Catégorie : Politique

  • GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo accepte “sans réserve” son départ après quatre mois de mission en tant que Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Herintsalama Rajaonarivelo accepte “sans réserve” son départ après quatre mois de mission en tant que Premier ministre

    Une sortie qui se veut par la grande porte. Herintsalama Rajaonarivelo prend acte de la fin de ses fonctions de Premier ministre de la Refondation. Et c’est par la voie de la sérénité que le Chef du Gouvernement sortant salue cette décision du Colonel Michael Randrianirina, dans un communiqué publié ce mardi.

    Bien que court, le mandat de seulement quatre mois n’était pas de tout repos pour Herintsalama Rajaonarivelo. Entre réformes macroéconomiques et gestion des conséquences dévastatrices des cyclones Fytia et Gezani, c’est en eaux troubles que l’équipe gouvernementale a dû manœuvrer. L’ancien locataire de Mahazoarivo estime avoir “fait de son mieux”, avec cette équipe, pour le rétablissement de la confiance des partenaires, la réponse aux chocs, l’amélioration de la transparence ainsi que la prévisibilité du cadre macro-économique. Et ce, “avec des résultats palpables”, note-t-il.

    Remerciements

    Dans son communiqué, Herintsalama Rajaonarivelo exprime sa reconnaissance envers les forces vives de la Nation, dont le peuple malgache au premier rang. L’ancien Premier ministre rend un hommage singulier à la Gen Z, qu’il crédite “d’avoir libéré ce pays” et qui aurait “prodigué des conseils” ayant guidé l’action gouvernementale. Il souligne en passant l’unité nationale qui avait entouré sa mission, en remerciant les Chefs d’eglises du FFKM, la Communauté musulmane et les chefs traditionnels.

    Le Premier mon sortant salue parallèlement le soutien indéfectible du secteur privé; de même que l’engagement des fonctionnaires et membres du Gouvernement. Il met, par ailleurs, en avant l’importance de la solidarité internationale, rappelant le rôle clé des bailleurs de fonds et des organismes humanitaires durant son mandat.

    “J’accepte sereinement et sans réserve la décision du Président”, affirme-t-il. Et ce, en concluant sur un souhait de paix et d’harmonie pour Madagascar, et en formulant des vœux de plein succès pour son successeur.

  • Madagascar : la Présidence annonce la dissolution du gouvernement

    Madagascar : la Présidence annonce la dissolution du gouvernement

    La Présidence annonce la dissolution du gouvernement ce lundi. « La désignation d’un nouveau Premier ministre se fera incessamment », précise le communiqué publié ce lundi après-midi. En attendant, les affaires courantes seront assurées par les secrétaires généraux des ministères, ajoute le communiqué.

  • EVÉNEMENT – La Première dame Elisa Randrianirina appelle à la protection, la justice, le soutien et la solidarité nationale aux femmes en cette journée du 8 Mars

    EVÉNEMENT – La Première dame Elisa Randrianirina appelle à la protection, la justice, le soutien et la solidarité nationale aux femmes en cette journée du 8 Mars

    “Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles”. L’épouse du président de la Refondation, Elisa Randrianirina, rappelle ce thème de la célébration de la journée internationale des droits des femmes (JIDF), en ce 8 Mars. “En 2026, les femmes dans le monde ne bénéficient réellement que de 64 % des droits dont jouissent les hommes. Cela signifie qu’il existe encore des écarts et des obstacles à surmonter”, indique-t-elle dans son discours à l’occasion de la journée.

     

    À Madagascar, la célébration s’inscrit sous le thème “les femmes malgaches, une force de la refondation nationale”. La première Dame évoque alors le rôle essentiel des femmes dans la société en tant que pilier de l’économie, notamment en milieu rural, et en tant qu’éducatrices, gardiennes des valeurs et actrices majeures du développement.

     

    Dans son intervention, elle lance un appel particulier en faveur des femmes sinistrées de Toamasina, durement touchées par le passage du cyclone Gezani. De nombreuses familles ont perdu leurs moyens de subsistance et leurs biens. Dans ces situations de crise, les femmes figurent parmi les plus vulnérables, assumant à la fois la gestion du foyer, la recherche de ressources et la protection des enfants. “Vous n’êtes pas seules”, assure-t-elle, tout en appelant à la solidarité nationale pour soutenir les femmes et les jeunes filles affectées.

     

    La célébration de la JIDF 2026 met en avant la protection des droits légaux des femmes et des filles, le renforcement de l’autonomie économique, l’inclusion numérique, la valorisation des savoir-faire et du patrimoine, ainsi que la contribution des femmes à la paix et à la sécurité.

