points de satisfaction. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS) se dit “profondément préoccupé” par la destitution du Premier ministre et de son gouvernement le 9 mars 2026. Elle n’en salue pas moins la feuille de route de la Refondation dont elle souhaite la réalisation en 24 mois, comme cela a été prévu.

    Le CPS de l’Union africaine estime que la décision de mettre fin aux fonctions du gouvernement pourrait avoir “un impact négatif sur le processus de transition politique en cours à Madagascar”. Il exprime ses inquiétudes dans un communiqué adopté le 10 mars lors de sa 1335ᵉ réunion consacrée à la situation de Madagascar.

    Inclusif et pluraliste

    Dans son communiqué, le Conseil de paix et de sécurité invite alors les autorités malgaches à tenir compte de toutes les forces politiques du pays dans la formation du prochain gouvernement. Il dit “encourager les autorités à veiller scrupuleusement à ce que le processus de transition soit inclusif, pluraliste, multipartite, progressiste et transparent, dans le respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit”.

    Le CPS insiste notamment sur la participation des femmes, des jeunes et de l’ensemble des parties prenantes dans le “dialogue national en vue de trouver une solution consensuelle aux défis auxquels le pays est confronté”. Il en appelle également à la “libération de tous les détenus politiques”.

    Respecter le délai de 24 mois

    Malgré ces préoccupations, le Conseil affirme “accueillir favorablement le Programme de refondation de la République de Madagascar”, annoncé en fin février et remis à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Il se félicite également du lancement de la concertation nationale, conduite par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), qui doit aboutir à l’élaboration d’une nouvelle Constitution et à la mise en place d’un comité de pilotage chargé de coordonner le processus.

    Pour l’instance panafricaine, le calendrier de 24 mois fixé pour le retour à l’ordre constitutionnel doit être scrupuleusement respecté. Les autorités sont encouragées à coopérer pleinement avec l’Union africaine et la SADC pour aller en ce sens.

     

    Photo : African Union