     

    Elisa Randrianirina adresse aussi un message d’encouragement aux jeunes filles malgaches à poursuivre leurs rêves et à croire en leur potentiel. Aux hommes, elle rappelle que l’égalité des droits ne constitue pas un affrontement, mais un levier pour renforcer l’unité et accélérer le développement du pays. “En ce 8 mars, engageons-nous à être des femmes d’action, capables de prendre des décisions efficaces conduisant à des changements concrets”, conclut-elle.

     

    Photo : Capture d’écran vidéo PRRM

  • JUSTICE – L’ancien ministre Valéry Ramonjavelo placé en détention préventive suite à l’affaire Boeing 777

    JUSTICE – L’ancien ministre Valéry Ramonjavelo placé en détention préventive suite à l’affaire Boeing 777

    La case prison pour Valéry Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la météorologie, en attendant son procès dans l’affaire d’immatriculation provisoire des Boeing 777 acquis par l’Iran. Selon un communiqué du pôle anti-corruption d’Antananarivo, il est inculpé d’abus de fonction, de corruption et de blanchiment d’argent. Il a été entendu jeudi par le doyen des juges d’instruction du PAC d’Antananarivo.

  • JUSTICE – Un mandat d’arrêt international émis contre Maminiaina Ravatomanga dans l’affaire Kraoma

    JUSTICE – Un mandat d’arrêt international émis contre Maminiaina Ravatomanga dans l’affaire Kraoma

    Le parquet du Pôle anti-corruption (PAC) inculpe quatre personnes dans l’affaire Kraomita Malagasy (Kraoma). Un mandat d’arrêt international a ainsi été émis contre l’homme d’affaires malgache Maminiaina Ravatomanga, soupçonné d’implication dans une affaire liée à cette société minière ainsi qu’à Dana Minerals.
     
    Le patron du groupe Sodiat, actuellement en détention à Maurice, est poursuivi pour “des infractions de commerce d’influence, d’octroi d’avantages injustifiés, de corruption et de blanchiment de capitaux au cours de l’année 2023”, indique le PAC dans un communiqué. L’affaire a été présentée devant le parquet de cette juridiction spéciale de lutte contre la corruption à Antananarivo, jeudi.
     
    En plus de cet homme d’affaires, quatre autres personnes et quatre entreprises sont soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire pour l’exécution de cet accord. Trois d’entre elles se sont présentées devant le tribunal et ont été placées en détention provisoire à Antanimora. Un suspect de nationalité mauricienne fait encore l’objet de vérifications concernant son identité judiciaire.
     
    Selon le PAC, le remplacement de l’exploitant de chrome à Brieville par Dana Minerals s’est fait en violation des règles de passation de marchés publics. Un droit d’entrée de 35 millions de dollars a été réclamé, dont 5 millions de dollars auraient été illégalement versés à la société Island Partners, basée à Maurice, au lieu de revenir à la société d’État Kraoma. La société offshore partage la même adresse que Madarail Holding, une entité liée à Maminiaina Ravatomanga, indique le PAC.

  • ADMINISTRATION – Jean Brunelle Razafitsiandraofa désigné chef de région par intérim de Fitovinany par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Jean Brunelle Razafitsiandraofa désigné chef de région par intérim de Fitovinany par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 4 Mars, 6h25 – Trois “gradés” nommés chefs de région par intérim par le Conseil des ministres de mardi. Parmi eux figure Jean Brunelle Razafitsiandraofa, commissaire de police, directeur de la police de l’air et des frontières, devenu député puis ministre du Tourisme avant de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2023. Celui-ci est nommé chef de région par intérim de Fitovinany, région de rattachement de la circonscription où il a été élu député par deux fois en 2014 puis en 2029, le district d’Ikongo.

     

    Les deux autres chefs de région par intérim sont le général Olivier Miandrisoa nommé à la tête de l’Atsimo Andrefana et le lieutenant-colonel Philippe Aunezifort désigné dans le Menabe. Avant sa nomination en tant que chef de région, le général Olivier Miandrisoa, a été, entre autres, commandant de l’Ecole de la Gendarmerie nationale d’Ambositra et directeur administratif et financier de la direction générale de la sécurité routière. Le lieutenant-colonel Philippe Aunezifort, lui, est médecin militaire. Chirurgien-dentiste, il a consacré sa thèse à la spécificité parodontale dans le Menabe.

  • POLITIQUE AGRICOLE – L’exonération de la TVA sur le riz importé fait conflit aux efforts de support aux riziculteurs malgaches, estime la Banque mondiale

    POLITIQUE AGRICOLE – L’exonération de la TVA sur le riz importé fait conflit aux efforts de support aux riziculteurs malgaches, estime la Banque mondiale

    Un des obstacles à la croissance des revenus agricoles ruraux est soulevé. La Banque mondiale estime que les exonérations de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations de riz perturbent le prix perçu par les agriculteurs. C’est une disposition qui décourage ces derniers à cultiver du riz, expose cette institution financière dans son Diagnostic du revenu rural qu’elle a présenté jeudi dernier.

     

    Bien que l’exonération de la TVA sur le riz à Madagascar soit justifiée par son statut de produit de première nécessité, son application au riz importé crée une distorsion de marché préoccupante, expose Francis Mulangu, économiste principal de la Banque mondiale. Ce paradoxe fiscal soulève une question de cohérence, selon ses explications.

     

    D’une part, des politiques publiques ambitieuses sont annoncées pour soutenir les producteurs locaux afin d’atteindre notamment l’autosuffisance. D’autre part, l’absence de TVA sur les importations vient court-circuiter ces efforts. Pour Francis Mulangu, “cette exonération de la TVA au riz importé fait conflit aux efforts de support aux fermiers malgaches”.

     

    La Banque mondiale préconise alors la suppression de l’exonération de TVA sur les importations de riz, en ciblant le riz de haute qualité et de spécialité. Celle-ci soutient que cette disposition devrait renforcer la compétitivité du riz local et soutenir la croissance agricole.

     

    Selon le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Lambo Tiana Randriambololona, “la question de la TVA est déjà à l’étude par l’État afin d’examiner les stratégies permettant de rectifier le problème du riz à Madagascar”. Il soutient d’ailleurs que le renforcement de la productivité, l’amélioration de l’accès aux marchés et l’accroissement de la résilience des agriculteurs sont essentiels pour une croissance plus inclusive et durable.

     

    Le projet de Loi des finances (PLFI) 2026 avait déjà prévu la retaxation de droit de douane à 20% et de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20% des importations des riz de luxe. Il était également proposé un éclatement tarifaire pour distinguer ces catégories et rétablir une taxation sur ces variétés haut de gamme. Mais ce projet de retaxation du riz importé avait été bloqué par la majorité des députés lors de l’examen de ce projet de loi.

     

    La raison qui avait motivé ce blocage était que si l’on taxe le riz importé sans que la production locale ne puisse immédiatement combler le vide, le prix du riz sur le marché va grimper en flèche. Les parlementaires avaient craint que pour une population dont une grande partie vit sous le seuil de pauvreté, une hausse du prix du riz provoque des tensions sociales majeures. Des parlementaires avaient alors soutenu que la retaxation du riz importé demande une transition millimétrée pour éviter une crise de la faim le temps que les riziculteurs malgaches augmentent leurs rendements.

  • PARLEMENT – La HCC juge “irrecevable” la saisine visant le maintien des avantages de l’ancien président du Sénat par intérim et du questeur

    PARLEMENT – La HCC juge “irrecevable” la saisine visant le maintien des avantages de l’ancien président du Sénat par intérim et du questeur

    Antananraivo, 20h00 – Débouté. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) juge “irrecevable” la saisine formulée par Jean André Ndremanjary, ancien président du Sénat par intérim, qui n’a pas la qualité pour une telle demande, dans son avis, publié mardi.

    Jean André Ndremanjary a saisi la HCC pour demander l’avis la Cour d’Ambohidahy sur la possibilité ou non du “maintien des avantages liés aux fonctions du président par intérim du Sénat et de Questeur du Sénat”. Il soulève la question si, lui et Mino Seramila Avizara, “pourraient garder leurs collaborateurs auxquels ils avaient droit comme Président et Questeur de ladite Institution”.

    La HCC, elle, rappelle son avis du 19 janvier, confirmant que le mandat du Sénat et celui de son bureau permanent “sont arrivés à expiration (…) le 18 janvier 2026”. Dans ses considérants, elle affirme que le président du Sénat par intérim et le questeur issus du bureau permanent dissout “expédient les affaires courantes du Sénat (…) en tant qu’autorité administrative et financière”.

    Pour la juridiction constitutionnelle, l’ancien président par intérim du Sénat et l’ancien questeur de la Chambre haute n’ont plus qu’un “rôle de pure gestion interne courante de l’administration du Sénat”. Ce rôle “ne vaut point une exception à leur égard concernant la fin de mandats”, précise la HCC dans son avis. Ce qui ne donne ainsi pas au président du Sénat le statut de chef d’institution pouvant saisir la HCC.

  • SUSPICION DE CORRUPTION – Richard Ravalomanana et Valéry Ramonjavelo justiciables devant le Pôle anti-corruption, selon la Haute Cour constitutionnelle (HCC)

    SUSPICION DE CORRUPTION – Richard Ravalomanana et Valéry Ramonjavelo justiciables devant le Pôle anti-corruption, selon la Haute Cour constitutionnelle (HCC)

    Antananarivo, 3 mars, 16h00 – Pas de privilège de juridiction pour deux personnalités ayant exercé des hautes fonctions étatiques. Le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, et Valéry Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la météorologie seront jugés devant le Pôle anti-corruption (PAC) et non devant la Haute Cour de justice (HCJ) pour les faits qui leur sont actuellement reprochés par la justice.

    “Monsieur Ravalomanana Richard est justiciable devant le Pôle Anti-Corruption pour les infractions de corruption et assimilées dont il est poursuivi”, décide mardi la Haute Cour constitutionnelle (HCC), saisie par le PAC de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par l’avocat de l’ancien président du Sénat.

    Pour la HCC, les faits imputés à l’ancien président de la Chambre haute sont “détachables de ses fonctions de Président du Sénat”. Les chefs d’inculpation reprochés à l’officier général en retraite “portent sur des infractions de corruption et assimilées dans un domaine relevant d’un autre pouvoir”. Ces infractions sont “par nature étrangères à l’exercice des fonctions légales d’un Président de Sénat” prescrites par les textes, excluant la procédure devant la HCJ.

    Même cas de figure pour l’ancien ministre des Transports et de la météorologie, cité dans le dossier de l’immatriculation des cinq Boeings 777 iraniens. La HCC soutient que l’“inculpation de Monsieur Ramonjavelo Valéry par le Doyen des juges d’instruction du Pôle Anti-Corruption, est conforme à la Constitution”.

    La HCC soutient que “les actes de corruption et les infractions assimilées susceptibles d’être commis par une haute personnalité visée à l’article 133 de la Constitution ne sauraient être considérés comme des actes liés à l’exercice de leurs fonctions”. Elle fait référence à l’exception d’une procédure judiciaire particulière engagée contre certaines catégories de hauts responsables étatiques devant la HCJ.

    Pour la juridiction constitutionnelle les actes de corruption et infractions assimilées “constituent un abus de pouvoir dépassant le cadre légal de l’exercice d’une fonction publique”. Ces actes “sont motivés par un intérêt personnel et purement privé contrairement aux actes de fonction publique nécessités par l’intérêt général”, estime la HCC. C’est pourquoi “ils sont assimilables aux actes commis en dehors de l’exercice des fonctions relevant de la compétence des juridictions répressives de droit commun”.

  • FEUILLE DE ROUTE – Hanitra Razafimanantsoa confirme à la SADC qu’il n’y aura pas d’accord politique mais un programme privilégiant l’inclusion et la participation

    FEUILLE DE ROUTE – Hanitra Razafimanantsoa confirme à la SADC qu’il n’y aura pas d’accord politique mais un programme privilégiant l’inclusion et la participation

    Antananarivo, 2 Mars, 11h55 – Une mise au point. La ministre d’Etat auprès de la présidence en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, rappelle à mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), samedi que la concertation nationale ne sera “pas des pourparlers pour aboutir à un accord politique”. Selon un communiqué du ministère, il s’agira plutôt de “dialogues inclusifs auxquels des individus issus de divers secteurs participent”. C’était samedi au cours d’une rencontre au cours de laquelle elle a présenté les avancées réalisées par Madagascar et le chronogramme de ce qui doit encore être fait.
     
    Les autorités de la Refondation tiennent à la participation la plus large à ces dialogues dans la mesure où, selon la ministre, “les grandes lignes du processus de la Refondation seront décidées en accord avec les citoyens durant la concertation nationale”. Selon le programme de la Refondation remis à la SADC samedi, les résolutions de la concertation nationale devraient être reconnues comme des actes juridiquement valables dans la mesure où “grâce à ce mouvement de participation citoyenne à la refondation, la population malgache acquiert la qualité de personne morale publique”, un “statut [qui] lui donne la capacité de faire reconnaître comme actes juridiquement valables toutes les résolutions qu’elle aura prises”.